Tout d'abords Merci à tous ceux qui ont reviewé... Ensuite je tiens à m'excuser du retard que j'ai pris sur cette fic. J'ai écrit ce chapitre depuis longtemps et à l'origine je devais encore écrire quelques petites choses, mais finalement par manque d'inspiration, je préfère clore cette fic sur ce chapitre et laisser votre imagination faire le reste. Sachez que cette fic est un happy end, donc nos amoureux finissent ensembles et heureux ! On va peut être pas pousser jusqu'au mariage toute suite après ce chapitre mais c'est vers là qu'il faut aller. Je suis encore désolée, et peut être qu'un jour l'inspiration reviendra pour cette fic, qui sait ?

Sinon je suis sur un nouveau projet perso, un peu différent, plus polar disons. Mais bon je pense faire comme la personne avec qui j'écris pour ce compte, c'est à dire la finir avant de poster. Et puis je vous poste régulièrement une nouvelle fic qui n'est pas de moi, mais qui est géniale ! Je fais de la pub parce que là vraiment elle vaut le coup ! Allez tous jeter un oeil à Une autre vie !

Voilà voilà, bonne lecture !

Chapitre 6 :

Brian ne décolère pas. Il est fou de rage après Ethan. Ben oui, Monsieur a un bleu sur la joue, et ça c'est moins sexy. Je sais bien que derrière cette ironie se cache une franche inquiétude pour moi. Nous rentrons au loft. Brian a tenu à ce que j'aille chercher mes affaires chez Ethan toute suite. Il ne le dit pas mais il ne veut plus que je le vois. Brian a toujours été extrêmement protecteur avec moi. Il ne pouvait rien faire quand je l'ai quitté pour Ethan mais maintenant il a une raison en or pour exiger que je ne l'approche plus sans pour autant paraître romantique.

Malgré moi, je ne peux que penser que tout ceci est de ma faute. Je n'aurais pas dû tromper Ethan ou quitter Brian … Je sais plus !

-Bouge pas, je vais te mettre un peu de pommade sur la joue, le bleu devrait partir plus vite.

Il me fait signe des yeux qu'il attend.

De la salle de bain, je continue de lui parler, je parle donc plus fort.

-Tu sais j'ai vraiment cru que tu allais le tuer.

-C'était pas l'envie qui me manquait. Je me demande d'ailleurs pourquoi tu m'as retenu de l'achever ce minable, marmonne-t-il, il me semble.

-Quoi ? j'ai pas entendu.

-Rien laisse.

Je reviens près du canapé.

-Il t'a pas loupé quand même.

Mes doigts effleurent sa joue. Il penche un peu la tête sur ma main.

-Au moins maintenant il nous fera plus chier, on pourra baiser quand on veut !

Je souris avant de répondre.

-Toujours aussi romantique !

-Heyy fallait rester avec le violoneux pour tes conneries de romantisme à deux balles.

Je ne lui réponds pas et je préfère m'occuper de lui. Brian commande quelques plats et peu de temps après le livreur nous les apporte. On s'installe par terre l'un en face de l'autre. Brian penche la tête sur le côté et me fixe.

-Quoi ?

Il ne répond rien et me laisse perplexe. Je pense qu'il est temps de discuter de « nous ». Je dois lui annoncer que je ne me réinstalle pas ici comme il le pense certainement. Je ne me sens pas de revivre avec Brian, pas après tout ce qu'il s'est passé. J'ai trop peur que la vie commune nous bouffe et puis, le voir ramener toutes ses conquêtes ici, même si c'est chez lui, je peux plus. On fera comme on a toujours fait, on sera un couple libre. Seulement je ne veux plus habiter avec lui.

-Brian, je vais demander à Debbie si elle peut m'héberger.

-Pourquoi ? T'es pas bien ici ?

-C'est pas ça...

-Tu sais, tu me déranges pas.

-Je sais mais je crois que j'ai besoin de me retrouver un peu seul. Toute cette histoire avec Ethan, nous et tout ça... J'ai besoin d'y réfléchir.

