Comme des possédés
Mot de l'auteur: Voilà la seconde et dernière partie. Bon j'avoue que ça n'a ni queue ni tête mais enfin...
J'espère que cette mini fic vous aura plu! Bises à tous!
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Le déjeuner se passa et il fut l'heure des cours.
-Bien, nous voilà donc avec des invités très spéciaux qui, je l'espère, pourront vous faire bénéficier de leurs exceptionnels savoirs.
-Oh, ne dites-pas ça professeur Snape, j'en connais un qui va avoir la grosse tête.
Salazar foudroya Godric du regard. Ce dernier était assis à côté de Ron et Hermione.
-La potion que nous allons réaliser aujourd'hui est d'une extrême finesse. Aucune erreur ne pourra être réparée. Vous confectionnerez le filtre d'iridialis, un puissant antidote contre les morsures de charmantines venimeuses.
-Bon, les jeunes, je vous laisse faire, je n'ai jamais réussis aucune de mes potions.
-Ça tu l'as dit, plus de désastres que de miracles de ta part, mon cher Godric.
Ce fut au tour du serpent d'être foudroyé du regard mais cela ne l'atteint même pas. La marche à suivre s'écrivit au tableau et tous commencèrent. Godric tentait de comprendre et Salazar, connaissant parfaitement cette potion, donnait de précieux conseils à ses camarades Serpentards.
-Coupe ces herbes en diagonale, la sève s'en échappe mieux.
-Ou... Oui, Monsieur.
Pansy, assise juste à côté de lui, n'en revenait toujours pas. Elle fixait Draco avec insistance. Salazar le remarqua.
-Un problème jeune fille?
-Vous comptez me le rendre quand?
Le fondateur regarda dans ses mains pour voir s'il ne tenait pas un quelconque objet.
-Pardon?
-Draco.
-Ah oui! Je ne sais pas, ce soir ou demain.
-Ce soir ou demain?
-Je ne sais pas je vous dis.
-Vraiment?
-Mais oui, enfin! Vous ne semblez pas me faire beaucoup confiance.
-On ne peut pas avoir confiance en un élève de Serpentard, alors pourquoi devrais-je avoir confiance à Serpentard lui-même?
Il y eut un léger silence dans la classe, même Snape observait du coin de l'œil son élève. Un peu plus et elle allait se faire avada kedavriser! Ce serait dommage, il en connaissait certains qui ne serait pas ravis de voir leur future belle-fille finir en statue de chair.
Mais il sembla que cette réponse plu au serpent.
-Et bien, quel caractère. Vous avez bien raison, Pansy, ma chère. Mais je peux vous promettre de vous rendre votre amant d'ici demain au plus tard. Je n'oserai priver ce jeune homme d'une si belle femme plus longtemps.
Il avait dit cela en attrapant la main de Pansy, qu'il baisa. Celle-ci rougie puis récupéra sa main.
-Vous avez plutôt intérêt à me le rendre, en effet.
Le cours se passa ainsi, entre les rires de Godric face aux réprimandes d'Hermione et au numéro de charme auquel se livrait Salazar avec Pansy. Puis vint quelque chose qui fit sourire les fondateurs.
-Un match de quidditch? Demanda le lion.
-Oui, pour l'occasion Dumbledore à organisé un match opposant Griffondor à Serpentard. Expliqua Ron.
-Seulement, les deux attrapeurs sont Harry et Draco. Nous ferons donc jouer les remplaçants.
-Et bien, Godric, nous verrons bien qui de ma maison ou de la tienne est la meilleure.
-J'ai bon espoir de gagner!
-Pff...
Hermione et Ron conduisirent Griffondor dans leurs gradins et Pansy et Blaise firent de même avec Serpentard. Le match débuta après un discours de Dumbledore sur le pourquoi du comment de cette rencontre. Le souafle fut lancé ainsi que les hostilités. Toujours aussi perfides, les verts et argents redoublaient de tricheries pour récupérer le souafle sous les exclamations réjouies du fondateur.
-Ta maison triche comme pas possible, Salazar! Aucune dignité! C'est de l'anti-jeu!
