Hello!
Excusez moi, mais j'avais complètement oublié de publier... Non mais quelle honte... ^^' Alors que mon histoire est finie! Je suis vraiment perclue à force de m'incliner! Bref, pour celles qui me lisent encore, je m'excuse profondément et j'espère que vous prendrez quand même le temps de lire ce nouveau chapitre!
Bonne lecture! =)
Rukia n'arrivait plus à enchaîner deux mots dans sa tête.
Devant elle se trouvait une fillette. Haute comme trois pommes, toute nue, potelée.
Elle avait la peau blanche, les lèvres noires. Ses longs cheveux d'un noir si profond qu'on croyait regarder le néant descendaient jusqu'à son milieu de dos. Une seule mèche rebelle barrait son visage rondelet. Ses ongles étaient aussi noirs que ses cheveux Elle avait les mêmes yeux que Rukia. D'un bleu glacial, perçants, mais beaucoup plus inquiétants.
On aurait pu dire, sans faire attention à sa peau laiteuse et ses ongles noirs, que c'était une fillette normale. Sauf qu'elle dégageait une aura malsaine, pleine de hargne, de colère et de cruauté. Agressive. Sur son visage s'étalait un sourire inquiétant, un de ceux qu'on ne devrait pas voir sur celui d'un enfant. C'était à la fois horrifiant et dérangeant de voir toute cette haine, cette cruauté et cette méchanceté dans le corps d'un petit enfant, d'à peine 4 ans…
-…Je m'appelle Kujo…
Rukia ouvrit la bouche, la referma. Ses yeux étaient fixés sur la nouvelle arrivante, et ses mains tremblaient.
C'était impossible. Impossible. Cette fillette, là, devant elle… C'était la réplique parfaite de Rukia à cet âge, quand elle était dans les rue du Rukongai.
-… Et je suis ta fille, Maman…
Sa voix était fine, menue, comme celle d'un enfant. Tromper la proie en déguisant le loup en agneau, songea Rukia avec un frisson d'horreur.
Aizen regardait, triomphant et souriant. Il évaluait la nouvelle arrivante. Celle-ci ne semblait pas l'avoir encore vu Elle n'avait d'yeux que pour Rukia, son sourire malsain figé sur son visage.
-Tu n'a rien à faire ici, trancha finalement Sode No Shirayuki avec sa voix menaçante.
-Tu crois ça ? Répondit négligemment Kujo en asseyant son postérieur nu dans la neige sans apparemment craindre le froid. Le monde intérieur de ma mère est mon monde intérieur. Je crois que je vais squatter ici un petit moment, ça a l'air sympa…
Elle ramena ses genoux sur sa poitrine, et posa son menton dessus tout en souriant de plus belle. Finalement, elle daigna regarder Aizen. Ils se fixèrent, mais étrangement le sourire de Kujo disparut, pour laisser place à un léger plissement des yeux, faisant comprendre qu'elle ne semblait pas ravie de le voir. Le sourire d'Aizen s'élargit.
-Enchanté de te voir, Kujo-san. Je m'appelle Aizen Sôsuke, et je voulais te rencontrer.
-Je sais qui tu es, dit simplement Kujo en quittant sa position enfantine pour se relever.
C'était étrange de la voir lever la tête, Aizen étant dix fois plus grand qu'elle. Cependant, on sentait pertinemment qu'elle n'en était pas moins dangereuse.
Aizen eu un seul moment d'hésitation qui fut invisible pour ses interlocutrices. Ce ne serait pas facile.
-J'ai cru comprendre que tu avais un pouvoir intéressant, dit-il habilement.
-Tu crois ça, Sôsuke ? Répondit la voix menue de Kujo, ses yeux emplis de perversité.
Si Aizen fut énervé par le ton familier de la « fillette », il n'en montra rien et continua
-J'ai moi-même quelques prédispositions dans ce domaine. Je voulais te rencontrer pour te parler de mes projets.
-Tes projets ? Demanda Kujo, soudainement curieuse. Son air devint soudain celui d'un enfant intrigué par une sucette qu'on lui tendait.
-Mes projets, approuva Aizen en baissant légèrement la tête, ce qui rendit plus inquiétant son regard. Il passa ses mains dans ses manches, et attendit quelques instants que Kujo s'impatiente.
Cependant, la réaction de l'enfant ne fut pas celle qu'il attendait.
-Désolée, mais j'ai déjà prévu ce que je voulais faire.
Le ton de Kujo était sans appel, elle avait croisé les bras, et sur son visage exprimait un dédain évident pour Aizen.
-Mais je n'ai jamais dit que je voulais t'y enrôler, dit pertinemment Aizen en lui rendant un air désintéressé. Seulement t'en parler et qui sait ? Peut être cela te plaira-t-il. Kujo-san.
Le sourire carnassier de Kujo à cette annonce rendit plus confiant Aizen.
-Que dirais tu si je te servais le monde des humains tout entier sur un plateau ? Continua-t-il.