-Ok

Et il me laisse songeur une bonne partie de la soirée avant de m'emmener dans son lit, où il me fait oublier de la meilleure des manières, les événements d'aujourd'hui. Il est bizarrement doux ce soir. C'est un peu comme s'il prenait soin de blessures mais qui sont inexistantes. C'est tout aussi bon mais différent. Par la suite, c'est moi qui suis un peu plus entreprenant et fougueux. Je lui impose un rythme vif auquel il ne résiste pas bien longtemps. Il me retourne afin de me pénétrer plus durement mais je ne veux pas, je veux voir ses yeux quand il jouit. Je veux voir son visage se crisper sous le plaisir. Je veux voir son expression quand il atteint l'extase.

Brian s'allonge à côté, et reprend sa respiration. Je me positionne sur le côté afin de le regarder. D'une main, j'effleure son torse finement dessiné. Il est beau. Il n'a pas trop de muscles, juste ce qu'il faut là où il faut. Je ne me lasse pas de mémoriser chaque centimètre de sa peau. En réalité je préfère me servir de mes souvenirs pour le dessiner ou le peindre. J'adore ça, je le revois dans ma tête et je le dessine ainsi. L'art me permet une certaine liberté avec Brian, celle qu'il me refuse bien souvent. Je le dessine suivant l'expression que je voudrais voir sur son visage. Et puis ses yeux ! C'est fou ce que ses yeux m'inspirent... Combien de tableaux j'ai pu imaginer où il avait un regard … 'doux', un regard … 'tendre', un regard … 'amoureux' tout simplement. Je fais ce que je veux sur mes toiles et je ne les montre pas toutes à Brian. Je veux garder un certain jardin secret.

Il finit par s'endormir. Je vois ses paupières se fermer de plus en plus et j'entends sa respiration se faire plus régulière. Je remonte un peu le drap sur nous avant de me blottir contre lui et de me laisser emporter par le sommeil.

OoO

Mmmm une bonne odeur, celle du café tout chaud. Et puis cette main sur ma petite tension matinale. Et que dire de cette voix douce à mes oreilles ? Je suis comblé par ce réveil. Brian sait y faire décidément. On est loin du premier matin où nous nous sommes réveillés dans le même lit. Brian ne se souvenait plus de moi, de mon prénom, de la naissance de son fils … Bref il a au moins changé là dessus !

-Ehh beau dormeur, il est temps de se lever.

-Hun hun

-Je pars au bureau là.

-Hun hun

-Tu ne m'accompagnes pas ?

-Si si, je suis prêt dans ¼ d'heu...re. Han ouii continue !

Il se relève d'un bond et me dit :

-Non ! Aller debout maintenant !

Je me lève moi aussi mais en grognant :

-T'es dur

-Toujours quand je te vois Sunshine, me murmure-t-il au creux de l'oreille tandis que je me dirige vers la salle de bain.

OoO

-Bonjour Debbie.

-Hey Sunshine comment tu vas ?

-Bien merci.

-Qu'est-ce que je te sers ?

-Un café s'il vous plait.

-Tiens au fait ton beau brun te cherchait ce matin … Il avait pas l'air bien

-Brian ? Mais je viens de le laisser au bureau, je

-Non non pas Brian mais Ethan.

-Ah. Je soupire fortement.

-Ça va pas fort entre vous on dirait.

-Non c'est fini depuis hier.

-Ah bon ? Mais qu'est-ce-qu'il s'est passé ? Me demande-t-elle visiblement très étonnée.

-Pas grand chose. Je reste évasif, je n'ai pas très envie de m'étendre sur le sujet.

-Mais encore ?

-Il est trop jaloux voilà.

-Il a peut-être un peu raison de l'être avec un ex comme le tien non ? Surtout que vous êtes restés proche, très proche, me reproche-t-elle.

-Je sais.

Je ne peux pas le nier. Elle a raison, Ethan avait raison d'être jaloux. Je n'ai pas été clair avec lui.

Je touille mon café de manière lasse et Debbie le voit toute suite.

-Tu regrettes votre rupture ? Il est peut-être encore temps de recoller les morceaux. Laisse passer un peu temps, tu verras bien.

