Me revoilà ! Comme promis le deuxième et dernier chap ! Il reste simplement un p'tit bonus que je posterai demain ou après-demain vu que je rajoute toujours plein de trucs !
Disclaimer : Rien du tout n'est à moi, mais alors que dalle, c'est frustrant...
Bonne lecture !
Toys Naruto Story :
Pendant ce temps, chez Sérafina :
Sakura soupira, découragée. Elle s'écarta de la grille et s'enfonça dans la pénombre de sa cellule. Où avait-elle atterri ? Et dire que Manon l'avait échangée ! Elle regarda ses mains de plastique puis en porta une à ses cheveux. Comme d'habitude, ils ne bougeaient pas. Elle n'avait jamais ressenti ça. Penser qu'elle puisse être moins jolie qu'une autre, être déjà démodée… Ça faisait mal.
Pourtant elle n'en voulait pas à Manon. Elle s'était faite avoir par cette bonne femme. Cette dernière savait que les jouets étaient vivants et elle l'avait donc aussitôt enfermée une fois chez elle. C'est en voyant les autres prisonniers bouger devant la femme qu'elle comprit pourquoi. C'était pour l'empêcher de fuir cet enfer !
À l'extérieur, elle pouvait voir des jouets hyper branchés et stylisés, habillés de vêtements en cuir coûtant la peau du cul, qui pouvaient se balader comme ils le voulaient. Mais leurs regards étaient tous méprisants ou tristes. Elle ne pouvait pas leur demander de l'aide, et de toute façon, Sérafina ne lui en laisserait même pas le temps.
Tous ces jouets étaient comme Sasuke : beau, nouveau et précieux. Elle faisait ringard à côté d'eux. Mais une chose était sûre, dans deux jours, elle serait de nouveau dans les bras de Manon. Enfin, elle l'espérait.
Un râle de douleur résonna dans la prison. Elle frissonna en l'entendant, comme à chaque fois. Ce qui se passait là-bas, c'était horrible. Deux fois par jour, les cellules s'unifiaient pour ne faire plus qu'une et permettre aux prisonniers de converser. Timide, et effrayée aussi, elle ne s'était pas vraiment liée aux autres qui se connaissaient tous très bien. Mais elle avait compris à peu près la situation.
Ils n'étaient pas beaucoup dans la prison. Seulement sept en tout, en la comptant. Il y avait un jeune homme aux cheveux blancs dont les yeux étaient effacés, le rendant ainsi aveugle. Elle reconnut Gokudera de Kateikyoshi Hitman Reborn en mauvais état. Il manquait des doigts à sa main gauche et il n'avait carrément plus de main droite ! Deux jeunes hommes, un petit brun ressemblant un peu à un singe avec un diadème en or sur la tête gueulant des « J'ai la dalle ! » à tout bout de champ alors que c'était un jouet, et un blond aux yeux violets portant les habits des grands moines bouddhistes proférant des menaces de mort envers son compagnon, étaient tous les deux liés ensemble dos à dos par de robustes chaînes noires.
Et enfin, il y avait le jeune homme agonisant. Une petite souris électrique se tenait à ses côtés et essayait de le soulager de ses maux. Lui, c'était le pire. Sakura n'osait pas s'approcher de peur d'être contaminée. C'était bien la première fois qu'elle voyait un jouet malade. En fait, c'était tout bonnement impossible ! Pourtant, malgré les risques, Gokudera et l'aveugle se relayaient à son chevet pour permettre à Pikachu de se reposer.
Les grilles grincèrent et lorsque les cellules furent totalement ouvertes, elle prit son courage à deux mains et se dirigea vers le malade. Elle était médecin merde ! Bon, peut-être pas un vrai, en plus son rayon c'était plutôt les ninja mais elle ne pouvait décemment pas rester comme ça sans rien faire !
Elle s'avança, toute crispée, vers le quatuor. En s'approchant ainsi, elle put mettre un nom au visage de l'aveugle. C'était Toshiro Hitsugaya de Bleach. Une fureur la submergea en constatant les dégâts de son visage. On lui avait repeint le visage pour l'empêcher de voir ! Quelle chose abominable !
