Bonjour à toutes, voici la suite tant attendue...coquines!
Bonne lecture et encore merci pour vos commentaires
Bizz
Chapitre 41 : Renouveau
Point de vue Bella
Je montais rapidement dans ma chambre suivie de près par Edward, pour apercevoir sur mon lit une jolie nuisette ! Bon sang, Alice était donc passée par là et avait laissé cette parure à mon attention. Aucun doute, elle savait ce que je projetais de faire subir à son frère !
Même loin de la villa, n'aurions-nous pas droit à un peu d'intimité ? Je saisis ce minuscule bout de tissu et me rendis à la salle de bain sur mon gel douche, un petit mot m'attendait : « Je sais que tu dois être en colère contre moi, mais que ça ne durera pas. Je suis si contente pour vous ! Alice »
En lisant son petit mot, j'esquissais un sourire. Elle avait bien entendu raison, je ne lui en voulais pas, et en moi-même je me disais que tout allait surement bien se passer, puisqu'elle était « contente pour nous » !
Je souriais sous la douche, savourant l'eau tiède qui coulait sur mon corps. J'étais chez moi, et je me sentais si bien, si détendue et aimée par le vampire le plus beau de l'univers, un peu vieux jeu, peut-être, mais si tendre et si délicat.
Je me séchais rapidement et retournais dans la chambre où il m'attendait, debout devant le lit. Ses yeux s'étaient écarquillés, et il me fixait intensément…Ses yeux restèrent accrochés un bon moment aux miens, avant de descendre doucement sur mon corps, me déshabillant de son regard de braise.
Bien, mon déshabillé ne le laissait pas de marbre, loin de là…
Je m'approchais de lui, me haussais sur la pointe des pieds et effleurais ses lèvres fraîches de ma langue. Je le laissais me prendre dans ses bras, enserrant sa taille de mes jambes et l'embrassais fougueusement.
Tout son corps était tendu, j'imaginais sans peine qu'il devait se sentir frustrer de ne pas connaitre en cet instant mes pensées…mais il ne fallait pas que je lui laisse le temps de réfléchir, avec lui ça signifiait mariage d'abord !
Je le fis tomber sur le lit restant à califourchon sur son bassin, et entrepris de le déshabiller à grande vitesse, faisant sauter les boutons de sa chemise à travers ma chambre. Son regard s'était assombri par le désir, il me retourna et se positionna au-dessus de moi, ses lèvres toujours soudées aux miennes, il souleva ma nuisette pour contempler mon corps nu.
Un grognement lui échappa tandis que sa bouche picorait mon corps, ses mains maintenant mon bassin pressé contre le sien. Je me dégageais habilement, pour accéder à son pantalon que je lui défis, le faisant glisser le long de ses jambes alors que ma bouche saisissait son sexe. Je remontais ma main pour le masser en de doux va et vient, ma langue continuant de jouer autour de son gland, je sentais son corps s'abandonner aux prémices de l'orgasme.
Je me remis alors sur le dos, le faisant pivoter sur mon corps, son sexe mouillé contre le mien, nos regards se croisèrent enfin… le sien interrogateur ou inquiet, le mien déterminé.
Je poussais légèrement ses fesses pour qu'il s'introduise enfin. Il ne fallait pas que je lui laisse le temps de la réflexion, doucement je lui demandais :
« Fais-moi tienne…maintenant, Edward »
Je le sentis s'introduire en moi, lentement, très lentement, et quand il sentit mes ongles s'enfoncer dans son dos, lorsque la douleur de son premier passage se fit sentir, il s'arrêta immédiatement.
Au bout de quelques secondes, je l'encourageais à continuer :
« Ça va, Edward, continue… »
« Je me fais l'effet d'être un sadique…si tu savais ce que je ressens à l'instant alors que toi tu souffres… »
J'aurais voulu lui dire, combien en ce moment, j'aimais son sadisme, mais je ne pouvais plus parler, submergée par un bien être encore inconnu. Je saisis ses lèvres, l'empêchant de culpabiliser d'avantage et entrepris de rythmer nos ébats.