La voix furieuse de Griffondor, amplifiée par un sonorus, retenti dans le stade, soulevant des exclamations du côté des rouges et or et des huées du côté des verts et argent.
-Que me chantes tu là, lion galeux? Mes élèves jouent à merveille!
-Non mais ouvres les yeux un peu! Où tu as vu qu'on pouvait cracher son protège dents dans les yeux du gardien?
-Et alors? L'arbitre n'a pas sifflé que je sache! Ou alors tu entends des voix mon pauvre ami!
-Je ne suis pas pauvre, et encore moins ton ami! Espèce de dégénéré!
Godric s'était perché sur la rambarde, retenu désespérément par Neville et Ron.
-Moi, dégénéré? DEGENERE? Non mais on aura tout entendu! Viens un peu que je te fasse tâter de ma baguette, sale poivrot!
-PARDON? Attends que j'arrive! Tu vas en voir des baguettes!
Sur ces mots, les deux hommes sautèrent par dessus les rambardes sous les cris horrifiés des élèves et professeurs. Même les joueurs avaient stoppé leur jeu. Ils avaient beau être mort et enterré, la messe dite depuis longtemps, Harry et Draco ne l'étaient pas et leur corps non plus!
Heureusement ils étaient retombé comme des chats grâce à un sort et avançaient déjà l'un vers l'autre, soufflant comme des buffles.
Dès qu'ils furent à dix mètres d'écart ils pointèrent les baguettes qu'ils avaient à disposition et lancèrent des sorts encore inconnus des élèves, voire même de certains professeurs. Des gerbes rouges, des éclairs verts, des fracassements, des craquellements... le terrain était devenu un véritable champ de guerre et Madame Bibine préféra faire évacuer les joueurs.
Cela dura une bonne dizaine de minutes avant qu'épuisés, il ne s'écroule à genoux.
-Alors... qui c'est le... poivrot... maintenant?
-Oh tais toi, Godric... moi au moins, je n'ai pas... perdu le match.
Le lion leva les yeux vers le compteur de points et remarqua que les Serpentards menaient de 20 points.
-Et bouse...
-Et grossier en plus de ça!
Serpentard se releva et offrit sa main au perdant.
-Tu parles d'une consolation... railla le lion, un sourire en coin tout de même.
Tout de suite après ça, des exclamations de tous les côtés firent vibrer le stade et des dizaines d'élèves vinrent s'attrouper autour des deux hommes.
-Ah, vous avez été génial, Salazar!
Pansy venait de se jeter au cou de son nouveau héros avec quelques autres filles de Serpentard. Tandis que toutes les autres commençaient à coller Griffondor qui ne savait pas vraiment où se mettre.
-C'était trop cool!
-Vous être trop fort!
-Vous savez bien manier la baguette!
-Héhé heu merci ?
Les filles gloussèrent et une à l'uniforme bleu et bronze s'approcha et passa un doigt contre le torse d' Harry.
-Je ne sais pas si vous êtes au courant, Godric, mais de nos jours il y a un dicton qui dit «parfait avec sa baguette, parfait avec sa...»
-Heu non je connais pas … et je veux pas connaître! Salazar! A l'aide!
Mais celui-ci ne l'écouta pas, trop occupé à recevoir la myriade de baisers que lui donnaient ses supportrices.
-Faux frère! Traître! Bon Godric mon vieux, COURAGE!... Fuyons!
Sur ces mots, il prit ses jambes à son cou et regagna les couloirs de l'école. Mais la bande de groupies en chaleur le suivait toujours criant des « Kyaaah » à tous bouts de champs.
-Non mais stooop! Lâchez moi! Bon... je n'ai plus le choix.
Le corps d'Harry se stoppa brusquement puis tomba à genoux provoquant l'effarement chez les jeunes femmes.
-Heu... Godric?
-Vous allez bien?
L'une d'elle s'avança et l'aida à se relever.
-Godric? Un problème?
-Heu, je sais pas... où je suis?
-Bah... dans le couloir du second étage, vous voyez bien.