Gokudera leva la tête vers elle et lui jeta un regard noir. Pas besoin d'avoir un cerveau de génie pour comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue. Elle ne recula cependant pas et articula difficilement en essayant de paraître dégagée :
- Je m'appelle Sakura Haruno, je viens du manga Naruto. Je suis médecin. Est-ce que je peux vous aider ?
- Pff… Qu'est-ce qui nous dit que t'es pas avec cette tarée ?, répliqua le blond aux yeux violets enchaîné au brun.
Elle tourna la tête vers lui et se prit un deuxième regard noir en pleine face. Bon, c'est pas gagné.
- Peut-être parce que je suis tout simplement prisonnière, tout comme vous, et que je suis la seule à pouvoir faire quelque chose.
- Y'a rien à faire. T'as déjà soigné une maladie pour jouet, toi ?, railla Hitsugaya.
Il sourit tristement, la tête droite et "regardant" devant lui, mettant Sakura mal à l'aise.
- Et même si tu savais le faire, ça paraîtrait encore plus louche, conclue-t-il.
Sakura allait parler mais elle n'avait rien à dire à ça. Elle resta la bouche ouverte pendant quelques secondes avant de la refermer, vaincue.
- Pika Pika !
- Qu'est-ce qu'il y a Pikachu ?, demanda Gokudera.
- Pika Pika Pika !, répondit-il en sautillant et en pointant son petit doigt jaune vers son maître.
Celui-ci essayait de se relever pour participer à la conversation. Gokudera le soutint, un peu surpris de sa résistance à la douleur.
- Te force pas trop…, lui conseilla le mafieux aux cheveux blancs.
- T'inquiète… Keuf keuf… c'est pas en parlant que j'vais mourir !
Le garçon (Arg ! Mais il est super jeune !) fit un sourire confiant à Sakura. Elle savait que son visage lui disait quelque chose mais elle n'arrivait pas à savoir pourquoi.
- Je m'appelle Sacha. Je crois que tu connais les Pokémon, non ?
- C'est… c'est toi ? Je… désolé, je t'avais pas reconnu !, s'étrangla-t-elle. Tu es une légende, pardon !
- Hé hé hé keuf keuf keuf… !
- Sacha !, s'inquiéta Gokudera.
- Ça va, ça va…, répondit Sacha en écartant la main de son ami. Laisse-moi rire comme je veux.
Sa voix manquait de force mais son ton était sans appel. Apparemment, il était un peu comme le chef ici, du fait peut-être de sa notoriété… ou de sa maladie.
- Tu disais que tu étais médecin ?, voulut confirmer le maître Pokémon.
- Oui. Mais comme l'a dit Hitsugaya, j'ai peur de ne rien pouvoir faire…
- Ou alors tu peux mais t'as les chocottes qu'on te soupçonne d'être une complice de l'autre tarée, la coupa le blond aux yeux violets.
- Mais… Non ! Je suis prisonnière moi aussi ! Oh et puis zut !
Sakura lui lança son meilleur regard meurtrier mais il ne flancha pas et elle s'approcha du malade. Le blond s'apprêta à se lever, quitte à porter le singe sur son dos.
- Sanzo, du calme, ordonna Sacha.
- Tch…
Il obéit quand même et se rassit.
- Désolé, s'excusa Sacha. Il est gentil, au fond.
- Tout au fond, renchérit Gokudera.
- Tu me cherches ?, répliqua Sanzo.
- Arrêtez ! Keuf keuf KEUF !
Une énorme toux prit d'assaut Sacha et Sakura essaya de le positionner de telle manière qu'il puisse respirer plus facilement. Malheureusement la toux fut longue et difficile à calmer. Sakura commençait déjà à chercher un possible remède. C'était un jouet, il ne pouvait pas être malade.
- Sacha ? Je vais te poser quelques questions avant de t'ausculter. Tu es d'accord ?
- Qu… le touche pas, sorcière !, protesta Gokudera.
