Chapitre 27 – Leçon de séduction

Je l'embrassais rapidement, puis m'éclipsais dans la salle de bain. Je pris une douche rapide, puis enfilais cet ensemble… Argh, quand je regardais mon reflet dans le miroir, je crus défaillir, c'était pire que ce que j'avais imaginé.

La dentelle était transparente et la nuisette très courte, quant au string, ce n'était qu'un ridicule petit morceau de rien du tout, le tout ne cachant absolument rien de mon anatomie. C'était à mon sens quelque chose qui aurait d'avantage convenue à Rose qu'à moi. J'étais à la limite de me changer et de renfiler mon pyja-short, mais les paroles d'Alice m'en dissuadèrent. Je pris une grande inspiration, qui bien qu'inutile me donna le courage nécessaire, pour entrouvrir la porte de la chambre.

Edward était toujours assis sur le bord du lit, d'où il n'avait visiblement pas bougé depuis mon départ. Je passais la tête et lui demandais timidement s'il était prêt pour un défilé privé. Je le vis enfin se détendre et me sourire en acquiesçant.

J'entrais dans la pièce, ses traits se figèrent, si on avait été dans un dessin animé, j'aurais pu voir sa langue se dérouler jusqu'au sol et ses yeux sortir de son crâne. Il me déshabilla du regard pendant de longues secondes, pendant lesquelles extrêmement gênée je n'osais plus bouger.

Puis il tandis les bras vers moi, ses yeux brillaient, et tout me disant que j'étais magnifique, ses bras m'encerclèrent et m'attirèrent à lui. Il m'embrassa les cheveux tandis que ses mains caressaient mon dos, faisant remonter la dentelle légère. Il m'embrassait le cou, la gorge, pendant que je déboutonnais sa chemise. Il s'allongea, m'entrainant sur lui, ses mains toujours dans mon dos soulevant mon haut dans ses caresses.

Je me dégageais doucement pour m'assoir sur ses cuisses, afin de lui ôter son pantalon, puis me repositionnais contre lui. Mes mains parcoururent son torse, ma langue parcourait le contour de ses lèvres humides, puis je me laissais glisser lentement contre lui, lui embrassant son ventre merveilleux tandis que mes mains continuaient leur descente. Je survolais son boxer, arrêtant mes doigts sur l'intérieur de ses cuisses. Sa peau était fine et douce, des frissons le parcoururent. Je fis quelques allers retours légers, puis me décidais.

Ma main droite remonta lentement sur son boxer, effleurant son entre jambe, puis se plaça sur son membre durci. D'abord hésitantes, mes caresses se firent plus appuyées. Je continuais d'embrasser son abdomen, son souffle s'accélérait, mon prénom avait peine à franchir ses lèvres entre deux halètements.

Je passais doucement ma main dans son boxer, sans le lui enlever, mes lèvres embrassait doucement son gland. Lorsque son corps se raidit dans des spasmes, en même temps qu'un cri rauque lui échappait, je sus que j'avais réussi. J'avais franchi une limite que je ne pensais pas atteindre avant des mois.

Je l'avais emmené dans un plaisir qu'il n'avait jamais connu – d'après ses sœurs du moins.

De quelques coups de langues je nettoyais sa douce semence, hum, son odeur m'enivrait. Je lui laissais le temps de reprendre son souffle, mes mains caressant son visage.

Les yeux clos, il était magnifique, je n'aurais jamais imaginé qu'il put être plus beau encore. Ses lèvres esquissaient un sourire comblé, je les embrassais en souriant.

Il ouvrit alors les yeux, l'intensité de son regard m'embrasa, puis il se positionna au-dessus de moi. Il me couvrit de caresses et de baisers, ses lèvres parcourant mon corps par-dessus le fin tissu, qu'il finit par m'ôter.