-Quelle belle phrase, dit alors Kujo. Tu es totalement désintéressé dans cette histoire, bien évidemment ?
-Je connais une façon très simple d'y arriver, et ton aide me serait précieuse. Cela ne veut pas en revanche dire que j'ai nécessairement besoin de toi.
La dernière phrase avait sonné comme une menace, mais Aizen avait sourit tout le long.
Kujo le sentit nettement. Et ça ne lui plaisait guère.
-Tu crois pouvoir te mesurer à moi ? Demanda-t-elle.
-Je n'oserai jamais dire ça, dit d'un ton doucereux le traître.
Enervée et piquée dans sa fierté, Kujo relâcha de sa pression spirituelle, comme pour essayer d'impressionner Aizen. Mais celui-ci en relâcha également un peu. Chacun se toisa, évaluant les capacités de l'autre. C'était curieux de les voir face à face, cet enfant haut comme trois pommes debout devant Aizen, large et imposant.
Alors que la pression d'Aizen était étouffante de puissance et de force, celui de Kujo était sournois, haineux et procurait une sensation d'horreur.
Derrière, Rukia et Sode No Shirayuki regardaient les deux interlocuteurs, effrayées à l'idée qu'ils puissent s'allier. Mais ne pouvant rien faire.
Heureusement, leurs pressions spirituelles un peu relâchées étaient ciblées uniquement sur eux, épargnant les deux femmes de leur poids.
Enfin, Kujo se décida à récupérer sa pression, suivie d'Aizen.
Ils continuèrent à se fixer, le regard indéfinissable, dans un silence glacé. Si alliance il y aurait, Rukia sentit que ce ne serait pas facile. Kujo se renfrogna, sa bouille devint celle d'un enfant contrarié. Mais un enfant incroyablement puissant.
-Je te laisse réfléchir, dit finalement Aizen.
Et il disparu de leur vue.
Rukia se libéra de son monde en même temps qu'Aizen, attirée dans son faisceau.
Elle ouvrit vivement les yeux et inspira brutalement de l'air, comme si elle était restée en apnée tout le long de la discussion.
Elle se trouvait à genoux devant Aizen, qui la regardait avec un air indéfinissable.
Alors qu'elle suffoquait toujours en essayant de reprendre de l'air, Aizen lança d'une voix impitoyable :
-Grimmjow. Ramène-la.
L'Espada vacilla à son nom, mais se reprit aussitôt et reprit son air qu'il voulait nonchalant.
Il s'approcha de Rukia, la saisit par la main et la tira brusquement vers lui, sans quitter des yeux son maître qui fixait le corps de la Shinigami avec son air indéfinissable.
Rukia, à moitié opérationnelle, sentit que Grimmjow la tirait avec véhémence, comme si… Comme si il avait peur.
Aizen les fixa jusqu'à ce qu'enfin ils aient quitté la pièce. Là, son visage se fit dur et froid. Plus une trace de sourire ou de satisfaction. Ses yeux semblaient de marbre, ils lançaient des éclairs à une proie invisible. Le reiatsu autour de lui dégageait une impression de colère.
-Ulquiorra ! Dit-il d'une voix grave et suave, malgré la colère qui semblait le ronger.
Sortant de la pénombre, la silhouette du 4ème Espada se dessina derrière Aizen.
Il posa un genou à terre, et baissa la tête.
-Aizen-sama.
Aizen se rassit, et reprit son éternelle position sur son trône. Ses yeux se radoucirent, et son visage se fit moins fermé.
-Ulquiorra. Tu sais ce que tu as à faire.
Ulquiorra releva la tête et fixa de ses yeux verts émeraude son maître. Une expression indéfinissable passa sur son visage.
-Oui, Aizen-sama.
-Alors, fais-le.
Sans plus de manières, Ulquiorra disparut à nouveau dans la pénombre.
Aizen s'autorisa un sourire.
Cette Kujo était une chance phénoménale qui s'offrait à lui. Il ne comptait pas la laisser passer.
Ichigo se jeta sur son lit et ne bougea plus. Kon sauta sur son dos, et commença à hurler des choses que de toute façon, Ichigo n'écoutait pas.
Ses yeux étaient fixés devant lui, il réfléchissait.
Yamamoto avait congédié les humains en disant que de toute façon, il n'y avait rien à faire à la Soul Society tant qu'ils n'avaient pas de plan d'attaque.
Une façon polie pour leur dire « vous ne servez à rien au milieu et vous nous gênez plus qu'autre chose ».
Ichigo avait explosé quand Ukitake leur avait dit que Yamamoto les renvoyaient dans le monde réel. Mais finalement, ils n'avaient rien d'autre à faire.
Quand Isshin avait vu revenir son fils, il avait de suite sentit que quelque chose n'allait pas. Mais il ne pouvait rien demander, alors il avait joué son habituel rôle de père de famille imbécile.
Ichigo n'avait rien dit. Il avait simplement sourit quand ses sœurs avaient demandé comment c'était passé ce voyage. Que faire d'autre ?