-Non Debbie, c'est vraiment fini. Je me suis comporté comme un salaud avec lui et puis … j'ai pas vraiment envie qu'il me pardonne.

-Ohh je vois … Et Brian il en dit quoi ?

-Il ne veut plus que je le vois. En fait hier ils en sont venus aux mains. J'ai essayé de les séparer mais bon …

-La violence ne résout rien, dit-elle d'un ton philosophique.

-Debbie, je me demandais …

-... Si la chambre de Mickeal était toujours libre ? Me dit-elle en finissant ma phrase.

-Si ça vous dérange pas.

Elle me regarde quelques secondes avant d'aller chercher son trousseau de clés.

-Tient si tu veux t'installer toute suite.

-Merci Debbie.

J'adore cette femme. Elle est très compréhensive et elle a le cœur sur la main. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans elle à une époque.

Elle m'a toujours accueilli les bras ouverts. Elle m'a aussi donné du travail quand j'en ai eu besoin. J'entends souvent les autres dire qu'elle est comme une seconde mère pour eux et je commence à ressentir ça moi aussi. Bien sur j'aime ma mère, elle est géniale. Mais Debbie c'est pas pareil. Je sais pas comment expliquer, peut-être l'expérience ? Son fils est homo depuis plus longtemps et son frère l'est. Elle côtoie des homos toute la journée au snack tandis que ma mère n'a que moi.

OoO

Ça fait maintenant quelques semaines que je loge chez Debbie. Tout se passe très bien. Je retrouve petit à petit mes marques dans cette chambre. Brian n'a pas changé mais on continue de se voir. On bosse toujours ensemble le jour tandis que le soir on se retrouve au babylone. Il se laisse draguer comme avant mais bien souvent on finit dans la back room tous les deux.

Je reste dormir chez lui parfois mais je tiens à rentrer chez Debbie aussi souvent que possible. J'ai aucune envie qu'on recommence comme la dernière fois. J'espère ainsi mieux gérer notre relation un peu compliquée. Il est pas parfait, moi non plus et de toute manière je veux pas qu'il change. Je dois m'adapter à sa vision du couple.

Ce soir Brian ne peut pas sortir, il m'a envoyé un texto pour me dire qu'il devait garder Gus. J'étais surpris de l'apprendre car il ne garde jamais son fils à dormir sauf quand les filles ont vraiment besoin. Je pense qu'elles ont un problème assez sérieux, je viens donc au loft prendre quelques nouvelles, et puis m'assurer que Brian s'en sort avec son fils. Je n'ai pas besoin d'entrer pour constater que Gus pleure. Brian fait une triste mine en venant m'ouvrir mais il est vite soulagé que je sois là.

-Tu as toujours su y faire avec le petit. Me dit-il.

Je me penche vers le petit tout en lui enlevant la sangle de sécurité pour le prendre dans mes bras. Petit à petit il se calme. Brian lui tend sa tétine et le silence revient avant qu'il ne dise :

-Eh ben c'est pas trop tôt ! J'ai cru devenir dingue à force de l'entendre pleurer.

-Il a peut-être faim, tu lui as donné son biberon ?

-Bien sur que j'ai nourri mon fils, tu me prends pour qui ? C'est pas compliqué. Bon maintenant si t'arrivais à le faire dormir ça serait vraiment top.

-Tu comptes pas encore t'esquiver pour je ne sais quelle soirée ?

-Non mais il doit bien avoir besoin de sommeil non ? Après avoir autant pleuré, il doit être épuisé.

Une fois que le petit est profondément endormi au creux de mon bras, je le dépose dans son lit près de celui de Brian. Je reviens ensuite sur le canapé.

-Comment ça se fait que tu gardes ton fils ?

-Les filles ont du partir précipitamment et n'ont pas pu l'emmener avec elles.

-Pourquoi ? Il est arrivé quelque chose ?

-J'ai pas tout écouté mais je crois qu'elles sont parties aider la famille de Mélanie. Lindsay a débarqué ici et m'a collé mon fils dans les bras tout en déposant son sac rempli de couches et tout le reste. Ce qu'elle oublie c'est que je n'ai pas le temps de m'occuper d'un bébé. Le temps que je dise ouf elle s'était envolé. Alors j'aime mon fils, c'est pas que ça me fait chier de le garder mais c'est pas pratique. Je te jure que quand elles vont rentrer, elle va m'entendre.

