Chapitre 3 : couper les roses
La porte s'ouvrit et la femme dans un coin mit son bras en face d'elle pour se protéger de la lumière. Une ombre planait au-dessus d'elle quelques instants.
« Miss Granger, debout » Il faisait froid et elle ne voulait pas écouter. Chaque fois qu'ils la torturaient, il l'emmenait dans cette salle. Dans cette pièce où ils envahissaient son esprit et ça faisait mal. Elle enroula ses bras autour d'elle, refusant de se déplacer. Ses yeux brillaient de détermination.
Levée des couches de tissus en lambeaux qui lui servaient de lit, elle fut emmenée par deux aurors. Elle ne les connaissait pas, mais là encore, elle ne pris pas la peine de les regarder.
« Sortir de la cellule, tourner à droite. Quinze secondes et ils vont tourner à gauche. Cinq secondes et on monte les escaliers… attendez… ce n'est pas le chemin… ce n'est pas la route vers la salle d'interrogatoire… »
Elle commença à lutter, essuyant de sortir de leur emprise. Elle avait besoin de fuir. Il ne pouvait pas lui donner le baiser de la mort. Elle était condamnée à vie, elle ne devait pas mourir de cette façon. Elle essuya de crier mais tout ce qui sortit fut un sifflement.
« Arrêtez cette folie, Miss Granger ! » dit une voix derrière elle. Elle ne la reconnut pas. Avec ses yeux blessés, tout ce qu'elle pouvait voir c'était des taches de lumière. Tout était trop bruyant aussi. Elle ne cesserait pas de se battre, elle clamerait son innocence jusqu'à la fin.
« Stupéfix ! » et l'obscurité l'enroba.
Severus est mieux, il enseignait à nouveau les potions.
Puis la porte s'ouvrit et Lucius entra dans la salle. Il lui donna un sourire, il aussi avait survécu à son calvaire.
Draco prit un siège dans la classe et lui donna un froncement de sourcil comme il devait le faire, mais au fond, elle était heureuse qu'il allait bien.
Non… attendez… elle était en train de rêver… Réveilles toi ! Oh dieux Hermione… réveilles ti avant qu'ils ne viennent et te prendre ton bonheur !
Je ne peux pas me réveiller.
« Oh Arthur » entendit elle Moly gémir. « La pauvre ! Regarde-la ! »
Aucune réponse ne vint à part le bruit de pas et d'une porte qui claque.
« Maintenant, ne le laisse pas te déranger » chantonnait la voix de la femme Weasley.
« Continues à dormir. Personne ne t'accuse Hermione. »
La lumière semblait si forte ici. Elle plissa des yeux, son corps était mieux mais son esprit était encore sous le choc. Tant de voix étaient venue et allée et elle n'avait pas suffisamment d'énergie pour les reconnaitre. Elle devait trouver comment Harry, Ron, Charlie et Bill étaient morts. Elle ne savait rien d'autre de l'issue de la guerre.
Forçant son corps à bouger, elle réussit à s'asseoir sur le lit. Dehors il faisait clair et ensoleillé. Prudemment, elle se déplaça jusqu'aux toilettes. Elle garda la tête baissée comme elle passait devant le miroir. Elle ne voulait pas lui donner une chance de lui dire à quel point elle avait l'air terrible ou quelque chose d'autre pour l'enfoncer.
Dans le long couloir, elle regarda autour d'elle pour s'assurer que personne n'était là. Ça semblait vide et elle commença à se déplacer lentement. Cet endroit devait être le dernier ou elle aurait voulu être : le terrier. Elle devait sortir d'ici. Elle devait partir avant qu'Arthur ne vienne. Elle devait fuir.
Sur la porte, elle remarqua la saleté sur ses pieds nus. Elle vit comme la boue ressortait sur sa peau maladivement pale. Elle n'avait plus de tout de couleur. Trois ans sans soleil. Absente de mélatonine…
Son esprit divaguait sur le raisonnement chimique de son manque de couleur. La prochaine chose qu'elle vit fut ses bras extrêmement mince. Diminution de la musculature en l'absence d'utilisation.