Et voilà qu'une semaine s'était écoulée. Au lycée, les adolescents avaient essayé de contacter Urahara, mais il n'était pas là. Jinta et Ururu avaient déclarés qu'il était partit depuis maintenant plusieurs semaines.
Ainsi donc, Ichigo se retrouvait là, impuissant et inquiet. Oui, Rukia ne risquait rien normalement. Oui, elle était intouchable. Oui, il aurait aimé en être persuadé.
Kon s'arrêta enfin de lui sauter dessus, et se tut à son tour Sa patronne absente, il n'avait aucun moyen de réanimer l'adolescent.
Le silence s'abattit.
Pesant.
-Et bien et bien, Kurosaki-kun, je ne pensais vraiment pas que tu resterais là à te morfondre ainsi.
Ichigo releva vivement la tête en entendant cette voix si connue.
-U… Urahara !
Il était là, assis sur le rebord de la fenêtre avec Yoruichi en chat sur ses genoux, les yeux mi-clos.
Avec son air niais qui donnait envie de l'assommer.
Ichigo se redressa brusquement sur son lit, envoyant valser en l'air Kon.
-Vous avez trouvé ? S'écria-t-il. Vous avez trouvé une solution ?
Le sourire d'Urahara s'élargit, et il passa une main sur son bob avec un air mystérieux.
-Voyons, Kurosaki, tu en doutais réellement ?
Un coup de griffe stoppa net le marchand dans sa crise d'ego habituelle.
-Ca suffit maintenant ! On n'a pas que ça à faire, Kisuke !
Le sourire d'Urahara s'élargit.
-Mais bien sûr, mon chaton…
Orihime traversa la rue sans vraiment faire attention aux voitures qui y passaient. Son sac de légumes à la main, elle était plongée dans ses pensées. Elle percuta un homme, s'excusa et continua son chemin.
Toutes ses pensées étaient tournées vers Rukia et Ichigo Tiraillée entre la peur qu'il arrive quelque chose à son amie, et la peur qu'Ichigo ne déprime encore une fois.
Elle traversa une ruelle sombre, et s'arrêta un instant. Un sentiment d'insécurité l'enlaça soudain, un frisson glacé parcourut son échine. Brusquement, elle se mit à courir jusqu'à perdre haleine, sans trop savoir pourquoi. Elle arriva essoufflée devant la porte de sa maison, pour y voir un Ichigo avec un large sourire en Shinigami, un Ishida en Quincy, un Sado égal à lui-même, ainsi qu'un Urahara surexcité et une Yoruichi lasse.
En la voyant arriver en courant, Ichigo fronça les sourcils.
-Inoue ! Ca va ?
Elle s'arrêta, reprit le temps d'une seconde son souffle, puis déclara avec son sourire le plus rassurant possible :
-Oui, oui ! Je faisais de l'exercice !
Elle retrouva son sérieux, et regarda le marchand et Yoruichi avec curiosité.
-Que faites-vous ici, Urahara-san, Yoruichi-san ?
-Nous sommes venus te chercher, Orihime, répondit Yoruichi avec un sourire. Nous nous rendons à la Soul Society.
Rukia n'avait pas encore bougé. Elle avait dû dormir quelques heures, peut être moins. Elle ne savait plus.
Grimmjow n'avait rien dit quand il l'avait ramenée, une semaine plus tôt. Rien. Il n'avait même pas été agressif ou dédaigneux.
Rukia, elle, était restée prostrée toute la semaine. Silencieuse. Essayant de se réparer intérieurement. Cet être… Qu'elle n'osait pas appeler par le nom qu'il avait donné… Il n'était pas encore réapparut dans le monde intérieur de Rukia. Sode No Shirayuki ne s'était pas non plus manifesté. Et depuis, Rukia avait peur d'aller dans son monde intérieur. Peur de ce qu'elle y trouverait. Le seul point positif qu'elle pouvait voir était qu'à présent, la nuit, elle n'entendait plus la voix. Mais était-ce réellement un bon signe… ?
Le Huitième Espada, Szayel Aporro Grantz, était passé plusieurs fois dans la semaine à la demande d'Aizen. Il administrait à Rukia des boissons pour qu'elle ne ressente pas les effets néfastes de sa grossesse. Au départ, elle avait refusé de boire les liquides étranges. Mais Szayel avait eu tôt fait de forcer la Shinigami à boire. D'une façon comme d'une autre.
Malgré ce qu'elle avait craint, elle sentait déjà moins la fatigue et la lourdeur qu'elle éprouvait avant.
Elle redressa légèrement la tête, et leva ses yeux gonflés vers la fenêtre. Le ciel était toujours aussi désespérément noir.
Elle essaya de s'imaginer ses amis. Que faisaient-ils ? Essayaient-ils de venir la chercher ?
Le doute et la peur s'insinuaient dans son esprit. Elle se sentait tellement seule et tellement faible…
-Allons allons, mon petit Grimmjow, que t'arrive-t-il ?
Grimmjow se raidit instantanément, et se retourna. Evidemment. Encore lui.
