Voilà la suite à nouveau !

Je suis désolée pour le chapitre 2, mais j'ai beau essayer de le remplacer, l'écriture est toujours aussi minable…. Donc, gomen !!!! =(

Sinon, je vous souhaite une bonne lecture et merci de suivre mon histoire !

Le Zanpakutoh n'atteignit jamais sa cible. Il s'arrêta brusquement à quelques centimètres de la peau de Rukia. Et l'incroyable reiatsu qui s'échappa violemment à ce moment là obligea tout le monde à poser un genou à terre, tellement la pression était forte. Personne n'y échappa, aucun capitaine. La force était tout simplement ahurissante ; La nuque courbée, le genou au sol et la respiration coupée, ils avaient tous été saisis de stupeur.

Yamamoto, assis sur son siège, avait la tête courbée, immobile. Il aurait été impossible de dire ce qu'il ressentait à ce moment là.

Quand à Chojirô, son sabre s'était brisé sous la violence mortelle du reiatsu avant qu'il ne tombe au sol.

Rukia, quand à elle, était à genoux sur le sol, les mains posées devant elle, le souffle coupé. Tout son corps était sous pression.

Et même si le reiatsu s'était relâché à peine un millième de seconde, le temps sembla durer une éternité.

Jamais, jamais on avait sentit un reiatsu aussi violent, aussi fort, aussi haineux. A part, peut être, celui d'Aizen…

Quand enfin le reiatsu mortel disparut, les capitaines retrouvèrent instantanément la faculté de respirer et de bouger, retrouvant leurs esprits.

Ils se relevèrent presque immédiatement, alors que Rukia s'affalait par terre, épuisée et tétanisée. Terrorisée.

Dans la salle, personne ne bougea, personne ne parla. Les yeux rivés sur Rukia. Même Byakuya ne songea pas tout de suite à aller secourir sa sœur. La puissance phénoménale les avait cloués, et même s'ils ne l'avouaient pas, les avaient apeurés. Jamais personne ne pourrait tuer un être avec autant de force spirituelle. Jamais.

Et si dans la salle des capitaines ont avait été obligé de plier un genou, la majorité des Shinigamis dans le Seireitei durent carrément s'aplatir par terre. Même les lieutenants n'avaient pas pu résister.

Aussi, quand le reiatsu disparut comme il était arrivé, le Seireitei se trouva dans une monstrueuse effervescence. Où était l'ennemi ? Qui possédait un tel reiatsu ? Toutes les Divisions étaient sans dessus dessous, la force et la rapidité avaient été telles que personne n'avait eu le temps de sentir d'où provenait cette force spirituelle. C'était donc l'inquiétude et l'incertitude.

Ichigo, Renji, Ishida, Sado et Inoue en revanche, savaient à qui appartenait cette force. Et ils s'étaient mit à courir vers l'endroit où se trouvait normalement Rukia, la salle de réunion des capitaines.

-La force a considérablement augmenté, dit Ishida en courant. Nous n'avons même pas pu rester debout cette fois-ci.

-Il semblait tellement en colère, murmura Inoue. Tellement de haine… Qu'a-t-il bien pu se passer ?

Ils acquiescèrent en silence. Cette réalité les effrayait. Comment un seul être pouvait-il concentrer tant de pouvoir ?

Renji les guida parmi le chaos des divisions jusqu'à l'antichambre de la salle de réunion. Mais les Capitaines en sortaient justement.

Les jeunes gens s'arrêtèrent aussitôt. Le silence qui régnait là était palpable.

Les Capitaines les regardèrent, mais ne dirent rien.

La situation s'immobilisa.

-Que s'est-t-il passé ? Demanda finalement Ichigo, trop inquiet pour ne rien dire.

Ce fut Ukitake qui s'avança avec un léger sourire.

-Ne t'inquiète pas, Kurosaki. Kuchiki-san va bien. Unohana Taichô l'a ramenée à la 4ème Division.

-Kuchiki-taichô, s'enquit Renji. Que s'est il passé ?

Byakuya ne lui accorda même pas un regard. Il le dépassa et lança :

-Renji. Retourne à la 6ème Division. Rassure-les. Mais ne révèle rien.

-Q… Quoi ?