Son esprit continuait à errer comme elle atteint la clairière où elle était si souvent venue. Elle continua à injurier son apparence.
Ce n'est que lorsqu'elle vit le manteau de l'Auror qu'elle réalisa le danger et qu'un cri lui déchira la gorge. Tendant les bras, elle parait à une attaque. Un autre manteau est arrivé et Hermione se mit à Hyperventiler. Je ne vais pas y retourner. Elle se retourna pour s'éloigner et se trouva enveloppée dans un monticule de tissu noir. Pas le manteau d'un Auror. Beaucoup plus doux, beaucoup plus chaud. Oui chaud. J'ai si froid.
En levant les yeux, elle rencontra les yeux gris orage de Lucius Malfoy. Ses yeux se sont agrandit et le souffle le manqua. Elle essaya de partir, de s'éloigner mais il maintenait sa prise sur son bras.
« Miss Granger » sa voix était soyeuse et douce, près de la séduction. Presque. « Vous devez vous calmer ».
« Je…je… ne reviendrais pas la bas… je ne peux pas y retourner… » Elle frissonna. « S'il vous plait Mr Malfoy, je ne suis pas sortie. Les aurors m'ont entrainée ! Je jure que je ne me suis pas enfuie ! » Elle tenta de s'enfouir à nouveau. « S'il vous plait tuez-moi ! Mais ne me laissez pas y retourner ! Vous me haïssez, s'il vous plait tuez-moi ! »
Les aurors s'avancèrent de quelques pas vers la jeune fille.
« S'il vous plait, ne laissez pas Arthur me ramener la bas ! Il va m'y renvoyer ! » Cria-t-elle hystérique.
« S'il vous plait Miss Granger, vous êtes en sécurité » dit-il doucement. Il fit partir les aurors.
Une fois qu'ils furent partis, elle se détendit un peu, mais était encore très mal à l'aise. Elle avait besoin de s'éloigner. Lucius allait la tuer maintenant. C'était certain. Tout à coup elle se sentit en paix et elle soupira. Lucius fronça les sourcils et la regarda. Elle attendit.
« Je ne serais jamais en sécurité… » Murmura-t-elle presque trop bas.
« Miss Granger » recommença-t-il. Il sentit ses muscles se crisper à nouveau et dans un bruit ils transplantèrent. Il n'y avait qu'un moyen de faire en sorte que la jeune fille se sente en sécurité.
Oh, elle n'aimait pas la sensation du transplanage. Elle sentait son corps être retenu. Elle était dans les bras de Lucius, elle ne savait pas où mais elle était certaine qu'il aurait mieux valu être n' importe où plutôt qu'ici. Elle n'était pas folle, mais par l'enfer elle ne savait pas ce qui se passait. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit le double déclic des portes massives qu'elle réalisa ou elle était. Elle était à la maison, a Poudlard.
Elle se réveilla, cette fois non pas au terrier mais pas non plus dans l'aile de l'hôpital. Elle ne savait pas où elle était. Elle était vraiment fatiguée de cela. Assise, elle tira ses genoux contre sa poitrine comme elle l'avait fait à chaque fois que les aurors l'emmenaient dans la salle pour 'l'interrogatoire'.
Drôle de mot qu' 'Interrogatoire' pour décrire ce qu'ils lui avaient fait. Ils ont violé son esprit et son corps, ils l'ont frappée avec des malédictions et des maléfices. Tout cela pour l'amener à dire l'emplacement d'autres Mangemorts. C'est vraiment ironique, elle avait tout fait pour se débarrasser des Mangemorts et pourtant ici, les gardiens d'Azkaban ne valaient pas mieux.
Elle n'avait jamais eu de procès. Donc techniquement, elle n'avait pas de cassier judicaire. Elle n'avait jamais été officiellement arrêtée, ce qui signifie qu'elle n'avait pas le droit à un avocat.
