Chapitre 2 : toucher les roses

Cela a duré 2 ans. Apres les 4 premiers mois, il avait cessé de se battre. Ca ne servait à rien. Elle allait venir, elle allait entrer et elle allait l'aider qu'il le veuille ou non. Ses protestations ne l'énervaient pas, ses insultes n'ont rien fait pour la dissuader de venir.

Rose est devenue incontournable dans sa vie. Il savait que quel que soit la douleur, Rose serait là à la fin. Et il ne pouvait pas être reconnaissant, il ne pouvait pas lui retourner la faveur parce qu'il ne savait pas qui elle était. Elle était très probablement un professeur. Quelqu'un qui pourrait accéder au réseau de cheminette probablement. Elle avait une formation de medicomage mais il n'y avait que Pomfresh dans cette école et il était certain que Rose était plus mince qu'elle. Alors peut-être qu'il ne s'agissait pas d'un professeur mais cela devait être quelque 'un que Dumbledor avait autorisé. Quelqu'un qu'il appelait lors de son retour, c'était la seule chose à laquelle il pouvait penser. Et elle sentait toujours les roses.

Puis vint le jour où Dumbledor fut tué de sa baguette. Il partit avec Draco et les autres Mangemorts. Il s'agenouilla devant le seigneur des ténèbres avec Draco gémissant à côté de lui demandant pardon. Il pouvait entendre Narcissa demander pardon pour son fils, mais pas pour lui. Elle ne voulait pas faire connaitre le Serment Inviolable. Elle ne voulait pas souffrir pour lui. Il savait qu'il serait puni jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un homme bavant au 4eme étage de Saint-Mangouste.

Il attrapa le parfum dans le vent. Roses. La malédiction s'arrêta le laissant sans souffle, prêt à mourir. Il savait que la prochaine chose à venir serait la malédiction mortelle. Il n'était maintenant plus qu'aucune utilité. Il ne pouvait plus non plus espionner le seigneur des ténèbres. Il ne pouvait plus obtenir d'information pour l'ordre.

Il entendit des cris d'indignation, des cris de colère et de haine.

« Attrapez-la ! »

« Elle se sauve ! »

« Arrêtez ! »

« Qui est-elle et comment est-elle arrivée ici ? »

« Endoloris! »

« Protego! »

« Diffindo! »

« Protego! »

« Expelliarmus! »

CRACK !

Il n'y avait plus de bruit autour de lui alors que le monde commença à tourner. Lorsque tout s'arrêta, il entendit un bruit que fit sauter son corps dans sa poitrine. C'était les gémissements de Draco. S'il avait cru que quelques griffes faites par un Hippogriffe étaient douloureuses, il savait maintenant ce qu'était la véritable douleur. Le parfum des roses rempli ses narines. Il se laissa tomber dans l'obscurité, pour une raison quelconque, signifiait qu'il était en sécurité.

Il se réveilla dans un petit lit. Sa baguette reposait sur sa poitrine sous sa main. Le bourdonnement était encore présent et les gémissements de Draco aussi. Il avait chaud confortablement vêtu. Il y avait un coffre à côté de son lit, sans doute quelques choses pour eux. Une petite table au milieu de la pièce comportait un vase rempli de fleurs. Le bouquet était fait d'œillets blanc signifiant l »innocence, de quenouilles pour la paix, des bittersweets pour la vérité connue, la lavande pour l'admiration et les jacinthes bleues pour la constance. Ce fut Rose. Il le savait. Elle avait osé venir chez le Dark Lord et le sauver ainsi que Draco et elle les avait soignés. Les gémissements de Draco venaient de ses rêves, il dormait.

Il regardait comme une figure féminine avec de longs cheveux bruns marchait, puis s'assit à côté de Draco prudemment, ses longs doigts tirèrent sa tête un peu vers le haut. Elle fredonnait, les yeux de Draco s'ouvrirent et elle continua à fredonner. Ses yeux se détendirent immédiatement et Rogue réalisa que le bourdonnement qu'il entendait venait d'une sorte de désillusion en quelque sorte. Il servait à apaiser, un simple charme que les mères utilisaient pour calmer leur bébé. Elle glissa une potion que Severus ne put reconnaitre dans la bouche de Draco qui l'avala. Lentement, ses yeux retombèrent et il dormait. Elle fredonna encore un peu avant de reposer la tête du jeune homme sur les oreillers. Il ne gémissait plus et semblait en paix.

Le bourdonnement s'arrêta et lentement, elle se tourna vers Severus. Elle ne prit pas la peine de lui faire boire les potions, elle les plaça simplement sur la table de chevet.

