Je tiens à m'excuser du retard, je pensais pouvoir publier mes chapitres chaque mardi mais cette semaine ayant eut mes examens écrits, j'ai préféré passer les révisions avant la publication et la correction de ma fic.
Encore désolée et j'espére que ce chapitre vous plaira.
Chapitre 3
Je me retournai avec lenteur en posant mon verre de martini sur le comptoir. Penchant légèrement la tête sur le côté, j'ancrai mes yeux noirs dans les siens, un sourire subtil ourlant mes lèvres.
-Un calvaire, je dirais.
-A cela je te réponds un frère.
-Je ne peux que dire, Itachi.
Nous nous mîmes à rire de notre propre bêtise et je repensai de manière un peu nostalgique à comment nous avions créé cet espèce de code entre nous tandis qu'il s'asseyait à mes côtés, se commandant un verre de vodka. Je jetai un regard discret vers le blond, ses yeux flambant de jalousie de voir qu'un autre homme avait accaparé mon attention. Pourtant, cela se voyait quasiment au premier coup d'œil que nous étions frères. Les mêmes cheveux noirs bien que les miens aient d'étranges reflets bleus. Les mêmes yeux sombres tel un puits sans fond. La même peau d'un blanc opalin et la même stature montrant à tous que nous n'étions pas n'importe qui. Pourtant voir ses yeux bleus exprimer ce sentiment corrosif m'amusait grandement et je savais que c'était le plus sûr moyen pour qu'il finisse dans mon lit alors autant le laisser imaginer ce qu'il voulait.
Mon frère, quand à lui, buvait tranquillement son verre de vodka bien loin de mes plans de drague. Je me penchai vers lui en m'accoudant au bar. Itachi reporta alors son attention sur moi en me détaillant rapidement du regard avant de fixer son attention sur mon verre d'alcool. Une légère fossette creusa sa joue et je sentis qu'il allait me sortir une phrase vexante. J'en fronçai les sourcils par avance.
-Tu sais, petit frère, que c'est les filles qui boivent du martini…
J'eus l'impression que mon sang se glaçait dans mes veines et je restai comme figé. Puis une colère féroce remonta à la surface. Je crispai ma main sur mon verre, la jointure de mes doigts devenu blanches sous la pression exercée. Les mâchoires crispées, je reposai violement mon martini sur le comptoir. Mon frère leva un sourcil, surpris, peu habitué à mes excès de colères incontrôlables, surtout qu'il pensait juste avoir fait une petite blague innocente. Tel un fauve face une proie, je me penchai vers lui. Je ne me rendis donc pas compte que le jeune blond avait arrêté de danser et s'était rapproché de nous pour écouter la conversation.
-Ne t'avise pas de faire quelque remarque que ce soit sur ma soi-disant féminité, je ne suis pas d'humeur du tout …
- Je vois ça … dit Itachi en me regardant de manière perplexe, il t'est arrivé quelque chose aujourd'hui pour te mettre dans cet état ?
- Un crétin sans cervelle a cru que j'aimais me faire dominer. Une certaine partie de son anatomie à bien compris que non …lui dis-je avec un petit sourire inquiétant et satisfait, toute trace de mon énervement contre lui envolée.
- Quand tu me racontes ce genre de chose, je me demande toujours pourquoi notre père ne veut plus entendre parler de toi... Tu ferais un bien meilleur successeur que moi. Tu as toujours eu plus de caractère que moi et même plus que notre père.
- Ne me parle pas de lui... dis-je d'une voix sourde en détournant la tête pour vider d'une traite mon verre de martini. Il ne veut plus entendre parler de moi… grand bien lui fasse ! Cela ne me fait rien, je ne ressens plus rien… Il ne me veut plus comme fils alors je ne le considère plus comme mon père.
La fin de ma phrase fut étouffée par la musique assourdissante de la boite mais mon frère n'avait pas besoin de m'entendre pour comprendre la teneur de mes paroles. Il me regardait avec cet atroce regard plein de compassion et de pitié. Je suis sûr qu'il devait penser un truc du genre, « je comprends ce qu'il ressent », mais non il ne comprenait pas ! Comment pourrait-il comprendre ? C'était moi le fils rejeté, le fil ingrat, le fils qu'on voulait oublier, le fils dont on ne voulait plus entendre parler … Lui, il était encore aimé de notre père. J'avais pourtant tout fait pour être le fils idéal à ses yeux. Enfant, j'étais prêt à tout sacrifier pour que mon père soit fier de moi mais j'avais bien vu que tous mes efforts étaient voués à l'échec car il n'avait d'yeux que pour Itachi, le fils ainé surdoué. J'aurai pu être jaloux de lui, le haïr pour ça mais il était toujours là quand j'avais besoin de lui. Il était resté près de moi quand j'avais avoué préférer les hommes aux femmes. Il m'avait soutenu malgré la rage absolue dans laquelle était entré mon père. J'avais au moins pu éviter, grâce à lui, d'être déshérité bien que je fus mis à la porte de ma maison.