« Bon… Bonjour ? » Cria-t-elle dans l'obscurité. Son cœur battait fort, elle était dans le noir, personne n'était la et elle se sentait si seule. Elle tremblait encore. Etat d'hypothermie prolongé, Sirius n'arrivait jamais à se réchauffer. C'est ce que font les détraqueurs.
« Lumos » elle sursauta à l'audience de la voix. Son corps frémit comme elle bondit sur la gauche alors que la voix venait de sa droite. Ses bras croisés sur elle-même et se recroquevilla en tirant ses mains devant ses yeux pour se protéger de la lumière.
« Granger ? Tu es éveillée » dit la voix. Masculine.
« S'il vous plait ne me touchez pas » dit-elle frissonnant toujours.
« Très bien » dit-il. Elle savait qu'il était assis mais elle ne pouvait toujours pas le voir.
« La lumière est trop forte, S'il vous plait… »
Un sort fut coulé et puis le silence revint. « Je l'ai baissée. Essaye de regarder à nouveau. »
Lentement, elle baissa les mains, clignant des yeux vers la souche de lumière. Lentement, elle fut en mesure de distinguer la forme de Draco Malfoy assit près d'-elle. Ses yeux s'écarquillèrent à nouveau, puis lentement, elle baissa la tête.
« Je croyais… »
« Quoi ? » quand il ne reçut pas de réponse il recommença. « Granger, a quoi pensais tu ? »
« A Poudlard. Il suffit d'en finir au plus vite. »
« Granger, en finir au plus vite avec quoi ? » dit-il d'une voix trainante. « Ca ne veux rien dire ! »
« Tu me détestes, laisse-moi tranquille et laisse-moi mourir ».
« Tu ne vas pas mourir Granger » soupira-t-il « Personne ne t'as rien dit ? »
« Cela n'a plus d'importance maintenant. »
« Granger, tu es à Poudlard. Tu es dans mes quartiers, mon père t'as emmené ici ce matin. Minerva et moi avons essayé de te réveiller toute la journée. »
« Tellement fatiguée. » Merde je suis encore tellement fatiguée. Non ! Ce n'est plus le moment de dormir !
Draco sortit de la chambre, la laissant a ses pensées.
Le feu tourna au vert et la tête de Draco Malfoy se matérialisa.
« Severus » cria-t-il.
« Qu'est ce qu'il y a mon garçon ? » répondit-il. Il ne pouvait être vu par le jeune homme.
« Je pense que j'ai besoin d'aide ici. J'ai une jeune femme que mon père a mise sous mes soins mais je n'ai aucune idée de quoi faire avec elle. »
« Alors, appelle Poppy pour qu'elle voit si elle va bien. Vraiment Draco, tu ne peux pas faire appel à moi pour… »
« C'est Hermione Granger » interrompit-il. « Elle frissonne et tremble, elle se recule au touché. Elle pria mon père de la tuer et dit qu'elle ne sera jamais en sécurité. » Dit-il exaspère. « Je ne sais pas ce qu'il faut faire. »
Un profond soupir lui répondit. « Je serai la bientôt. »
« Merci » dit-il avant de quitter la cheminette.
Le cœur de Severus était en course. Elle avait été libérée ? Pourquoi ne le savait-il pas ? Tout le monde dans l'ordre, savait qu'elle avait été transportée à Azkaban pour avoir trahi l'ordre et pour trahison contre le ministère. En raison de son âge, elle avait été condamnée à vie au lieu de recevoir le baisser des détraqueurs. Que faisait-elle dans le bureau de Draco ? Personne ne l'avait cru lorsqu'il avait plaidé pour son innocence. Il aurait pu fournir les preuves grâce à la baguette d'Hermione mais chaque indice de son innocence avait été mis de côté. Il n'allait pas prendre le risque que sa baguette soit détruite.