Byakuya se retourna, et ses yeux de glace semblaient lancer des éclairs.

-Tu leur dit que ce reiatsu provenait du Hueco Mondo.
Le ton impérieux n'admettait aucune réplique. Finalement, Byakuya disparut au détour d'un couloir.

-Yama-jii a ordonné que nous ne révélions rien sur l'état de Kuchiki-san, dit Kyouraku aux nouveaux venus. Personne ne doit être au courant.

-Mais… Vous avez trouvé une solution ? S'écria Ichigo alors que les capitaines partaient tous rejoindre leurs divisions pour les rassurer.

Seul Ukitake s'arrêta. Les autres partirent.
Le capitaine de la 13ème Division resta un instant de dos, puis tourna légèrement la tête. Il ne souriait plus du tout.

-Je crains que ce ne soit très difficile, Kurosaki, dit il simplement. Et il partit.

Yamamoto était resté seul avec son lieutenant.

-Chojirô, dit-il soudain. Pas trop de dégâts ?

Chojirô posa son Zanpakutoh brisé sur le bureau.

-Je crains devoir aller à la 4ème Division, dit celui-ci, un peu pâle. Yamamoto hocha la tête. Mais avant de partir, Chojirô lança :

-Yamamoto-taichô, dites-moi…

Il laissa un silence, puis :

-Saviez-vous ce qu'il allait se passer ?

Yamamoto baissa légèrement la tête, en soupirant.

-Je suis désolé, Chojirô.

Le lieutenant resta silencieux un instant, puis finalement s'inclina pour quitter la salle, laissant le vieux général-commandant seul.

Non… Non, je ne veux pas dormir…

Tu dors, pourtant.

Non, je ne veux pas !

On s'est bien amusés, non ? J'ai pu sentir leur frayeur jusqu'ici ! C'était tellement drôle…

Tais-toi !

Hey, vilaine maman, on ne t'a jamais appris à parler gentiment à son bébé ?

Tu n'es pas mon enfant !!! Disparais de ma vie !!!

Ha ! Ca risque d'être difficile. Et puis, j'en ai pas trop envie, tu vois. Je suis bien ici. Ton sang est délicieux, j'ai une vue imprenable sur mon nouveau royaume, un avenir prometteur devant moi. Que demander de plus ?

Je ne te laisserai jamais naître…

Hoo, quelle méchante maman ! Je me demande bien comment tu vas t'y prendre… Moi, je dirais que je vais drôlement m'amuser une fois que je t'aurai tuée. J'ai déjà repéré tous les amis auxquels tu tiens. Je vais me faire un devoir de les faire souffrir avant de les tuer !

Ferme-la !! Je ne veux plus t'entendre !!

Hem. Quelle politesse… J'adore quand tu es en colère contre moi, ça te rends tellement plus… Vulnérable. J'en jubile ! Bon, en y réfléchissant plus sérieusement, je crois que je commencerai par ces imbéciles d'humains. Tu sais, ceux à qui tu tiens beaucoup. Le poil de carotte, la traînée, le gros muet et le binoclard. Je pourrais m'amuser à les frapper à mort avant de les démembrer petit à petit, et…

Tais-toi !!! Arrête ! Ca n'arrivera jamais !! Je ne te laisserai jamais faire !!!

Ha ? Je devrai peut-être commencer par tes autres amis, alors… Ce grand glaçon qui semble tenir à toi, le gars maladif aux cheveux blancs, et le gars avec les cheveux rouges en pétard. Ceux là, je voudrais m'amuser avec eux… Les torturer longuement pour les voir souffrir, me supplier, me maudire… Rien que d'y penser, j'en ai la chair de poule…

Tu es un monstre. Je ne te laisserai jamais faire. Même si je dois y laisser ma vie, ça n'arrivera jamais.

'Faut jamais dire jamais… En attendant, rêve bien, petite maman… Rêve en rouge sang, supplie, hurle, pleure comme tu ne l'as jamais fait… Parce que je vais venir. Et ce jour là, rien ne pourra vous protéger. Tu m'entends ? Rien.

Le hurlement qui déchira le silence de la chambre fit sursauter tout le monde, y comprit Kyouraku et Soi Fon.