- Gokudera, répondit froidement Sacha. Laisse-la faire. Ça pourra pas être pire de toute façon…
Le mafieux aux cheveux blancs légèrement sales baissa la tête en serrant le poing. Sakura se réjouit quelque peu de savoir que le grand Sacha des Pokémon avait de l'influence sur tous ces types. Ils l'auraient probablement déjà mise en pièce à l'heure qu'il est s'il n'était pas là.
- Très bien. Je voudrais d'abord savoir si tu sais à quel moment, où et quand tu as "attrapé" cette maladie.
- Ça, c'est facile. En fait, nous tous plus un autre avons essayé de nous enfuir et échapper aux griffes de Sérafina. Et comme tu le vois, on a échoué, répondit Sacha, dépité.
- Sauf Sasuke, compléta Hitsugaya. Alors qu'il a pris plus de risques que nous pour faire diversion et nous permettre de quitter la maison, finalement, ça n'a servi à rien. Il a suivi le plan à la lettre mais pas nous… pas moi.
- Toshiro, on en a déjà parlé…, le coupa Sacha. Ce n'était pas de ta faute, et c'est moi qui t'aie autorisé à aller chercher Matsumoto.
- Même… murmura le petit capitaine en baissant la tête piteusement.
Sakura perçut le silence assez pesant qui flotta dans l'air après ce dialogue. Mal à l'aise, elle se décida à le rompre quand même.
- Dites-moi, ce Sasuke… Est-ce qu'il faisait à peu près cette taille et portait l'habit de Sasuke du manga quand il était encore chez Orochimaru ?
- Ouais. Mais tous les Sasuke sont vendus comme ça. T'en connais un, c'est ça ?, devina Sanzo.
- Oui… Mais il a été trouvé par Simon, heu l'un de mes propriétaires, dans la rue et il était blessé. J'ai pensé que… non, c'est stupide !, finit-elle en souriant, gênée.
Pourtant elle ne découvrit que des visages surpris et attentifs à ses paroles. Son sourire s'évapora et elle écarquilla les yeux.
- Qu… Quoi ? Vous pensez vraiment que ça pourrait être lui ?
- Ça expliquerait ta présence ici, confirma Sanzo.
Les autres hochèrent de la tête en signe d'accord. Sakura fronça ses sourcils dessinés avant de demander :
- Pourquoi ?
- Sûrement pour…, commença le blond aux yeux violets.
- Sanzôôôô…
- … le faire revenir, finit-il. Quoi ?, cracha-t-il au jeune garçon attaché à lui.
- J'ai la daaalle !, répondit plaintivement le brun.
- Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? T'es un jouet bordel !
- Mais j'ai faim !
- Goku, l'interpella Sacha. Laisse-le.
- Mais…
- Et remercie Sérafina de l'avoir attaché, le coupa-t-il.
Goku réalisa les paroles du maître Pokémon et se la ferma. Sakura, intriguée, réussit à percevoir entre les deux bouts de caoutchouc qui servaient de lèvres à Sanzo des insultes et autres menaces de mort telles que "lui mettre une balle dans sa cervelle de moineau", "le frapper jusqu'à ce que mort s'ensuive" et " lui faire bouffer sa bouche pour qu'il la ferme définitivement". Mm…Très réjouissant tout ça.
- Si jamais elle t'a capturée, c'était sûrement pour attirer Sasuke ici. Le connaissant, ça marcherait, même s'il sait que c'est un piège, reprit Hitsugaya.
- Ce type est capable de tout pour nous protéger. Sérafina le sait et elle s'en sert, compléta Gokudera.
- Tch…, siffla Sanzo entre ses lèvres.
- Vous croyez vraiment que Sasuke-kun va venir me sauver ?, demanda Sakura, sceptique.
- Ouais, Sasuke il est trop fort pour sauver les gens !, cria Goku avec un énorme sourire.
Sakura ne put s'empêcher de répondre à ce sourire et acquiesça. Le jouet Sasuke-kun ne ressemblait pas vraiment au Sasuke-kun du manga, sûrement à cause de ce qu'il avait vécu de différent par rapport au manga, justement.