Il glissa ses doigts sur une boite poussiéreuse et l'ouvrit. A l'intérieur était sa baguette et son pendentif qu'il avait récupéré a Saint Mangouste. Ses doigts coururent sur le pendentif qui faisait d'elle 'Rose'. Il correspondait à 2 serpents enroulé autour d'une épée. Il referma boite et se dirigea vers le foyer.
Lançant de la poudre de cheminette dans la cheminée, il fit un pas en annonçant. « Bureau de Draco Malfoy ! »
Severus était à peine sortit de la cheminée que deux bras mince lui entourèrent la taille et qu'une masse de frissons s'accrochèrent a lui comme a une bouée de sauvetage. Regardant vers le bas, il pouvait voir la forme d'une jeune fille connue tremblante. Ses yeux reflétaient la pure peur.
« P… Professeur… » Commença-t-elle. Il a été choque. Draco était assis dans une chaise derrière son bureau les regardant le front plissé. Severus aussi était étonné, il n'avait connu Hermione que dans ses salles de classe et dans ses interactions avec Harry Potter.
« Eh bien Severus, c'est le seul mouvement qu'elle ait fait. » répondit Draco sèchement.
« Elle souffre d'une surexposition au détraqueurs » dit-il en regardant vers le bas. « Elle est gelée. »
« Je vais chercher une couverture dans ma chambre » dit Draco avant de quitter la pièce.
Lentement, Severus força la jeune fille à desserrer son emprise sur lui malgré ses gémissements. Il la posa sur le canapé et s'assit sur le sol. En la regardant, il la vit serrer ses genoux contre sa poitrine et restant la comme un enfant gâté. Elle ne fit aucune tentative pour lui parler. Elle était juste assise là, comme perdue dans ses pensées.
« Dites-moi » dit-il après un peu de temps.
Elle leva les yeux vers lui, l'interrogeant.
« Vous… vous ne savez pas ce que vous me … demandez » bégaya-t-elle alors que Draco revenait avec sa couverture. La remettant à Severus, l'ainé la déploya et l'enroula autour des épaules d'Hermione.
« Qu'ont-ils fait pour vous ? » demanda Severus.
« Ils voulaient savoir… où était le reste d'entre eux… » Dit-elle. « Ils m'ont dit que j'étais un… Mangemort… et que je devais leur dire… ou était les autres… » Dit-elle doucement.
« Ce n'était pas la question, Miss Granger » dit-il. Elle tressaillit et détourna les yeux. Elle tira la couverture mais ne bougea pas.
« Leur avez-vous dit quelque chose ? »
« Je n'avais rien à leur dire ». Draco remarqua les changements subtils de son comportement et se rassit sur une chaise pour regarder le maitre espion faire son travail. « Je n'étais pas un Mangemort. »
« Alors que Voldemort vous a utilisée pour obtenir des renseignements sur Potter »
« Oui » dit-elle doucement. « Et pour faire baisser son moral. Mais ce n'était pas le plan ! »
« Quel était le plan, Miss Granger. »
« Vol… Voldemort a terre ! » Cria-t-elle dans la couverture. « Donner sa baguette a Harry, s'il n'en avait pas… Et essayer de s'en sortir. »
« Vous étiez prête à mourir ce jour-là ? »
« Oui » dit-elle doucement.
« Vous étiez prête à aller à Azkaban ce jour-là ? »
« Oui, j'étais prête pour ça mais j'espérais mieux. » elle frissonna
« Pourquoi ? » il n'y avait aucun sarcasme dans sa voix, il semblait sincère.
« Vous avez dit que vous étiez prête à aller à Azkaban alors pourquoi êtes-vous maintenant en train e pleurnicher comme une première année ? » se moqua-t-il.
« Azkaban j'aurai pu traiter » Les yeux de Severus se tournèrent vers Draco qui fronça les sourcils et le regarda, perplexe.