-Tu me sembles… perturbé, depuis quelques jours, susurra Gin avec son éternel sourire.
-Qu'est ce que tu me veux ? Cracha Grimmjow, énervé.
-Là, là ! Pas besoin de sortir tes griffes entre nous, voyons ! Ce n'est qu'une discussion amicale…
Grimmjow aurait juré que les yeux clos de l'ancien capitaine de la 3ème division s'étaient légèrement ouverts. Il préféra chasser cette pensée de sa tête, se renfrognant un peu plus.
-J'ai entendu dire de vilaines choses, continua Gin. Il paraît qu'Aizen-sama aurait pénétré dans le monde intérieur de Rukia-san ?
Le sourire du traître s'élargit alors qu'une légère goutte de sueur perlait sur le front du sixième Espada.
-Pfeuh ! Comme si le sort de cette femme m'importait ! Gronda Grimmjow.
-Non, c'est sûr, qui s'en soucierait ? Approuva Gin avec une voix mielleuse.
Puis il se rapprocha, et commença à tourner d'un pas lent autour de l'Espada. Le fixant derrière ses yeux clos.
-Mais… Ne serait-ce pas pour toi que tu as peur ?
Grimmjow recula avec violence, les dents serrées et les yeux exorbités.
-Je n'ai pas peur ! Hurla-t-il.
Et il quitta d'un pas rapide la salle, son aura dégageant de la colère et un certain malaise.
Gin resta immobile. Satisfait.
Qu'y avait-il de mieux que de torturer ses subordonnés ?
-Orihime ! Orihime !
Inoue cligna des yeux et paru enfin entendre son amie. Elle se tourna et sourit.
-Excuse-moi, Tatsuki-chan ! Tu disais ?
L'intéressée mit les poings sur les hanches, et fronça les sourcils.
-Ca fait dix minutes que je t'appelle ! Mais t'es où, au juste ?
Orihime eu un sourire coupable.
-Désolée, je pensais à Kuchiki-san, avoua-t-elle.
Le regard de Tatsuki se radoucit.
-Tu comprends, on doit aller dans la Soul Society, continua Orihime en regardant le bout de ses pieds. Urahara-san pense avoir trouvé une solution pour elle. Mais… Mais je…
Elle se tut un instant. Des larmes lui montèrent aux yeux, qu'elle ne put arrêter.
-Je ne peux pas m'empêcher d'être jalouse d'elle. C'est si horrible, Tatsuki-chan ! Elle est en danger, elle a besoin de nous… Et moi, moi je ne vois que Kurosaki qui s'inquiète pour elle… Et ça me rend… Ca me rend tellement jalouse ! De me dire qu'elle… Qu'elle compte plus à ses yeux que moi… Je…
Tatsuki, qui était restée silencieuse jusque là, prit soudain Orihime par le col de sa robe, la surprenant.
-Ta… Tatsuki-chan…
-T'es complètement à côté de la plaque, Orihime ! S'écria alors la lycéenne. C'est pas une honte d'être jalouse ! C'est humain ! T'es normale, Orihime ! Si t'es amoureuse d'Ichigo, où est le problème ? Hein ?
Les larmes continuèrent de couler sur le visage d'Orihime, qui semblait secouée.
-Tatsuki-chan…
La lycéenne relâcha alors Inoue, et sourit chaleureusement.
-Alors tu fonces et tu arrête de te torturer !
Les deux jeunes filles tombèrent dans les bras l'une de l'autre.
-Merci…Merci, Tatsuki-chan !
L'intéressée eu un sourire.
-Pas de quoi, Orihime !
Alors qu'elles allaient se relâcher, soudain, elles se retrouvèrent clouées par un reiatsu puissant. Qui n'était d'ailleurs pas inconnu.
Elles se séparèrent, soufflées.
-Que…
-Suis-moi sans opposer de résistance, femme, et ton amie n'aura rien.
-Bon sang, mais qu'est ce qu'elle fout, Inoue ? S'impatienta Ichigo.
-Elle est allée dire au revoir à Tatsuki, répondit Ishida en remontant ses lunettes.
-Il faudrait qu'elle se dépêche, dit Urahara en regardant en l'air. Il va bientôt falloir que j'ouvre le Dangai…
Soudain, ils s'immobilisèrent tous. Un puissant reiatsu venait d'apparaître.
Yoruichi bondit sur ses pieds, aux aguets.
-Kisuke ! Cria-t-elle. Ce reiatsu…
-Ulquiorra ! Murmura Urahara.
-Inoue ! S'exclama Ichigo en bondissant, Zanpakutoh levé.
-Attends, Kuro…
Mais Ichigo avait déjà disparu. Urahara soupira, les bras ballants.
-Ce gamin, alors… Souffla-t-il.
Yoruichi bondit à la suite d'Ichigo en s'écriant :
-Qu'est ce que tu attends, Kisuke ? Bouge-toi !
Urahara fronça les sourcils, puis se mit lui aussi à courir, suivit de près par Ishida et Sado.
