Bonjour à toutes, je vous souhaite une belle et heureuse année 2011, pleine de bonheur de joie et de santé pour vous et ceux que vous aimez…et j'espère de beaux films de la saga !

Chapitre 43 – Fin de journée

Bon, c'était le dernier cours de la journée, le temps de se changer et tout le monde se retrouva sur le parking. C'est à ce moment qu'Alice s'approchant de moi, me demanda si j'avais une voiture.

« Euh, non, en fait je vais rentrer à pied, je dois récupérer mon véhicule demain, un ami s'en ai occupé pour moi. »

« On te ramène », chantonna t'elle, « on habite dans la même direction que toi. »

Elle partit rejoindre en sautillant Jasper et Edward qui se dirigeaient vers leur superbe 4x4 scintillant.

Je m'apprêtais à la suivre quand Mickaël, visiblement déçu de n'avoir pas posé la question en premier, m'interpella :

« Je préfèrerai te raccompagner Bella »

« Tu habites dans mon coin ? »

« Non, à l'opposé » me rétorqua t'il brusquement, « mais je n'aime pas te savoir avec eux….Ils sont étranges, et la façon qu'à Edward de te regarder ou Alice et Jasper, ça me met mal à l'aise. Edward me donne l'impression de vouloir te dévorer, il te regarde comme si tu étais une friandise ! »

Cette image me fit sourire, j'aimais l'idée ! un peu imagée, certes, mais pourtant bien vrai…

« Ecoute, moi je les trouve sympa tous les trois. »

« Je t'assure, Bella », insista t'il en m'attrapant le bras. « En temps normal, ils ne parlent à personne, et aujourd'hui, avec toi, c'est … je ne sais pas…malsain »

« Je crois qu'en fait, tu es jaloux, et eux ne m'ont pas proposé d'être pom pom girl ! »

« Tu te goures, tu ne les connais pas, écoute moi »

« Je t'assure que je ne cours aucun risque, ni en partant avec eux, ni dans ma maison hantée. Et pour ta gouverne, je ne te connais pas d'avantage ! »

Sur ces paroles, je saluais mes nouveaux camarades, et m'éloignais pour rejoindre « ma famille » quand j'entendis une dernière réflexion, d'un autre garçon :

« C'est vrai que c'est curieux, ils ont toujours été distants et là, avec Bella, c'est comme si elle était un membre de leur famille, comme s'ils l'attendaient depuis toujours. »

Ces mots me firent sourire, et je pensais qu'au moins l'un d'entre eux était perspicace.

Je pris place à l'arrière du véhicule près d'Edward, qui se jeta sur moi, dès l'enceinte du lycée franchie.

« Oh Bella, quelle journée tu m'as fait vivre ! Etre si prêt de toi sans pouvoir te toucher, te caresser, t'embrasser. »

Ses lèvres me parcouraient le visage, ses mains dansaient sur mon dos, me caressant et m'étreignant dans le même temps.

Jasper, le premier, nous demanda un peu de tenue :

« Tenez-vous bien derrière, nous sommes suivis. »

Alice, regardant dans son rétroviseur, nous confirma la présence de … Mickaël !

« Tu lui as tapé dans l'œil à celui-là, à mon avis il tient à vérifier que nous ne t'emmenons pas dans notre repaire pour te dévorer » pouffa t'elle

« Oui, je crois qu'en un siècle votre relation avec vos camarades ne se sont guère améliorées. Ils ne sont toujours pas l'aise en votre présence, et vous n'avez visiblement rien fait pour ! » riais-je

« Pourquoi voulais-tu que ça change, mon amour » – me chuchota Edward – « la seule humaine qui n'ait jamais comptée pour nous, c'était toi. Bon, pour réconforter ce rabat joie, nous allons te déposer devant chez toi, je te rejoins dans ta chambre. »

« Non, pas la peine de me rejoindre. Je me rendrai chez vous, j'ai hâte de voir Emmett te botter les fesses quand Jasper lui dira que tu n'as pas tenu parole… »

« Argh, j'avais presque oublié ces propos stupides ! Bon sang, ce qu'il m'énerve l'autre derrière. Il se prend pour le chevalier blanc, prêt à intervenir s'il t'arrive quoi que ce soit. Il t'imagine déjà dans ses bras, le remerciant de lui avoir sauvé la vie ! »

Alice s'arrêta devant chez moi, je descendis du véhicule en les remerciant, sachant que Mickaël s'était garé un peu plus haut et observait la scène. J'espérais qu'une fois rassuré, il repartirait bien vite chez lui. Ce que me confirma Edward :

« Il hésitait à venir te voir, mais il ne veut pas que tu saches qu'il t'a suivi. Il part à son entrainement. Mais il a bien l'intention de tenter sa chance avec toi ! »

« Chouette, un peu de piment dans ton existence ! » – lui dis-je avant de claquer la portière.