« Tu… c'est... c'était… »

C'était bien la première fois qu'il n'arrivait pas à prononcer une phrase correcte

« C'est la fatigue, où bien cette expérience te laisse sans voix ? » lui demandais-je fière de moi

« Merveilleux, c'était merveilleux. Je ne sais pas comment te décrire les sensations que j'ai vécu, la chaleur montant dans mon corps, par vague, jusqu'à me rendre fou. Mon amour, j'aimerais te rendre la pareille, je ne sais pas trop comment … »

Je sentais de l'hésitation dans sa voix

« Chut, tes caresses me suffisent, je t'aime, Edward. »

Je me laissais emporter par la friction de son corps sur le mien, ces sensations étaient si nouvelles, si agréables que j'accentuais doucement les appuis de mon bassin contre lui, séparée de lui par un simple bout de tissu. Mon corps était en ébullition, nous ne parlions plus, savourant simplement le plaisir que nous ressentions l'un contre l'autre.

Point de vue d'Edward

Assis sur le lit, j'attendais impatiemment le retour de Bella. L'eau de la douche avait fini de couler depuis plusieurs minutes et je ne la voyais toujours pas revenir.

Quand enfin, j'entendis ses pas dans le couloir et vis la porte s'entrouvrir, l'inquiétude et l'incertitude ne m'avaient pas quittées. Cependant, quand d'une voix timide elle m'annonça qu'elle était prête à faire pour moi un défilé privé, toute ma tension retomba. Je la regardais entrer les yeux rivés d'abord sur son visage rosi.

Puis mon regard descendit sur son corps, et là…je sentis tout mon corps se tendre, je cessais de respirer, incapable de quitter cette fine dentelle transparente, à travers de laquelle pointaient des tétons fièrement dressés.

Je repris doucement contenance, conscient, de la mauvaise éducation dont je faisais preuve. Je relevais donc les yeux sur son si beau visage, et en lui souriant je lui tendis les bras.

Sa beauté me coupait le souffle, et ce fin tissu remontait sur son dos avec ma main, tandis que je la caressais. Une forme de chaleur intense se répandait dans mon corps, mon boxer devenait terriblement trop étroit et inconfortable. Je décidais donc de m'allonger, espérant ainsi soulager mon inconfort.

Quand, elle retira mon pantalon, je respirais un mieux, quoi qu'un peu gêné, de lui montrer mes faiblesses.

Je la laissais me caresser le torse, savourant ses mains douces et ses lèvres sur mon corps, essayant d'en profiter pour relâcher la tension qui m'habitait. Je respirais doucement, reprenant mes esprits, quand ses doigts effleurèrent mes testicules, me faisant perdre toute maitrise de mon corps et de mon esprit. Pauvre de moi, elle me rendait folle, et malgré toutes mes résolutions, je ne pouvais ni ne voulais l'arrêter.

Ses doigts s'étaient refermés sur mon sexe tendu, ses va et viens me procuraient un bien fou, je m'entendais à peine prononcer son prénom, alors que j'aurais voulu le crier. C'était comme si un incendie se propageait dans mon bas ventre et remontait en moi. J'étais bien incapable de l'arrêter, de fait je l'aurais supplié de continuer, si elle l'avait fait. J'étais au bord d'un gouffre de plaisir, tous mes sens arrêtés, seul le toucher de Bella, avait une réalité.

Sa main passa alors à l'intérieur de mon boxer, ses caresses étaient plus rapides et plus appuyées, mon sexe gonflait, et j'étais prêt à exploser.

Sentir son souffle frais se rapprocher et ses lèvres embrasser mon sommet, me firent lâcher prise. Je me répandis sur mon bas ventre, conscient de faire des bruits étranges, des râles, incapables de prononcer le prénom de Bella.

J'avais été renversé avec brutalité par des perceptions incroyables, des choses que jamais je n'aurais imaginé ressentir un jour. Je sentais la langue de mon amour se déplacer sur moi…faisait-elle ce que j'imaginais qu'elle fit ?

Je souriais de bonheur, essayant de retrouver mes esprits, et calmant ma respiration saccadée. Ouvrant les yeux, je la vis qui me regardait avec tant d'amour. Il fallait que je lui dise combien, elle m'avait fait du bien, que je lui explique tout ce que j'avais ressenti sous ses caresses exquises.