-Oh ça va tu peux bien t'arranger avec ton boulot non ?

-Ah oui et je fais quoi moi pendant qu'il dort ? Je suis coincé ici le soir je te signale. J'ai bien essayé de demander à Debbie si elle voulait pas s'en occuper mais tu sais comme moi qu'elle et Vic partent demain.

-Tu n'as plus qu'à te conduire comme un père digne de ce nom.

-Hey oh moi j'ai accepté de fournir la sauce blanche pas de m'en occuper !

-C'est bon je suis sur que c'est l'histoire de quelques jours tout au plus. Si tu veux je peux rester pour t'aider...

Il est touché par ma proposition, je le vois bien.

-Non c'est bon t'en fais pas. Je devrais bien réussir à m'en sortir avec cette petite chose. Me dit-il dans un sourire.

-Tu sais Brian, ça me dérange pas.

-Dans ce cas …

OoO

-Oh non qu'est-ce qu'il a ? Il peut pas dormir dix heures d'affilé comme tout le monde ?

-Bouge pas je vais voir.

Le petit pleure à chaudes larmes et me tend les bras.

-Brian, tu as fait quoi de son doudou ?

-Son ''doudou'' est resté là bas. Attend c'est pour ça qu'il nous réveille en pleine nuit ?

-Il est déjà pas dans sa chambre ni dans sa maison, avec ses mamans. Il a besoin de repère c'est normal. Il est encore petit tu sais, il n'a qu'un an et demi.

Gus continue de pleurer tout en appelant « maman » ou des fois « mamamaman » quand il a du mal à retenir ses sanglots. Le rendormir, une fois qu'il tient son doudou contre lui, ne prend que quelques minutes. En revanche son père est bien réveillé lui, et surtout bien décidé à profiter de son doudou personnel j'ai l'impression …

OoO

POV extérieur :

Brian se voit obligé d'emmener son fils au bureau. En effet Justin doit aller en cours et ses amis travaillent aussi. Il n'est pas très à l'aise en franchissant les portes de vangard et encore moins content. Néanmoins il n'a pas le choix puisque ce matin il doit assister à une réunion importante et il n'a trouvé aucune baby sitters sur le pouce. Il se dirige aussitôt vers sa charmante secrétaire dans l'espoir de l'attendrir avec son fils.

-Brian, mais qu'est-ce que tu fais avec ton fils ici ?

-Je m'ennuyais un peu dans mon bureau, je me suis dit qu'il y mettrait de l'animation. Dit-il en souriant de façon ironique.

-En tout cas il est vraiment mignon.

-Normal c'est mon fils. Mais j'y pense, chère Cynthia, voulez-vous réveiller la mère qui sommeille en vous ? Moi je suis sur que oui. Et puis là dans mes bras vous ne le voyez pas bien.

Et c'est en la baratinant de cette façon qu'il réussit à lui refiler le petit ''paquet''.

-Brian revient là. Oh sale enflure de publicitaire de merde...

-Langage Cynthia, langage ! Pas devant mon fils. Je tiens à lui donner le bon exemple.

-Mais j'en fais quoi moi de ton fils ?

-Tu l'occupes, tu lui donnes à manger, d'ailleurs tout est dans le sac. Ah et euh n'oublie pas de lui changer sa couche... Justin est parti trop vite ce matin, fit-il dans une grimace éloquente.

-Et comment je peux travailler ?

-Tu peux me rendre ce petit service non ? S'il te plait occupe-toi en aujourd'hui. Je devrais pouvoir m'arranger après.

C'est ainsi que les premiers jours furent difficiles côté organisation …

Le reste ne fut que moments partagés avec son fils et rapprochements timides mais solides avec son amant. Justin restait de plus en plus souvent au loft la nuit, même après le retour des filles. Doucement leur vie commune reprit, Brian admit même qu'ils formaient un couple pour le plus grand bonheur de Justin.