Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient, tout est à Marvel et à celui qui a eu la brillante idée de faire ce film.

Note : Cette fic est terminée. Je dois dire que ça me fit bizarre, je vais plus pouvoir les torturer …. Ça va me manquer. M'enfin … Petite note sur ce chapitre : et bien une fois n'est pas coutume, il ne se passe rien de potentiellement choquant (du moins à mon humble avis, qui est surement obscurcit par le désir de torture qui m'envahit soudainement -_-). Alors Happy End ou pas Happy End ? Telle est la question … Ah oui, aussi je me suis grandement inspirée de la chanson Puisque tu pars de Jean Jacques Goldman (qui m'a bien fait pleurer comme une madeleine, mais c'est des larmes que naissent les plus beaux textes … très poétique ….) sauf dans le dernier paragraphe où je vous conseille d'écouter Live Summer de Joe Hisaishi. Ce morceau est magnifique. Voilà, voilà. Je voudrais encore remercier tous ceux qui ont suivis cette histoire, en espérant que cette fin vous satisferas (ce dont je doute … héhé).

Bonne lecture !

Acte V : Since You Leave

Puisque que tu pars. Où était-il ? Inlassable répétition qui résonnait dans sa tête depuis de trop nombreuses heures. L'inquiétude mêlée à la culpabilité de ne l'avoir pas retenu le rongeait lentement de l'intérieur. Son corps n'avait cessé de trembler depuis qu'il était parti. La peur l'habitait. Et au fond de lui, il savait qu'il ne le verrait plus, qu'il ne pourrait jamais plus l'embrasser. Il était trop tard. Erik s'était enfui. Et il n'avait rien fait pour le retenir. Erik, celui qu'il avait cru aimer était parti. Si loin de lui. Si rapidement. Puisque tu pars.

Charles leva la tête vers le ciel étoilé. Il tendit son esprit tout autour de lui, le cherchant désespérément. Où es-tu ? Il aurait tant aimé le retrouver. Pas pour le sauver, ni même le raisonner. Juste le voir, une dernière fois. Imprimer son visage durci et ses yeux froids sur le fond de sa rétine. Pour ne jamais l'oublier. Il voulait crier. Laisser ses émotions prendre leur envol. Ne plus rien ressentir et devenir froid. C'était facile de tomber amoureux. Mais difficile d'aimer. Tristesse. Culpabilité. Inquiétude. Amour ? Je ne sais plus si je dois t'aimer. Mais il ne pouvait pas le détester pour ce qu'il était. Erik était Erik. Il avait essayé d'en tirer le meilleur et de refouler le pire. Echec total qui ruinait son égo. Erik était parti. Il ferma les yeux, abandonna ses recherches. Il l'avait perdu.

Il repensa aux nuits qu'ils avaient passées ensemble. Sans se toucher. Sans le toucher, respectant une limite invisible qu'Erik avait tracée entre eux. Charles sourit amèrement. Il avait cru, il avait espéré. Naïveté candide qui se fissurait lentement. Il n'était plus le même. Moins pur, détruisant peu à peu une gentillesse factice. Il était plus sombre. Son visage était plus souvent fermé, ses yeux étaient moins clairs. Ses gestes moins prévenants et son attitude moins affable. Il était plus Erik. Erik qui s'était donné à lui, qui l'avait sournoisement transformé. Charles ricana dans la nuit. Il avait essayé de s'insinuer lentement et patiemment en lui, pour le changer. Pour qu'il devienne lui. Et finalement il avait gagné le contraire. Il avait tout perdu. Erik. Lui-même.

Il lui avait donné tant d'amour et tant de force pourtant. Mais tout ce que je pouvais, ça n'était pas encore assez. Il l'avait toujours su sans vouloir l'admettre. Une intime évidence qui lui susurrait sournoisement au creux de l'oreille que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire.

Reviens. Une prière pensée. Une supplique. Qui resta silencieuse. Et qui resta sans réponse. Erik était si loin ….