Sakura se détourna de ses réflexions lorsque Sacha se remit à tousser. Elle l'aida à retrouver une respiration normale puis lui ordonna de se rallonger avant de reprendre son interrogatoire.
- Sacha, tu n'as finalement pas répondu à mes questions où et quand tu as "attrapé" ta maladie.
- Ah oui, désolé. Et bien on s'est fait capturé par Sérafina et ses acolytes puis elle nous a tous enfermé avant de nous torturer…
Sacha ferma les yeux afin de s'éclaircir la mémoire bien que celle-ci ne soit pas très plaisante.
- Elle m'a… je sais plus trop. J'avais les yeux bandés alors c'est difficile à dire mais elle m'a mis quelque chose dans la bouche et m'a forcé à l'avaler. Depuis, je respire très difficilement et je ne peux faire aucun effort sans être aidé. C'est vraiment fatiguant. Et bien sûr, elle m'a fait cette "petite expérience", comme elle le dit, dans sa chambre : la chambre des horreurs.
Tous les jouets dans la cellule tremblèrent, plus ou moins visiblement selon leur caractère. Même Sakura sentit de la chair de poule imaginaire la traverser à l'entente de ce lieu. Un lieu maudit, certainement. Ce qu'il s'y était produit là-dedans valait vraiment à être oublié. Elle imaginait Sérafina torturer de pauvres jouets et ne put empêcher son regard de dériver vers l'aveugle. Cette fois, un violent frisson de peur et de dégoût la surprit.
Curieusement, personne ne pipait mot. Sacha venait de prononcer le mot interdit, Le-lieu-d'où-l'on-ne-ressort-jamais-indemme.
- On doit trouver un panneau publicitaire pour un parfum. Après on n'aura plus qu'à suivre la carte, expliqua Matsumoto.
- Génial… tu sais combien il y a de panneau publicitaire dans cette ville ?, fulmina T-Rex.
- On s'en fiche ! On se les fait tous s'il le faut !
- Naruto, calme-toi un peu, le réprimanda T-Rex. Ça servirait à rien de se précipiter.
Le T-Rex se tourna vers la rousse qui regardait attentivement la carte.
- On n'a bien un autre indice que ce panneau j'espère ?
Matsumoto releva la tête et sortit précipitamment de ses pensées.
- … Oui oui. On a le nom de la rue dans laquelle on doit le trouver. C'est la rue Jules Guesde.
- Hé mais c'est la rue de l'école de Simon et Manon !, s'exclama joyeusement Simba. Je sais où c'est, Simon m'y emmenait à la maternelle !
- Cool ! Allez on y va !, s'écria Naruto. GOOOOOOO !
T-Rex ne put s'empêcher de soupirer avant de courir à la suite du lionceau en peluche.
Quelques minutes plus tard, ils trouvèrent le fameux panneau publicitaire où le gros plan des yeux verts de la top model figurait. Matsumoto prit en main la direction de la petite troupe qui arriva devant une vieille maison en bois, contraste surprenant dans ce quartier récent. La maison donnait vraiment l'impression de sortir d'un conte de fée mais sans ressembler au château du prince, elle faisait plutôt penser à la maisonnée de la vilaine sorcière.
Sasuke resta silencieux et s'attendait à tout moment à une attaque de la part de son ancienne maîtresse.
- Détends-toi un peu, c'est pas comme-ci elle allait te manger, essaya de le rassurer la rousse.
- Qu'est-ce t'en sais, traîtresse ?, grogna-t-il entre ses lèvres de caoutchouc.
Matsumoto parut choquée et baissa la tête. Elle voulut se reprendre mais Sasuke lui jeta un air dégoûté et compléta :
- Après tout ce que Toshiro a fait pour toi…
- Je…
- Bon alors, on y va ?
Le cri de Naruto empêcha Matsumoto de répondre à la pique de Sasuke. Ce dernier acquiesça et ses cheveux noirs de nylon bougèrent au rythme de ce mouvement. Naruto sourit de toutes ses dents dessinés et ils avancèrent jusqu'à l'entrée. Naruto bondit sur la paillasse et se précipita vers la petite porte destiné à un chat.