« Ou suis-je ? » Ordonna Rogue

« En sécurité » dit-elle à voix basse

« Qui êtes-vous ? » demanda-t-il de nouveau.

« Quelqu'un qui connait la vérité » dit-elle doucement au moment de quitter la salle une fois de plus. « Reste, il ne peut pas venir vous chercher ici ». Rogue regarda autour de lui, avec murs magnifiques de la chambres le lit d'enfant était tout à fait à sa place. Les fenêtres et les murs avaient tous un moulage décoratif. Il savait que ce n'était pas la maison d'une personne moyenne.

« Encore une fois, je vais devoir demander et puis je vais commercer à ensorceler » recommença-t-il à la femme en robe blanche. « Ou suis-je ? »

« On l'appelle le cottage » dit-elle doucement « Je ne connais que ce nom et je ne connais pas son emplacement exact. Il est incartable donc vous pouvez être tranquille Severus » Sur ce, elle quitta la chambre et il entendit le verrou de la porte. Rester semblait être la seule option pour le moment. Il se sentait encore très faible.

« Severus » une voix chuchota. « Severus ! » il sentit une poignée ferme sur son épaule. La réalité vint s'écraser sur lui et le propriétaire de la main se retrouva au sol. Un gémissement de douleur lui fit savoir que c'était Draco et il se recula aussitôt.

« Ne jamais me toucher quand je dors » siffla-t-il.

« Ou sommes-nous ? »

« Je ne sais pas » déclara-t-il encore une fois en regardant autour. La chambre sentait les fleurs mais plus les roses. Elle avait été ici récemment.

« Comment allons-nous sortir ? » Demanda Draco en ramenant ses genoux contre ses poitrines et ses encerclant de ses bras.

« Encore une fois je ne sais pas. Je ne peux que supposer que quelqu'un est venu et nous a fait sortir. » Dit-il en roulant des yeux. « Nous ne pouvons pas transplaner d'ici ».

« Reconnaissez-vous quelque chose ? » demanda Draco. Il regarda autour à nouveau, mais non. Il n'y avait rien de familier ici. Il partit vers la fenêtre et soupira. Oui c'était familier. Ce jardin l'était.

« Oui, je connais ce jardin » dit-il. Draco se leva et regarda la fenêtre. « C'est la maison d'été de Dumbledor ».

« Mais le directeur est mort, comment est-on arrivé ici ? » dit-il avec admiration « Vous pensez que c'est le professeur Macgonagall ? »

« Non « dit-il tranquillement « Mais j'ai l'intention de la savoir ». Le clic de la serrure leur fit savoir qu'il pouvait sortir. Ils se regardèrent un long moment avec que Severus ne s'avance vers la porte, essayant de l'ouvrir. La porte s'ouvrit.

Avant de partir, Draco passa par la salle de bain afin de se préparer un peu

Quand il revint dans la chambre, Severus soupira.

« Regarde sous ton lit » dit-il tout bas. Le garçon fit ce qu'il lui dit. Il tira l'objet de sous son lit et regarda avec des yeux larges. C'était son balai. Il le montra à Severus. « Elle semble avoir préparé notre arrivée ».

« Qui ? Qui est-elle ? »

« Je ne sais pas mais elle possède des connaissances et beaucoup de ruse et bien préparée. Soit sur tes gardes, elle peut ne pas être un ami. » Dit-il en se levant. Ils quittèrent la salle, laissant leurs affaires derrière eux. Au bout d'un large escalier, l'odeur de la nourriture arriva vers eux et le ventre de Draco se mit à grogner. Severus leva les yeux et se tourna vers la cuisine. Elle était là, entrain de cuisiner. Ses longues boucles brunes et les formes sensuelles de son corps sous sa robe de satin lavande étaient à couper le souffle. Sa voix à retenti mais elle n'était toujours pas familière.

« S'il vous plait asseyez-vous, messieurs » dit-elle doucement « Comment veux-tu tes œufs Draco ? »

« Coulant » dit-il en regardant perplexe vers Severus. Severus se déplaça dans la pièce et attendit que la femme pose les plats avant de s'approcher d'elle. Draco se déplaça de l'autre côté de la salle, se préparant à attaquer la femme au besoin.

Elle ne leva pas les yeux de la poêle, tout simplement attendit ce que Severus allait faire. Comme il tendit la main pour saisir son épaule, ses réflexes prirent le dessus. Severus se retrouva plaqué, les poignets tordu derrière lui.

« J'ai résisté à vos abus avant parce que nous ne saviez pas que je ne vous voulais aucun mal, Severus » dit-elle « Maintenant, dites à Draco de baisser sa baguette avant qu'il ne vous blesse par erreur en essayant de ma viser. » Elle avait raison, l'angle était très mauvais pour Draco. Mais il n'avait pas dit son dernier mot.