D'ailleurs, le dernier souvenir que j'avais de la maison de mon enfance, c'était ma mère sur le pas de la porte tendant la main vers moi en pleurant. Mon père la tirait en arrière en me hurlant de partir et qu'il ne voulait plus jamais me voir, qu'il me reniait. Mon frère posant sa main sur mon épaule, essayant de me réconforter à sa manière alors que j'étais tétanisé d'horreur, n'arrivant même pas à assimiler ce qui venait de se passer. Je ressentais une telle rage en repensant à ça. Cette rage stagnait toujours en moi et avait créé chez moi une envie folle de vengeance. Mais se venger de quoi et de qui ? J'aurai pu légitimement me retourner contre mon père mais je ne pouvais pas. Cela brisait déjà assez ma mère et mon frère de voir ce schisme dans notre famille alors je n'allais pas leur rajouter de la souffrance en me vengeant de mon père.
Alors je m'en prenais à moi car c'était moi qui étais gay. C'était donc moi le responsable de tous ces maux. On m'avait inculqué depuis que j'étais tout gamin que les homosexuels n'étaient pas des personnes normales, que c'était une sorte de maladie honteuse, alors comment voulez-vous que je puisse avoir une bonne opinion de moi, surtout que je croyais à ces pensées. Alors je me punissais tout en revendiquant être gay. Ma vie n'était devenue qu'un amas de contradictions. J'étais enfermé dans un cercle vicieux. Je couchais à tout va pour m'oublier durant la nuit, me gorgeant de ses corps chauds qui me prenaient mais après j'étais tellement écœuré par moi-même et part ce que je faisais que j'en venais à me scarifier. Moyen comme un autre d'expier mes fautes.
Je passais inconsciemment mes doigts sur mes poignets meurtris, les yeux dans le vague. Je ne vis pas le regard inquiet de Itachi mais je ressentis bien sa pichenette sur mon front, ce qui me fit grogner en me frottant le front et en lui balançant un regard noir bien senti qui, bien sûr, ne marchait pas sur lui.
-Tu sais que je tiendrais toujours mon rôle de grand frère auprès de toi alors je ne peux pas dire que je ne m'inquiète pas quand je te vois ainsi… me dit-il avec ce ton si conciliant qui m'horripilait horriblement.
-Pff… pas besoin de t'inquiéter pour moi… Je sais très bien ce que je fais, répondis-je sur un ton agacé.
Et remettant une mèche de cheveux en place, je payai d'un geste distrait le barman en cherchant des yeux le blond sur la piste de danse. Je préférais le planter ainsi plutôt que de l'entendre me parler encore de ça, ce sujet était encore beaucoup trop sensible pour moi et je n'avais vraiment pas envie de penser à ça. Itachi me lança un regard navré avant de soupirer de résignation. Puis vidant son verre de vodka sous le regard suspicieux du barman qui faisait semblant d'essuyer un verre, il posa sa main sur mon bras pour me retenir.
-Je sais que tu es majeur et donc assez grand pour penser par toi-même … Mais te vautrer dans le plaisir charnel ce n'est pas ça qui va t'aider à aller mieux.
Je préférai ne rien répondre, regardant ostensiblement ailleurs, mon visage exprimant une profonde indifférence. Itachi se résigna donc, sachant que lorsque j'étais dans cet état d'esprit, ce n'était même pas la peine de penser pouvoir avoir une conversation posée avec moi. Il mit donc fin à la conversation en changeant de sujet pour qu'on ne se quitte pas en mauvais terme.
-Au fait, j'ai croisé le patron, il m'a dit qu'il y avait une surprise pour toi dans le carré VIP. J'aurais bien voulu voir ça, mais j'ai un rendez-vous d'affaire qui m'attend. A bientôt, petit frère.