-Ouvrez !!! S'exclama Kyouraku à Kotetsu, qui s'exécuta avec rapidité.

Quand la lieutenante de la 4ème Division se précipita dans la chambre de Rukia, elle y trouva la Shinigami en pleurs recroquevillée dans son futon, en train de marteler violemment le sol.

En s'approchant, Kotetsu vit que le poing de la Shinigami était en sang.

Délicatement, elle lui saisit la main pour l'empêcher de continuer, et finalement, prit Rukia dans ses bras qui s'y réfugia.
Alors qu'elle laissait Rukia pleurer dans le creux de son épaule, Kotetsu fit signe à Kyouraku et Soi Fon, sur le pas de la porte, d'aller chercher Unohana.

Il était droit dans son jardin, sous le cerisier. Immobile. Silencieux.

Etait-il maudit ? Ou alors était-ce le destin des deux sœurs ?

Il avait aimé la première, mais elle était morte. Et maintenant, la seconde était elle aussi vouée à mourir.

Il serra les poings, furieux. Contre lui-même. Hisana et Rukia. Qui aurait cru qu'un noble Kuchiki se lie autant avec deux parias du Rukongai ? Etait-il destiné à voir souffrir tous ceux qu'il aimait ?

Byakuya leva les yeux vers le ciel. Il n'avait même pas esquissé un geste pour aider sa sœur quand elle s'était effondrée devant eux. Avait-il eu peur d'elle ? Lui qui croyait qu'il n'aurait plus jamais peur ?

Il serra les dents, et continua de fixer le ciel bleu.

Rukia regarda par la fenêtre le ciel bleu.

Cela faisait quatre jours qu'elle était là. Ichigo et ses amis n'avaient pu venir la voir qu'une seule fois, puis Unohana avait interdit les visites jusqu'à ce que Rukia se sente mieux.

Mais elle ne se sentirait pas mieux. Ca ne pouvait qu'empirer.

Déjà, la chose dans son ventre avait évolué. Quand Rukia dormait, cette chose raisonnait, la menaçait où la terrorisait. Plus rien à voir avec les paroles instinctives qu'elle proférait avant.

Même si Unohana assommait Rukia de boissons et de sorts de Kidou pour essayer de minimiser les effets de la grossesse, Rukia sentait ses forces l'abandonner de plus en plus. C'était infime, mais elle savait comment tout allait se terminer. C'était comme si elle avançait dans un couloir étroit, sans possibilité de faire demi-tour, et qu'à la fin, c'est la mort qui l'attendait. Obligée de marcher vers sa perte.

Un sentiment horrible.

Et les journées passèrent. Bientôt, Unohana accepta que Rukia puisse circuler dans la 4ème Division, toujours sous la garde d'au moins un capitaine.

La 4ème division, dévouée, avait le rôle de tenir secret la grossesse de la Shinigami, ainsi personne n'était au courant.

Renji était aussi souvent que possible avec Rukia, mais Byakuya ne lui donnait que très peu de temps libre. Lui-même n'était venu que quelques rares fois.

Finalement, c'était Ichigo, Ishida, Inoue et Sado qui tenaient compagnie à Rukia. Inoue tentait de la faire rire, mais elle semblait s'être ternie. Lui tirer un sourire était une dure tâche.

Pourtant, Rukia adorait être avec eux. Ils lui changeaient les idées.

En bref, un mois passa. Un mois affreusement court, qui rapprochait Rukia de la date fatale.

Cinq mois, et son ventre avait déjà prit de l'ampleur. Même si elle tentait de le cacher à la vue des autres par un large Yukata qu'elle avait emprunté à Renji, ils n'étaient pas dupes.

En tout cas, pendant tout ce temps, Aizen ne s'était pas manifesté une seule fois.

Ceci inquiétait d'ailleurs beaucoup les capitaines, et la protection avait été renforcée.

Urahara n'avait toujours pas contacté la Soul Society, et les capitaines et lieutenants avaient beau se creuser les méninges, personne ne trouvait de solution.

Il était même impossible de tenter de tuer Rukia, si la situation venait à s'envenimer.