S'il avait été tout d'abord hésitant, il ne se fit pas prier pour accélérer son mouvement, lorsque je lui demandais. Des cris commençaient à s'échapper de ma bouche, sans que je ne fasse rien pour les retenir, laissant libre court à mon ressenti. Je fermais les yeux, alors que j'étais traversé par un orgasme, me demandant s'il éprouvait la même chose que moi.
Lorsqu'un profond grondement me parvint, je levais les yeux vers lui, sentant dans le même temps qu'il se déversait en moi, dans des spasmes de plaisirs.
En rouvrant les yeux, il se jeta sur ma bouche, me faisant ressentir la passion qui l'animait… un sourire prit naissance sur ses lèvres, et lorsque nos yeux se croisèrent de nouveau j'y lisais une joie intense et …un peu de fierté.
Notre première nuit fut tout simplement parfaite, bien qu'il m'ait fallu reconnaitre que la première fois, n'avait pas été aussi convaincante que la suite….le reste de la nuit se déroula merveilleusement bien.
Avec son merveilleux sourire en coin, il me retourna sur le ventre :
« J'aimerais essayer quelque chose ? Tu veux bien »
« Bien sur » J'étais étonnée mais aussi secrètement ravie de le voir se désinhiber.
Il s'allongea sur moi, écartant doucement mes cuisses pour y trouver sa place. Je levais automatiquement le bassin vers lui, lui permettant de s'introduire plus aisément. A peine en moi, il commença ses va et bien, me murmurant des mots tendres…il avait l'air d'apprécier plus encore, et moi aussi…je le sentais me compléter, me remplir, et visiblement il ressentait les mêmes choses
« Tu es magnifique, ton corps est…Magnifique. Bella, je vais… Bella vient… »
Sa supplique, me fit venir en même que lui, alors que nous prononcions l'un et l'autre nos prénoms…
Nos corps s'adaptaient de façon idéale, nos cris de plaisir résonnèrent encore une grande partie de la nuit, jusqu'à ce que le sommeil me rattrape.
Point de vue d'Edward
J'avais suivi Bella dans sa chambre, et à peine arrivés, elle disparaissait déjà dans la salle de bain. Je restais debout près du lit, à l'attendre, en écoutant le bruit de l'eau couler sur sa peau.
Je n'attendis pas longtemps avant de la voir arriver…dans une petite tenue, tellement sexy. Waouh, j'essayais avec peine de rester concentrer sur ses yeux…Mais, rien à faire, son corps me captivait. Je descendais lentement mon regard sur sa poitrine…sa nuisette transparente me laissait voir la pointe de ses seins tendue pour moi…comme une invitation. Descendant toujours plus bas, je m'aperçus qu'elle ne portait rien d'autre…J'étais damné !
Je n'avais toujours pas bougé, lorsqu'elle s'approcha de moi pour m'embrasser, je la soulevais alors, voulant sentir son corps contre le mien. Je me sentais tendu, inquiet, et fus bien content de la voir prendre les devants en nous faisant tomber sur son lit. Elle était toujours accrochée à moi, et je n'aurais pas supporté qu'elle s'écarte…
J'étais certes damné, mais j'étais surtout perdu, je savais que ce soir serait très spécial pour nous deux. Je le voulais du plus profond de mon être, mais cette peur qui bien des fois m'avait submergée, revenait à grand pas…
Lorsqu'elle arracha ma chemise, je réagis enfin, et la positionnais sous moi, lui retirant sa nuisette…son corps ondulait sous le mien, et mon désir devenait plus puissant que jamais. J'admirais son corps nu pour moi…elle était si belle, si délicate, que mon côté animal prit le dessus.
Un grognement enflait dans ma poitrine, alors que je parcourais son corps de mes lèvres. Je maintenais son bassin pressé contre le mien, sentant la chaleur et l'humidité de son sexe à travers mon pantalon. Encore une fois, ce fut elle qui prit l'initiative d'aller plus avant. Elle me retirait mon jean en même temps que mon boxer, libérant enfin mon sexe tendu…pour le prendre entre ses lèvres délicates. J'allais devenir fou, sa bouche était plus chaude que d'habitude, et je ressentais un sentiment d'urgence dans ses gestes, pourtant tendres mais appuyés.