Ouf, j'étais de retour chez moi, ma première journée au lycée s'était globalement bien passée. Je riais encore en me remémorant leurs têtes à tous les trois, quand ils avaient découverts « la nouvelle », et j'avais vraiment hâte de voir celles de Rose et d'Emmett quand ils le sauraient.

Je pris le temps de vérifier que la voie était libre, puis je ressortis et repartis à grande vitesse en direction de la villa, où j'arrivais juste après eux.

J'eus juste le temps de voir Alice et Jasper entrer en courant, prenant une mine défaite – superbe composition d'ailleurs – et criant à Emmett qu'Edward avait craqué sur la « nouvelle ».

Le rugissement d'Emmett ne se fit pas attendre tandis qu'Edward franchissait à son tour le seuil de la villa. Je m'entourais de mon bouclier, pour ne pas perturber leur petit jeu et m'approchais doucement. Emmett était prêt à bondir sur Edward qui lui faisait face.

« Comment as-tu pu faire ça ? » cracha-t-il

« Elle est si belle, Emmett » lui répondit Edward en se décalant rapidement pour éviter son frère

« Tu n'es pas allé chercher Bella », s'exclama alors Rose.

Elle interrogea Alice du regard qui lui répondit en hochant la tête tristement:

« Non, Edward lui a dit de nous rejoindre ici si elle le souhaitait. »

Jasper renchérit visiblement très amusé par le vilain tour qu'ils leurs jouaient :

« Si vous aviez vu Edward, dès qu'elle est entrée dans la classe, ses yeux se sont rivés sur elle, on a bien cru qu'il allait lui sauter dessus »

Rose était furieuse, et Emmett, lèvres retroussées, tentait toujours de sauter sur Edward, qui se trouvait maintenant derrière Esmée.

Les voir ainsi me donnait envie de rire, ils jouaient tous divinement bien la comédie, et Rose et Emmet étaient visiblement prêts à laisser aller leur colère.

Je décidais alors de faire mon entrée, ayant peur de les laisser aller trop loin.

Rose se précipita sur moi, et me serra dans ses bras. J'étais à la limite de l'étouffement, et tentais vainement de parler.

Elle voulait visiblement me protéger et m'empêcher de savoir ce qui se passait ici. Edward qui esquivait chaque attaque d'Emmett continuait de l'enrager, répétant combien cette nouvelle sentait bon, et combien elle était belle et douce.

Je me dégageais doucement de l'étreinte de Rose, qui commençait à se poser des questions, en voyant mon sourire s'étirer sur mes lèvres. Elle était bien moins impulsive que son mari, et c'est avec un sourire complice qu'elle assista à la suite de cette plaisanterie.

« Edward » – dit Carlisle, en s'interposant entre ses deux fils – « peut-être pourrais-tu nous donner le nom de cette jeune fille ? »

« Oui, dis-moi donc comment elle s'appelle que j'aille lui régler son compte à cette humaine » – cracha Emmett – « Te rends tu compte de ce que tu fais, de la situation dans laquelle tu nous mets tous ! et Bella, hein, tu y pense à Bella ? »

« Calme-toi Emmett, tu veux son nom ? C'est le nom le plus merveilleux qui soit, un nom qui te prouvera qu'elle m'est destinée…. Bella Masen ! »

Alors qu'Emmett s'apprêtait à détruire le piano derrière lequel avait sauté Edward, il se figea. Il se détourna doucement vers moi, incrédule :

« Bella Masen ? C'est pas vrai, c'est toi ? »

Il s'approcha de moi d'un pas lourd, la tension retombant. Il me prit doucement le menton, me fixant :

« Masen hein ! …C'est vrai, tu as repris le lycée ? Carlisle et Esmée étaient bien entendu au courant…et moi j'ai plongé dans le panneau, comme un âne ! »

« Emmett, tu as agi comme un grand frère protecteur et c'est pour ça que je t'aime tant » – lui répondis-je en l'embrassant, et en me blotissant contre son torse puissant.