Ils avaient tenté d'utiliser Inoue pour faire disparaître le « bébé » avec son pouvoir capable de rejeter la réalité. Peine perdue, il avait fallu emmener Inoue d'urgence à la 4ème Division. Elle s'en était tirée, mais ils n'avaient plus rien tenté depuis.

La seule solution qu'ils gardaient sous le coude pour l'instant était l'empoisonnement, même si personne n'avait osé en parler à Rukia.

Et l'attente continua, insoutenable.

Urahara passa une main lasse sur ses yeux. Son éternel bob était posé sur la table. Un simple soupir brisa le silence dans la pièce sombre.

Soudain, une voix douce l'interpella :

-Tu es encore là.

La main de Kisuke se posa sur la table, et un mince sourire s'étira sur ses lèvres.

-J'ai beau réfléchir, je n'arrive pas à comprendre, dit-il simplement.

Yoruichi croisa les bras, et s'adossa au mur. Ses yeux dorés fixaient avec intensité l'ancien capitaine de la 12ème division.

-Si tu continue comme ça, tu vas finir par t'écrouler, Kisuke. Il faut que tu te reposes.

Urahara se releva de sa chaise, et se mit à faire les cent pas. Il n'osait même pas regarder Yoruichi dans les yeux.

-Tu te rends compte que c'est de ma faute, Yoruichi ? S'enquit-il. Si je ne trouve pas une solution, comment tout ça va-t-il finir ?

Soudainement, Yoruichi s'approcha de Kisuke et posa une main ferme mais douce sur son poignet. Il releva les yeux et croisa ceux de son interlocutrice.

-Je te connais assez pour savoir que tu en trouveras une, dit-elle simplement.
Un instant, ils restèrent figés. Comme absorbés par leurs regards.

Interrompant finalement cet échange muet, le sourire niais habituel s'afficha sur le visage du marchand.

-Tu sais à quoi je pense ? Dit-il alors simplement.

Le pied de Yoruichi s'écrasa violemment sur la joue de l'impertinent, coupant court à l'instant romantique.

D'une voix sèche mais pourvue d'un soupçon d'amusement, elle déclara :

-Non.

Ichigo et Ishida quittèrent la chambre de la Shinigami après l'avoir saluée. La journée se terminait, ils devaient rentrer chez Renji qui avait accepté de les héberger pendant la convalescence de Rukia.

Rukia se retrouva donc seule dans sa chambre. La garde était renforcée la nuit, il y avait devant la porte de sa chambre en plus d'un sort de protection Hisagi, Soi Fon et Omaeda.

La Shinigami s'assit sur son futon, et ferma les yeux. Calma les battements de son cœur et sa vague angoisse. C'était à présent presque une habitude d'entendre le tourmenteur de ses nuits, restait à présent qu'une vague terreur d'être seule le soir, comme les enfants.

Alors qu'elle se calmait progressivement, au dehors de sa chambre, Soi Fon reçu un papillon de l'Enfer.

-Continuez de garder sans moi, avertit-elle aux deux lieutenants. Je reviens.

Et elle quitta la 4ème Division.

Hisagi et Omaeda restèrent silencieux. Un long moment, rien ne se passa.

Soudain, après un bon quart d'heure, Soi Fon revint. Elle avait les poings serrés et le visage fermé.

-Omaeda ! Aboya-t-elle à son lieutenant. Ouvre le sort de protection ! Kuchiki Rukia va m'accompagner au siège du Gotei 13. Yamamoto l'a convoquée.

-Ils ont trouvé une solution ? Demanda Hisagi alors qu'Omaeda s'exécutait.

-Peut-être bien, approuva la capitaine.
Quand le sort fut enlevé, Soi Fon entra dans la chambre. Elle trouva Rukia assise en tailleur sur son futon, les yeux fermés. Elle les ouvrit brusquement en entendant la capitaine dans sa chambre.

-Soi Fon-taichô ? Demanda-t-elle, surprise. Que…

-Suis-moi, Kuchiki-san, dit la capitaine plantée devant la Shinigami.

Quand les deux femmes furent dehors, Soi Fon se retourna vers les deux lieutenants.

-Vous attendez ici. Nous serons de retour dans une heure au maximum.