Bien que la douleur était atroce, il libera son poignet et la poussa fort vers le sol en utilisant le poids de son corps sur elle. Elle ne se débattit pas mais le regarda simplement, attendant patiemment. Ses yeux avaient la couleur du miel, trop grand. Sa beauté était irréelle. Angélique.

« Draco, vérifie ses bras » gronda-t-il. Elle roula des yeux sous lui. Draco fit ce qu'on lui disait et leva les deux manches qui ne révélèrent rien. « Prend sa baguette ».

« Je n'ai pas ma baguette sur moi » répondit-elle « Mais n'hésitez pas à vérifier ».

« Vous avez à répondre à nos questions Miss » ricana Draco.

« Je ne vous dois rien, Monsieur Malfoy » dit-elle avec véhémence. « Maintenant, s'il vous plait, je voudrais terminer mon petit déjeuner ».

Severus la regarda. Sa poitrine se soulevait tranquillement. Il nota la chaine en argent autour de son cou lestée probablement par un pendentif. Il plongea sa main dans le décolleté. Les yeux de Severus rétrécirent. Elle sentait les roses mais rien de plus. Pas de parfum, de crème pas même l'odeur d'un champoing.

« Je pense que Mr Malfoy dit vrai même s'il le dit brusquement » reprit Severus avec un sourire narquois.

« Je ne vous dois rien Severus et vous ne me blesserez pas sous le toit de Dumbledor ».

« Je l'ai tué, je pense que je pourrais verser plus de sang dans sa maison » ricana-t-il en retour.

« Vous avez tué ce qui serait devenu le nouveau corps de Tom, vous lui avez accordé une faveur, je le sais. »

« Légimens ! » Severus cria en regardant dans ses yeux.

A la première entrée dans son esprit, il a vu la bibliothèque de Poudlard. Plus précisément, la section restreinte. Tous les titres s'affichait devant lui et s'il ne savait pas mieux, il aurait pensé être dans l'esprit de Madame Pince. Il se déplaça dans le couloir de ses souvenirs pour trouver de nombreuses portes verrouillées. Elles étaient fermées par magie pas par l'utilisation de l'occlumentie. Intéressant mais impossible pour lui de percer ses défenses. Il n'avait pas le désir de violer l'esprit de la jeune femme mais simplement d'obtenir des réponses à ses questions. Il chercha l'information concernant le sauvetage de la nuit dernière.

L'image vacilla. Elle appareillait dans cette maison. Elle commença à envoyer des sorts et des boucliers autour de Lui, Draco et elle. Elle ricana au seigneur des ténèbres en disant quelque chose de drôle.

« Comment vous sentez vous maintenant qu'une sang de bourbe emporte vos attractions ? » Dit-elle avant d'enrouler ses bras autour de lui et de Draco et transplana. Simple, rapide et efficace. Son identité ne lui était toujours pas révélée.

Il essaya de savoir comment elle savait qu'il était en danger. Mais il se heurta à un mur de pierre. Un charme. Il se retira de son esprit.

« Il n'y a rien à utiliser » s'ébroua-t-il.

« Bien sûr que non » dit-elle « Un imbécile aurait restreint l'accès à son esprit pour dissimuler son identité. Maintenant, que puis-je faire cuire pour le petit déjeuner ? »

Draco haussa les épaules et regarda nerveusement Severus.

« Un faux pas… »

« Et vous me donnerez une détention et me retirerez des points ? » dit-elle ironiquement « S'il vous plait Severus, permettez-moi de me relever » Son ton était beaucoup plus sincère sur la deuxième partie. « Je n'apprécie pas d'avoir des bleus aux poignets ».

Severus se releva rapidement apparemment dégouté de lui-même comme il la regarda avec un ricanement. Elle l'ignora tout simplement, frottant sa robe avant de retourner à ses poêles. Elle cuit les œufs de Draco et ensuite ceux de Severus. Elle prépara aussi des toasts et des saucisses. Elle ne fit rien pour elle. Elle but simplement un verre de cidre avant de quitter la pièce. Severus pouvait l'entendre passer à la salle de séjour avant de s'asseoir tranquillement.

« Je ne comprends pas » dit Draco en secouant la tête « Comment pouvait-elle savoir et savoir comment venir nous chercher ? »

« Fidelitas » dit-il. « Elle peut transplaner à mes côtés malgré n'importe quelles protections. Et tant qu'elle est en contact avec moi elle peut aussi transplaner pour sortir. »

« Vous êtes sous le charme ? » demanda Draco incrédule.