Je me positionnais alors au-dessus d'elle, retirant sa dentelle inutile pour couvrir son corps de baisers humides, et me couvrait de ridicule, n'arrivant pas à articuler une phrase complète. Ça ne m'était arrivé que très rarement au cours de mon existence, mais Bella m'avait fait perdre tous mes moyens.

Je ne trouvais aucun mot qui m'aurait permis d'expliquer mon ressenti, la seule solution aurait été de lui faire découvrir, en la soumettant à de douces tortures…mais voilà, je n'arrivais pas à m'y résoudre.

Bella se frottait doucement contre moi, et je sentis son sexe mouillée à travers la fine dentelle de son string, je devinais sa frustration dans se mouvements, j'étais perdu, je n'arrivais pas à me résoudre à laisser derrière moi mes principes, et je me sentais…méprisable !

Chapitre 28 – Approche de l'été

Point de vue Bella

Les jours, les semaines passèrent. Mes travaux de restauration avançaient bien, j'avais fini le premier étage : la chambre de Charlie, la mienne, la salle de bain et le couloir. J'avais entamé la cuisine, et j'avais prévu de finir par le grand salon. Esmée m'avait beaucoup aidé dans le choix des couleurs, et des tissus pour rajeunir les pièces et le mobilier.

Je trouvais mon nouvel environnement magnifique, je m'y sentais très à l'aise. Jacob et Seth venaient me voir aussi souvent qu'ils le pouvaient, nos discussions tournaient surtout autour de leurs âmes sœurs, et de la vie de la réserve. Jacob me répétait régulièrement combien il était plus serein maintenant que je m'étais trouvé une famille…bien qu'à part moi, il n'aimait pas ceux de ma race.

Edward avait fini par me questionner sur les cicatrices qui parcouraient mon ventre et mon dos, et si au départ, je ne souhaitais pas trop entrer dans des détails qui restaient pour moi douloureux, je lui avais narré mes mésaventures :

« Matthew, la première fois que nos chemins se sont croisés. J'avais entendu une femme hurler, je me suis rapprochée, perchée au sommet d'un grand sapin, et j' ai vu… »

« Quoi, Bella, que s'est-il passé ? »

« Il était avec une jeune fille, et il …la partageait avec deux autres nomades, c'était affreux… Elle était maintenue, accroupie sur l'un d'eux qui la violait, un autre était derrière elle, il la… » - mes larmes coulaient sur mes joues

« J'ai compris Bella » me dit-il doucement en embrassant mon front

« Et Matthew était devant elle, il maintenait sa tête pendant qu'il se déversait dans sa bouche…J'aurais voulu l'aider, j'te jure, mais je n'ai pas bougé. A la nuit tombée, la jeune fille était toute seule, et je me suis approchée, je voulais la détacher et l'emmener avec moi, mais…Matthew est arrivé, je n'avais pas fait attention, j'essayais de calmer la fille et il m'a ceinturé. Ses doigts pénétraient ma chair, je ne sais pas comment j'ai fait, mais je me suis dégagée, ses longs ongles avaient laissés sur moi de grandes griffures, et il fallait que je fuis à tout prix pour ne pas qu'il me rattrape. Je l'ai abandonné, Edward, j'ai laissé la jeune fille dans les mains de ce monstre. Je l'ai entendu hurler qu'il m'aurait un jour, il a juré ce jour-là que mon tour viendrait. »

Je pleurais maintenant à chaude larme, je venais d'avouer à quel point j'avais été lâche.

Edward me berçait dans ses bras, me chuchotant de tendres mots, et me réconfortait, me disant que je n'aurais rien pu faire pour la sauver. Il s'en voulait énormément :

« Et moi, j'étais où quand tu avais besoin de moi ? Terré comme un lâche au fond d'un vieux grenier, me lamentant sur mon sort, alors que j'aurai du te protéger » – souffla t'il à mon oreille

Je lui avais d'ailleurs avoué ce même soir que ma virginité, chèrement défendue était toujours à prendre. J'avais constaté un soulagement intense dans son regard, comme si cette question l'avait hanté depuis longtemps.