Hisagi et Omaeda hochèrent la tête, puis les deux Shinigamis partirent.
Rukia suivait Soi Fon qui marchait d'un pas rapide, étonnée. Que lui voulait-on à cette heure ? Une vague appréhension lui tordait les intestins.

-Soi Fon-taichô, marchez moins vite, s'il vous plaît…

Mais Soi Fon ne ralentit pas. Alors Rukia prit sa douleur en patience.

Elles sortirent de la 4ème Division, et dévalèrent les dédales de rues du Seireitei.

-Soi… Soi Fon Taichô, où allons-nous ? Demanda Rukia, essoufflée, derrière sa supérieure.

Soi Fon s'arrêta, attendit que Rukia la rejoigne et déclara :

-Tu dois quitter le Seireitei cette nuit. Kurosaki et les autres t'attendent dans le Rukongai. Urahara a trouvé quelque chose qui pourrait t'intéresser.

Et la capitaine repartit de plus belle.
Rukia fronça les sourcils. Pourquoi tant de mystère ? Malgré sa fatigue et son essoufflement, elle se lança à la poursuite de sa supérieure. Son ventre lourd l'empêchait de courir efficacement, et lui faisait mal. Elle sentit un vague espoir, mêlé à une inexplicable angoisse.

Interrompant les pensées de Rukia, elles arrivèrent enfin devant les murailles du Seireitei.

-Tu peux utiliser ton shunpô ? Demanda Soi Fon avec un visage impassible.

Rukia hocha négativement la tête, essayant de reprendre son souffle en maintenant son ventre douloureux.

-Très bien. Prends ma main.

-Hein… ?

Sans attendre, Soi Fon prit la main de Rukia, et elles disparurent pour réapparaître de l'autre côté de la muraille, dans le Rukongai.

Rukia s'effondra sur les genoux, en tenant ses mains crispées sur son ventre. Même le Shunpô était à présent trop violent pour elle.

Soi Fon la regarda s'effondrer sur le sol, impassible.

-Que… Où sont les autres ? Demanda Rukia en serrant les dents pour essayer d'oublier sa douleur. Il n'y a personne ici !

Soi Fon continua à regarder Rukia sans rien dire, inexpressive.

Le malaise de Rukia grandissait. Tout ça ne sentait pas bon… Son cœur battait la chamade. Un sentiment d'insécurité grandissant la tenaillait.

-Soi Fon Taichô… S'enquit-elle en se remettant debout.

-Et ben, t'en as mis du temps, femme. T'es bien trop lente.

Rukia se retourna violemment vers l'endroit d'où provenait la voix. Elle ouvrit de grands yeux stupéfaits.

-Arrête de me regarder avec ces yeux, tu me donnes envie de vomir.

-G… Grimmjow…

L'espada n°6 eu un sourire carnassier, cruel, à vous faire frissonner.

-Tu t'rappelle mon nom, femme.

Rukia tourna la tête vers Soi Fon comme pour chercher un refuge, mais celle-ci n'était pas là.

-Que… ! S'exclama-t-elle avec surprise.

-T'y as vraiment cru, hein ? C'est vrai que Kyouka Suigetsu a une hypnose parfaite !

Grimmjow, les mains dans les poches, sauta du toit depuis lequel il parlait pour atterrir avec une aise féline juste à côté de Rukia qui n'avait pas bougé, tétanisée. Elle remarqua qu'à la ceinture de l'Espada, on trouvait deux Zanpakutohs. Le sien, et… Celui d'Aizen.

-Maintenant, tu me suis gentiment, femme.

Ses yeux encrés dans ceux glacials de Grimmjow, Rukia su qu'elle ne pourrait pas résister.

-Omaeda, arrête de bâfrer comme ça, je n'arrive pas à dormir, grogna Hisagi en donnant un coup de coude à son compagnon.

Alors qu'Omaeda allait répliquer, Soi Fon, la vraie cette fois ci, arriva.

-Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle en voyant le sort de protection annulé. Pourquoi cette chambre n'est plus protégée ?!

Hisagi et Omaeda se regardèrent, perplexes.

-Soi Fon-taichô… Dit finalement Omaeda. C'est vous qui m'avez demandé de le défaire pour amener Kuchiki Rukia à Yamamoto-sama.