« Apparemment » il s'ébroua en termina son plat.

« Vous ne savez pas ? « Se moqua Draco « comment peut-on vous mettre sous le fidélius ? Vous aurez le droit de savoir qui est le gardien du secret ! »

« Draco, apparemment elle est la gardienne » souffla-t-il « ce qui signifie qu'elle ne peut jamais en discuter avec quiconque. Jamais »

« Mais elle peut discuter de mon sort ! » contesta-t-il.

« Donc, je te suggère d'apprendre rapidement comment être un homme sociable avec elle » Rogue se moqua à l'enfant qui hocha la tête rapidement en réalisant que sa vie reposait entre les mains d'une femme dont il venait de se moquer il y a quelques instants. « Mais je suis curieux de savoir qui elle est et comment Albus a pu mettre le sort sur moi sans que je ne le sache ».

Elle fredonnait à nouveau, et Draco sembla se calmer.

« Le jardin est sûr, mais ne t'en éloigne pas. Je voudrais lui parler seul. » Rogue regarda Draco pour s'assurer qu'il avait bien compris. Le blond se tourna vers lui et fit un signe avant de sortir de la cuisine dans le jardin. Rogue passa dans le salon pour trouver « Rose » tranquillement installée à son ouvrage.

« Encore une fois, je vais demander et je méprise avoir à me répéter. Qui êtes-vous madame ? » Dit-il pesant sur elle comme un étudiant autour de son chaudron.

« Est- ce vraiment important ? » soupira-t-elle. « Vous ne me devez rien et je ne veux rien de vous. Je ne suis pas un Serpentard. Bien que je suis certaine que vous ne me croirez jamais ».

« Vous avez raison, je ne vous crois pas » dit Severus avec un ricanement.

« Je m'y attendais. Mais je peux vous assurer que tant que le Seigneur des ténèbres ne sera pas mort, vous ne saurez pas mon identité. Pouvez-vous simplement accepter que je sois là pour vous aider ? »

« Puis je vous demander pourquoi d'abord ? » dit-il en ricanant.

« Très bien, je vais vous donner mes raisons. Je vous remercie pour votre sagesse, la ruse, l'aptitude à travailler en dépit d'obstacles insurmontables, votre courage et par-dessus tout votre intelligence absolue » dit-elle en haussant les épaules. « C'est quelque chose que je veux voir se développer une fois que la guerre sera finie au lieu d'être étouffé par tout ce que vous avez vu et ressenti. Vous avez été maltraités et méconnu. »

« Je vous connais depuis des années et je sais que vous êtes capable de choses pour lesquelles vous ne vous donneriez jamais de crédit. Vous êtes un homme d'action, vos paroles ne démentent jamais vraiment vos sentiments. » Ses yeux n'ont jamais hésité alors qu'elle parlait. Rogue à fait un pas en arrière, puis se détourna de la couleur miel de ses orbes qui recherchaient les siennes.

« Je n'ai absolument aucune raison de vous faire confiance en vertu de la grande quantité de charmes qui vous couvre. » gronda-t-il « La vie de ce garçon est dans mes mains maintenant et vous avez rendu impossible pour moi de retourner vers eux maintenant. »

« Tom avait pour plan de vous tuer ce soir. Il est vrai que ni vous ni Draco ne pouvez revenir maintenant. Le spectacle peut avoir eu l'air impressionnant mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne réalise que je n'ai pas travaillé seule. »

« Qui vous a aidé ? » grogna-t-il avec véhémence « Dites-moi maintenant ! »

« Je suis en contact avec d'autres, vous en rencontrerez sous peu »

« Donc vous dites que vous travaillez pour l'ordre » railla-t-il.

« Non, je travaille pour Albus, je travaille pour ceux que j'aime pas pour la politique qui déchire l'ordre maintenant. Ma seule préoccupation est de suivre les ordres d'Albus et de prendre soin de vous, de vous garder en vie. La nuit dernière cela comprenait Draco. Je connais le vœu que vous avez fait. »

« Qui est votre contact » commença-t-il avant d'être interrompu.

Toc

« Quand on parle du diable il doit apparaitre » dit elle ne se dirigeant vers la porte. Severus se plaça dans un coin, la baguette à la main.

« Venez Lucius, puis je prendre votre manteau ? » Lucius le retira lui-même et lui tendit tranquillement.

« Sont-ils sains et saufs ? » lui demanda Lucius.

« Oui, Draco doit être dans la cuisine ou le jardin et Severus est là où on peut s'y attendre. » dit-elle en accrochant le manteau. « Il y a du café dans la cuisine, allons-nous ? »

« Oui, s'il vous plait » Son comportement habituel avait disparu et ses yeux étaient rouges et gonfles, il ne tentait pas de le cacher. Elle regarda vers Severus, puis marcha avec Lucius dans la cuisine. Elle posa 3 tasses de café alors que Severus les suivait.