Je hochai simplement en levant ma main pour le saluer. Je restais quelques instants immobile, regardant sa silhouette se faire engloutir par la foule. Puis je reportai mon attention sur la piste de danse, me demandant si j'allais directement me rendre au carré VIP pour cette surprise. Pendant que je méditais sur cette question existentielle, je sentis un regard peser sur moi. Je commençai par l'ignorer superbement, ne voyant aucune raison pour laquelle je porterais mon attention sur une personne qui, forcément, n'en vaudrait pas la peine. Habituellement, mon attitude aussi glaciale que la banquise faisait fuir n'importe qui, mais il semblerait que cette personne qui me fixait la nuque depuis tout à l'heure faisait exception à la règle. Je me retournai donc à contre cœur avec un air aussi aimable qu'un bouledogue accroché au visage. Je croisai alors la fameuse paire d'yeux bleus que j'avais repérés sur la piste.
Je me composai instantanément un masque de séducteur, mon fameux petit sourire charmeur qui en faisait craquer plus d'un flottant sur mes lèvres. Je haussai élégamment un sourcil en croisant les jambes, me penchant légèrement vers lui. La séduction n'était qu'un jeu de stratégie de toute manière, et je n'avais jamais perdu à ce jeu-là.
-Puis-je savoir pourquoi tu me regardes comme ça ? Ai-je quelque chose qui te gêne dans mon apparence ou plutôt quelque chose qui t'attires?
Le blond parut très surpris puis ensuite très gêné, prenant la couleur d'une belle tomate bien mure. J'eus la pensée fugace qu'au moins comme ça, il s'accordait avec la couleur de sa chemise orange. Il passa une main dans ses cheveux en baissant la tête tel un petit garçon, tranchant totalement avec le mâle tentateur qu'il m'avait montré sur la piste de danse. Il me répondit et je ne pus empêcher un frisson de plaisir de parcourir mon échine, une bouffé de chaleur me prenant par surprise alors que je ratais un battement de cœur. Il avait une voix chaude et grave qui me donnait l'impression que lorsqu'il me parlait, cela me faisait doucement vibrer. Je me mordis délicatement les lèvres pour me retenir de lui sauter dessus, le dévorant littéralement du regard. Au final, mes hormones avaient totalement pris le pas sur moi, je n'avais pas écouté un traître mot de sa réponse et je m'en fichais pas mal. De toute manière, vu le visage légèrement gêné et impatient qu'il affichait, je pouvais facilement comprendre qu'il avait dû me dire quelque chose de positif. Je me penchai doucement vers lui, posant ma main sur son genoux, frémissant doucement de sentir le frisson qui avait parcouru mon vis-à-vis à ce contact et lui dis :
-Hn, viens avec moi et j'ai quelque chose d'intéressant à te montrer.
Et je remontais doucement ma main le long de sa cuisse, le faisant déglutir avec difficulté. Sans un mot de plus, je me levai, retirant ma main de sa jambe sur une dernière caresse. Je brûlais de faire mien ce blond. J'avais la folle envie de céder à mes pulsions mais je me forçais au calme, trouvant mon attitude tout à fait étrange : c'était bien la première fois que j'avais autant envie de quelqu'un. Cependant j'allais devoir attendre, la salle VIP m'attendait. Je posai les yeux sur le blond qui était resté comme figé sur sa chaise, l'esprit perdu dans le vague. Je haussais un sourcil, la bouche pliée dans une petite moue et je le hélai :
- Tu viens, je n'attendrais pas des siècles et d'autres que toi peuvent très bien prendre ta place …
Il se leva précipitamment me regardant avec un étonnement presque blessé par ce que je venais de dire au début, avant de plisser les yeux tel un chat, ses iris bleus brillant de détermination. Bien que mon visage soit toujours aussi impassible, je me demandais vraiment quel genre d'homme c'était car c'était bien la première fois que quelqu'un avait l'air blessé, juste parce que j'avais insinué que je pouvais aller voir ailleurs. Il n'était par conséquent pas un séducteur invétéré, chose bien étrange dans cette boite. C'était sûrement sa première fois ici. Il me rejoignit en me frôlant au passage, puis il me dit à l'oreille de sa voix chaude :
-Je te suis…
Je me mordis inconsciemment les lèvres mais ne laissai rien paraître de mon trouble et m'avançai dans la foule de danseur. Nous fendîmes cette foule qui donnait plus l'impression d'être en plein préliminaires que de simplement bouger au son de la musique techno. Des dizaines de corps moites de sueur se remuait contre nous et glissait des mains aventureuses sur nous ce qui me faisait grimacer de dégoût. Je haïssais qu'on me touche ainsi sans que je n'aie donné mon accord préalable. Le blond, avisant que j'avais des difficultés à avancer dans cette foule compact et que surtout des hommes me faisaient des avances de plus en plus graveleuses, me prit par la taille en lançant un regard noir envers quiconque osait s'approcher de moi. Je lui lançai un regard circonspect, l'air de dire « tu fais quoi là ? » et lui me répondit par un grand sourire étincelant. Je ratai un battement de cœur avant de me dire qu'il avait l'air idiot avec ce sourire qui lui mangeait la moitié de la figure. Je me dégageai de son étreinte d'un geste brusque de la main, ne supportant toutes les sensations bizarres que je ressentais en sa présence et me rendit d'un air sombre jusqu'à l'entrée de la salle VIP.