Soi Fon fronça les sourcils, et se précipita dans la chambre en shunpô sans rien ajouter de plus.

Pas de Rukia.
Elle en ressortit aussi vite, et s'écria :

-Envoyez immédiatement des papillons de l'Enfer à toutes les divisions ! Kuchiki Rukia a été enlevée !!!!

Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le Seireitei soit en ébullition. Mais ce n'était pas les papillons de l'Enfer qui avaient fait de l'effet ; Non, ceux-ci n'étaient pas encore arrivés ; La 12ème Division avait repéré au dehors de la muraille du Seireitei la présence d'un Espada puissant, et avait prévenu le Gotei 13.

Et ainsi, les capitaines reçurent à très peu d'intervalle la nouvelle d'un Espada dans les environs et de l'enlèvement de Rukia.

-Kuchiki-taichô !! S'exclama Renji en arrivant essoufflé à la 6ème Division, après avoir quitté sa loge. Nous avons apprit la nouvelle !

Ichigo, Inoue, Ishida et Sado le suivaient de près.

-Renji, dit platement Byakuya, une main sur son sabre. La 12ème Division vient de nous informer qu'en plus de l'Espada, une escouade de Menos était sur le point d'arriver. Emmène la 6ème Division dans le secteur ouest.

-Et Rukia !! S'exclama Ichigo, furieux.

-Tu suis Renji, Kurosaki, déclara froidement Byakuya en se retournant. Je m'occupe de Rukia.

Et il disparut en Shunpô.

-Je ne peux pas… Marcher si vite !! Hurla finalement Rukia en essayant de dégager sa main de la prise de l'Espada.

Grimmjow s'arrêta et se retourna, avec un air assez énervé.

-Tu m'ennuie, femme ! Dit-il sans pour autant lâcher la main de Rukia.

Rukia posa sa main libre sur son genou pour y prendre appui et essayer de retrouver son souffle.

Elle releva en même temps la tête vers son kidnappeur.

-Lâche-moi ! Cracha-t-elle.

Grimmjow eu un petit rire moqueur. Il regarda avec ses yeux emplis de férocité la Shinigami, et lui montra où ils étaient.

-Si je te lâche, tu n'auras même pas la force de tenir.
Ils étaient dans un monde complètement noir, et Grimmjow utilisait son reiatsu pour y fabriquer un chemin.

Rukia fronça les sourcils en serrant les dents.

A cette vue, Grimmjow eu un sourire sadique.

-Non pas que cela ne m'enchanterait pas de te voir disparaître, mais Aizen m'a demandé de te ramener en un seul morceau. Alors, bouge ton cul !

Et Grimmjow reprit sa marche rapide, traînant derrière lui la pauvre Rukia qui avait du mal à suivre.

Dans sa tête, tout se cognait. Elle ne pouvait rien faire, c'était sûr. Déjà qu'au maximum de sa force elle n'avait aucune chance contre l'Espada n°6, alors dans cet état…

-Qu'est ce que tu fais ?!

Byakuya s'arrêta net, et se retourna légèrement.

-Ukitake-senpai, dit simplement le capitaine de la 6ème division.

-Que fais-tu ? Répéta Jyuushiro, sourcils froncés.

Sans répondre, Byakuya voulut se retourner vers la porte laissée momentanément ouverte vers le Hueco Mondo. Grimmjow et Rukia devaient s'y être faufilé que très peu de temps avant eux, puisque le Garganta était encore légèrement ouvert.

Mais Ukitake apparut en Shunpô devant lui pour lui barrer le passage.

-Aller là dedans seul, c'est un suicide.

-Laisse-moi passer, avertit Byakuya sans hausser le ton, mais avec un regard glacé.

-Rukia ne risque rien pour l'instant, et se jeter là dedans sans réfléchir serait comme se jeter dans la gueule du loup !

Byakuya fronça légèrement les sourcils.

Il esquissa un geste pour essayer d'évincer Ukitake, mais à ce moment, la porte pour le Hueco Mondo se referma avec un bruit sec. Sans prévenir.

Ukitake tourna légèrement la tête pour se rendre compte que la porte avait disparu.

-Nous irons la chercher avec un groupe organisé, rassura Ukitake. Ne t'inquiète pas.