J'allais venir trop rapidement, lorsqu'elle s'arrêta, m'installant sur elle, mon sexe à son entrée.
Elle me regardait de façon déterminée, alors que j'essayais de me rappeler les nombreuses discussions que j'avais pu avoir avec mes frères ou Carlisle… D'après eux, les gestes me viendraient naturellement, je ne devais pas réfléchir…ce que pourtant je faisais encore et encore.
Ses jambes se positionnèrent sur mes fesses, me poussant doucement en elle, et quand elle prononça ses quelques mots :
« Fais-moi tienne…maintenant, Edward »
J'abaissais enfin toutes mes barrières…comment lui refuser ce qu'elle désirait depuis si longtemps, ce que je désirais aussi au fond de moi, malgré tous mes efforts pour le cacher…comment lui dire non, après toutes les épreuves que nous avions traversé…
Je pénétrais doucement entre ses chairs, un sentiment merveilleux se répandait en moi. J'avais l'impression d'être dans un écrin, d'être à ma place…je savourais la lenteur de mon entrée, jusqu'à ce que je sente quelque chose se briser en elle.
Au même moment, je la sentis se raidir sous mon corps, ses ongles griffèrent ma peau. Je m'arrêtais net, prêt à tout arrêter, j'étais en train de la faire souffrir, alors que moi, j'avais l'impression d'être, au contraire proche de ce qui pourrait être le paradis, s'il existait.
Je n'eus cependant pas le temps de m'inquiéter d'avantage, qu'elle m'encourageait à continuer. Je repris ma progression dans son corps, allant doucement, ce qui ne semblait plus lui convenir au bout de quelques aller retours. J'accélérais alors le rythme, à sa demande, me laissant envahir par une chaleur, grossissant dans mon bas ventre…restant concentré sur toutes ses nouveautés, qui menaçaient de me faire exploser de plaisir.
J'essayais de me retenir, voulant garder tout ça le plus longtemps possible, et être sûr que Bella pouvait ressentir sa jouissance. Lorsque j'entendis son cri de plaisir raisonner, je me libérais en elle, ressentant pour la première fois de ma longue existence, une émotion incommensurable.
Je me rappelais alors les paroles de mes frères, mettant le plaisir sexuel au deuxième rang, après le sang humain…Mais ça n'avait rien de mesurable, j'avais déjà gouté le sang de Bella, le meilleur qui soit…et ce que j'avais ressenti, à l'instant n'avait rien à voir…c'était mieux, bien mieux, beaucoup mieux ! Je n'avais pas les mots nécessaires à ce moment, pour expliquer ce que ressentais ! J'étais comme un enfant, fier d'avoir accompli quelque chose de fabuleux, je n'avais pas failli, et j'avais, enfin, donné à Bella la plus belle preuve d'amour au monde.
Je me jetais sur les lèvres de Bella, essayant de faire passer dans ce baiser passionné, tous les sentiments qui me traversaient.
Elle avait l'air heureuse, elle aussi, et nous n'éprouvions, ni l'un ni l'autre le besoin de parler.
Je continuais de caresser et d'embrasser son corps parfait, sa peau délicate et douce, descendant et remontant mes lèvres sur elle, savourant son odeur.
J'avais de nouveau envi d'elle, envi de ressentir ce ravissement, de nouveau s'insinuer dans tout mon être. J'avais envie d'être l'explorateur de son corps et de ses désirs. En ce moment, mon désir d'elle était si vif, que je voulus expérimenter une position, qui selon mon cher frère Emmet, était encore meilleure.
J'étais un peu mal à l'aise de lui demander ça, mais son corps était un appel vivant à une autre tentative, son regard ne me laissait aucun doute sur la suite de nos activités nocturnes…je la fis basculer sur le ventre, embrassant son dos et sa nuque et je me lançais :
« J'aimerais essayer quelque chose ? Tu veux bien »
A mon grand plaisir, elle accepta, sans rien demandé. Elle avait pleine confiance en moi, et j'espérais ne pas la décevoir.
Je me positionnais, allongé sur son corps, me soulevant sur mes avants bras pour ne pas l'incommoder…et je fus surpris de la voir soulever son bassin, son corps ayant la même attente que le mien.