« Elle n'a pas réussi à sortir » dit Lucius, sa main tremblait et il essayait de se contenir.

« Lucius » commença Rose mais il leva la main pour l'arrêter.

« Nous savions dans quoi nous nous embarquions » dit-il tranquillement « au moins, il a été rapide pour elle. »

« Il vous en a déjà trop fait » observa t elle

« Il a blessé ma famille, il ne pouvait pas s'attendre à moins que ce qu'il a reçu. » répondit-il laconique.

« Et qu'à t-il reçu mon vieil ami » ricana Severus avant de s'asseoir pour prendre son café.

« Il a échoué a vous tuer ainsi que mon fils et j'ai ceci » dit-il en tirant une boite de sa poche. « Si cela peut aider »

Severus ouvrit la boite et regarda à l'intérieur. Rose leva les yeux et pocha la tête.

« La tête de Nagini » répondit Severus a la question non posée. « Oui ce sera bénéfique. »

Lucius était assis en silence. Rose avait fait un effort pour ne pas parler. Elle nettoyait simplement la cuisine, lui a offert quelques biscuits qu'il a refusés et s'assit sagement sur une chaise, les mains sur les genoux. Sa simple présence semblait être ce dont Lucius avait besoin. Ne pas la toucher, ne pas l'écouter, ne pas sangloter ou pleurer, juste savoir que quelqu'un était là semblait être suffisant. « Rose » semblait être en phase avec cela. Apres environ une demi-heure, sa voix douce retentit dans le silence de la cuisine.

« Draco est dans le jardin » dit elle et Lucius sembla s'ébranler. Il hacha la tête brusquement et sortant. Elle regarda vers Severus et parla tranquillement.

« Il a besoin de pleurer mais il ne montre aucune faiblesse en ma présence » dit-elle en se levant lentement « Plus de café ? »

« Non, je suis toujours en train de chercher qui vous pouvez être et je ne peux pas vraiment dire que je sois confiant dans cette situation. »

« Si vous avez un problème et que vous désirez parler à quelqu'un de confiance, Albus est dans le salon » dit-elle tranquillement en se servant un café. Encore une fois elle l'avait surpris au-delà de la raison et il se retrouva devant la porte du salon avant d'y avoir pensé. En l'ouvrant, il découvrit une pièce sombre. Il jeta un rapide lumos mais ne vit personne dans la salle. Il soupira. Il savait qu'Albus était mort. Pourquoi avait-il si facilement cru ce qu'elle disait. Pourquoi avait-il pris la peine d'y croire ?

« Mon garçon, tu es horrible » c'est sa voix. Cela la choqué, le sortant de sa rêverie comme il cherchait la source de la voix. Sur le mur, fier assis à son bureau avec un grand bol de gouttes de citron était le portrait d'Albus Dumbledor. « Mais je vous ai vu pire ».

« Qui est-elle Albus ? » ricana-t-il.

« Qui ? »

« Vous savez qui ! »

« Ah, la douce et belle » dit-il avec un clin d'œil. « Elle est vraiment un bijou et un géni avec cela. »

« Qui est-elle ? » s'impatientât-il

« Severus, pour sa sécurité, la sécurité des autres et la vôtre, je ne peux pas vous le dire. Elle est entièrement digne de confiance et elle n'a que vos intérêts à l'esprit. » Dit Albus avant de prendre une goutte de citron.

« Et apparemment les Malfoy aussi »

« Non, franchement, elle ne s'inquiète pas de ce qui leur arrive » dit-il avec un clin d'œil lumineux. « Vous savez, tout cela est son idée. Je lui ai dit que si vous franchissiez la ligne et que si elle se sentait trop mal à l'aise elle pouvait arrêter à tout moment. Elle a même combattu avec moi pour vous défendre vigoureusement la première nuit. » Albus semblait perdu dans sa rêverie.

« Albus est-elle l'une de vos amie ou l'un des professeurs ? Si elle est professeur alors elle va manquer les cours ! »

« Elle n'est pas professeur, elle ne manquera donc pas les cours. Elle fait son travail comme elle doit. Maintenant que vous êtes bien, elle va aller et venir à partir d'ici. Elle ne peut pas rester ici pour assumer ses fonctions. » Dit-il sévèrement. « Cette dame ne vous poignardera pas dans le dos Severus. Jamais ».