OoOoO

Cuba. Une dernière cigarette. Fumée fébrilement. L'excitation rendait ses gestes maladroits. Et pourtant, il avait besoin de tous ses moyens. Se venger enfin. Et retrouver Charles ensuite. S'excuser de tout ce mal, l'aimer encore plus fort. Devenir lui et oublier ce passé si douloureux. Ce soir, tout serait terminé. L'homme sans visage ne serait plus. La femme en noir n'aurait plus de raisons d'exister. Il n'aurait plus de raison d'exister. Il chassa cette pensée de son esprit. Charles lui pardonnerait. Il ne pouvait en être autrement. Il se força à reprendre son calme. Et jeta son mégot sur la plage. L'homme sans visage, dans son sous-marin n'était pas loin. Il vérifia qu'il avait tout ce qu'il lui fallait pour se débarrasser le plus rapidement possible de ses acolytes. Et fit le calme en lui pour trouver le point médian entre la rage et la sérénité. Il était prêt à en finir.

Ses muscles se bandaient sous l'effort intense qu'ils devaient fournir. Son front perlait de sueur, sa mâchoire était crispée. Il sentit ses genoux se plier, mais il tint bon. Ne pas flancher, pas maintenant. Penser à Charles. Son visage parfait, ses yeux si bleus, ses mains si douces. Un effrayant bruit de métal retentit sur la plage presque déserte. Charles et sa peau sucrée. Ses lèvres avenantes. Ses doigts experts. Le sous-marin était maintenant totalement sorti de l'eau. Encore un petit effort. Ne pas lâcher maintenant. Mais c'était si dur ! Charles. Ne pas oublier de penser à Charles. Et ne pas oublier de penser à sa mère gisant morte sur le sol. Ne pas oublier cet amour et cette douleur. La sérénité qu'il ressentait dans les bras du télépathe. Et la rage qu'il éprouvait au souvenir de tout ce qu'il avait subi. Tout ce que l'homme sans visage lui avait pris. Sa mère, son enfance. Et tout ce qu'il ne lui prendrait pas. Son amour. Son Charles. Et sa vie. Le sous-marin s'écrasa sur la plage en un grand fracas. Le sable expulsé lui piqua les yeux, mais il ne broncha pas. Rien ne pouvait l'atteindre. Il allait tuer l'homme sans visage.

Comme prévu, les sous fifres sortirent en premier. Ils choisirent de l'affronter de front, mais leurs attaques étaient illusoires. Il les tua, l'un après l'autre. Rien ne pouvait l'arrêter. Et tout se passa très vite. Trop vite peut être.

« Erik … Quelle agréable surprise ! »

Son nom prononcé avec tant de détachement le mis hors de lui. Il grogna, se précipita sur l'objet de toute sa haine. L'homme sans visage le regarda approcher avec un sourire attendri. Il accusa un coup de poing, puis un second. Puis un troisième. Jusqu'à ce qu'Erik comprenne qu'il ne pouvait pas l'atteindre. Et il frappa, une seule fois, libérant toute la puissance qu'il avait accumulée. Erik s'envola. Il gémit de douleur en retrouvant brutalement le sol. Mais il se releva aussitôt ignorant la douleur, qui de toute façon ne tarderait pas à disparaitre. Ils se firent face. Ils restèrent longtemps immobiles, se regardant. Et puis l'homme sans visage s'approcha. Près, si près. Jusqu'à le toucher. Il caressa sa joue, du bout des doigts. Erik voulu se défaire de cette étreinte, mais il ne pouvait plus bouger. Il n'était plus qu'un gamin. Qui n'avait même pas quinze ans. A nouveau totalement soumis. Un seul contact, et il lui appartenait à nouveau.

«Je regrette profondément ce qui s'est passé dans les camps. C'est inexcusable »

Il frémit. La caresse abandonna sa joue, descendit sur sa nuque. Erik maudit son corps qui refusait de lui obéir. Il n'avait pas la force de bouger, pas la force de s'échapper. Pas la force de le tuer alors qu'il était si près de lui. Une larme roula sur sa joue duveteuse.