La tension était redescendue, en grande partie grâce à Jasper qui s'était focalisé sur la rage d'Emmett, craignant que la blague du jour ne tourne court.

Je m'assis dans le salon, enlacé par les bras d'Edward, qui me butinait l'oreille. Rose et Emmett avaient hâte que je leur raconte ma première journée au lycée et mes impressions, ce que je fis sans me faire prier.

Ils rirent tous lorsque je leur projetais la tête d'Edward en me découvrant dans son cours ce matin…véritable personnage de dessin animé, il ne manquait que la langue se déroulant pour faire vrai.

Edward leur fit part des réflexions en pensée de la gente masculine et féminine qui affichaient sans vergogne envie et jalousie. Les jours prochains allaient être un véritable défi pour lui, les ignorer, et se rapprocher de moi comme tout autre adolescent le ferait.

La discussion tourna ensuite sur les ancêtres de mes camarades de lycée, j'avais été tellement surprise de voir qu'un descendant de Mike était là. De fait, comme me l'expliqua Carlisle, les gens de Forks bougeaient peu, et j'avais au lycée une grande partie d'arrières enfants de mes anciens compagnons.

Avant de revenir ici, Carlisle s'était assuré qu'aucun d'eux n'était encore vivant et avait fait disparaître toute ancienne trace de leur famille que ce soit au lycée, ou encore à l'hôpital. Je me demandais alors, si j'avais vécu à Forks, si moi-même j'avais eu une descendante au lycée aujourd'hui…que ce serait-il passé ?

On aborda le sujet de la maison de Charlie qui avait fait réagir Mickaël pendant le repas. Edward m'informa alors, que les autres n'avaient osé s'exprimer, mais que tous ou presque avaient eu une version de mon histoire par leurs aïeux : certains pensaient que j'avais fugué, d'autre que je m'étais suicidée et pour une petite minorité, j'avais été tué soit par mon amoureux de l'époque soit par mon propre père qui aurait découvert ma grossesse, et caché mon corps.

Ca me faisait mal de voir tout ce qui avait été colportés à mon sujet ou au sujet de Charlie. La vie pour lui avait dû être un enfer…soupçonné par une partie de la ville de m'avoir tué, alors qu'il passait son temps à me rechercher – ou du moins chercher mon corps. Les larmes me montaient doucement aux yeux…

« Bella, tu n'y es pour rien, les humains ont besoin de chercher des théories réalistes… » me chuchota Edward à l'oreille, avant de m'embrasser.

« Je sais, c'est juste que je pense à ce qu'a enduré Charlie ! » soufflais-je

« Charlie n'a jamais rien su de ces rumeurs, tu sais que les premiers concernés ne sont jamais au courant ! Tu veux qu'on rentre ? »

« Oui mon amour, la nouvelle a eu une journée chargée en émotion…et elle a besoin de se détendre…dans tes bras » je me jetais alors sur ses lèvres pendant qu'il me prenait dans ses bras pour nous ramener à la maison…

Point de vue d'Edward

Ouf, la journée tirait à sa fin…Le cours de sport allait enfin s'achever, et j'en étais plus que content. Non seulement le sport n'était toujours pas la matière préférée de ma Bella, mais en plus je ne tenais plus. J'avais besoin de la sentir contre moi, de l'embrasser, d'oublier toutes les pensées de ces garçons qui rêvaient de son corps, et me sentir vivant dans son corps.

Une fois sur le parking, j'entendis, soulagé, les pensées d'Alice qui allait proposer à Bella que nous la ramenions chez elle…je n'avais même pas pensé durant la journée, si elle avait un véhicule à elle, ou si elle était venu à pied ! Déciment, je perdais tous mes moyens face à elle.

Je souriais en me dirigeant avec Jasper vers notre voiture, quand j'entendis les pensées de ce Newton…Il avait vraiment l'air jaloux, et surtout je sentais chez lui de la peur. Il avait vraiment une appréhension de laisser Bella avec nous, l'angoisse montait en lui, en l'imaginant seule avec notre famille. C'était curieux ce mélange d'envie qu'il avait d'elle et de terreur qu'il lui arrive quelque chose…Hum…une friandise ? Il n'était pas loin de la vérité…Bella était pour moi une véritable sucrerie, une douceur qui m'était réservée…sa peau si douce…il fallait que j'arrête de penser à ça, sinon j'allais lui sauter dessus avant qu'elle ne me rejoigne dans la voiture.