Soudain, il leva les yeux vers la peinture pour dire quelque chose mais le vieux bouc ronflait faiblement dans une tentative de paraitre endormi. Il savait qu'il n'obtiendrait aucune réponse. Severus se leva et sortit de la salle de séjour en regardant après Rose. Elle n'était pas là. Il arriva à la cuisine pour trouver le père et le fils pleurant ensemble.

Il ne l'a pas revu pendant 2 mois. Bien qu'il reçoive des hiboux régulièrement pour savoir s'il avait besoin de quelque chose, il n'avait pas vu son beau visage, le visage de la femme qui était son gardien. Il se trouvait souvent pour boire du scotch dans le salon avec Albus ou Lucius et Draco. Draco suivait des cours avec lui. Rose avait fait en sorte qu'ils aient tout le matériel nécessaire pour pouvoir passer ses ASPIC à la fin de l'année.

Une douleur brulante dans ses bras ainsi que celle de Lucius est soudainement venu vers le mois de Décembre. Le seigneur des ténèbres convoqué ses fidèles et cela en toute urgence. La chouette de Rose arriva en même temps que la convocation.

SS/LM

Amenez Draco. Il est temps. Il y a une clé moldue dans le bureau. Il s'agit d'un portoloin. Il sera activé dans 20 minutes. Apportez vos masques et vos capes, vous pourriez en avoir besoin.

Votre concierge.

Les trois se préparèrent et quand l'heure sonna, ils sentirent le portoloin s'activer avant de tomber au 12 square Grimmauld. Comme ils apparurent, Rose était là.

« Il est bon de vous revoir » dit-elle debout devant eux, sans bouger. C'était surréaliste. Elle portait une cape blanche à capuchon. « Je voudrais que les circonstances soient plus heureuses. »

« Potter y va ce soir » dit clairement Severus.

« Non, Potter a déjà été pris » dit-elle en baissant légèrement les yeux. « Nous y allons pour le faire sortir. Cela fait partie du plan ».

« Je vois » dit doucement Lucius. « Utiliser l'arrogance de l'ennemi contre lui. Très … Gryffondor. »

« Je crains de ne pas être en mesure de commenter précisément »dit-elle en ouvrant la porte pour eux.

Les heures qui suivirent furent un tourbillon de plans. Le visage de Rose était sévère, mais personne ne semblait vraiment faire attention à elle. Personne ne l'incluait dans les plans. Ils semblaient le faire exprès. Cela mettait Severus en colère de penser que quelqu'un d'aussi puissant pour entrer dans une orgie et de sortir avec 2 Mangemorts sous chaque bras doit être ignoré. Peut-être qu'il y avait un autre plan pour elle. Il a également remarqué que les 2 autres membres du trio n'étaient pas là. Granger et Weasley ne sont pas là. Sans Potter, ils ne doivent pas avoir trouvé la nécessité de mêler les 2 enfants.

Lucius et Severus furent les premiers à partir. Les autres utilisèrent un portoloin.

Severus trouva Potter rapidement, il n'avait pas eu grand mal mais il n'avait pas sa baguette. Harry n'était pas un sot cependant et il força queudever à rembourser sa dette de vie en lui apportant sa baguette. Queudever fut soulager de ne pas avoir à affronter le seigneur des ténèbres lorsqu'une minute plus tard, Severus le tua.

Draco était vraiment brillant sur le champ de bataille. La peur, la rage et la colère qui déferlaient sur lui l'aidaient. Il envoyait toutes les malédictions et sorts qu'on lui avait appris depuis sa naissance.

Lucius se battait à côté de son fils. Il ne fallut pas longtemps pour qu'Harry rentre dans la mêlée avec Ron. Ce fut Ron qui tua Fenrir Greyback et il n'eut pas à utiliser la magie pour ça. Un poignard avait été suffisant pour le loup garou.

Le cercle des détraqueurs fut difficile à disperser. Harry envoya son patronus. Cela suffit à les faire reculer mais cela avait aussi alerté les Mangemorts. Ce fut une expérience douloureuse quand peu de temps après, il se trouva à genoux devant le seigneur des ténèbres.

Parfaite dans son uniforme scolaire, intacte et pas sale et certainement pas abusée se trouvait une très forte Hermione Granger. Sa baguette magique à côté d'elle. Les yeux de Ron semblaient vouloir sortir de sa tête. Elle lui sourit mais demeura silencieuse.

Severus regardait la née moldue comme si elle avait 8 têtes. Ne se rendait elle pas compte qu'une fois que Potter serait mort, le seigneur des ténèbres la tuerait aussi. Il laissa échapper un soupir quand quelque chose le frappa. Rose. L'odeur pure de rose emplissait l'air.