« Mais tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi. Pour que tu libère ton pouvoir. Pour que tu en prennes possession. »

Il pensa à son Charles. Il le voyait, comme face à lui. Il pouvait même sentir son odeur. Il ferma les yeux, mais Charles était toujours là. Il tendit le bras dans sa tête pour lui toucher la joue. Pardonne-moi.

OoOoO

Pardonne-moi. Charles ouvrit les yeux. Brusquement. Cette peine, cette douleur, ce désespoir qui ne lui appartenait pas. Erik. Il l'avait retrouvé. En s'asseyant dans son lit, il tendit son esprit vers lui. Il était loin, très loin et pourtant il n'avait jamais été si proche. Il lui sourit, à la fois soulagé et inquiet. Reviens, je t'en prie.

OoOoO

« Tu as fait du chemin depuis ton portail tordu. Je suis immensément fier. Mais tu n'as fait que gratter la surface. Nous pourrions aller beaucoup plus loin tous les deux. »

Surtout ne pas laisser l'homme sans visage s'accaparer son esprit. Charles. D'autres larmes s'échappèrent de ses yeux pourtant clos. Il fallait qu'il trouve la force d'en finir. Il fallait qu'il le fasse, pour Charles. Il fallait qu'il accepte son échec. L'homme sans visage avait et aurait toujours un contrôle total sur lui. Il ne pouvait rien y faire. Il ne l'écouta pas parler. Il ne pensait qu'a Charles. Le revoir ou pas. Pardonne-moi.

OoOoO

Pardonne-moi. Charles sentit la détermination d'Erik augmenter. Et puis il s'éloigna irrévocablement jusqu'à finalement disparaitre totalement. Il essaya de le retrouver. En vain. Toutefois, il abandonna son lit précipitamment. S'habilla. Et quitta le manoir sans un mot, sans une pensée pour les adolescents. Ils savaient où était Erik. Attend moi, j'arrive.

OoOoO

« Je ne te veux aucun mal, Erik. Je ne t'en ai jamais voulu. »

Il rouvrit les paupières. L'homme sans visage s'approcha encore un peu de lui, collant son corps au sien. Et il l'embrassa. Erik se sentit bouillir sous ce baiser sans amour. Il lui avait tout pris. Tout et maintenant, il lui prenait ça. Il en eu la nausée. Il voulut le repousser. N'en eu pas le temps. Alors que l'homme sans visage s'éloignait, un sourire vainqueur aux lèvres, il ressentit une vive douleur dans le ventre. Il baissa lentement le regard en se sentant pâlir de secondes en secondes. Une dague en argent s'enfonçait jusqu'à la garde dans sa chair. Alors que le bourreau retirait son arme, il releva les yeux vers lui. Haine. Peur. Il s'affaissa lentement, son sang rougissant rapidement le sable sous lui. Sans un regard pour sa victime, l'homme sans visage se détourna.