Harry tourna la tête vers la fille qu'il reconnu comme étant l'une de ses ex, une Serdaigle de cinquième année.
-Depuis quand tu me vouvoies, Marianna ?
-Je … comment vous connaissez mon prénom?
-Bah, on est sortit ensemble pendant deux mois quand même...
Ladite Marianna regarda ses « amies » les groupies puis compris et relâcha vivement le bras qu'elle tenait.
-Harry?
-Bah ouais, tu vois bien que c'est moi!
-Et Godric?
-Non moi c'est Harry je te dis... tu devrais aller voir Pompom toi, tu nous couves quelque chose.
Harry se retourna et vit l'attroupement blasé.
-Heu... y'a une fête ou quoi?
-Non, laisse tomber. On s'en va les filles.
Marianna lui jeta un regard dégoûté puis tourna les talons, faisant voleter sa longue chevelure brune. Harry attendit seul comme un rond de frite dans ce couloir.
-Ok... j'ai du louper quelque chose...
-Godric? Ah Merlin, Vous êtes là! On vous a vu partir poursuivi par toutes ces filles. Vous allez bien?
-Non mais ça va bien de m'appeler Godric et de me vouvoyer! Vous allez me dire ce qu'il se passe à la fin?
Hermione et Ron se regardèrent et comprirent.
-Ooooh... Harry?
-OUI!
-Bon on a des choses à te dire... dit Hermione.
-Crois-nous surtout, je sais que ça va être un peu dur à avaler.
Il ne leur fallut pas longtemps pour raconter tout ça et c'est un Harry au bord de la crise de nerf qu'ils tentèrent de calmer.
-Non mais tu sais, il est vraiment super, ce Godric.
-Un vrai gentlemen! Très proche des élèves aussi...
-Alors que Serpentard...
-Oh oui...
-JE ME FICHE DE SAVOIR CA! Je me suis fais botter le cul par Malfoy!
-Techniquement, c'était Griffondor qui s'est fait laminer par Serpentard... pas toi.
-C'EST PAREIL! MALFOY!
Et comme toujours, il fallait que le corps de Draco se ramène. Harry se précipita sur lui et agrippa son col.
-Je peux savoir de quel droit tu me fais me donner en spectacle en plein milieux d'un match de quidditch?
Serpentard eut un moment d'hésitation puis lâcha la taille de Pansy pour enlever lentement les mains qui enserraient son cou.
-Godric?
-NON C'EST PAS GODRIC NON!
Le serpent poussa un soupir exaspéré et souffla en se pinçant l'arrête du nez.
-Godric, reprend son corps immédiatement...
-Quoi? Ah non pas AH! … Désolé Salazar, mais je voulais voir comment il allait réagir.
-Tu pensais vraiment qu'il aurait pu me faire quoi que ce soit? Bref, je te laisse, j'ai des affaires en cours.
Il adressa un petit signe de tête à son ennemi puis reparti, Pansy de nouveau accroché à lui.
-Bon et bien... heu Ron, Hermione? Est ce que je peux vous demander un service?
-Oui?
-Faites comme si je n'étais pas revenu. Appelez moi Harry, tutoyez moi, faites comme si j'étais Harry.
-Ces filles vous ont vraiment traumatisé...
Godric hocha al tête en soupirant. Ron vint lui tapoter l'épaule en signe de compassion.
-On peut bien faire ça.
-Merci.
-Vous... tu veux qu'on te fasse visiter? Enfin voir ce qui aurait pu changer.
-Oui, ça me fera passer le temps... vu que le match doit être annulé après ce qu'il vient de se passer.
Le fondateur se frotta la tête avec un air de gamin désolé. Hermione trouva que décidément, Harry n'aurait pas pu aller à Serpentard, il était bien trop proche mentalement de Griffondor.
Ils lui firent voir le lac et Godric leur demanda si le calamar géant y était encore. Il fut surpris de voir que oui quand Ron lui raconta la fois où il avait sortit de l'eau un élève qui y était tombé accidentellement. Il lui montrère la cabane d'Hagrid qui els invita à manger un gâteau et il se laissa tenter par un cookie malgré l'avertissement silencieux des deux amis. Ils s'éclipsèrent après quele visage d'Harry soit passé par toutes les couleurs et ils repartirent vers le château.
