Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer.
Je m'excuse de ne pas avoir poster avant aujourd'hui, cela fait un peu moins d'un an que je n'ai rien ajouté. Comme dit sur mon autre fiction, j'ai vécu des épreuves très difficiles et je commence à reprendre de nouveau l'écriture que j'avais complètement lâché. À l'avenir pour m'aider à écrire plus vites, les suites seront plus courtes, de beaucoup raccourcies, mais j'essaierai d'en poster deux par semaine. En espérant que la suite vous plaira. :)
Lorsqu'Emmett me déposa devant chez moi, je dus me pincer pour m'assurer que je n'avais pas rêvé. Tu es vraiment une personne intéressante, Bella. Je ne comprenais pas ce qu'il pouvait me trouver, ce que cet espèce de mannequin bronzé avait pu voir alors que je n'étais que la fade petite Isabella de Forks, écrivant des romans pour oublier la réalité morne. J'insérai la clé et me retourna pour lui sourire une dernière fois, pénétrant mon appartement qui ne semblait pas le mien tant il était loin, très loin, dans ma mémoire. Je montai les escaliers en courant et rejoignis Jasper qui me regarda avec de grands yeux. Il était attablé devant une tasse de thé et le journal du matin. Venait-il juste de se réveiller de nouveau de sa brosse?
« Tu pourrais faire plus de bruit Bella l'éléphant, me taquina-t-il en pointant du menton la chaise à ses côtés.
-Monsieur le difficile, je vais m'abstenir.
-Allez. Alice dort encore et j'ai envie de te parler. »
J'esquissai le geste qu'il voulait, gagnant la chaise tout doucement à pas de souris. Je lui tirai la langue, heureuse de le retrouver car il me calmait. Mon ami de longue date prit une gorgé d'une breuvage chaud et posa ses yeux sur moi, ses mèches blondes tournoyant dans son front en dissimulant un peu ses beaux grands yeux.
« Je veux qu'on parle sérieusement, pas d'hystérie, pas d'alcool dans le sang, que de la vérité. Tu es d'accord?
-Oui, répondis-je même si cela m'effrayait un peu.
-Emmett t'intéresse-t-il même s'il a été froid au départ? »
Je ne sus que répondre, mon coeur battait un peu plus vite, ma tête tournait. Je me mordis la langue, cherchant une phrase à aligner sans succès.
« Bella. Je sais que c'est dur l'honnêteté.
-Oui. Oui, il m'intéresse. »
L'avouer me faisait l'effet d'un bloc de béton froid dans l'estomac, une corde nouée autour de mes entrailles me faisant couler à pic avec toute cette pierre trop lourde pour mon frêle corps.
« Je suis content que tu m'en parles, même si c'est qu'un peu. Tu sais, Alice le trouve vraiment sympa maintenant qu'elle a appris à le connaître un peu. Moi je ne me souviens plus trop bien, mais il était gentil avec toi, attentionné. Il a tenu tes cheveux quand tu as vomis, il t'a écouté lui raconter le mal que ça t'avait fait quand Edward a...
-Jasper, je ne veux pas m'aventurer là. Pas du tout, criai-je presque, surprise d'encore trembler au souvenir de ce que m'avait laissé en héritage cet ancien ami. Je ne savais pas que je lui en avais parlé... »
Sans savoir comment, des larmes fusèrent contre ma peau. Mes doigts cherchèrent à les dissimuler, mais elles arrivaient trop vites. De lourds cristaux s'échouaient le long de mes joues, mes cils s'engluaient, mon nez coulait et je ne parvins plus à aligner le moindre mot. Aussitôt, Jasper se leva et vint me serrer contre lui, caressant mes cheveux avec douceur. Il parlait, mais je n'entendais rien. Les images défilaient dans mon esprit, noires et précises. Je voulus qu'elles cessent alors je fronçai les sourcils, forçant le plus fort que je pouvais pour que plus jamais je ne le revois. Il m'avait fait sentir si seule, si idiote. Encore en sanglots, je me laissai aller dans la chaleur de mon ami, espérant effacer cette douleur interne qui ne cessait jamais de me consumer.