La fin de l'année scolaire approchait et avec elle, le bac de Rose et Emmett, qui s'offriraient l'année prochaine une escapade en Europe du Nord, pendant que leurs frères et Alice entameraient leur dernière année de lycée. J'étais un peu abattu de leur départ prochain, bien qu'ils m'aient promis l'un comme l'autre de revenir dès Thanksgiving. Emmett m'ayant également fait comprendre qu'il en profiterait à chacun de ses passages pour se rattraper question taquinerie et affrontements sportifs.

En ces derniers jours de lycée, profitant d'un dernier après midi seule, je pris le temps d'aller voir Carlisle à l'hôpital après m'être assurée auprès de lui de sa disponibilité. Pour lui, mes différences étaient fascinantes, il pensait d'ailleurs maintenant savoir pourquoi.

D'après lui, je n'avais pas eu suffisamment de venin ce qui expliquait que ma transformation avait duré si longtemps, mon corps continuant à se défendre contre cette agression, et une partie de mon humanité avait survécu. Nous avions aussi beaucoup échangé sur la relation qui se poursuivait avec Edward, il était très heureux que son fils m'ai retrouvé, et de la façon dont il s'était épanouit à mes côtés.

J'avais hésité à lui dire que notre « relation » physique n'avait que très peu évolué, mais après une grande hésitation, j'avais décidé d'aborder le sujet avec lui. Non seulement il le connaissait depuis très longtemps, il était l'instigateur de sa transformation, mais après tout il était également médecin. Je lui expliquais, embarrassée et rougissante, que tout ce que nous arrivions à faire était toujours du à mon initiative, et que s'il ne m'avait jamais repoussé, je me demandais souvent s'il se laissait faire simplement pour me faire plaisir, s'il n'avait jamais aucune envie de moi. Carlisle me sourit.

« Tu sais, je ne devrais pas t'en parler, mais j'ai eu avec lui une discussion sur un sujet similaire. Il se bat continuellement avec, entre ces envies et l'éducation qu'il a reçu. Il faut que tu comprennes que toute son adolescence a été dictée par une vision très puritaine des choses. Il ne se passait rien avant le mariage, ou à peine quelques baisers lorsque les fiancés échappaient à leurs chaperons ! »

« Je sais effectivement cela, Alice et Rosalie m'en avaient parlé mais elles pensaient aussi que si je prenais suffisamment les devants, et que j'arrivais à moi-même me décoincer, je pourrais faire évoluer les choses. Mais c'est un échec sur toute la ligne ! »

« Ne prends surtout pas ça pour un échec personnel. Il s'en veut énormément de ne pas réussir à briser son carcan de préjugé, et pourtant je peux t'assurer qu'il en meurt d'envie, Bella. Il m'a expliqué tout ce qu'il ressentait dans son corps et dans sa tête lorsqu'il était contre toi, lorsque tu le touchais de façon intime, et sans être médecin, tu t'es aperçu toute seule combien tu lui faisais de l'effet, non ? »

« Oui, bien sur, mais j'aimerais tellement parfois, ressentir ce qu'il ressent, qu'il me fasse partager le plaisir intense qu'il a l'air d'éprouver sous mes caresses. Suis-je donc égoïste ? »

« Non, et tu as raison…Laisse lui encore un peu de temps, à mon humble avis, et après notre échange, ça ne tardera plus. Et quelques jours de vacances seront propices au romantisme. »

« Vous partez en vacances ? Je n'étais pas au courant. »

Je me sentais humiliée, Edward ne m'en avait par parlé, je n'étais surement pas prévue dans ses vacances.

Je commençais à trembler de désarroi quand Carlisle me prit la main, m'indiquant qu'il avait eu l'intention d'en parler ce soir, lorsque nous aurions tous été à la maison. Qu'il avait prévu ceci comme une surprise qu'il voulait tous nous faire, j'étais juste la première à avoir eu l'information.