« Vous avez été libérée Miss Granger. Savez-vous pourquoi ? »
« Non, je ne sais pas. Mais je ne peux que supposer que la vérité a éclaté »
« Qu'ont-ils fait pour vous ? » Il se mit à genoux près d'elle et tendit la main. Quand sa main la toucha, elle tressaillit et se tendit. « Ils vous ont violée. » ça sonnait froid, plat et sans cœur. Elle se contenta de hocher la tête, ne se fiant pas à sa voix. « Ils ont utilisé la Légilimencie pour tenter de briser votre volonté. » Encore une fois, elle hocha la tête. « Ensuite, il vous ont jetée dans une cellule avec les détraqueurs. » Encore une fois, elle hocha la tête. Severus regarda Draco qui reflétait un mélange de colère, d'horreur et d'embarras profond. « Et puis, Miss granger ? »
« Ils m'ont envoyé au terrier. Je n'étais pas capable de me réveiller, j'étais tellement fatiguée. »
« Vous ont-ils donné du chocolat ou une potion réparatrice ? » demanda-t-il sérieux Elle secoua la tête. Encore une fois, la colère de Draco réapparut. « Qu'as-tu fait alors ? »
« J'ai couru » dit-elle doucement.
« Et Lucius vous a trouvé ? » Elle hocha la tête.
« Et les aurors aussi » ajouta-t-elle « je pensais qu'ils allaient me ramener. »
« Je suis celui qui t'ai fait sortir Granger » dit Draco « J'ai trouvé la pensine de Dumbledor et exigé du ministère qu'il te libère. Plutôt que de lancer un scandale, ils t'ont libérée. »
« Je ne suis en sécurité nulle part » murmura-t-elle. « Pas de baguette magique, pas de vie, des parents morts, nulle part où aller, je ne peux pas rester au terrier. Arthur me déteste. Arthur m'a emmenée à Azkaban. »
Draco était livide. Arthur avait usé de son influence pour faire ça ? « Comment as-tu eu le poignard de mon père ? »
Elle s'arrêta, alletante. « Je ne vais pas en parler. »
« Vous l'avez eu sur moi n'est ce pas Hermione ? » demanda la voix douce de Severus, calme et apaisante. Un ton qu'elle n'avait jamais entendu chez l'homme. Ses yeux instantanément se fixèrent sur les siens. « Dans ma jambe. Le premier jour ou vous m'avez guérit. Vous êtes la femme qui a pris soin de moi pendant toutes ces années. Ce fut le poignard que vous avez retiré de mon corps. » Ses yeux ne bougèrent pas et elle ne parla pas, contient de la regarder. Elle ne voulait pas affirmer ou infirmer. Bien que son silence était déjà une affirmation.
« Pouvez-vous prendre soin d'elle Severus ? » demanda vivement Draco avant de disparaitre par la cheminette.
« Hermione, il est parti, dites-moi la vérité maintenant. »
« C'est moi. Vous aviez besoin d'aider mais vous ne vouliez laisser personne vous approcher. »
« Albus vous a appris Légilimencie/ Occlumentie. Alors vous avez fait le charme et vous veniez quand j'étais appelé. » Continua-t-il pour elle.
« Oui. Il m'a dit que vous n'accepteriez pas l'aide de Poppy »
« Venez ici, Hermione » dit-il tranquillement, comme il l'attirait dans ses bras et la serra. Il ne lui offrit pas de pitié, elle ne la voudrait pas. Il ne lui offrit pas de la rassurer, elle ne l'aurait pas cru. Il ne lui donna que sa chaleur corporelle, ce fut tout ce dont elle avait besoin en ce moment et elle l'accepta. « J'ai votre baguette magique. »
Elle frémit dans ses bras et pleura.
« Père ! » Draco appela arrivant à destination.
« Draco, combien de fois je t'ai dit de na pas crier ! » Lucius dit en sortant de son bureau pour voir un Draco fumant. Lucius arrêta sa tirade et regarda son fils.