Ce fut encore plus merveilleux, nos corps se complétaient, nous avions trouvé une harmonie, une symbiose parfaite…nos cris de plaisir allaient résonner une bonne partie de la nuit, jusqu'à ce que Bella, rayonnante ne s'endorme dans mes bras.
Je la regardais, pendant un long moment, souriant dans son sommeil…elle semblait si heureuse et sereine, que je me demandais si j'allais aller en cours, ou bien attendre son réveil pour recommencer….
Un message d'Alice coupa court à mes interrogations, elle avait hâte de me voir aujourd'hui…je rentrais donc chez moi au petit matin pour me changer, et laissais un mot à ma douce endormie.
Point de vue Bella
A mon réveil, un petit mot m'attendait sur l'oreiller :
«Mon Amour, Je dois retourner au lycée, j'ai hâte d'être à ce soir. Tu m'as donné cette nuit la plus belle chose que je n'ai jamais reçue, être en toi a été la plus belle expérience de mon existence, je t'aime pour l'éternité. Edward »
Je souriais béatement en lisant son mot, incapable de mettre des mots sur ce que nous venions de partager. J'aurais vécu cent fois mes années de solitude et de désespoir pour revivre une seule nuit comme celle que nous venions de partager.
Et c'est dans cet état second, qu'Esmée me trouva en arrivant. J'étais habillée, lovée sur le sofa, dans mes rêves, me remémorant encore et encore toutes les sensations qui m'avaient fait vibrer.
Son premier regard sur moi fut empli d'inquiétude, mais je me levais aussitôt et me jetais dans ses bras, en riant. Et sans rien lui dire, elle comprit qu'enfin nous ne faisions plus qu'un. Elle était si heureuse pour son fils, elle qui s'était inquiétée des années durant, et si heureuse pour moi, que nous passâmes une grande partie de la matinée dans les bras l'une de l'autre à discuter d'amour, et d'avenir.
Je crois que c'est à ce moment-là, que j'eus mon idée. Je lui en fis part timidement et devant son enthousiasme débordant, il fut décidé que dès que Carlisle rentrerait de l'hôpital, nous le mettrions dans la confidence !
J'avais hâte de mettre mon projet en route, mais je savais que cela ne serait pas simple avec Alice qui risquait de deviner et Edward qui pouvait lire les pensées de ses parents. Sacré challenge, mais qui en valait la peine !
Nous nous rendîmes dans un état d'euphorie avancée à la villa, pour attendre le retour de Carlisle. Lorsqu'il arriva, je lui sautais au cou, et devant tant d'exubérance, il se mit à rire. Je pense, que rien qu'en me voyant, il avait compris, que mon bonheur était dû à son fils. Cependant, il eut la délicatesse de ne pas en parler, son sourire dans ses yeux, étant suffisant.
Nous le fîmes s'installer dans le canapé, puis j'entrepris de lui expliquer ce que j'avais convenu avec Esmée :
« Voilà, Carlisle, j'ai demandé l'aide d'Esmée pour rattraper mon retard scolaire, j'aimerais pouvoir faire ma rentrée au lycée d'ici quelques semaines, aux alentours de Thanksgiving, et passer enfin mon diplôme…Enfin, si j'en suis capable - ce dont je doutais quelque peu. »
J'avais tout lâcher d'une traite, espérant qu'en si peu de temps, il serait d'accord pour m'apporter son aide.
Carlisle fut ravi de la nouvelle, c'était, me dit-il, ce qu'il espérait depuis longtemps pour moi, et me savoir avec ses enfants pendant la journée serait pour lui rassurant.
Il ne se faisait aucun souci sur mes capacités à assimiler, et pour lui, il ne faisait aucun doute que j'aurais ce diplôme, que par leur faute je n'avais jamais passé.
Il me proposa également son aide, en toute discrétion, sur les matières me faisant défaut, ainsi que pour mon dossier d'inscription, dont il allait se charger, avec l'aide de Jacob. Il allait tout faire envoyer à la réserve, afin que rien ne traîne ni chez eux, ni chez moi.
