Bonjour à tous, voici un nouveau chapitre…désolée pour le retard ! et bonne lecture !
Chapitre 44 – Noël
Mes journées et mes nuits avaient pris un rythme de croisière. Je m'installais dans ce doux cheminement, partageant mon temps au lycée avec les humains, avec qui je m'entendais fort bien, et Edward.
Je me rappelais mon arrivée sur le parking avec ma C30 qui avait fait fureur. Une grande partie des garçons en avaient fait le tour, et ce qui pour eux apparaissait comme une antiquité avait pour moi une valeur sans nom. D'ailleurs, même Edward, qui était coutumier des nouveautés et avait toujours les véhicules dernier cri, avait eu un moment d'émotion lorsqu'il m'avait vu arriver avec !
Elle était en tout point semblable à celle qu'il possédait, et en me voyant au volant une foule de souvenirs l'avait submergé. Le premier soir, alors que les cours se terminaient, il me demanda à haute voix s'il pouvait l'essayer. Les élèves sur le parking, se figèrent dans l'attente de ma réponse. Je lui lançais les clés avec un sourire.
Nous savions tous les deux qu'à peine partis, nous serions la cible de bien des ragots. Je lui avais laissé le volant me rappelant qu'à une époque lointaine il trouvait que je conduisais bien trop lentement il savourait le ronronnement du moteur, et il conduisit jusqu'au petit chemin qui menait à la clairière, à l'endroit même où nous nous étions garés des lustres auparavant. Coupant le moteur, ses yeux d'ambre étincelant, il se pencha vers moi.
« Je t'aime, Bella » – me dit-il d'une voix rauque.
Mes mains se levèrent vers son beau visage, caressant ses pommettes, son menton, et je les fis descendre lentement sur son torse, m'attardant sur ses abdominaux, tandis que mes lèvres capturaient les siennes.
L'habitacle était certes étroit mais la souplesse de nos corps s'y adapta sans souci. Nous étions toujours insatiables l'un de l'autre et c'était peut-être ce qui nous posait le plus de problème dans l'enceinte du lycée.
Il devançait toutes les demandes des garçons du lycée, me proposant avant eux un cinéma, un restaurant ou un concert, auxquelles je répondais toujours par l'affirmative sous les regards réprobateurs des autres élèves. J'eus d'ailleurs quelques problèmes avec ses rivaux d'une part, que je repoussais gentiment et avec mes rivales d'autre part. Vanessa restait au demeurant une de mes ennemies les plus intimes.
Elle profitait bien souvent de l'absence des Cullen, pour cause de soleil, pour m'en faire voir de toutes les couleurs. Les cours de gym étaient son terrain de vengeance favori, elle s'amusait volontiers à me faire chuter mais à force de patience et de maitrise de ma force j'eus le plaisir de prendre ma revanche. Pour qu'elle soit parfaite, j'avais attendu un jour où tous les Cullen seraient présents, la ridiculiser devant Edward me tenait particulièrement à cœur.
Pourtant, j'avais toujours été non violente, j'avais toujours préféré la fuite à l'affrontement, mais là, après tout, elle me cherchait depuis trop longtemps à mon goût et me gâchait quelque peu mon année scolaire. Alice avait dû voir ce que je projetais, et le fait que Jasper soit encore présent signifiait que le sang ne coulerait pas !
Avec un grand sourire, elle me fit une passe violente pendant la partie de volley Faisant semblant de l'esquiver, comme à mon habitude, je la renvoyais par un coup d'épaule appuyé en plein dans la tête de Vanessa, qui s'écroula aux pieds d'Edward.
La moitié des élèves présents se mit à pouffer de rire, ils avaient l'air ravi que pour une fois j'aie le dessus. Je m'approchais alors de Vanessa toujours à terre, et lui fit mon plus beau sourire tout en m'excusant platement aux oreilles du professeur qui accourait vers nous. Elle avait la joue gonflée et le dessin du ballon c'était imprimé sur la moitié de son visage et à mon avis pour quelques jours au moins. Le professeur nous signala alors la fin du cours pendant qu'il emmenait son élève en pleur à l'infirmerie.
Bien, j'avais réglé mon problème avec elle, et j'étais maintenant persuadée que, bien sa haine s'en retrouverait accrue, elle me laisserait en paix.
Je m'en allais alors sur le parking, vers ma voiture, tout en discutant avec Cassandra.
Nous étions relativement proches, toutes deux, enfin, autant que je pouvais l'être avec une humaine. Et j'étais une de ses seules confidentes, c'est ainsi qu'elle m'avait confié être amoureuse de Mickaël depuis bien longtemps. J'étais intimement persuadée qu'ils pourraient être ensemble un jour, car sous ses dehors de macho, se cachait un cœur d'artichaut, « tirez des filles » comme il disait c'était pour lui, la façon la plus directe qu'il avait trouvé pour s'affirmer.