Je tendis mon pass au gorille à l'entrée et entrai à l'intérieur, laissant le blond planté sur la piste. Je refermai la porte derrière moi et m'y adossai en fermant les yeux. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, c'était la première fois que je ressentais quelque chose de pareil pour un simple inconnu. Cela me faisait peur. Je n'avais pas envie de souffrir pour rien alors je préférais ne rien faire du tout. C'était sûrement lâche mais je ne savais pas comment faire face à ça.
-Sasukeee-kuuunn !
Je soupirai mentalement tandis que je me recevais en pleine face une tornade rouge dénommé Karin qui me tirait par le bras en me collant sa poitrine dessus. Elle se mit à babiller, d'un air tout excité alors que je retenais un soupir de lassitude. Je me demandai quand est-ce qu'elle allait enfin comprendre que les filles et moi, ce n'était pas compatible. Je n'écoutai pas un mot de ce qu'elle me disait, devinant déjà qu'elle devait s'exciter à propos de la surprise du patron. Je me contentai donc de faire quelques hm de temps à autre et regardai la nouvelle décoration de la salle VIP.
C'était une grande pièce, avec des petites alcôves à chaque coin de la pièce, séparées par de lourds rideaux en velours rouge. Les murs étaient tendus d'un velours rouge plus sombre et les canapés étaient faits en cuir, invitant à venir s'allonger lascivement dedans. Au centre, un long podium entouré de nombreux fauteuils en cuir avec une petite table à côté de chaque fauteuil, accueillant un verre d'alcool ou, pour les plus chanceux, un jeune homme ou une jeune femme à moitié dévêtue. Une musique douce et envoûtante berçait doucement ses occupants, la plupart s'adonnant à la tâche plus que difficile de l'exploration corporelle et buccale.
Soudain, un ours me prit dans ses bras, me broyant à moitié les côtes au passage. C'était le patron. Il me reposa par terre en m'ébouriffant les cheveux au passage. Je grognai en remettant mes cheveux en place tout en massant légèrement mes côtes endolories.
-Toujours en forme, Jiraya…
-Toujours ! Je suis content de te voir ! J'ai une surprise que je suis sûr que tu vas apprécier à sa juste valeur…
Je le regardai d'un air dubitatif alors qu'il affichait son fameux sourire rempli de sous-entendus. Je levai les yeux au ciel ayant déjà deviné ce qu'il avait concocté. Mais je me laissai guider jusqu'à un fauteuil juste en face du podium sur lequel je m'avachis sans grâce. Jiraya parût excité comme un gosse tandis qu'il se dirigeait dans les coulisses derrière le podium. Karin essaya de s'asseoir sur moi ayant cette stupide manie de toujours vouloir se coller à moi. Sans douceur, je la repoussai, la faisant malencontreusement tomber dans les bras de Suigetsu. Ils commencèrent à s'engueuler comme du poisson pourri, s'appelant par tous les noms d'oiseaux possible en cherchant à savoir qui criait plus fort que l'autre. Je posai mon coude sur l'accoudoir, me massant les tempes du bout des doigts. Ils commençaient à sérieusement m'agacer et un mal de tête pointait son nez.
Je me sentais mal. Je me laissais encore une fois engloutir par la part torturée de mon être. Mes pensées sombres me coupaient progressivement du monde qui m'entourait.
Je m'en voulais d'avoir laissé ce jeune homme dehors sans aucune explication. C'était bête. Habituellement, je m'en fichais complètement de blesser les autres, mais je n'avais pas envie qu'il me déteste. Je ne savais d'ailleurs pas pourquoi et cela m'angoissait assez. De plus, cette manière qu'il avait eu de poser sa main sur ma taille et surtout l'éclat de ses yeux montraient qu'il voulait quelque chose de plus, que je savais ne pas pouvoir lui donner. Je ne voulais pas de relation stable, j'en étais incapable. Je ne m'assumais pas assez pour ça. Puis comment savoir si c'était le bon ? Je n'avais pas envie d'être blessé, j'étais déjà assez meurtri comme ça. Je soupirai de manière désabusée.