OoOoO

Il ferma les yeux. Il avait mal, si mal que s'en était à peine supportable. Il rouvrit les yeux. Voulu se relever. Son corps n'obéissait plus. Il grogna de frustration. De douleur. De rage. De haine. Les larmes de la colère embuèrent ses yeux. Il ne pouvait pas le laisser s'en tirer comme ça. Pas après tout ce qu'il lui avait fait. Pas après tout ce qu'il lui avait pris. Mais il devait se rendre à l'évidence. L'homme sans visage avait gagné. Et lui, il n'était que la victime, comme toujours. Il n'y avait aucune raison pour que ça change. Il referma les yeux. Il se sentait brusquement très lourd. Un poids qu'il avait du mal à identifier l'écrasait, accentuant la douleur. Son visage se tordit en un rictus de souffrance. Il réussit par un miracle quelconque à taper du poing sur le sol. Il rampa, à peine quelques mètres. Il fallait qu'il le rattrape, qu'il le tue, qu'il le blesse, qu'il le souille. Qu'il détruise son existence. La rancœur lui donnait des ailes. Ailes factices. Il arrêta de ramper. Il ne pouvait plus bouger. Il ne pouvait plus penser. Il ne pouvait plus exister. Et pourtant, il se tourna sur le dos. Il voulait regarder vers le haut. Revoir une dernière fois la lumière de l'espoir qu'il avait cru apercevoir. Il grimaça en sentant un liquide visqueux couler sous lui. Son sang. Son propre sang, sa vie qu'il s'écoulait lentement. Ou trop rapidement. Il baignait littéralement dedans. Il eut un haut-le-cœur. Vomit un repas devenu lointain et presque oublié. Il n'avait plus dignité, plus d'orgueil, plus d'amour propre. Rien. Il gémit. Voulu appeler de l'aide, mais n'en fit rien. Personne ne viendrait. Il n'avait personne. L'homme sans visage lui avait tout pris. Même son amour. Il gémit, encore une fois. Il voulut se relever une nouvelle fois. Pour le retrouver, s'excuser, ramper devant lui, lui promettre de changer. Mais le poids qui pesait sur lui l'en empêcha. Il ne tarda pas à mettre un nom dessus. Le remords. Il pleura. Ses larmes ne tardèrent pas à se mêler au liquide visqueux qu'il lui dégoulinait du nez. Tout était de sa faute. Un cri étouffé, rauque, éraillé s'échappa d'entre ses lèvres ensanglantées. Charles. Ses poings se crispèrent. Il lui avait fait tant de mal. Il avait été si cruel. Il voulait le retrouver. S'excuser. Lui dire à quel point il l'aimait. A quel point il était amoureux de lui. A quel point il regrettait. Il aurait aimé que tout soit différent. Il aurait tant donné pour que tout soit différent. Il en arriva à souhaiter n'être jamais né. Il grogna, une nouvelle fois. Il n'était plus qu'un animal, un animal mortellement blessé. Il se força à se calmer. Ecouta sa douleur. Ecouta la rage qui bouillait toujours en lui, malgré le remord. Et finalement, il comprit. Même si on lui donnait une autre chance. Même si il s'en sortait, même si il pouvait à nouveau serrer Charles dans ses bras, lui avouer qu'il l'aimait, jamais, jamais il n'abandonnerait la traque. Amour ou pas amour, sa vie c'était l'homme sans visage. Rien d'autre. C'était si triste. Mais c'était ce qu'il était. Ce qu'on avait fait de lui. Charles, même avec toute la gentillesse du monde était arrivé trop tard. On ne peut pas sauver celui qui ne veut pas être sauvé.

Il n'avait plus qu'une seule solution. Oublier. S'oublier. Laisser Charles refaire sa vie. Abandonner. Lâcher prise. Il avait perdu. Tout perdu. Alors pourquoi continuer à se battre ? L'espoir n'était qu'une chimère qu'il l'avait fait vivre dans un rêve. Mais la réalité l'avait rattrapé. Avec toute sa brutalité. Il ferma les yeux. Elle était devant lui. La femme en noir. Mais elle ne dansait plus. Elle se battait, de tout son être, de toute la force qu'il lui avait donné. Il lui sourit, dernier pied de nez pour lui dire qu'elle avait perdu. Plus jamais, elle ne pourrait le dévorer. Le détruire à petit feu. Pendant de nombreuses années, elle avait contrôler le moindre de ses gestes, le rendant violent. Aujourd'hui, il avait une occasion unique de la tuer. En même temps que lui. Elle se débattit longtemps, mais il l'avait déjà oublié. Il s'enfonçait lentement dans un brouillard opaque et dense. Il était aveugle et sourd. Il n'était plus Erik. Il n'était plus non plus le petit garçon que l'homme sans visage avait torturé sans relâche. Il était mort.

Pardonne-moi.