Noël, approchait à grands pas, et Alice nous avait concoctés une soirée en famille. Emmett et Rosalie devaient à ma grande surprise être présents. Pourtant, je savais que c'était une fête qu'ils ne célébraient jamais, mais d'après Esmée, comme c'était notre premier noël depuis nos retrouvailles, il fallait marquer le coup ! Bon, je n'avais jamais été très danse, musique et cotillons, mais je fis mine de prendre tout ça de façon détendue…Je crois qu'en fait ça me plairait de leur faire quelques cadeaux pour les remercier tous autant qu'ils étaient de leur soutien, de leur amitié et amour sans faille.
Je m'étais retrouvé embarqué par Alice pour une journée shopping, qui devait également nous permettre de faire nos achats de Noël. Il me fallut tellement de temps pour trouver des cadeaux originaux pour chacun d'entre eux, que je réussis à échapper aux heures de tortures dans les cabines d'essayage…Malheureusement pour moi, ce n'était selon ma chère « sœur » que partie remise. Cependant, grâce aux différents subterfuges d'Edward, je n'eus pas à subir de nouvel après-midi dans les magasins, mais j'en payais cher la conséquence, le jour de réveillon.
Alice arriva dès le début de l'après-midi chez moi, et nous délogea, Edward et moi, de mon lit douillet où nous étions tendrement enlacés. Après l'avoir renvoyé chez eux, elle appela sa sœur à la rescousse avec un petit sourire assassin à mon encontre. Le moteur de la voiture de Rosalie se fit entendre peu de temps après, et je la vis arriver avec des sacs pleins de produits de beauté et des housses contenant surement nos tenues pour la soirée.
J'eus beau essayer de me soustraire de leur mains, rien n'y fit, même quand j'essayais de m'enfermer dans la salle de bain. Le sourire d'Alice s'était fait carnassier, lorsqu'enfin, je me rendis de mauvaise grâce. Je dus passer près de trois heures sous leurs mains expertes, passant de la douche, aux massages, à la manucure pour finir par la coiffure et le maquillage. Cependant, me connaissant bien, elles n'avaient rien tenté d'extravagant, et je dus reconnaitre que leurs efforts avaient payé…même moi, là, devant la glace, et devant leurs mines réjouies, je devais admettre que le résultat était très à mon goût…
Elles se préparèrent alors à leur tour, se coiffant mutuellement, et sortirent enfin, juste avant l'heure du départ pour la villa, les tenues de leurs housses.
J'eus un mouvement de recul en découvrant leurs tenues, qu'elles se firent un grand plaisir à sortir en premier. Leurs robes étaient tout simplement somptueuses, celle de Rose, en satin beige était très échancrée et longue tandis que celle d'Alice, en satin également, était plus courte, rouge et très cintrée autour de sa taille de guêpe. Elles étaient certes magnifiques, mais me donnaient envi de fuir, si la mienne était aussi habillée. Ce n'était qu'un réveillon, pas une soirée de gala !
Mais devant Alice qui sautillait partout dans ma chambre et Rosalie assise sur le lit qui me faisait les gros yeux, j'abdiquais enfin… et découvris la robe qui m'était destinée.
Waouh, jamais je ne me serais imaginé dans quelque chose d'aussi éclatant : sa blancheur me faisait presque mal aux yeux…le haut de la robe avait une forme bustier et était incrustée de perle de culture et de de petites pièces reflétant la lumière, que j'espérais secrètement être des strass. Le bas avait une forme évasée, et m'arrivait juste au-dessus du genou, et était comme de bien entendu en satin également.
Alice me faisait tourner sur moi-même, me répétant des « merci » »merci » tandis que Rosalie battait des mains visiblement hyper ravie du résultat. Quant à moi, je me promettais de ne plus jamais leur servir de poupée à déguiser, premier noël ou pas !
Pressée par mes deux amies impatientes, j'enfilais enfin les escarpins qui complétaient ma tenue et qui avaient des talons vertigineux, me promettant de les retirer dès que possible durant la soirée.
Et, enfin prêtes, nous repartîmes à bord de la voiture de Rosalie, vers la villa où nous attendait le reste de la famille. J'imaginais leurs têtes à tous en nous voyant ainsi habillées, et espérais presque qu'ils seraient en jean – baskets ce qui me donnerait l'occasion de me changer rapidement… Je déchantais vite, dès que la porte s'ouvrit, pour nous laisser entrer, sur une Esmée magnifique, vêtue, elle aussi d'une robe surement hors de prix, et de tous les hommes de la famille qui portaient des costumes de coupe ultra chic.