Pour ce faire, et peut être par peur que je ne change d'avis, il décida de commencer tout de suite. Il me demanda, les renseignements d'usage, voulant savoir si je gardais mon nom actuel, la date de naissance figurant sur mes papiers, et s'il devait mettre l'adresse de chez Charlie sur le dossier.
Je décidais de ne rien changer, et c'est sur mon petit nuage, que j'attendis l'arrivée des lycéens, et surtout d'Edward, l'ayant prévenu que je me trouvais chez lui, avec ses parents.
J'avais à peine entendu qu'ils coupaient le moteur, qu'Alice entra à toute vitesse… Je ne vis d'elle qu'un tourbillon noir et blanc qui se précipita sur moi et je me retrouvais écrasée sur le canapé renversé !
Elle m'embrassait avec ferveur, n'arrêtant pas de répéter :
« J'suis si contente, j'suis si contente… T'aurais vu la tête d'Edward toute la journée, sourire aux lèvres et yeux rêveurs ! »
« Toutes les filles du lycée se pâmaient devant lui, ajouta Jasper en riant, elles devaient toutes s'imaginer qu'il leur souriait enfin… ah ah ! »
Edward se rapprocha de moi et me dégagea des bras de sa sœur, une lueur d'agacement au fond des yeux.
« Pire encore », me dit-il, « j'ai reçu les félicitations d'Emmett et Rose, je te passe les commentaires de mon frère, il n'aurait pas pu dire pire ! »
« Heu, Je pense avoir eu les mêmes », lui répondis-je en souriant, « ils m'ont appelé aussi ! »
Je me tournais vers Alice, lui signifiant ainsi, que j'avais bien compris de qui ils avaient eu l'information….et embrassais fougueusement Edward, qui m'avait cruellement manqué toute la journée.
Carlisle et Esmée partirent à rire, s'imaginant très bien le langage imagé qu'Emett avait dû utiliser, tout dans la délicatesse comme à son habitude !
La soirée se prolongea dans la bonne humeur, entre parties d'échec et jeux vidéo, puis je retournais enfin chez moi avec le vampire de mes rêves.
Sur le trajet, le silence s'était installé entre nous. Je levais les yeux vers lui, il me semblait irrité.
« Quelque chose ne va pas ? » demandais-je timidement, espérant que le fait de nous retrouver en tête ne à tête ne le gênait pas…
« Je repensais à ma journée…je me demande si ce sera pire demain…C'était l'enfer, tu ne peux pas savoir. J'ai toujours eu l'habitude d'entendre les pensées de la gente féminine que je croise…mais là…Waouh, leurs hormones étaient en ébullition, et je ne suis pas certain que ça s'arrête rapidement ! »
« Je crois que je vais être jalouse », nous arrivions devant chez moi, et j'ouvrais la porte « C'est si terrible que ça ? ce ne sont que des fantasmes, mais je crois que je les comprends, si tu connaissais mes pensées actuelles… »
« Hum, je pense qu'elles pourraient me plaire, mais j'aimerai plutôt dans l'immédiat, te faire partager, un fantasme humain, qui m'a poursuivi toute la journée, dans leurs pensées ! »
« Ahah, tu as raison, autant que cette journée nous serve » lui soufflais-je d'un air coquin
Il ferma brutalement la porte derrière moi, et me plaqua contre la porte
« Ca commencerait comme ça… »
Il se tenait tout contre mon corps, ses mains passant sous mon haut doucement, ses lèvres capturant les miennes avec frénésie. Il continua de me caresser, souriant contre mes lèvres, puis déboutonna mon pantalon, qu'il m'ôtât rapidement, en même temps que mon boxer.
Ne voulant pas être en reste, je lui murmurais que les humaines avaient de bonnes idées, et que ses amies du lycée, finissaient par m'intéresser. J'essayais dans le même temps de déboutonner son jean. Il grogna, me soulevant contre lui, pour que je passe mes jambes autour de sa taille. Sans que je ne m'en aperçoive, il avait déjà baissé son sous vêtement et me pénétrait d'un mouvement brusque.
Je poussais un cri de surprise, et son regard se fit inquiet.