Ichigo fonçait comme il le pouvait. Il sentait le reiatsu d'Ulquiorra près de celui d'Inoue et de Tatsuki.
Pourquoi, pourquoi Ulquiorra était il près d'elles ?
Enfin, il déboucha dans le parc où il sentait leurs reiatsu.
Et ce qu'il vit le fit bouillir de rage. Ulquiorra tenait Inoue par les poignets, et commençait à ouvrir un passage vers le Hueco Mondo. Tatsuki était au sol, un filet de sang au bord de ses lèvres.
La colère monta encore plus quand Ulquiorra le dévisagea et dit simplement :
-Trop tard.
Le passage noir les engloutit, tous les deux, avant qu'Ichigo n'aie pu faire un seul mouvement.
-INOUE !
Urahara, Yoruichi, Ishida et Sado arrivèrent en courant, mais virent qu'ils arrivaient après la bagarre.
Yoruichi se précipita sur Tatsuki qui était inconsciente.
Urahara, lui, se rapprocha d'Ichigo qui avait les poings serrés jusqu'à blanchir les jointures.
-Je… N'ai… Rien pu… Faire… Dit-il d'une voix tremblante de rage. Ses yeux se voilèrent. Ses mains tremblaient.
-Du calme, Kurosaki, tempéra Urahara en posant une main sur son épaule. On va la retrouver… Ils ne l'ont pas tuée, donc elle ne risque rien… Pour le moment.
Ichigo retira violemment la main du marchand de son épaule, et le fixa avec des yeux hargneux.
-Me calmer ? D'abord Rukia, maintenant Inoue ! Mais qu'est ce qu'ils cherchent, au juste, hein ?
Ichigo se mit à tourner sur lui-même, se prenant le visage dans les mains, fulminant de rage.
-Pourquoi ? Pourquoi je n'y arrive pas ?
Il s'effondra à genoux.
-Pourquoi je n'arrive à protéger personne…
Sa voix s'était brisée en un murmure. Yoruichi se rapprocha de Kisuke, et contempla Ichigo à terre.
-Tatsuki n'a rien de grave, murmura-t-elle à Urahara. Cependant… Pourquoi ont-ils également enlevé Inoue ?
-Je ne sais pas, Yoruichi. Je ne sais pas…
Byakuya se redressa. Il avait revêtu sa cape beige pour les vents de sable. Senbonzakura était soigneusement rangée à sa ceinture, et sur son bureau il avait posé des directives pour ses majordomes.
Il se tourna vers la glace. Regarda son visage. Parfaitement conscient que ce geste serait certainement le dernier de sa carrière, et de son statut de noble. Plus jamais il ne pourrait se voir comme celui qu'il était. Mais il le faisait pour Rukia Pour Rukia et pour elle seule. En sachant tout ce que cela impliquait. Plus jamais il ne pourrait regarder sa famille dans les yeux. Plus jamais il ne pourrait réintégrer le Gotei 13, ayant désobéi tout droit aux ordres de Yamamoto. Il serait certainement puni pour cela. S'il revenait vivant.
Mais tout ça n'avait désormais plus d'importance.
C'était une époque qu'il voulait révolue. Puisque personne ne bougeait, lui se devait de le faire. Il ne pouvait plus s'endormir le soir dans son lit en songeant à ce que pouvait vivre Rukia.
Il se regarda dans la glace. Son kenseeikan bien ajusté, comme toujours. Il leva doucement la main, et défit avec précision l'objet si précieux à ses yeux. Laissant libre cours à ses cheveux.
Puis il le posa sur la table, et attacha ses cheveux en queue de cheval bien serrée.
Sans plus se regarder, il quitta la chambre et bientôt le manoir.
Qu'il ne reverrait certainement plus jamais.
Urahara avait pressé ses compagnons à aller à la Soul Society. Ils avaient ramené Tatsuki chez elle, mais n'avaient rien pu faire de plus.
Ichigo, muré dans un silence qui ne présageait rien de bon, était droit comme un piquet et le visage encore plus fermé. Yoruichi et Urahara se lançaient des regards inquiets, autant pour la santé mentale d'Ichigo que pour Inoue. Après tout, c'était peut être ça le plan d'Aizen Détruire Ichigo en enlevant ses amis. Mais c'était une idée qu'ils trouvaient ridicule.
Ils s'étaient donc rendu au magasin et avaient emprunté le Dangai, chacun enfermé dans son silence. Urahara n'avait pas imaginé un seul instant que la situation puisse prendre cette tournure.
Ils coururent un long moment, et avant de pouvoir atteindre enfin la Soul Society, ils sentirent déjà une effervescence étrange. Comme si quelqu'un remuait tout, le Dangai, le monde Réel et la Soul Society. Que se passait-il ?
Urahara força à presser le pas.
Et enfin, ils débouchèrent sur le Seireitei.
Sauf que l'effervescence qu'ils avaient sentie était bien plus forte à présent qu'ils avaient pénétré dans le monde des esprits.