En entrant, je capturais le regard d'Edward, beau comme un dieu, dont les yeux luisaient de satisfaction, de plaisir et d'envi. Son regard m'électrocutait comme à chaque fois, et je sentais mon corps hurler d'amour, le feu en moi montait, alors que joues s'empourpraient, à mes pensées …plus très sages pour un réveillon.
La maison était décorée et un sapin trônait dans le salon, près du piano. La musique s'éleva alors, et nous passâmes de longues heures à danser, seuls ou en couples, moi le plus souvent blottie dans les bras d'Edward, dont je sentais très distinctement l'envie physique…et j'en jouais, me frottant lascivement contre lui, frôlant sa virilité de mes hanches, m'amusant à le voir retenir ses grognements de frustration.
Esmée avait même pensé à me préparer un repas « de fête » …composé d'une omelette, ce qui nous fit rire, un moment, chacun m'observant pendant mon repas, Alice priant pour que je ne salisse pas ma robe.
Vers minuit, il fut décidé d'ouvrir enfin les cadeaux… et là, un grand silence se fit. Tout le monde me scrutait, ce qui me mit légèrement mal à l'aise. J'allais m'approcher du sapin, pour distribuer à chacun leurs présents, lorsqu'Edward s'approcha de moi. Ses yeux pétillaient d'un éclat de joie intense, quand il posa ses mains sur mes hanches et s'agenouilla, ne détachant pas son regard du mien. Alice lui tendit alors une petite boite en velours, qu'il ouvrit :
« Bella » – me dit-il d'une voix humide d'émotion – « je n'ai jamais voulu que toi comme compagne… Veux-tu être ma femme durant toute notre éternité ? »
J'étais devenue toute rouge, mes joues me brulaient tout autant que son regard de braise, et plus un bruit dans la pièce, chacun retenant sa respiration. Bon sang, que j'avais pu être sotte, je n'avais même pas imaginé qu'il me le demanderait. J'étais tellement persuadée que suite à notre mésaventure de cet été, et le fait que physiquement nous avions passé définitivement le cap, il n'était plus utile à ses yeux de convoler. La tension, autour de nous était extrême, et il devenait urgent que je reprenne mes esprits, et que je retrouve la parole.
Je me mis alors à genoux face à lui, mes yeux toujours ancrés aux siens, qui prenaient une légère teinte d'inquiétude, puis mis mes mains sur ses joues l'attirant doucement à moi.
« Oui, Edward, je veux être tienne pour l'éternité…Je t'aime, et tu es le premier et dernier compagnon dont j'ai toujours rêvé. »
Les larmes d'émotion commençaient à couler sur mes joues brulantes, tandis qu'il m'embrassait passionnément sous les cris de joie et les hourras de « notre » famille.
Carlisle fut le premier à nous prendre dans ses bras, puis chacun nous félicita, Alice s'époumonait quant à elle, nous prévoyant un mariage digne de conte de fées. Sous le moment de l'euphorie, je ne pensais même pas à la contrarier, encore toute retournée par cette demande qui me faisait entrer de façon officielle dans la famille dont j'avais voulu faire partie tant de décennies auparavant.
Les confettis nous tombaient dessus à pleines poignées, lancés par un Emmet volcanique, qui était en train de nous courir autour et un Jasper survoltés par tous les sentiments de joie et de bonheur qui l'assaillaient. Après ces moments d'émotions intenses, chacun regarda enfin la bague qu'Edward avait finalement réussi à glisser à mon doigt, s'émerveillant de sa pureté et de sa finesse…elle était ravissante, je l'adorais !
Alice repris sa course, sautillant autour de nous en poussant des cris de joie, jusqu'au moment où Jasper, lui fonça dessus la plaquant sur le canapé et captura ses lèvres à pleine bouche pour la faire taire. Je détournais mon regard, gênée d'entendre les ronronnements d'Alice sous Jasper. Subitement, Emmet émit un grand cri de joie…je n'avais pas vu qu'il avait ouvert son cadeau…je lui avait acheté un exemplaire très original du Kamasoutra, un gros livre bien illustré avec des emplacements pour y coller des photos de leurs figures intimes.
Je m'étais dit qu'ils auraient le loisir de toutes les essayer durant leur périple à travers le monde, sans gêner personne ici et sans rien détruire dans la villa. Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'il comptait commencer dès maintenant. Mais mes doutes furent levés, quand je le vis charger Rosalie sur son épaule, comme un vulgaire sac. Celle-ci releva la tête vers nous en riant, levant le pouce, puis commença à lui caresser les fesses, tandis qu'il se précipitait dans les escaliers en direction de leur chambre.
Carlisle et Esmée se sourirent, et se blottirent l'un contre l'autre, leurs lèvres s'effleurant rapidement. Je regardais alors Edward, qui me prit contre lui, et me souleva comme une jeune mariée, me serrant contre son torse.
« Je crois que nous allons les laisser… » me souffla t'il dans l'oreille.