« Surpris Potter ? » Siffla Voldemort comme il le frappa. « Elle a été très utile au fil des ans, vraiment. Dommage qu'elle n'ait pas su que Rogue était un traitre où cette guerre aurait été finie depuis longtemps. »

« La sang de bourbe ? » cracha Draco.

Hermione semblait l'ignorer. Elle semblait aussi arrogante que tout Malfoy sauf que ses mains étaient jointes si innocemment devant elle.

« Tu aurais toujours du écouter Albus, Rogue. » dit-elle d'une voix trainante. « Mais non, il fallait que tu joues des deux côtés hein ? Et qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie que je dois vous poignarder dans le dos. » Ce fut au tour de Rogue de l'ignorer. Ce parfum semblait venir du siège du Dark Lord. D'où venait-il ?

« Je maudis le… » Commença Lucius avant de crier et de s'effondrer.

« Bien essayé » dit Hermione presque joyeusement. « Mais j'ai l'intention de survivre a cette guerre et franchement, tu es pathétique Potter » Harry fut frappé par les mots. « Je veux dire vraiment ! Tu ne peux même pas avoir assez de contrôle de toi-même pour étudier ! » Les poings d'Harry se serrèrent jusqu'à ce que ses doigts deviennent blancs. Rogue connaissait le sentiment de trahison qu'Harry devait ressentir à cet instant.

« Vous devez écouter, Severus » c'était la voix de rose « je suis ici et je veux votre parole solennelle que lorsque tout ceci sera terminé, vous vivrez une longue vie, la vie pour laquelle j'ai travaillé. Promettez-moi Severus, s'il vous plait ! » Alors Rose était un legilimens. Cela expliquait beaucoup de choses. Il a essayé de voir ou elle était mais avec les masques, il ne pouvait distinguer les visages.

« Promis » fut sa réponse.

« Je pense que Weasley devrait être le premier, petite » appela le seigneur des ténèbres.

« Je veux Lucius d'abord, je lui en dois une » dit-elle doucement. « Ensuite, je veux entendre Draco crier à mes pieds ».

« Je ne te demande pas ce que tu veux » lui siffla-t-il. Elle était toujours debout à ses côtés, légèrement en retrait. Ses yeux restèrent fixés sur Severus pour un moment et un sourire modeste franchi ses lèvres.

« N'oublies pas ta promesse » dit encore une fois la voix de Rose et en un éclair Severus vit le reflet de quelque chose derrière le seigneur des ténèbres avant que ça ne s'écrase sur le Dark Lord. Sa baguette est tombée et avant qu'il ne puisse se baisser pour la rattraper, Harry avait frappé.

Les sorts ont commencés à voler. Hermione refusait de crier alors que Bellatrix la maintenant sous son doloris.

Les moments qui suivirent furent flous mais les sorts qu'Harry lançait n'étaient pas à négliger. Le seigneur des ténèbres lui renvoyait sorts après sorts même s'il était sans baguette et quelque chose sortait de son dos. Enfin Harry s'arrêta.

Une lumière aveuglante envahie soudain la zone. Il y eu des cris, chaque Mangemorts hurlait alors que la marque des ténèbres disparaissait de leurs bras.

Lucius et Draco se cramponnait à leurs avant-bras. Severus rampa jusqu' 'à Hermione. Au moment où il arriva à ses côtés, il sentit le parfum de Rose. Hermione Granger était sa « Rose ». Il l'attira contre lui et tremblant, vérifia ses signes de vie. Maugrey et Tonks eux, vérifiaient les signes de vie d'un Harry Potter inconscient en murmurant que ça n'était pas la façon dont le plan n'était pas censé se dérouler ainsi.

Lucius récupéra beaucoup plus vite que Draco. Il regarda son vieil ami se cramponner. Il remarqua le poignard qu'il avait utilisé il y a longtemps lors de séance de torture sur Severus. C'était ce poignard qui avait servi à détourner l'attention du Seigneur des ténèbres. Hermione Granger avait son poignard. Hermione granger avait poignardé l'assistant le plus sombre de tous les temps avec le poignard qu'il avait lui-même utilisé sur Severus. Son poignard avait été la raison de la chute de Voldemort. Il secoua la tête, s'accroupit et ramassa son fils avant de s'éloigner.

Severus trouva le pouls faible de la Gryffondor dans ses bras. Appelant de l'aide, ne se rendant compte que plus tard a quel point il avait hurlé comme un dément, les médicomages de Saint Mangouste se précipitèrent vers lui. Il détestait renoncer à elle, mais pour sa vie, il le fallait. Ils l'emmenèrent loin de lui, le parfum de Rose le quittant aussi.