Des Shinigamis courraient dans tous les sens, criaient et aboyaient des ordres, les ignorant complètement. Les gardes qui auraient dû se trouver là étaient absents.
-Que se passe-t-il ? Demanda Ishida, sur le qui-vive.
-Il a dû arriver quelque chose, murmura Urahara.
-Quelque chose de pire que le retour d'un capitaine banni dans la Soul Society ? Demanda Yoruichi, perplexe.
-J'en ai bien peur, soupira le marchand en emboîtant le pas.
Ils se mirent à courir dans les rues, ignorés complètement par les Shinigamis. Ils espéraient tomber sur une connaissance qui leur expliquerait ce qu'il se passait, mais ils arrivèrent dans les quartiers de la 1ère Division sans croiser aucun officier gradé.
Quand Urahara poussa la grande porte, il tomba sur une réunion de capitaines, ce qui expliquait pourquoi ils n'avaient encore croisé aucun haut gradé.
Yamamoto se redressa sur son siège, fixant les intrus de ses yeux mi-clos.
Si personne n'avait dégainé son Zanpakutoh car ils avaient reconnu les reiatsus des humains, en revanche les capitaines se tenaient sur le qui-vive en présence de Yoruichi et Urahara.
Un simple coup d'œil d'Ichigo suffit pour qu'il remarque qu'il manquait là Byakuya. Il fronça les sourcils, intrigué.
-Que faites vous donc ici, Urahara-san ? Demanda gravement Yamamoto, sur un ton étrange qui ressemblait légèrement à une menace.
-Que se passe-t-il ici ? Coupa Yoruichi en se mettant entre le marchand et le capitaine de la 1ère Division.
Il y eu un silence, tandis que tous les capitaines regardaient les nouveaux venus sans bouger d'un cil.
-Les exilés n'ont rien à faire ici, et ils doivent encore moins être au courant des affaires du Seireitei, gronda Yamamoto.
Alors qu'Urahara allait répliquer quelque chose, Unohana s'avança et s'inclina, se mettant à la hauteur de Yoruichi.
-J'ai entendu dire que c'était Urahara Kisuke qui cherchait sur terre le remède au mal de Rukia, dit elle simplement avec sagesse. Peut être serait-il sage de savoir pourquoi il est venu ici ?
Les yeux de Yamamoto se rétrécirent encore, tandis qu'il semblait jauger la situation. Personne ne rajouta rien, Unohana elle-même baissa les yeux, regardant ses pieds.
-Je crois que nous avons d'autres chats à fouetter pour l'instant, dit-il finalement. La présence d'Urahara Kisuke est tolérée jusqu'à nouvel ordre.
Il y eu comme un soulagement parmi le groupe d'humains. Aussitôt, Ichigo se détendit et s'exclama, comme à son habitude :
-Qu'est ce qu'il se passe ? Les Shinigamis sont tous affolés, dehors !
Ukitake jeta un simple regard vers le commandant en chef, puis s'approcha des humains.
-Il se passe des choses graves, dit-il en regardant tour à tour les nouveaux venus. Nous avons perçu un reiatsu d'Espada dans le monde réel, mais de suite après une poignée d'Arrancars sont arrivés dans le Rukongai. Nous avons envoyé une équipe, mais il a fallu envoyer des renforts. De plus, le Capitaine Kuchiki est introuvable. Je crains qu'il n'aie fait une bêtise… Une équipe d'expertise de la 12ème Division investigue en ce moment et nous donnera son rapport dans peu de temps. En plus de cela, les équipes présentes dans le monde réel nous ont signalé une recrudescence anormale de Hollows, accompagnés pour certains de Gillians. Tout est sans dessus-dessous, mais nous ne comprenons pas pourquoi…
Le regard furtif que se lancèrent Urahara et Yoruichi ne passa pas inaperçu.
-Y seriez-vous pour quelque chose ? Demanda négligemment Mayuri en regardant ses ongles.
Urahara le regarda avec un regard indéfinissable.
-Orihime Inoue s'est fait enlever dans le monde réel par le 4ème Espada, Ulquiorra Schiffer.
Yamamoto se redressa brutalement su son siège, alors qu'une soudaine tension s'installait parmi les Capitaines.
Urahara regarda furtivement l'Assemblée, et Yamamoto fronça les sourcils. Il abattit violemment sa canne sur le sol, l'air sévère.
-Et puisque vous y étiez, pourquoi ne l'avez-vous pas arrêté ?
-Il me semble que je suis arrivé trop tard, répondit énigmatiquement le marchand par-dessous son bob rayé.
C'est à ce moment que choisit Shunsui pour intervenir.
-Excusez-moi, Yama-jii, mais je crois que ce genre de questions ne nous mènera nulle part. Il vaudrait mieux se poser la question « pourquoi Orihime Inoue ? ».
Ukitake s'avança, la mine grave.
-Aizen a déjà Rukia en sa possession, pourquoi s'est il donné la peine de kidnapper une Humaine, qui plus est sans un pouvoir très important ?