P.O.V. Emmett
Je déposai Bella rapidement en repensant au bel après-midi sous le soleil que j'avais passé avec elle. Cette fille, même si elle m'avait d'abord paru comme toutes les autres, se rapprochait un peu de moi. Tous deux nous avions soufferts, tous deux n'étions pas heureux. Elle ne se souvenait pas m'avoir tout raconté sur son passé tumultueux, je n'avais pas voulu le lui dire de peur qu'elle n'ait honte. Je fis démarrer la voiture car je voulais aller me changer. Ce soir, j'irais me faire quelques clients. Un maximum de quatre, c'est tout ce que j'accepterais. En passant devant le parc, j'esquissai un maigre sourire. Elle m'avait presque fait oublier Rosalie, l'espace d'un instant. Lors de quelques minutes, la silhouette gracile de cette femme magnifique ne m'avait plus torturé. Je n'avais plus revu ses cheveux étendus contre l'oreiller et sa main quêtant dans l'absence de mon corps.
J'inspirai pour faire partir un peu de ce mal qui m'enserrait la gorge dès que je m'arrêtais à penser à celle que j'aimais toujours. Presque arrivé chez moi, je remarquai un achalandage très particulier... Des voitures étaient arrêtées, de la fumée montait dans le ciel, un bruit de sirène. Je freinai brusquement, entendant aussitôt un concerto de Klaxons derrière moi. Cela m'avait rappelé un souvenir qui me faisait l'effet d'un jet d'acide dans la cage thoracique.
Retour en arrière.
Un dernier client dans les toilettes du bar gay le plus réputé de la ville. Mon teint bronzé faisait sensation dans la communauté homosexuelle, du moins j'en avais l'impression, car je terminais mes soirées avec 5000 dollars au facile. Je déposai les nouveaux billets dans mon portefeuille que je glissai dans la poche avant de mon jeans. En sortant, je remarquai qu'un homme très gras et bâti attendait proche de ma voiture. À côté de lui, une forme jaune rappelant celle d'un bâton de baseball.
Instinctivement, je voulus reculer, mais le baraqué remarqua mon geste et s'approcha. Il brandit la batte en continuant de s'approcher, j'arrêtai de bouger sachant que je si je courais il en ferait de même et que peu importe mon choix, j'allais souffrir.
« Mon boss veut son argent.
-Quel argent? baragouinai-je, soudainement tétanisé.
-L'héroïne et la cocaïne. Tu avais demandé un sursit d'un mois. »
Avec tout ce que j'avais sniffé, normal que je ne me souvienne pas de ce petit arrangement...
« 15 000 ou tes rotules éclatent. À 10 000 ce sont les rotules et les bras. À 5000 les rotules, les bras, le ventre et je m'assure personnellement que tu saignes. »
Rapidement, j'essayai de calculer ce que j'avais fait ce soir et combien je traînais sur moi.
« Je n'ai que 6000 sur moi... fis-je d'une voix rauque et faible.
-Trop peu. Tu sais ce qui t'attend.
-S'il-vous-plaît. J'ai besoin d'un sursit... J'ai... Ma conjointe est enceinte, nous avons acheté des produits pour le bébé... C'est là qu'est allé mon argent et dans le loyer, j'ai besoin de temps...
-Un mois, tu aurais pu t'en souvenir. »
Le noir se fit devant mes yeux lorsque je sentis les coups projetés contre mon corps. Lorsque je me réveillai, j'étais à l'hôpital et la télévision jouait au poste des nouvelles. Un incendie majeur s'était propagé sur une rue ressemblant parfaitement à celle où je vivais avec Rosalie. Je remarquai alors les sous-titres.
Jeune femme dans la vingtaine gravement blessée, elle est présentement à l'hôpital sous importante surveillance. Un délit de drogue aurait été la raison du feu car dans les cendres ont été tracées les initiales du grand mafieux Angelos Vito Santana. Toujours introuvable par la police malgré des recherches ardues de plusieurs années.
À cet instant, je sus que j'avais, par mes conneries, causé la mort de mon amante, de mon coeur, de celle que j'avais toujours aimé. Si elle mourait, j'espérais seulement avoir la chance de la suivre moi aussi.
Retour au présent.
Ce soir là, Rosalie avait perdu son bébé et moi, toute foi en ma propre âme.
J'espère que ce chapitre raccourci vous a quand même plu, il développe un peu la raison du mal de vivre des personnages, plus du côté d'Emmett en tout cas. Vos commentaires, vos critiques constructives, tout est accepté avec grand plaisir! :)