-Ça mériterait un emprisonnement ce genre d'horreurs! Mais il est adorable, je lui pardonne ça. Eurk...
Ils croisèrent un groupe de filles qui examinèrent avec attention Harry pour savoir si Godric était de retour ou pas, mais Hermione fit tout pour qu'elles ne voient rien.
La journée passa et le repas du soir fut annoncé. Cette fois, Godric et Salazar avaient décidés de manger à leurs propres tables, parlant et riant avec les élèves, Godric étant protégé par ses gardes du corps de fortune, les groupies ayant remarqué le retour de leur héros. A la fin du repas, Dumbledore se leva et demanda le silence.
-J'espère que la journée d'aujourd'hui aura su vous distraire, je parle surtout pour les élèves qui passent leurs examens dans quelques jours. Remercions encore nos deux formidables invités.
Une vague d'applaudissements retentit.
-Mais il est temps pour eux de partir à présent. Salazar, Godric, rejoignez moi je vous prie.
Les deux hommes se levèrent et se postèrent devant la table professorale.
-Voyez-vous, Messieurs, il semblerait que Ro...
-SALAZAR!
Toute la salle pu voir deux fantômes apparaître en furie dans la Grande Salle.
-Par Merlin. Dit Salazar en blanchissant encore plus que ne l'était déjà Draco.
-Vous êtes là! Bande de vauriens!
-Non mais, ce n'est pas ce que tu crois, Rowena... dis lui Salazar!
-Qu'il me dise quoi?
-Oui allez-y expliquez vous? Ça fait deux jours que l'on vous cherche! On a cru qu'il vous était arrivé quelque chose!
-On est des fantômes, Helga. Souffla le serpent exaspéré. Que veux-tu qu'il nous arrive?
Il régnait dans la salle un silence de mort. Griffondor se lança.
-Voyez-vous... Après vous avoir mise en colère, on s'est dit que le mieux était de... s'exiler?
-Allez jouer les jolies cœurs oui! Et pourquoi avoir prit des corps d'élèves comme hôtes? Bande de pervers dépravés!
-Rowena...
La patience de Salazar était mise à rude épreuve.
-Vous ne seriez pas aussi mauvaises perdantes on aurait pas eu à faire ça!
-Mauvaises perdantes? Mais vous aviez triché!
-On ne peux pas tricher lorsqu'on fait des ricochets, Helga!
Là, les élèves eurent un moment de réflexion intense...
-Donc, si je comprends bien, commença Hermione timidement, vous êtes fâchées parce que vous avez perdu au jeu des ricochets?
Il y eut des regard blasés un peu partout. Ah les femmes...
-C'est exactement ça, ma chère! S'indigna Rowena, prête à sauter au cou des deux hommes.
-Et ils vont le regretter! Continua Helga.
Ce fut au tour de Pansy de parler en les rejoignant devant la table.
-Vous leur ferait ce que vous voudrez, mais rendez nous au moins Draco et Potter! Enfin surtout Draco, Potter à la limite on en fera rien...
-Parkinson!
-Bon... miss Griffondor veut récupérer son balafré de meilleur ami aussi.
-Je suppose que nous n'avons pas le choix. Pansy, ma chère, ce fut un plaisir.
Salazar déposa un baiser sur la joue de Pansy qui récupéra le corps inerte de Draco la seconde d'après.
Comprenant tout de suite, Hermione se précipita vers Harry et le récupéra de justesse aussi.
Les élèves se retrouvèrent donc devant les fantômes des quatre fondateurs flottant dans les airs, se lançant des regards furieux. Puis Godric et Salazar allèrent face à leur table respective.
-Mes amis, commença Griffondor, ce fut un plaisir de passer ces quelques heures avec vous!
-N'oubliez pas les conseils que j'ai pu vous vous donner... ils valent leur pesant de Gallions.