Je n'aurais pas dû boire mon martini à jeun, je dérivais sur des pensées bizarres. Dire que je réfléchissais sur le pourquoi du comment je ne voulais pas être avec ce type alors que je venais à peine de le rencontrer et qu'on avait échangé en tout et pour tout trois phrases. Je réfléchissais trop et c'était mauvais car ça se terminait souvent par moi, un cutter et du sang dans le lavabo. Je fermai un instant les yeux et vidai mon esprit. Pour une fois, j'allais écouter mon cœur et faire fi des conséquences de mes actes. Ce que me dictait mon cœur, c'était de retrouver le blond qui me rendait bizarre. J'ouvris les yeux, et une étrange lueur rouge s'y refléta avant de s'effacer. Je crispai mes mains sur l'accoudoir, attirant bêtement l'attention de Suigetsu et de Karin.
-Quelque chose ne va pas Sasuke ?, me demandèrent-ils d'une même voix, Karin tirant sur les cheveux Suigetsu ce dernier essayant de lui tordre le poignet.
- Je m'en vais. Répondis-je d'un ton plat.
-Hein ? Mais pourquoi ?, S'exclamèrent-ils d'une même voix avec des têtes de hiboux surpris.
-J'ai des choses à faire. Eludais-je d'un vague geste de la main.
Et sans attendre plus longtemps, je me dirigeai vers la sortie sous les yeux ébahis de mes amis. J'ouvris la porte à la volée et mes oreilles furent de nouveau agressées par la musique qui hurlait à travers les enceintes. Plissant les yeux, je fis le tour de la piste mais nulle trace du blond. Je tapotai l'épaule du gorille et lui criai à l'oreille pour me faire entendre par-dessus cette musique si il avait vu par où était parti le blond à la chemise orange. Il me pointa la sortie de secours et je le remerciai d'un hochement de tête. Rasant les murs pour éviter un maximum les gens aux mains trop baladeuses, je me mis à courir, le cœur battant, espérant qu'il ne soit pas trop tard. Je poussai violement la porte de sortie, la faisant claquer contre le mur avant de la refermer avec autant de douceur. Je regardai à gauche et à droite, cherchant où pouvait bien être mon blond dans la ruelle sombre éclairée par deux malheureux réverbères.
Soudain, les phares d'une voiture illuminèrent une silhouette orangée. Je couru vers lui et l'attrapai par la manche. Il se retourna. C'était lui. Il me regarda, étonné, avant de me sourire d'un air absolument ravi. Je fus légèrement déstabilisé par sa réaction, je m'étais attendu à ce qu'il m'en veuille de l'avoir planté comme ça tout à l'heure, mais il semblait tout simplement heureux de me revoir. Je restai comme figé mettant déjà préparé à user de mille et une techniques pour qu'il tombe dans mon lit, ce qui fait que je le regardais d'un air légèrement confus me laissant happer par le bleu de ses yeux. Puis je me repris, affichant mon petit air hautain habituel, lâchant sa manche au passage. Je me rendis compte que je ne savais pas quoi lui dire, je supposai que j'aurai du m'excuser mais faut pas trop m'en demander de ce côté-là. Ce fut lui qui brisa le silence.
-Je suppose que si tu es venu c'est que ta proposition marche toujours, non ?
-hn
- C'est parfait allons chez moi alors, c'est juste à côté.
-hn
-Tu sais dire que ça ?
-Non.
- Tu sais dire oui aussi ?
Je lui balançai un regard noir alors que je croisais son regard pétillant de malice. Mais c'est qu'il se payait ouvertement ma tête là ?
-Abruti…
-Ouh, mais c'est que tu es agressif dis donc, me répondit-il en faisant mine de se protéger de moi.
-Je t'emmerde, grognai-je en fourrant les mains dans mes poches.
- Je préfère encore le verbe je t'encule, l'image me plait plus…, me dit-il avec un regard goguenard.
- Si tu continues comme ça, il te restera que l'image…. Répliquais-je en lui lançant un regard noir bien sentit.
- Bon bon, je ne dis plus rien alors. Me répondit-il en prenant une petite mine penaude.
