Bonjour à toutes, voici la suite…que vous attendiez j'espère avec impatience ! (lol ).

Pour répondre à vos questions, pour le moment personne n'a trucidé Tanya ( bien que quelques une d'entre vous se soient portées volontaire ), quant à savoir comment retrouver Bella, la réponse est ci-dessous

Alors bonne lecture !

Chapitre 36 – Décisions et retour à Forks

Point de vue de Bella

J'étais à la pointe de l'Argentine face à l'océan Atlantique. Il me semblait voir les îles Falkland au loin, et je me laissais bercer par le ressac des vagues.

Fermant les yeux, j'avais l'impression fugace de sentir les mains d'Edward sur mon corps, elles laissaient sur ma peau une sensation de bien-être et mon corps tressaillait en repensant à ses doigts fins s'insinuant dans mon intimité. Son corps, sa voix et son odeur étaient à tout jamais dans ma mémoire, et tout à coup ses impressions disparaissaient, laissant place à une image terrible : les corps de Tanya et de mon unique amour enlacés, nus, dans une étreinte passionnée.

Les larmes me remontèrent aux yeux Je savais maintenant ce que je voulais faire, ça tournait même à l'obsession.

Mourir, oui, mais avant il me fallait régler ma succession je voulais pouvoir laisser à Jacob, mon frère, mon ami depuis toujours, la maison de Charlie. Il pourrait la louer ou la vendre, à sa guise, et je devais également lui faire un legs de mon vivant de la maison de Renée et lui donner procuration sur mes tous mes comptes. Après, je pourrais mourir en paix…même si je ne savais pas encore comment.

Mon côté humain devrait pouvoir m'aider, il me semblait que mon corps avait déjà abandonné la partie, ce serait peut-être plus facile pour moi que pour des vampires « normaux ».

Je décidais donc de rebrousser chemin, je n'avais plus la notion du temps, je ne savais plus depuis combien de temps je n'avais plus revu Jacob, et je me sentais subitement pressée par le temps. Maintenant, il fallait que je me dépêche avant que mon corps ne me trahisse d'avantage, je décidais donc de ne plus trainer en route, tout en m'essayant du mieux possible à maintenir mon bouclier.

La fatigue, la détresse ne m'aidaient guère, et si je n'y prenais garde, je le perdais régulièrement. Il me semblait même qu'il était moins épais autour de moi, lui aussi avait perdu en force, mais ce n'était pas pour autant que je songeais à me nourrir ou à me reposer… Je n'en avais plus le courage, ni l'envie.

Les pays se succédaient dans l'autre sens, Brésil, Colombie, Honduras et Mexique. Enfin, je retrouvais mon pays, qu'il allait me falloir traverser du nouveau Mexique jusqu'à l'Etat de Washington.

Je m'aperçus trop tard que j'étais suivie, j'avais été inattentive depuis quelques temps, mes pensées tournées vers Jacob, ma douleur vers Edward.

Je n'avais rien vu venir, et quand je me trouvais face à face avec deux nomades, la peur me donna le courage et la force de m'enfuir. Je les entendis me parler, me crier leurs envies de partager mon corps. Ils me proposaient leurs « services » en terme obscène, et les peurs que j'avais ressenties lors mes premières errances me revinrent en plein visage tel un boomerang.

Fuir, se cacher, être plus rapide qu'eux, étaient mes seules chances de salut. Certes, je voulais mourir, mais pas maintenant et pas sous les coups ni la brutalité sexuelle de mes semblables.

J'avais franchi la frontière californienne. La forêt de Yosemite allait me donner un moment de répit, en continuant mon périple dans les arbres.

La forêt était immense, et ses falaises granitiques ainsi que ses cascades me donnaient des refuges naturels.

Cependant, je m'étais rendu compte qu'ils étaient toujours à ma poursuite, mon odeur n'était plus retenue suffisamment par mon bouclier, je réussissais juste à les semer de façons sporadiques, me laissant quelques kilomètres d'avance sur eux, ce qui était peu.

J'étais maintenant en Oregon, plus très loin maintenant de ma destination finale.