Ils firent un signe de main puis s'élevèrent dans les airs jusqu'à disparaître.
-Non mais c'est qu'ils s'enfuient encore! Helga, suis moi!
Les deux femmes partirent furieuses à la poursuite des fuyards, laissant cette fois-ci la salle vide de tous fondateurs.
-Harry! Harry reprends-toi!
-Mmh... manger...
-Que? Oh bon ça va, lui il va bien... comment va Malfoy?
-Draco? Fais voir tes yeux? Ah Merlin on dirait qu'il a fumé l'herbe du parc! Il va bien sinon.
Les deux élèves furent ramené à leurs dortoirs après une petite visite à l'infirmerie. Ils avaient bien sûr échangé quelques gentillesses comme quoi Harry n'étais même pas foutu de résister à un fantôme, mais que Draco n'avait pas fait mieux alors qu'il valait mieux pour lui qu'il se la ferme... que d'amour! Tout allait bien. Les jours paisibles allaient revenir.
Plus tard dans la soirée, Pansy entra doucement dans la salle commune des Serpentards. Elle chercha du regard son Prince et le vit, seul, affalé dans le fauteuil qui était devenu son fauteuil, les yeux perdu dans le vide. Parfait, quand il était à demi comateux comme ça, tout passait mieux...
-Dray?
-Hum?
Elle s'assit sur l'accoudoir.
-Les autres ne sont pas avec toi?
-Je leur ai demandé de bien vouloir me laisser seul.
-Oh... bon je vais y aller alors.
-Non, toi tu peux rester.
Ravie, elle s'installa à califourchon sur les cuisses de Draco et passa ses mains autour de son cou, le massant doucement. Le préfet laissa échapper un petit soupir de bien être et penchant la tête en arrière. Comment résister à l'appel de cette gorge offerte. Puis, vu ce qu'elle avait à lui dire, il fallait bien le mettre en conditions. Aussi, elle se pencha et déposa ses lèvres contre la peau laiteuse du Prince enfin revenu. Celui-ci, pensant comprendre les intentions de sa petite amie, se redressa et la serra contre lui, gardant sa taille fermement dans l'étau de ses bras, sa bouche emprisonnant celle de Pansy.
La jeune femme, sembla se perdre, son homme était tout de même très, TRES doué de sa bouche, de ses mains et surtout de sa... mais elle eut une boule au ventre quand elle repensa à pourquoi elle le cherchait.
-J'espère que tu as été sage pendant mon... absence. Demanda t-il entre deux baiser dans le cou.
Ok... heu à l'aide?
-Oh, sage comme une image, mon chéri. La plus mignonne des petites amies...
-Des futures femmes, même.
Plus pour très longtemps, pensa t-elle. Mais bon allez, courage!
-Heu Draco, mon cœur, mon amour,mon ange... l'homme de ma vie ? En fait si, j'ai un tout petit truc à te dire...oh rien de grave... puis de toutes façons, il est déjà mort...puis c'était ton corps c'est pas vraiment trompé...
Les baisers se stoppèrent et elle sentit un grand froid se poser sur tout con corps. Elle avait détourné les yeux mais elle pouvait très bien sentir le regard polaire de Draco.
-Je ne suis pas sûr de comprendre, Pansy, ma chérie. Serais-tu en train de me dire que tu m'as trompé?
-Je hum... oui?
Elle eut juste le reflex de se lever à toute vitesse et de s'éloigner le plus possible.
-Je peux savoir avec QUI tu oses tromper quelqu'un comme MOI? DARCO MALFOY?
-Ecoutes Draco, c'était avec toi! Enfin, c'était Salazar Serpentard qui...
-Tu m'as trompé avec Salazar Serpentard?
L'héritier Malfoy avait du mal à la croire, celle là.
-Bah tu sais, il était dans ton corps et il m'a fait du rentre-dedans comme personne et... et puis c'était ton corps alors... et puis vous êtes très proches mentalement, j'avais l'impression de te succomber à toi, à nouveau... comme la première fois.
Draco l'avait rejoint sans qu'elle ne s'en rende compte, la toisant de son regard impérieux.