« Père, toute cette affaire a été orchestrée par Arthur Weasley ! »
« Weasley ? Eh bien cela complique les choses. « Dit Lucius. « Je savais que la famille avait du tempérament mais je ne pensais pas qu'il serait capable de ça. »
« Oui, qui aurait cru que l'amoureux des moldus mettrait une sorcière née moldus dans ce genre d'enfer ? Elle n'a même pas eu le choix de se défendre, ils l'ont utilisées et rejetée. »
« Qui est avec elle maintenant ? »
« Severus. Père il y a autre chose. Severus dit qu'elle est Phoenix. Elle n'en parlera pas mais son silence le confirme. »
Lucius s'arrêta, ses yeux fixant ceux de son fils. Phoenix, la femme qui avait sauvé son fils et lui-même. La femme qui avait transplané au Manoir Riddle et réussi à prendre deux Mangemorts était Hermione Granger ? Phoenix le sang de bourbe auto proclamée du seigneur des ténèbres. Quand la guerre fut terminée, elle avait disparu. Bien sûr, elle avait été transportée à Azkaban. Etais ce si surprenant que Phoenix ait pris soin de Severus Rogue ?
« As-tu encore parlé à Blaise Zabini ? »
« Oui, mais il est le ministre de la défense. « dit-il en haussant les épaules. « Admettre toute cette folie, c'est d'admettre sa faute après la retraite de Shakelbolt. »
« Mieux vaut admettre qu'il ignorait la situation. Il ne faut pas lui laisser d'autre option que de te donner le dossier. Et si cela ne fonctionne pas, tu peux toujours le menacer… »
« Père, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si obstiné dans cette affaire. Je l'ai fait sortir, cela ne vous mènera nulle part si vous continuez à pousser. »
« Non, elle est ton ticket d'entrée pour le ministre, mon fils. Mais seulement si elle est assez forte. Cela a une utilité. Et le sentiment de Severus dans tout cela joue un rôle primordial. »
« Phoenix a sauvé ma vie, père. Elle a sauvé la vôtre. Il était à la bataille et le poignard le confirme. Mais il n'est rien qui indique que Phoenix était Hermione. « dit-il pensivement. « Pourquoi personne n'a rien dit ? »
« Et maintenant, ils ont brisé son esprit »
« Ils l'ont blessée mais pas tué. Peut-être que Severus peut l'aider à renaitre de ses cendres. Nous allons simplement faire ne sorte que cela arrive. » Dit Lucius.
Avec sa décision prise, Draco hocha la tête et partit pour le ministère.
Severus avait tenu Hermione pendant presque deux heures avant d'oser parler à nouveau.
« Je ne vais jamais les laisser vous emmener à nouveau » dit-il simplement. « J'ai besoin de vous. »
« Vous ne me devez rien » murmura-t-elle dans ses robes.
« Je vous doit tout » dit-il d'un ton qui n'admettait pas de réplique. « C'est vous qui avait fait en sorte qu'Albus ne m'emmenait pas à l'abattoir. Je ne peux que penser que si vous ne vous étiez pas sacrifiée, cela aurait été moi qui aurais été cloué sur le pilori. »
« J'ai fait mon travail. » Elle frémit en ne prenant aucune fierté de son commentaire.
Maudit sois tu Albus, tu ne peux pas voir à quel point cette jeune femme a souffert à cause de ton obsession de me sauver. Elle méritait mieux que ça. Elle te faisait confiance et tu l'as laissé tomber. Même si tu es mort, tu aurais dû avoir pris des dispositions pour qu'elle soit en sécurité. Maudit sois tu Albus et putain moi aussi…
« Non » murmura t elle
« Non ? » feint-il
« Non. Ne vous condamnez pas. Jamais. Ce qui m'est arrivé est arrivé parce que les membres de L'Ordre ont été tués. Ne maudissez pas Albus pour ça mais Arthur. »
Très bien. Tu seras à nouveau en sécurité Hermione. Ma Rose.
Il a fallu deux mois pour qu'Hermione soit à nouveau capable de marcher et le plus frissonner tout le temps. Certes, elle devait toujours se déplacer avec du chocolat, peu importe où elle est allée mais elle avait à nouveau tout son esprit.