OoOoO

Cuba. Une plage où le silence était pesant. Charles se mit à courir. Tout était trop calme. Ce n'était pas normal. Il courut, jusqu'à ne plus avoir de souffle. Et même quand ses poumons crièrent grâce, il continua. Puis, brusquement, il s'arrêta. Il resta immobile, les yeux rivés sur un corps étendu sur le sable. Alors que sa gorge se nouait, il s'en approcha. Lentement. Ses pas étaient maladroits. Malhabiles. Il ne voulait pas le reconnaitre. Il ne voulait pas avoir cette vérité devant lui. Il ne voulait pas s'approcher, mais ses pieds continuaient leur chemin. Irrévocablement.

Le sang avait imbibé le sable, lui donnant une couleur rougeâtre dégueulasse. Il s'agenouilla dessus. Erik avait les yeux fermé et si on oubliait son horrible blessure au ventre, on aurait pu croire qu'il dormait. Délicatement, Charles posa la tête de son amant sur ses genoux. Tendrement, il lui caressa les cheveux, remettant en place des mèches qui s'étaient égarées. Il lui sourit, une dernière fois, caressa son visage taché de carmin. Et même si sa gorge était nouée, même si il était incapable de parler, même si il était indéniablement triste et abattu, il ne pleura pas.

Sans drame, sans larme, pauvres et dérisoires armes. Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur.

Quelque chose se brisa en lui. Un barrage céda. Il serra la main inerte d'Erik dans la sienne. Il avait si mal. Il l'avait irrévocablement perdu. Son estomac se tordit alors qu'il sentait une colère froide naitre en lui. Il était comme cassé à l'intérieur. Détruit. Mort, en même temps qu'Erik. Son regard se colora de haine pour le responsable de tous leurs malheurs. Jamais il n'aurait imaginé que ces sentiments pouvaient être si forts. Ils hurlaient à l'intérieur de sa tête. La douleur de l'avoir perdu, la culpabilité de ne pas être arrivé avant. Il continua à caresser les cheveux de son amant, en l'enviant en silence. Erik s'était libéré de toute cette colère. Il avait gagné un combat que Charles se devait de poursuivre. Pour lui.

Il l'embrassa sur les lèvres. L'étreignit une dernière fois. Gravant pour l'éternité une marque indélébile dans son cœur.

OoOoO

Ses doigts parcouraient les touches avec souplesse et volupté. La musique du piano résonnait dans tout le manoir. Pâle reflet de sa douleur. L'air était prenant. Entêtant. C'était doux, lent, sincère. Triste amer. S'en était ridicule. Ce n'était pas beau. Les notes s'accordant avec harmonie étaient d'une laideur qu'il n'aurait pas eu la force de contestée. La musique l'assourdissait. Le plus bel air du monde n'aurait trouvé grâce à ses yeux. Ce n'était pas beau. La pluie qui tombait dehors était belle, subtil miroir de ses larmes sèches. Il ferma les yeux, jouant un air qu'il connaissait par cœur. Il aurait tant aimé que tout soit aussi facile qu'un air de piano. Il aurait aimé pouvoir exprimé sa peine, sa colère, sa culpabilité par ce biais. Mais ce n'était que des notes … Et pourtant, il continuait à jouer. Inlassablement. Jour et nuit. Pour lui. Lui qu'il n'avait pu sauver, lui qu'il avait aimé. La musique se fit plus violente. Il appuyait sur les touches avec toute la rage qui l'habitait. Une rage qui n'était pas la sienne, mais dont il avait héritée. Une colère qui prenait la forme d'une femme habillée de noir, une femme au teint presque vert et au regard sombre. Sa colère. Tournée vers un unique individu. Il n'avait plus qu'un but, une raison de vivre. Retrouver Sébastian Shaw, cet homme qui, indirectement, lui avait tant pris. Une fausse note. La musique s'étrangla. Une dernière note qui résonna longuement comme une sentence de mort. Et puis après le silence.

The End.