-Tu manques pas d'air de me sortir ça...
-T'aurais préféré que je te mente?
-...Non
Pansy se sentit un peu moins oppressée et réussie à tenir son regard qui s'était radoucie.
-Et alors, tu as étais bonne amante au moins j'espère?
Quoi? Il débloquait là ou bien?
-Heu ben... enfin il a pas eut l'air de se plaindre...
-T'es enceinte?
-Je... quoi?
-Bah oui, je suppose que les contraceptifs c'est pas ce qu'ils connait le mieux.
Elle n'avait pas pensé à ça et Draco le comprit quand elle devint aussi blanche que neige et du se rattraper au canapé pour ne pas tomber.
-Hé!
-Je... enceinte?
-Bah c'est fort possible!
-Merlin... un bébé...
-Oui, enfin non j'espère pas.
-Un bébé... qui ne serait pas de toi?
Cette phrase parut déstabiliser Draco. Il ne s'attendait pas à ce que le fait que Pansy porte un autre enfant que le sien puisse la choquer à ce point.
-Draco, je veux pas! Et ta, mère, qu'est ce qu'elle va me dire? Oh Merlin et ton père? Lucius va me faire la peau!
Elle commença à s'affoler.
-C'est bon, Pansy, on ira à l'infirmerie dans quelques semaines et on demandera à Madame Pomfresh de te faire un test.
-Et si je suis enceinte?
Ah... autre problème.
-Ah, les femmes...
Cette réplique là par contre eut le don de blesser profondément Pansy. Pas parce qu'elle était féministe, non ça elle s'en foutait, mais elle voyait bien que Draco ne parlait que d'elle en fait.
-Pardon... tu sais Draco, si je suis enceinte t'auras pas à l'élever, ce gosse. Je sais bien que ça sera plus que déshonorant... et puis je pourrai...
Il la fit se taire d'une simple étreinte.
-Bah tu sais, même si c'était pas moi mentalement, c'était quand même moi physiquement, et tout ce qui va avec. Donc si on réfléchie un peu, le bébé serait quand même de moi.
-... un petit Draco Malfoy junior?
-Il semblerait.
-Un petit bébé...
Elle eut un grand sourire puis cacha son visage rougie dans le cou de Draco.
-Tu en voudrais un?
Il baissa la tête comme pour vérifier s'il avait bien entendu.
-Si tu veux bien le porter, alors oui, j'en voudrai bien un.
…
La fin de l'année arriva trop vite aux yeux de certains élèves et une nouvelle vie allait commencer pour tous. Vraiment tous...
-Nous... quoi?
-Vous allez être grands-parents. Toutes mes félicitations.
Lucius et Narcissa Malfoy ouvrirent de grands yeux , à côté d'eux, Draco et Pansy se faisaient vraiment, tout, tout petits. Le chef de famille se tourna vers sa femme, son visage crispé laissant finalement entrevoir un léger sourire en coin.
-Narcissa, chérie, il va falloir avancer la date du mariage.
-Je vais... ah non je vais être mamie! Je suis pas encore prête!
Narcissa partie pleurer dans les bras de son mari. Devant cette exclamation bien pessimiste, l'infirmière questionna du regard les futurs parents.
-Ne vous inquiétez pas, c'est la crise de la quarantaine. Répliqua Draco, tout sourire.
Plus haut, certaines personnes observaient la scène avec émotion.
-Te rends-tu compte, Salazar, que c'est à cause de toi qu'ils vont avoir ce bébé!
-A cause? Moi je dirais plutôt grâce à moi, regarde comme ils ont le sourire aux lèvres.
-Oui mais les parents de Draco ont manqué faire une syncope tout de même.
-Et alors? On ne refuse pas un enfant arrivé grâce à Salazar Serpentard!
-Tu peux dire ce que tu veux, tu n'avais pas à séduire cette jeune femme!
-Je n'y peux rien Godric... mes charmes sont inouïs.
Salazar se recula de la scène et repartit, suivit peu après par le lion, pensif.
-Dit, Salazar... tu me ferais pas un enfant, par hasard?