Severus avait noté qu'elle était amère. Elle était en colère et haïssait les sorciers pour toute chose. Hermione avait été trahie par les sondages de l'opinion publique, influencée par les médias qui l'avaient traitée de traitre, même après sa libération. Elle était juste un traitre qui ne pouvait pas être portée devant les tribunaux parce qu'il n'y avait pas assez de preuve tangible.
Mais la haine était une réaction émotionnelle normale. La peur pas. La haine signifiait qu'elle finirait par apprendre à contrôler ses émotions.
Les premiers mois, 'Miss Granger' n'était pas sortie de sa chambre. Elle avait expliqué plus tard, obligée face à son insistance, qu'elle avait peur de ne pas avoir assez de force pour les escaliers.
Pendant les premiers mois de juillet, il la trouva dehors. C'était la première fois, qu'elle s'était aventurée à l'extérieur. Certes, sa baguette étroit dans sa main mais elle était dehors.
Vers le 4 juillet, il la trouva mangeant dans le jardin, mangeant à la petite table. Elle avait pris des fruits frais et semblait jouir du soleil sur son visage. Sa couleur s'était nettement améliorée et son corps semblait un peu moins fragile. Son poids avait augmenté et elle commençait à prendre des formes féminines à nouveau.
« Voulez-vous vous joindre à moi ? » demanda-t-elle dans un murmure tranquille.
« Si vous voulez » dit il
« Je veux »
Il s'assit. Ils ne parlèrent pas beaucoup. Elle semblait juste à l'aise en sa compagnie et son silence.
« Je me sens en sécurité ici »
« C'est important pour votre rétablissement » dit-il aussi rigide que jamais.
« Je suis désolée » dit-elle doucement. « Je sais que vous n'appréciez pas mon invasion dans votre vie privée. Je suis en train de reprendre rapidement des forces afin que je puisse vous laisser à votre vie privée à nouveau. »
« Absurde » se moqua-t-il.
« Je suis désolée ? Ne suis pas en train de me rétablir rapidement ? »
« Non. Votre chambre est-elle confortable ? » Dit-il changeant de sujet.
« Très. Puis je vous demander quelque chose, professeur ? »
Professeur ? Il n'avait pas été appelé comme ça depuis plus de quatre ans. Mais là encore, que savait elle de ce qu'il faisait maintenant. C'était la première fois, qu'elle lui demandait quelque chose. Il ne voyait aucun mal à répondre aux questions de la jeune fille.
« Je crois que vous venez de le faire. » dit-il avec un sourire narquois. Il lui fallut une seconde pour reconnaitre l'humour, et un petit sourire fleurit sur ses levées.
« Comment Harry est-il mort ? »
« Il ne se remit jamais. Il est mort sur le chemin de l'hôpital. La magie a disparu de lui comme si elle n'avait jamais été là. » Dit-il avec nostalgie. « Il est mort dans son sommeil. »
« J'ai fait un rêve la nuit dernière. Il y était. Il était heureux, jouant au Quidditch avec Ron tandis que sa mère et son père le regardait. Et Albus était là, à me parler. Il m'a demandé si je prenais toujours soin de vous et j'ai dû lui répondre que non, que c'était vous maintenant qui preniez soin de moi. Il semblait comprendre mais ne m'a pas demandé d'expliquer. Il m'a demandé comme il le faisait toujours s'il y avait quelque chose qu'il avait besoin de savoir. »
Severus cligna des yeux. Il avait beaucoup de rêves similaires et il n'était pas surpris de la manière dont elle décrivait le vieux sorcier. « Puis il vous a offert un goutte de citron ? »
« Comment savez-vous ? Merde, j'ai toujours pensé qu'il n'offrait des gouttes de citron qu'à moi ? » Dit-elle sarcastique mais avec le sourire. Il était bon de la voir sourire à nouveau. Il ne peut empêcher son cœur de s'emballer en voyant son sourire. « Il commence à faire froid, une tempête se dirige par ici. »
Il l'a aidé à rassembler les affaires et à revenir à l'intérieur. Comme par hasard, le tonnerre se fit entendre.