Byakuya resta muet, le visage impassible et les yeux rivés dans ceux de son ancien mentor.

-Allons-y, les gars ! Nous sommes les premiers !

Madarame Ikkaku héla ses subordonnés, un sourire carnassier dévoilant des dents de félin.

-Ces Menos sont vraiment répugnants, désespéra Ayasegawa Yumichika en sortant son Zanpakutoh.

Ikkaku éclata de rire, au comble de bonheur.

Quand soudain…

-Ohayooooo !!!!

Une masse s'écrasa violemment sur Ikkaku, qui croula sous le poids dans un nuage de poussière.

-Hey, Madarame, t'as rien à faire ici !

-Iba !!!

Le vice-capitaine assis sur le dos de l'infortuné 3ème siège de la 11ème division appela ses hommes, et la 7ème division débarqua à grand renfort de tambours.

-Dégage de là, Iba !! S'énerva Ikkaku. C'est la 11ème division qui est arrivée en premier, c'est à nous d'éliminer ces Menos !

-Que dalle, mon gars !

-Ah ouais ?

Ikkaku dégagea d'un coup de poing Iba, qui alla s'écraser sur le mur d'en face. Pendant ce temps, la 7ème et la 11ème division commençaient à en venir aux mains.

-Ces Menos sont pour nous !!! Hurla Ikkaku avec des airs de dément en essayant de frapper Iba.

Soudain, ils virent passer en courant sur les toits Hisagi et toute sa division, qui ne s'arrêtèrent même pas. Fonçant sur les Menos droit devant eux.

-HEY !!! HISAGI !!!!! Hurlèrent Iba et Ikkaku.

Continuant de courir, l'interpellé fit simplement un signe de main signalant qu'il n'avait pas l'intention de laisser du terrain aux autres divisions.

-L'enfoiré ! S'exclama Ikkaku. Allez, les gars !!!

Alors, d'un front commun, la 11ème et la 7ème division s'élancèrent vers le lieu de combat.

Quand ils arrivèrent sur les lieux, c'était pour se rendre compte que la 6ème division et les humains y étaient déjà.
Comme le disait Ikkaku avec mauvaise humeur, « les copains qui commencent la fête sans les copains sont des traîtres ».

Orihime soignait les blessés, et Sado, Ishida, Ichigo et Renji combattaient aux côtés de la 6ème Division.

Et d'ailleurs, il n'y avait pas qu'entre la 7ème, 9ème et 11ème division qu'il y avait des « frictions rivales ».

-Abruti, surveille tes arrières ! Je s'rai pas toujours là pour te chaperonner !

Ichigo lança un regard assassin à Renji tout en pourfendant son Gillian avec facilité.

-J'ai pas besoin de toi ! Répondit Ichigo, agacé. Je me serai très bien débrouillé tout seul !

-Mon œil !

Cette fois, c'en était trop. Ichigo envoya valdinguer le hollow qui lui tenait tête, et alla se planter devant Renji.

-Répète c'que t'as dis !!

-Tête de carotte !!!

Le coup de poing d'Ichigo partit, fulgurant, rencontrer le nez de Renji. Celui-ci sans se démonter, répondit instantanément d'un revers.

Chacun se saisit du col de l'adversaire.

-J'ai pas envie de m'amuser avec toi, gronda Ichigo en serrant les dents. Je dois aller sauver Rukia, alors dégage !

Renji eu un rire de dédain.

-Tu penses que c'est à toi d'aller la sauver ? T'es rien, Kurosaki, t'es qu'un humain.

Ishida les sépara brusquement alors que la haine était à son paroxysme.

-Vous n'êtes pas complètements débiles ?! S'exclama-t-il. Kurosaki, Abarai-san, qu'est ce que vous foutez ? Kuchiki-taichô est allé secourir Kuchiki-san, alors battez-vous ici bon sang !!

Les deux concurrents se lancèrent un regard haineux, mais ils savaient pertinemment qu'Ishida avait raison. Le plus important pour le moment était de supprimer ces Gillians.

-Très bien, cracha Renji en tournant les talons.

A présent, ils le savaient. Jamais lui et Ichigo ne pourraient être amis. Plus maintenant.