J'avais dépassé Portland depuis près de cent kilomètres, quand j'avisais un petit hameau. J'y repérais une maison, qui devait être une résidence secondaire, où je décidais de faire une halte. Mes jambes avaient du mal à courir d'avantage, non seulement j'avais sérieusement ralenti, mais j'avais trébuché plus d'une fois et j'étais même tombée d'un arbre. J'étais épuisée. Il me fallait un refuge pour quelques heures, il fallait aussi que je joigne Jacob, pour le prévenir de mon arrivée. En temps normal, je devais être à trois heures de course de Forks, mais là, j'estimais plutôt cinq heures avant d'y arriver, si toutefois j'y arrivais….Ce dont je finissais par douter !

Je pénétrais par effraction dans une petite maison propre, l'électricité fonctionnait. Je sortis rapidement mon chargeur et branchais mon portable.

Ma peur était grandissante, ma respiration saccadée, je pensais à Edward, à mes doigts tièdes caressant sa peau fraîche, à Emmett taquin et un peu brute parfois, mais si nature A Jasper plus tactique dans ses paris et à nos parties d'échec, à Rosalie et Alice et nos franches parties de rigolade, et à Esmée douceur incarnée de la mère éternelle, à Carlisle toujours réfléchi et roi de la tribu et enfin à Jacob, mon Jacob, mon plus vieil ami qui venait enfin de rencontrer l'amour.

Mes larmes affluèrent, je me demandais comment c'était possible que je puisse encore pleurer, moi qui pensais avoir épuisé tout mon stock. Je pris mon téléphone, l'allumais pour voir que des centaines de messages vocaux et écrits m'attendaient.

La plupart venait d'Edward, et des autres membres de la famille, je les ignorais...

Un seul venait de Jacob, je l'écoutais. Je n'en revenais pas : avais-je été assez stupide pour partir sur un coup de tête sans prendre la peine de vérifier ce qui c'était passé…Avais-je été assez sotte pour me faire piéger comme ça. Oui, c'est bien ce que je comprenais, j'étais tombé dans un piège grossier tendu par Tanya qui voulait prendre ma place auprès de mon bien aimé. Pourtant, je n'avais rien imaginé, leur position et leur tenue avaient été plus qu'explicites, de même l'expression choquée de Rose en les surprenant, je m'en souvenais parfaitement.

Je me laissais glisser au sol, la tête dans les mains, et prise de tremblements nerveux. Mes larmes redoublèrent alors que j'appelais Jacob.

Je me sentais mal, de les avoir fait souffrir tous. En plus, je commençais à sentir l'odeur de mes poursuivants, ils n'étaient plus très loin de mon abri, un à deux kilomètres tout au plus. Je me sentais extrêmement mal, me disant que j'allais mourir pour rien, et que c'était surement ce que je méritais, mais non… maintenant je voulais vivre, Le revoir, les revoir tous et m'excuser…

Je priais pour que Jacob me réponde rapidement, il fallait qu'il m'aide dès que je franchirais la frontière de la Push, que la meute se tienne prête à faire fuir ou à tuer mes poursuivants. Enfin, au bout de trois sonneries, il me répondit, la voix ensommeillée.

Chapitre 37 – Sauvetage

Il avait tout de suite reconnu mon numéro, et cria mon prénom au téléphone, des larmes de soulagement dans la voix. Je ne lui laissais pas le temps de parler, je n'avais que quelques minutes devant moi, avant d'être obligé de repartir, si je ne voulais pas être piégée dans la maison.

« Jacob, ne dis plus rien et écoute moi. Je devrais être à la réserve d'ici cinq heures. J'ai besoin de ton aide, je suis traquée par deux nomades, et je n'arrive plus à les semer. Prépare-toi à les recevoir ! Cependant, je ne suis pas certaine d'arriver jusqu'à toi » – mes larmes redoublèrent encore, et mes mots avaient du mal à être audible – « alors, si je dois mourir avant de te revoir, sache que moi aussi je t'aime, et que je te remercie encore pour tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant… »

« Dis-moi où tu es Bella, je te rejoins au plus vite »

« J'ai peur que ce ne soit trop tard, Jacob, ils sont à deux minutes à peine. »

« S'il te plait, Bella » – hurla t'il dans le combiné

Je lui donnais rapidement le nom du hameau que j'avais aperçu, et rangeais mon téléphone dans mon sac. S'il fallait que ma dernière heure soit venue, j'étais résolue à me battre et surtout à ne pas leur laisser prendre mon corps.