« Je t'ai fait mal ? »
« Non, c'est tout le contraire, juste surprise…je n'ai pas vu les pensées de tes dulcinées moi – mais je sens que ça va me plaire …»
Nous fîmes l'amour debout, enfin lui debout, moi accrocher à sa taille, et se fût un moment extraordinaire…Je ressentais toute son excitation et sa frustration de la journée se libérer en moi…
« Waouh, et leurs autres idées à ton égard… »
« Hum, coquine, nous avons de quoi nous occuper une bonne partie de la nuit...une douche te tenterait ? »
Je partis dans un éclat de rire, prête à inaugurer, tout ce qui défilait dans son esprit…encore une nuit magique ! Je commençais à vraiment aimer l'éternité !
Les jours qui suivirent, je passais mes matinées à travailler avec Esmée, reprenant les cours de géographie, les changements de frontières et la création de nouveaux états ayant eu lieu ces dernières années, les cours d'histoires avec les conflits qui avaient traversés le monde, les présidents qui s'étaient succédé… et les après-midi je l'aidais dans ses projets de rénovation.
L'avantage étant qu'en deux ou trois heures de temps nous abattions le travail d'une journée humaine. Je m'épanouissais chaque jour un peu plus, et à l'approche de Thanksgiving, Carlisle et Esmée me dirent que pour eux j'étais plus que prête à faire enfin ma rentrée.
Ils étaient fiers de la vitesse à laquelle j'avais appris tous ce que je devais savoir, et j'avais même peaufiné les acteurs et chanteurs actuels, connaissant leurs films et leurs chansons sur le bout des doigts. Je connaissais également leurs vies et les derniers potins en date, ce qui me permettrait de ne pas paraitre demeurée aux yeux de mes futurs camarades de classe.
Jacob m'avait amené tous les papiers nécessaires, ainsi que mon futur emploi du temps. Nous l'avions travaillé avec Carlisle, car il était pour moi important d'être toujours dans la classe d'un des miens.
J'avais gardé en mémoire ma première rencontre avec Edward, et je me souvenais combien il avait été difficile pour lui de ne pas me tuer. Mon odeur et mon sang l'avaient attiré au point qu'il avait failli en perdre la tête, et même si d'après Esmée ça avait été un évènement exceptionnel, je ne voulais prendre le risque de me retrouver seule au milieu de tous ces humains.
Je ne connaissais pas suffisamment mes réactions, même si je pensais très bien supporter leur présence, le sang ne m'ayant jamais fait d'autre effet que le dégout.
Cependant, il ne servait à rien de tenter le diable. Etre ne permanence avec Jasper et Alice ou Edward m'aidait considérablement !
J'avais également chargé Jacob de me trouver une voiture d'occasion, il s'y connaissait bien en mécanique, et je lui avais laissé, à son grand plaisir, carte blanche pour trouver un véhicule qui me conviendrait.
C'est trois jours avant ma rentrée, qu'il m'annonça fièrement avoir trouvé la voiture idéale, à défaut d'une vieille Chevrolet, me dit-il en souriant, il m'avait dégoté une Volvo C30 qu'il devait récupérer le weekend prochain. C'est avec une grande émotion que je le pris dans mes bras, cette voiture était celle qu'avait Edward lors de notre année commune au lycée c'était parfait, même si son kilométrage était élevé, Jacob m'assurait de son parfait état de marche.
Mon seul problème serait de ne pas avoir de véhicule pour mon premier jour, mais Carlisle me proposa de me déposer en se rendant à l'hôpital. Le plus difficile serait de passer inaperçu sur le parking du campus. Je ne voulais pas qu'Edward, Alice ou Jasper me voient avant mon entrée dans la salle de classe, je voulais que la surprise soit totale, et je m'imaginais avec anxiété leurs réactions.
Le lendemain, Rosalie et Emmett arrivèrent à Forks, ils avaient prévu de ne rester que quelques jours. Esmée était heureuse comme jamais devant sa famille réunie, Carlisle après les avoir étreint avec émotions, leur demanda encore et encore des nouvelles d'amis nomades qu'ils avaient rencontré, les pays traversés et visités.