« Tout juste » dit-elle en le regardant, tenant toujours le bras qu'il lui avait offert. Elle leva les yeux et rencontra les siens.
« En effet, Miss Granger » dit-il en douceur.
« Professeur, vous m'avez vu dans mes pires moments, je pense que vous pouvez m'appeler Hermione. »
« Seulement si vous arrêtez de m'appeler par ce titre ridicule. » sourit-il. Elle haussa les sourcils. « Je n'enseigne plus. »
« Et comment dois-je vous appeler alors ? Maitre Rogue ? »
« Vous aviez l'habitude de m'appeler Severus. » le ton de Severus la surprise. « Et si je me souviens bien, vous m'avez laissé beaucoup de roses. »
Elle ne bougea pas, mais un petit sourire fleurit sur ses lèvres. « J'étais certaine que vous n'en voudriez pas. Mais il n'y avait pas d'autre moyen… »
« Pour me faire savoir que cela n'avait pas été un rêve » dit-il doucement. « La façon dont je me sentait les lendemains me l'aurait. »
Prenant une chance, quelque chose qu'il ne faisait généralement pas mais il avait promis a Rose de vivre la vie qu'elle avait fait pour lui, il s'avança lentement. Elle n'hésita pas.
« Je ne suis pas un homme gentil »
« Si, vous l'êtes. Mais vous n'êtes simplement pas agréable. »
Levant la main à son visage, il fit courir un pouce sur sa joue pale et elle se pencha dans sa chaleur.
« Pourquoi moi Hermione ? »
« Vous êtes l'homme le plus fort, vous avez fait en sorte que je sois bien, vous avez risqué votre vie pour que je puisse en avoir une. »
« Moi » ce n'était pas une question et ses lèvres descendirent pour brosser les siennes. « Je suis un homme avide ». murmura-t-il contra ses lèvres.
« Je l'espère. Je suis une femme fidèle ».
Cela fut sa perte. De toutes les choses, personne ne lui avait jamais été fidèle. Loyale à la cause ? Oui. Mais fidèle à lui personnellement ? Non
Mettant ses bras autour d'elle, il la tira contre sa poitrine comme ses lèvres s'écrasèrent sur les siennes. Ses bras rampèrent jusqu'à ses épaules avant de passer fermement dans ses cheveux en lui rendant son étreinte passionnée.
Il respira son parfum, du jasmin avec un soupçon de vanille de vient de son shampooing. Son corps est mince mais ses courbes sont naturelles. Dans un mois, elle devrait avoir repris un poids normal.
Ses doigts saisir mes épaules et une alarme s'alluma dans ma tête. Elle n'en était pas encore capable physiquement bien que ça tète veuille le contraire. Une baise d'une nuit n'était certainement pas ce qu'il attendait. Lentement, il desserra son étreinte, l'embrassant plus lentement, avant de rompre le baisser et de la regarder dans les yeux.
« S'il vous plait, Severus faites-moi l'amour… » Son esprit n'était pas protégé et ses pensées lui vinrent spontanément. Il lui donna un sourire sincère.
« Bientôt ma Rose » dit-il doucement. « Bientôt, je vais vous prendre et je ne laisserais jamais un autre vous avoir. Mais pour le moment, notre passion est trop élevée et votre corps n'est pas prêt. Et votre corps fragile non plus. » Elle s'apprêtait à riposter mais un la fit taire en posant un doigt sur ses lèvres. « Je tiens à vous montrer ce monde pour lequel vous avez combattu. Il a vraiment beaucoup changé. » IL l'attira contre sa poitrine et lui frotta légèrement le dos.
« Pourquoi m'appelles-tu comme cela ? »
« Parce que c'est ce que vous êtes » dit-il tranquillement