J'eus juste le temps de saluer ses parents, que déjà il partait en courant, en direction de la maison de Charlie.
Le trajet fut si rapide, que je me mis à sourire de son impatience. Mais je me trompais…alors que je m'imaginais qu'il se jetterait sur moi dès notre arrivée dans notre chambre, il fit tout le contraire. J'étais debout face à lui, près du lit. Ses yeux avaient pourtant pris cette couleur foncée que je connaissais bien, quand le désir atteignait chez lui son paroxysme.
Il souleva doucement mon menton, embrassant délicatement mes lèvres
« Tiens tu beaucoup à cette robe, Bella ? »
« Plus que tu ne peux le penser, et tu as raison, j'aimerais la garder intacte en souvenir de cette merveilleuse soirée »
« Hum, j'en étais sur »
Ses mains passèrent dans mon dos, faisant glisser lentement la fermeture vers le creux de mes reins. Ses gestes étaient lents, et je sentais la chaleur dans mon bas ventre s'accroitre.
Cependant, je décidais de rentrer dans son jeu, et m'apprêtais à le faire languir…j'étais persuadée qu'il craquerait le premier.
Il fit glisser ma robe de satin à mes pieds, dans un doux bruissement. Puis m'assis délicatement sur le lit. Il défit mes escarpins, l'un après l'autre, prenant le temps d'embrasser chacun de mes pieds. Ses lèvres remontaient doucement sur mes chevilles, puis vers l'intérieur de mes genoux. J'étais en feu, des frissons de plaisirs me traversaient, et je m'allongeais en lâchant des soupirs de contentements. Lorsque sa bouche atteignit enfin mon string trempé de mon désir, je me redressais et l'allongeais sur le lit.
Je défis un à un les boutons de sa chemise, ce qui me laissait le temps de calmer mon corps et mon esprit. Je la lui ôtais le plus lentement possible, embrassant et léchant chaque parcelle de son corps frémissant, le sentant languir sous mon toucher léger. Mesurant toujours chacun de mes gestes, je défis sa ceinture puis le bouton et la fermeture de son pantalon. Ma bouche laissant des trainées humides sur son torse jusqu'à sa ceinture abdominale. Ses mains se faisaient de plus en plus appuyées sur mon dos, je voyais qu'il se contenait de plus en plus difficilement, Je fis alors glisser son pantalon et son boxer le long de ses jambes magnifiques, libérant ainsi son sexe gonflé d'amour. Je m'amusais à le contourner, l'effleurant juste de mes cheveux, et continuais mes doux baisers le long de ses cuisses.
Il abdiqua, à mon grand plaisir, le premier… Me soulevant, pour remonter mon visage près du sien…
« J'en peux plus, Bella… »
Il arracha mon string – encore un de fichu –puis se plaça entre mes jambes, ouvertes pour l'accueillir. Pendant qu'il me pénétrait d'un coup de rein rapide, il murmura à mon oreille
« Joyeux noël »
« C'est le meilleur de mon existence »
Nos corps, entremêlés, accéléraient la cadence, j'avais noué mes jambes autour de son torse, lui donnant un angle de pénétration plus profond, pour notre plaisir. Mon souffle était de plus en plus saccadé tandis, que je le sentais prêt à exploser en moi, je criais son prénom, tandis qu'ensemble, nous atteignions l'orgasme.
Il attendit que mon souffle redevienne normal, avant de prendre ma bouche. Sa langue caressait mes lèvres avant de capturer la mienne de nouveau.
« Je t'aime, Bella…Tu as fait de ce jour, le plus beau de mon existence, et je sais que ce n'est pas le dernier »
Bien sûr, je savais qu'il faisait référence au mariage !
« Au fait, je suppose que tout le monde était au courant de ta demande ? non »
« Bien sur, tu sais bien que je ne peux rien leur cacher…je pensais que tu t'en douterais vu la robe que t'avait choisi Alice » ria t'il. Puis reprenant son sérieux :
« tu sais que l'espace d'un instant, j'ai eu peur …que tu dises non » son regard était interrogateur
« Je suis désolée, j'ai été tellement prise de cours – je supposais que pour toi ce n'était plus important – que j'en ai perdu l'usage de la parole » lui chuchotais-je dans le creux de l'oreille
« Tu es importante, et maintenant il va falloir que tu décides du lieu et de la date, mon amour…je suppose qu'on se mariera ici ? »
« Oui, c'est ici qu'est ma seule famille…Jacob et Seth…je n'imaginerai pas m'unir à toi loin d'eux »
« je le savais mon amour »
Sa voix s'éteignit, alors que ses lèvres glissaient le long de mon corps, sa bouche atteignant mon sexe prêt pour une nuit de jouissance sans fin…..
Voilà, voilà…j'espère que ça vous a plu !