Je pris place sur la banquette arrière, attendant qu'elle m'y retrouve. Nous n'avions fait que quelques mètres que je me jetais littéralement sur elle…Qu'elle m'avait manqué…être si prêt d'elle toute cette journée avait été mon enfer personnel…je n'avais qu'un seul besoin, là tout de suite, la toucher, l'embrasser, la posséder…

Malheureusement, je dus me contenir…nous étions suivis par Newton…Je souriais en captant ses pensées, il s'imaginait courant au-devant du danger, alors que nous brutalisions ma Bella, la défendant seul contre nous tous et l'emmenant avec lui…son sauveur. C'était à la fois pathétique et presque « mignon », ce garçon n'était finalement pas si bête et méchant qu'il en avait l'air…mais il allait falloir que je joue serré avec lui, que je devance toutes ses demandes face à Bella, que je sois le « petit ami » de ma belle très rapidement, plus rapidement que je ne l'avais imaginé.

Nous déposions Bella chez elle, je l'avais rassuré en lui disant que son chevalier servant ne la rejoindrait pas ce soir…vive le sport ! Et il était prévu qu'elle nous retrouve rapidement à la villa, où m'attendaient …Emmet et Rose.

Alice et Jasper étaient en train de concocter leurs entrées et se préparaient une mine de désolation et de tristesse. J'eus beau leur demander de ne pas en faire trop, je m'attendais à passer des moments difficiles face à Emmet. Mon frère adorait Bella depuis toujours, il m'en avait voulu lorsque je l'avais quitté, il avait lui aussi été très malheureux durant toutes ces années et je savais qu'il ne me pardonnerait jamais, si nous la perdions par ma faute !

Alice et Jasper, bons acteurs il faut l'avouer, venaient de pénétrer en courant dans le salon où la famille était réunies. Le rugissement de colère d'Emmet ne tarda pas à se faire entendre. Ce n'était pas seulement de la tristesse ou de la colère…c'était de la rage pure ! Je savais à l'avance, que le jeu ne durerait pas longtemps, si nous ne voulions pas voir la villa dévastée !

Je pénétrais à mon tour dans la villa, bondissant pour échapper à ses coups et répondant à ses questions dans le même temps. Ce n'était pas difficile, je ne faisais que lui dire la vérité…combien elle sentait bon, combien elle était belle… ce qui fit sourire ma belle qui était à ce moment dans les bras de Rosalie. Rose avait aperçu son sourire, et son esprit, plus rapide que celui de mon frère avait analysé la situation, elle venait de comprendre qui était la nouvelle, et souriait en retour à Bella en lui caressant le dos.

Carlisle commençait à prendre peur face à la violence d'Emmet, et Esmée s'inquiétait aussi…et pas seulement pour les meubles ! Il fallait cesser ce petit jeu rapidement…Je lâchais donc le nom de la « nouvelle » juste à temps pour que le piano survive. Les pensées de mon frère se mélangeaient, se heurtaient pendant qu'il analysait ma révélation. Il venait de comprendre mais n'était plus sûr de rien. Ses pensées tournaient en boucle « mais quel con…mais quel con…c'est pas vrai…Bella…la nouvelle…mais quelle bande de… » Jusqu'à ce qu'enfin il se tourne vers elle, pour avoir confirmation de qu'il espérait.

Je remerciais discrètement Jasper pour l'apaisement qui régnait à cet instant, pendant que Bella se blottissait, paraissant si petite, dans les bras puissant d'Emmet, qui était aux anges.

Puis Bella leur raconta enfin sa première journée au lycée…Carlisle et Esmée étaient heureux de la tournure que prenait notre vie, et rassurés aussi. Bella trouva quand même le moyen de se moquer de moi, et c'est vrai que ma tête au moment ou je l'avais vu entrer en cours valait le détour…si vous connaissez le loup de Tex Avery, c'était à peu près ça.

Nous discutâmes encore une bonne partie de la nuit, jusqu'à ce que je rentre avec Bella, un peu triste des rumeurs qui avaient été lancées suite à sa disparition. Je la réconfortais du mieux que je pouvais, et lui fis l'amour avec passion, parcourant son corps de tendres baisers et de caresses jusqu'à ce qu'elle trouve enfin le sommeil.

Chaque jour, je me sentais plus heureux encore que le précédent, je l'admirais dans son sommeil…chose dont jamais je ne pourrais me lasser, l'écoutant comme à chaque fois murmurer mon prénom.

Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu ! N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires…

Et encore une fois : « meilleurs vœux »