-Je ne crois pas que son pouvoir soit si médiocre, intervint Urahara, un index sur le menton.
-Il suffit ! Aboya le commandant général.
Shunsui et Ukitake se retournèrent vers leur maître, le regard dur.
-L'heure n'est plus aux réflexions, Yama-jii, dit simplement le capitaine de la 8ème Division. Moi-même, je dois me rendre à l'évidence que rester assis à attendre que ça passe ne marchera pas cette fois.
Les deux hommes s'affrontèrent du regard.
-Aizen prépare quelque chose qui nous est inconnu, mais dont nous devons impérativement nous méfier, renchérit Ukitake. Il faut prendre les devants.
Ils restèrent dans le silence pendant un long moment encore, personne n'osant interférer.
Enfin, Urahara prit la parole.
-J'ai trouvé un moyen qui pourrait sauver Rukia, dit-il simplement. Aussitôt, l'attention de l'assemblée se concentra sur lui.
-Et de détruire son bébé ? Demanda Unohana.
Urahara secoua négativement la tête.
-Non, pas réellement, dit-il. J'ai conclu, suite à diverses expériences, que si Rukia s'était retrouvée enceinte, c'était parce qu'Aizen avait mal enlevé l'Hougyokû de son âme. Peut être y était-il mal préparé, en tout cas, un infime bout de l'Hougyokû est resté dans l'âme de Rukia. Tellement petit qu'il ne se voit pas sur l'Hougyokû. Ne pouvant pas vivre seul dans son âme car il aurait été détruit, il s'est protégé en fusionnant avec son organisme. Ce qui a donné cette… Cette chose. Je ne sais pas si c'est vraiment un bébé, en tout cas ça a un pouvoir colossal. Ce qui prouverait que fusionner l'Hougyokû entier avec un Shinigami donnerait peut être mille fois pire. Imaginez alors avec un Vizard, ou même un Arrancar. Si vous pensez à l'Espada, alors c'est la fin de notre monde.
Urahara resta silencieux un instant, pour que tout le monde puisse assimiler la terrible révélation et la menace qui planait sur leur tête.
-Aizen peut il réellement fusionner l'Hougyokû avec un Shinigami ? Demanda finalement Soi Fon.
Urahara attendait cette réponse.
-Non. La puissance qu'il faudrait pour fusionner l'Hougyokû entier avec un Shinigami serait trop importante. Rien n'existe, dans notre monde, le réel ou le Hueco Mondo qui ne puisse fournir cette énergie.
Il y eu comme un soulagement palpable dans la salle.
-Donc, quelle serait votre solution ? demanda Mayuri, essayant de ne pas paraître intéressé mais l'étant terriblement.
Urahara se tourna vers lui et sourit.
-La solution serait de pouvoir réunir les deux morceaux de l'Hougyokû pour qu'il ne fasse plus qu'un.
Le silence fut encore plus pesant que les autres. Stupéfait.
-Vous voulez dire que… Que vous voulez arracher le morceau de l'Hougyokû de l'âme de Rukia ? Demanda Unohana, inquiète.
-Non, bien sûr que non, puisque maintenant ce morceau, c'est le bébé. Non, il faudra que le bébé assimile l'Hougyokû.
Il y eu des exclamations stupéfaites, et Yamamoto tapa sèchement sur le sol de sa canne.
-Vous venez de dire qu'il est impossible de fusionner l'Hougyokû avec un Shinigami ! Objecta Hitsugaya, les sourcils froncés et les bras croisés.
-En effet, j'ai dit ça, approuva Urahara. Cependant, Rukia est différente. Elle a un petit morceau de l'Hougyokû en elle. Ce morceau agit comme un électron libre. Il est attiré par son homologue de masse plus importante. Si jamais Rukia entre en contact avec l'Hougyokû, la fusion se fera automatiquement.
-Mais quelle solution cela nous apporte-t-il, à part rendre cette chose plus forte ? Gronda Yamamoto.
-Justement, répondit Urahara en mettant une main sur son bob. Une fois l'Hougyokû entier, il s'endormira instinctivement pour se régénérer. Le bébé sera alors l'Hougyokû, mais il n'aura aucun pouvoir. Ce sera un enfant normal.
-Et vous êtes sûr de ce que vous avancez ? Demanda Mayuri, sceptique.
-Nous avons 80% de chance que ça marche, avoua Urahara.
-Et les 20% restants ? Demanda Ukitake.
Kisuke baissa légèrement la tête.
-Les 20% restants nous promettent un monstre.
Un silence pesant s'abattit. Personne n'osa rien ajouter. On essayait de comprendre ces révélations, d'en juger les conséquences.
Quand soudain, quelqu'un toqua à la grande porte.
Nemu entra, sous les regards interrogateurs des Capitaines et des humains. Elle s'inclina profondément, et regarda Mayuri. Celui-ci, sans plus de cérémonie, se précipita vers elle et la secoua comme un prunier.
-Alors ? Qu'avez-vous trouvé ? Demanda-t-il, avide de nouvelles.