Ils avaient tous les yeux rivés sur elle, avides pour certains, hostiles ou bien curieux pour les autres.

Rukia se sentit si mal qu'elle serra les poings pour ne pas le montrer.

Grimmjow la jeta devant lui sans aucun ménagement, et remit ses mains dans ses poches.

-V'là l'humaine, dit il simplement.

Rukia serra d'une main son ventre sur lequel elle avait atterrit en serrant les dents. De l'autre main, elle se redressa un peu pour lever la tête vers le trône illuminé non loin.

Il était là. Comme un dieu, dans tout son orgueil. Un sourire satisfait planant sur son visage, la main négligemment sous son menton ;

Il y avait bien sûr autour de lui Ichimaru et Tousen.

-Je suis vraiment surpris, dit finalement Aizen. Je n'aurais jamais cru qu'une personne aussi insignifiante me serve un jour.

Son sourire s'élargit.

-Tu m'offre aujourd'hui ma plus belle chance d'écraser encore plus facilement la Soul Society, Kuchiki Rukia.

Rukia lui lança le regard le plus noir qu'elle avait, mais cela eu seulement pour effet de déclencher un léger rire chez Gin.

Un silence s'en suivit. Personne ne bougeait ; Rukia sentait tous ces reiatsus incroyablement puissants autour d'elle, elle savait que l'Espada retenait sa force pour ne pas l'écraser.

-Grimmjow.

La voix d'Aizen avait tranché l'air comme un Zanpakutoh.

L'interpellé s'avança légèrement, les mains dans les poches avec un air ennuyé.

-Ouais ? Demanda-t-il en fixant Aizen avec effronterie.

-Grimmjow, à présent la vie de cette femme dépend de la tienne. Tu es son responsable et son geôlier.

L'interpellé ouvrit de grands yeux surpris.

-Je suis pas une nounou ! S'exclama-t-il. Demande ça à Ulquiorra !

Tousen apparut soudain avec rapidité auprès de Grimmjow, menaçant.

-Adresse-toi avec respect envers Aizen-sama, gronda-t-il en posant sa main sur la poignée de son katana.

Grimmjow fronça les sourcils, piqué au vif. S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était qu'on le prenne de haut. Et il détestait Tousen Kaname. Par-dessus tout.

-Je veux pas de cette humaine, répéta-t-il en fixant l'ex capitaine de la 9ème division.

Mais il avait prononcé cette phrase sur le qui-vive, paré à toute éventuelle attaque de Tousen.

Qui ne se fit d'ailleurs pas attendre.

Vif comme l'éclair, Kaname avait dégainé son Zanpakutoh et avait tenté de corriger l'Espada qui avait de justesse paré l'attaque avec son katana.

Leurs visages étaient tout près et Grimmjow pouvait sentir en son adversaire une animosité hargneuse envers lui. Il serra les dents, une goutte de sueur perla sur son front.
Il tentait de repousser le katana de Tousen, mais il avait tout juste la force de le tenir sur place.

-Les ordres d'Aizen-sama sont indiscutables, menaça Kaname en relâchant un peu plus de reiatsu. Je te ferai regretter ton affront.

Sentant venir l'attaque, Grimmjow battit brusquement en retraite, évitant de justesse le coup de sabre mortel.

Rukia suivait ce combat avec une légère angoisse, alors que toutes les ombres cachées de l'Espada assistait muettes au combat qui se déroulait.

Rukia secoua sa tête pour ne plus penser à tous ces arrancars autour d'elle, pour rester forte.

Je ne suis pas une trouillarde, se répétait-elle inlassablement dans sa tête.

Elle détourna les yeux du combat rageur pour observer Aizen.
… Il la regardait.

Un long frisson lui remonta le long du dos, ses yeux comme emprisonnés dans ceux de son ravisseur. Cette fois, plus question de ne plus avoir peur.

Aizen semblait totalement désintéressé du combat entre ses deux subordonnés, il n'avait d'attention que pour Rukia. Un fin sourire s'étiolait sur son visage pâle, un sourire qui donnait la chair de poule.

La Shinigami sentit sa respiration s'accélérer. Aizen n'avait pas d'âme. Elle en était sûre.

Et cela la terrorisait au plus profond d'elle-même.