Son excitation faisait plaisir à voir. Après les embrassades de retrouvaille, les cris de joie, les tapes dans le dos, le calme finit par revenir dans la villa. Tous les visages étaient rayonnants, le bonheur régnait en maître. Bien sûr, Emmett décida rapidement d'une chasse en famille, les jeux de force avec ses frères lui avaient terriblement manqués, et il fut rapidement arrêté que nous partirions pour vingt-quatre heures de périple dans les monts du parc national Olympique ou Ours noirs, lynx et puma se côtoyaient.
Le lendemain c'était Thanksgiving et le lycée était fermé pour la journée, nous avions donc le loisir nécessaire pour passer du temps tous les six. J'appréhendais quelque peu les moqueries d'Emmett maintenant qu'il savait que je ne chassais pas, mais c'est avec un large sourire moqueur qu'il me nomma arbitre de la journée.
Je pris donc mon poste en haut d'un arbre, afin de regarder qui ferait la plus grosse prise le premier. Ce fût Emmett qui attrapa en un temps record un ours immense, et lorsque je le déclarai vainqueur ses cris de joie résonnèrent dans tout le parc.
J'imaginais sans peine la peur d'un humain entendant ses cris, de quoi l'effrayer pour le restant de ses jours… S'ensuivit des courses, des matchs de lutte, des concours de saut en hauteur puis en longueur, des lancers de rochers… ou chacun se donna avec plaisir.
Si Emmett était de loin le plus puissant, Edward restait le plus rapide et Alice imbattable à la lutte contrairement à Rose, pour qui l'idée d'être décoiffée était aberrante. Quant à moi, j'avais récupéré ma force, et je gagnais haut la main les épreuves de saut en hauteur, atteignant bien facilement la cime des arbres, sous le fier regard d'Edward.
J'avais hâte de me retrouver seule avec lui, la lueur de son regard me donnait des frissons, j'y voyais toute son envie, son amour. Je me noyais dans ses yeux dorés où l'ambre dansait, puis me blottis dans ses bras. Ses mains passant de mes cheveux à mon dos, je capturais ses lèvres et m'enivrais de son baiser. Je l'aurais bien entrainé loin de sa famille pour me rassasier de son corps, mais ce n'était pas au goût des autres qui nous rappelaient à l'ordre, nous intimant de revenir dans le jeu.
Le retour à la villa où nous attendaient enlacés Carlisle et Esmée, me ramena à la réalité. Rose demandant des nouvelles du lycée, Alice indiqua qu'une nouvelle devait faire son entrée demain au lycée. Emmett demanda d'où elle venait et Jasper lui répondit, qu'à priori elle venait de Phoenix et que les lycéens l'attendaient avec impatience.
Je me crispais, et jetais un œil vers Esmée et Carlisle. Les autres qui avaient perçu ma tension, interprétèrent mon geste comme une inquiétude vis-à-vis de cette nouvelle, me rappelant ma propre arrivée en cours d'année et ma rencontre avec Edward. Il y eu un léger flottement avant qu'Emmett ne me dise d'une voix bourrue :
« T'inquiète Bella, si Edward fait mine de s'intéresser à la nouvelle, je me charge de lui ! »
« Je me ferais un plaisir de la tuer », renchérit Jasper
Carlisle riposta qu'il était hors de question que l'un d'entre eux s'en prenne à cette nouvelle, et que s'il fallait déménager pour éviter une tuerie, cette option-là serait choisie. Edward vers qui tous les regards s'étaient tournés, ne me lâchait pas des yeux, sa main serrant la mienne, comme pour me rassurer :
« Je te promets, mon amour, de ne même pas lever les yeux sur elle. »
« Et si malgré tout elle t'attirait ? » lui demandais-je innocemment
« Ca n'arrivera jamais, je ferais comme si elle n'existait pas, Bella. Ne t'inquiète pas »
« Alice et moi le surveillerons, s'il fait mine de lui parler, de la regarder, nous le jetons en pâture à Emmett ! »
C'est sur ces paroles pas très rassurantes finalement que nous primes congés. Le retour vers la maison fut rapide, j'étais inquiète pour ma rentrée qui avait lieu le lendemain.
J'espère que ça vous a plu! Faites le moi savoir...et à bientôt