-Relâche-la donc, qu'elle nous avertisse tous, grogna Hitsugaya en croisant les bras, l'air mécontent.
-Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi, Hitsugaya. Je…
Un coup sec remit le capitaine de la 12ème division à sa place. Yamamoto se rassit, l'air vraiment furieux.
-Parle ! Aboya-t-il.
Mayuri relâcha sa lieutenante de mauvaise grâce, et retourna à sa place dans le rang. Nemu s'inclina une nouvelle fois, et dit de sa voix monocorde :
-La 12ème Division a trouvé toutes les preuves nécessaires lors de l'enquête investigatrice. Il a été prouvé que le capitaine de la 6ème Division Kuchiki Byakuya a déserté son poste et s'est infiltré dans le Hueco Mondo par un Garganta caché.
Si les capitaines écarquillèrent simplement les yeux de stupeur, en revanche, la réaction fut beaucoup plus importante chez les humains.
-Quoi ? S'exclama Ichigo. Byakuya a déserté son poste ? Mais qu'….
Un simple geste d'Urahara le fit taire.
Il fixa de son regard grave le commandant général.
-Je crois que nous devrions monter une expédition pour le Hueco Mondo.
-S'il te plaît, Renji, ouvre !
-Allez-vous-en ! Tous les deux !
Kira jeta un coup d'œil résigné à Shuuhei. Celui-ci ne se démonta pas.
-Si tu continue de t'entêter, je défonce la porte ! S'écria-t-il sans plus de manière.
Il y eu un silence éloquent.
-Shuuhei, tout de même, on ne va pas… Tempéra Kira.
-Tu parles si on va le faire !
Hisagi cracha dans ses mains, se les frotta, et fit une grimace déterminée.
-Tant pis pour ta porte !
-Shuu…
Trop tard. Kira ne put que constater l'ampleur des dégâts.
-Tu es désespérant, soupira-t-il.
Sans s'en préoccuper, Hisagi enleva les morceaux de papier de riz collé à ses cheveux et regarda vers le bureau.
Renji était attablé à son bureau, le nez dans les rapports. Il n'avait pas levé les yeux. Sa main s'affairait avec rapidité à écrire, sans jamais s'arrêter.
Kira s'avança, oubliant la porte coulissante défoncée.
-Renji, dit-il en s'approchant. Arrête ça, on doit te parler.
Mais le lieutenant ne s'arrêta pas.
-Ecoute, nous la joue pas bosseur ! T'as jamais aimé les rapports. Alors lève ton nez et regarde-nous ! S'énerva Hisagi.
Aucune réaction. Comme si Renji était seul. Mais son aura était colérique.
-Tu ne dois pas t'en vouloir, Renji ! Continua Kira en posant ses mains sur le bureau. Ce n'est pas ta faute si Kuchiki Taichô est parti. Hisagi et moi aussi avons été trahis par nos capitaines…
-On sait ce que c'est, approuva Shuuhei. Le meilleur remède, c'est de se saouler la gueule un bon coup !
Le lieutenant de la 9ème Division saisit Renji par le col de son kimono pour le relever, mais il n'arriva même pas à le décoller de sa chaise.
Renji se remit aussi sec à écrire. Désespérément.
Hisagi et Kira se jetèrent un bref coup d'œil.
-Ecoute, ça suffit maintenant ! Dit finalement Kira. Il faut que tu remontes. Kuchiki Taichô est parti, d'accord. Mais ce n'est pas comme si c'était un traître. Il a désobéi aux ordres du vieux Yamamoto pour retrouver Rukia. Même si cela ne le pardonnera pas, il faut le comprendre…
Soudain, le regard de Renji s'enflamma. Il redressa la tête, bondit de sa chaise et saisit brutalement Kira par le col. Leurs deux visages se retrouvèrent à quelques centimètres.
-C'est un traître, gronda Renji avec rage. Kira le regarda avec surprise, étonné par les propos du lieutenant de la 6ème division.
-Ca suffit, trancha Hisagi en les séparant.
-Je croyais que tu avais de l'estime pour lui, murmura Izuru. Je n'aurais pas cru que tu penserais ça de lui.
-C'est un traître ! Cria à nouveau Renji, en tournant en rond comme un lion en cage. Il était furieux.
Hisagi le saisit soudain par l'épaule, et lui asséna un magistral coup de poing qui l'envoya au tapis.
-Ca suffit, calme-toi ! Dit-il en fixant son ami au sol.
Insensible à la rougeur sur sa joue, Renji ramena ses genoux contre son torse et y posa son menton.
-C'est un traître, répéta-t-il une nouvelle fois.
Il leva les yeux vers Kira et Hisagi qui le regardaient. Ils remarquèrent alors que dans ses mains, il tenait fermement un objet blanc. Le kenseeikan de Byakuya.
Les yeux de Renji se firent moins durs, on y vit soudain de la tristesse.
-Pourquoi ? Murmura-t-il. Pourquoi ne m'a-t-il pas emmené avec lui…. Sauver Rukia…