Elle se sentait comme si un Hippogriffe était assis sur sa poitrine mais força ses yeux à s'ouvrir. Inhalant profondément, elle se sentit perdue quelques instants. Elle ne savait pas où elle était et s'était assez effrayant. Un gémissant s'échappa avant qu'elle ne réalise. Immédiatement les gens autour d'elle affluèrent et des questions fusèrent dans tous les sens.

« Non ! Laissez-moi tranquille ! S'il vous plait ! » Réussit elle a crié alors que la claustrophobie menaçait. La medicomage arriva, obligeant les autres personnes à partir sauf un responsable.

« Miss Granger ? »

« Oui »

« Comment vous sentez vous ? »

« Epuisée, éveillée, vivante, secouée et terriblement effrayée » dit-elle « Ou est Harry Potter ? Ou est Ron Weasley ? » Demanda-t-elle en regardant autour d'elle frénétiquement « Ou est Severus ? » Exigea-t-elle.

« Qui est Severus ma chère ? » demanda la médicomage.

« Rogue ! »

« Cet homme ? Cette insupportable personne ? » Grogna l'infirmière.

« La chauvesouris graisseuse qui enseigne les potions ? Vous vous souvenez»

« S'il vous plait, essayé de vous calmer Miss » répondit elle à voix basse face à la colère de la jeune sorcière.

« Je ne sais rien à propos de Severus Rogue mais nous avons envoyé un hibou à M Weasley à l'instant. »

Hermione appuya sa tête sur l'oreiller et attendit que Ron arrive.

Le lendemain, Hermione se réveilla à la légère secousse sur son bras.

« Vous avez un visiteur, Miss Granger »

Hermione soupira et en essuyant de bouger son bras, remarqua qu'elle était attachée. Confuse, elle regarda Arthur Weasley rentrer dans sa chambre.

« Miss Granger » dit-il froidement.

« Mr Weasley ! » elle s'arrêta soudain remarquant son comportement froid. « Pourquoi me regardez-vous comme ça ? Ou est Ron ? Ou est Harry ? »

« Ils sont morts » dit-il sèchement. L'horreur atteint Hermione. « Vous aurez à vivre avec ça alors que vous serez à Azkaban, Miss Granger »

« Azkaban ? Pourquoi ? Qu'ai-je fais de mal ? J'ai suivi le plan, j'ai fait ce que je devais faire ! » Gémit elle ' Pourquoi vous détournez vous de moi ? »

« Tout Mangemort a appris à mentir, n'est-ce pas ? » dit-il en se tournant vers elle. « J'ai perdu 3 fils dans cette guerre, chienne immonde ! Mes fils sont froids et sous terre et vous avez eu le courage de rester en vie et de vous lamenter ! Vous avez contribué à leur mort et vous pourriez pour ça. Il n'y aura pas de procès, vous irez directement en prison, Miss Granger ! »

« J'ai droit à un procès ! » protesta-t-elle. « Je n'ai rien fait de mal ! Je ne suis pas un Mangemort ! Demandez à Draco, à Severus ! Merde, Demandez à Maugrey ! »

« Maugrey est parmi les morts, Miss Granger » s'ébroua-t-il.

« Tous ceux qui savaient sont morts » soupira-t-elle. La preuve serait apportée plus tard. Elle savait que c'était un risque pour elle être un agent infiltré. Au moins, Severus avait sa baguette, ils ne pourraient ainsi pas la lui casser.

« Votre escorte vous attend. « dit-il cruellement comme il la tira brusquement du lit par ses liens. Arthur l'emmena vers la voiture surveillée par les détraqueurs. Elle senti immédiatement les effets sur elle.

Goutte à goutte

Deux cent septante deux

Goutte à goutte

Deux cent septante trois

Goutte à goutte

Les ingrédients du polynectar sont… La poudre de bicorne, peau de serpent…

Goutte à goutte

La prononciation correcte de wingardium Leviosa est …

Goutte à goutte…

Peut-être que ça n'est pas si important que ça de savoir quels sont les ingrédients du tirant d'eau… non, non… c'est l'asphodèle ajouté à une infusion d'absinthe. Rappel toi en.

Goutte à goutte…

Deuxième année,… les mots de passe de la carte des Marauders est… oh… Qu'est-ce que c'était…oh oui ! Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. C'est ça. Rappel toi de ça, c'est important.

Goutte à goutte…

Troisièmes année, jour 15…. Le jour de la défaite e de Voldemort est le 1er décembre 1997. Rappel toi en c'est important. Légilimencie est illégale… c'est important, n'oublies pas. A quand la prochaine…

Goutte à goutte…

Ah, ça y est. Je suppose que je suis encore en vie alors.

Goutte à goutte…