Mourir vierge – ricanais-je. Mon corps n'appartenait qu'à Edward, ou du moins aurait dû lui appartenir depuis longtemps, je ne les laisserais pas me souiller, avant d'avoir rendu mon dernier souffle.

En titubant, je me dirigeais vers l'étage. Mon ultime chance de fuite était de passer à travers une fenêtre et de me rediriger vers les bois.

Je les entendais maintenant, ils étaient devant la maison, et avaient trouvé les traces de mon effraction dans un volet. Il allait falloir que je sois très rapide et que très chanceuse aussi.

Je m'enveloppais dans un couvre lit, pris mon élan, et défonçais la porte fenêtre d'une chambre pour atterrir dehors.

Sans prendre la peine de regarder autour de moi, je me précipitais vers les premiers arbres que je vis. Je savais que la moindre défaillance de mon corps, la moindre chute risquait de m'être fatale, et je sautais d'arbre en arbre le plus longtemps que je pus, avant d'être obligé de recourir.

Courir, encore et encore l'avantage de la surprise passée et ma course dans les arbres m'avaient fait reprendre un peu d'avance sur eux. Je continuais ma course folle et désorganisée, jusqu'à l'autre côté du hameau ou se trouvaient d'autres bois.

Je continuais vaille que vaille à me déplacer dans les arbres, même au ralenti je savais que c'était mon unique espoir.

Je ne savais pas depuis combien de temps j''avais raccroché, mais guère plus de deux heures, et je me sentais à bout.

Subitement, je les vis apparaître au pied de l'arbre où j'étais perchée. Leurs lèvres retroussées ne me laissaient pas d'illusion sur la suite des évènements, j'étais perdue…..

Ils se mirent à secouer mon arbre de plus en plus fort, en m'invectivant. Je m'y cramponnais le plus fort possible, n'ayant pas la force nécessaire pour en sauter. Je finis par tomber lourdement, sous leurs rires gras, me relevais rapidement et me positionnant en défense.

Ils me tournaient autour en ricanant, les injures pleuvaient, ils me détaillaient le jeu tel qu'ils le voyaient, une minuscule souris entre les pattes de gros matous en rut.

L'un d'entre eux me sauta dessus, me jetant contre un arbre qui se fendit sous le choc dans mon dos. Je hurlais de douleur et de peur, quand ils se jetèrent encore sur moi, les coups pleuvaient à toute vitesse, et j'avais grand peine à les esquiver. Je ressentais leur colère d'avoir mis autant de jours avant de me capturer et leurs coups s'en ressentaient. Un dernier uppercut dans l'estomac, me mit au sol, je perdais connaissance, ma dernière pensée fut pour Edward, avant que le néant ne m'absorbe.

Point de vue de Jacob

J'avais été réveillé par la sonnerie de mon portable, je regardais rapidement l'heure, j'avais dormi vingt-quatre heures d'affilé.

Bella ! Le numéro qui s'affichait était celui de Bella… Je décrochais en réprimant un bâillement.

Son débit était rapide, elle avait l'air exténuée, fatiguée et terrorisée. Il avait fallu que j'insiste un peu pour savoir où elle se trouvait.

Il fallait que je la rejoigne au plus vite, avant que les deux malfrats ne s'en prennent à elle.

Je composais le numéro d'Edward, qui me répondit aussitôt. Il rentrait tout juste d'une chasse avec l'un de ses frères. Tant mieux, il allait devoir être au top de sa forme, pour venir avec moi.

Je lui résumais rapidement la situation tout en sortant de chez moi en courant.

Nous nous retrouvâmes à la sortie de Forks, il était venu avec ses frères et sœurs, Carlisle se chargeant de localiser le plus précisément possible le patelin dont m'avait parlé Bella.

Seth nous avait également rejoint, et nous prîmes tous deux notre forme animale afin d'avoir une course aussi rapide que la leur, et partîmes direction l'Oregon.