Je ne pus m'empêcher de sourire légèrement, le trouvant plutôt amusant en fin de compte. Nous continuâmes de marcher tranquillement dans les rues parisiennes dans un silence confortable. Seul le bruit de nos respirations et des rares voitures circulant à cette heure avancée de la nuit, brisait le silence qui nous entourait Je lui jetai de fréquents coups d'œil, me retenant de rire en voyant qu'il se retenait avec difficulté de me parler. Il se mordait les lèvres, son nez retroussé de manière assez comique tandis qu'il ouvrait à intervalles assez régulière sa bouche avant de la refermer aussi sec quand il croisait mon regard. J'avais comme l'impression de voir toutes ses pensées flotter au-dessus de lui. On lisait en lui comme dans un livre ouvert.
-Si tu veux me dire quelque chose, dit le, ne dis juste pas de conneries. Lui dis-je au bout d'un petit moment alors que nous attendions que le feu passe au vert pour traverser.
-Bah le problème c'est que je dis toujours des bêtises…
Je me mis à sourire légèrement et me rapprochai de lui tandis qu'il passait une main derrière sa tête, sûrement un tic nerveux chez lui.
- Dis toujours, et si ça ne me plait pas, je te ferai taire… murmurais-je, la voix doucereuse et faussement menaçante.
-Tu me feras taire ? Mais comment ? me dit-il en regardant avec un air mi inquiet mi surpris.
-Comme ça.
Et je plaquai mes lèvres contre les siennes, ancrant mon regard dans le sien alors qu'il écarquillait les yeux de surprise, virant au rouge cramoisi. Puis je me léchai les lèvres de manière provocatrice.
-Donc tu voulais me dire ?
-Euh… je sais plus…
Je me remis à sourire légèrement, m'amusant de son air confus. Il n'osa plus rien dire durant tout le reste du trajet, gardant les joues rouges pendant plusieurs minutes. Puis nous arrivâmes en bas de chez lui. Nous montâmes dans l'ascenseur, le malaise du blond devenait de plus en plus palpable au fur et à mesure que nous montions dans les étages. N'aimant pas cette atmosphère lourde, je l'attrapai par le col de sa chemise et l'embrassai à pleine bouche. Je léchai doucement ses lèvres pour obtenir l'accès qu'il m'offrit rapidement, je jouais avec douceur avec sa langue étouffant un gémissement de plaisir. Il glissait ses mains sur mes hanches remontant doucement ma chemise pour venir caresser ma peau. Nous approfondîmes notre baiser, enfouissant mes doigts dans ses cheveux naturellement ébouriffés. Je me collai de plus en plus contre lui oubliant le lieu où nous étions, seul lui comptait.
Soudain, la sonnerie de l'ascenseur retentit indiquant que nous étions arrivés. Je me reculais lui indiquant d'un mouvement tête la porte, mon regard légèrement assombrit par le désir que je sentais monter. Il se précipita vers sa porte, jurant entre ses dents quand il n'arriva pas à trouver le trou de la serrure. Puis, enfin, quand il réussit à ouvrir la porte, il me fit entrer dans son salon. Nous allions enfin pouvoir passer aux choses sérieuses.
Akana, sur son lit se morfond, un mal de crane pointant le bout de son nez.
Naruto: quelque chose ne va pas ?
Sasuke: on s'en fiche qu'elle aille bien ou mal, elle me fait toujours dépressif...
Akana, balance un regard glacial à Sasuke: Toi, si tu veux pas mourir dans d'atroce souffrance, tais-toi...
Naruto, la regarde avec des yeux ronds comme des soucoupes: Mais qu'est-ce qui va pas ?
Akana: J'ai passé une excellente journée, j'ai vu deux film au ciné , je me suis bien marrée avec mes amies mais faut que mes fichus voisins mettent de la musique à fond à parti de 22h et la, il est minuit et c'est toujours pas fini...
Sasuke: Et ?
Akana: je suis fatiguée ! Même pas le courage d'écrire sur toi, c'est dire...
Naruto, murmure à Sasuke: ça doit être grave ça
Sasuke, grogne: je préfére quand elle est comme ça ...
Akana, balance son dictionnaire sur la tronche de Sasuke: Toi... tu vas souffrir dans le prochain chapitre...
Sasuke, évite le dictionnaire de justesse: mais non! je rigolais!
Akana: c'est cela oui...
Sasuke: please, des reviews pour pas qu'elle me massacre !
Naruto: ou pour qu'elle le massacre ...
Akana: c'est au choix ... ou pas.