Je songeais à Bella et à ses larmes qui m'avaient bouleversé. Sa détresse était si palpable. Comment avait-elle pu me dire qu'elle n'était pas sure qu'on se revoit, j'avais peur qu'elle ne résiste plus suffisamment, qu'elle les laisse prendre le dessus sur elle.

J'étais inquiet de ce que nous risquions de trouver une fois sur place. Carlisle appela pour nous préciser le lieu du hameau dont Bella m'avait parlé, il était entouré sur deux côtés par des bois, ce qui me semblait être un bon point pour Bella. Dans les arbres, elle avait toujours su se débrouiller auparavant, sa planche de salut se trouvait sur les cimes.

J'étais toutefois angoissé, elle m'avait dit être à cinq heures de Forks, hors après moins de deux heures à vive allure, nous arrivions à proximité du point indiqué par Carlisle. J'espérais avoir bien compris ce qu'elle m'avait dit ou que le « doc » ne se soit pas planté dans la recherche du patelin. Un grognement d'angoisse retentit à mes côtés… Bien sûr Edward avait suivi mes pensées et ses yeux dorés et plein d'espoir tout à l'heure étaient devenus noirs de peur.

« Désolé, mais tu n'es pas obligé de m'espionner » ajoutais-je en le fixant.

Au même moment un grand cri de frayeur et de douleur retentit dans la forêt. Bella !

Nous accélérâmes notre course, Edward était le plus rapide, mais j'essayais de rester dans son sillage, la terreur nous donnait des ailes. Nous les localisâmes rapidement…

Vision d'horreur. Bella était immobile sur le sol, un des individus sur elle l'autre à leurs côtés. Je pris mon élan et dégommais celui qui l'écrasait, pendant que Jasper et Emmet coursait celui qui prenait la fuite. J'avais eu le temps d'apercevoir, le corps de Bella, et ses vêtements en lambeaux, son beau visage tuméfié et déformé par la douleur.

De rage, j'étripais à grands coups de dent mon adversaire, jetant les morceaux autour de moi, et appréciant ses hurlements de terreur. Nous regroupâmes tous les bouts de ces êtres abjects, puis Jasper alluma un brasier.

Seulement alors, je me retournais.

Le corps de Bella n'était plus là, Rosalie et Alice avaient dû l'emmener chez elles Edward était assis par terre, les genoux remontés et la tête dessus enfouie dans ses mains, Seth près de lui, lui donnait de petits coups de museau. Je m'approchais pour l'entendre marmonner :

« Trop tard, c'est trop tard, c'est trop tard… »

Comment ça trop tard, que voulait-il dire ? Ca n'était pas possible, Bella ne pouvait pas être morte !

Je jetais un regard désespéré vers ceux qui restaient et repris ma course, essayant de rattraper les filles.

Peine perdue, elles avaient dû puiser dans leurs réserves, car j'arrivais quelques secondes après elles à la villa.

Esmée m'informa que Carlisle était auprès de Bella, qu'il l'examinait dans la chambre à l'étage. Je montais les marches quatre à quatre après avoir repris mon apparence humaine, pour attendre dans le couloir avec Rosalie, qui était secouée de sanglots secs et déchirants.

Je la regardais et la secouais un peu pour qu'elle me parle :

« Elle ne respire plus, son corps et son visage sont déformés par les coups, et elle portait une grande griffe à l'intérieure des cuisses – je crois qu'il l'a violée ! »

Elle repartit dans ses longs sanglots. J'étais anéanti. J'entendis Edward et ses frères monter l'escalier à pas lourds, Edward était soutenu de chaque côté par Emmet et Jasper. C'était donc ça, qu'il répétait, nous étions vraiment arrivés trop tard ? Je croyais les vampires immortels !

Edward n'était plus que l'ombre de lui-même, nous étions tous debout dans le couloir à attendre un verdict que tout le monde pensait inéluctable…c'était insoutenable, et je m'apprêtais à défoncer la porte pour vérifier par moi-même, lorsqu'elle s'ouvrit sur Alice….

Sniff ! Je coupe là et je sens que vous êtes en colère… mais que ça ne vous empêche surtout pas de me laisser vos commentaires, hein !

J'espère que vous avez tout de même aimé…

A bientôt