Maudissant l'imbécillité du jeune jouet, Sasuke sauta du dos de T-Rex et le suivit à l'intérieur. Les autres les suivirent de peu. Enfin, presque tous.
- Zut… Je passe pas.
T-Rex, fait de bois de la tête à la queue, était bien trop grand pour ce trou de chat.
- C'est pas grave. Reste-là le temps qu'on revienne.
Les billes noires de Sasuke se plantèrent dans les boules de bois du T-Rex, essayant de le prévenir d'être prêt à partir à tout moment. On ne sait si T-Rex comprit le message, en tout cas il approuva d'un signe de tête et attendit à l'extérieur.
- SAKURA-CHAAAAAAAAAAAAAN !
- Tout chez lui est pure discrétion…, ironisa Matsumoto.
Sasuke soupira en lui-même. Naruto ne savait vraiment pas à qui il avait à faire et ça pouvait tous les mettre en danger.
- OÙ ES-TUUUUU TTEBAAAA ?
- Ah ! Si seulement j'avais vraiment du flair, je l'aurais retrouvé en moins de deux !, se plaignit le lionceau.
Naruto courait dans les couloirs, ouvrant toutes les portes qu'il rencontrait. Vraiment, il ne manquait pas de culot. Mais ce que redoutait le plus Sasuke, c'est que le ninja aux cheveux blonds en plastique arrive à trouver la « chambre des horreurs ». Non, le pire serait qu'il la trouve avec Sérafina à l'intérieur. Ce fut cette raison qui poussa Sasuke d'attraper le minus par son col orange criard entre ses doigts caoutchouteux.
- Maieuh Sasuke ! Tu m'aides pas là !
- Tais-toi minus ! Et calme-toi ! Fais pas comme-ci tu étais chez toi ici !
- Par contre, toi tu l'es, Sasuke.
Cette voix… Sasuke ne put empêcher ses billes de sortir un peu de ses orbites en la reconnaissant. Il se tourna lentement vers elle et il sentit Naruto se dégager de son emprise.
- Quelle tête tu fais, tu devrais te voir !, ajouta la jeune femme en riant.
- Qui c'est ? Dis, Sasuke, tu la connais ?
Sasuke fronça ses sourcils et ignora Naruto. Ils étaient mal. Il avait pensé à retrouver Sacha et les autres avant que Sérafina ne les voit.
- Bien joué Ran-chan ! Comme promis, tu as le droit à un souhait qui te tient particulièrement à cœur !
- M-Merci Sérafina.
Matsumoto baissa la tête afin que ses cheveux de nylon cachent partiellement son visage fin.
- En fait… je voulais que vous pardonniez Toshiro Hitsugaya et qu'il sorte de la cage.
- Oh.
Sasuke ne put que constater la peur de Matsumoto pour Sérafina. Cependant il ne compatit pas pour elle. C'était de sa faute si Toshiro était dans la cage, de sa faute que leur plan avait été un échec, de sa faute si Sérafina avait une fois de plus torturé des jouets. Car il n'en doutait pas, elle avait recommencé. Matsumoto ne lui avait pas parlé de Sacha dans le vent. Et ça n'avait pas dû être le seul à être réduit en piteux état.
- Hé hé… Tu crois que je vais t'accorder ce petit plaisir ?
La rousse releva ses billes bleues surpris vers sa maîtresse.
- Qu… Mais… Vous aviez dit…
- Oui oui, je sais ce que j'ai dit, la coupa Sérafina d'un geste de la main. Mais si je laisse passer cette trahison, je perdrais mon précieux avantage d'être connue en tant que maîtresse sans pitié, et d'autres pourraient en profiter. Que dirais-tu plutôt de la nouvelle collection de vêtements rien que pour toi ? Tu serais magnifique, la plus belle de mes chef-d'œuvres ! Avec des tenues ultra-sexy ou au contraire celles qui te feraient ressembler à une princesse sont pas mal non plus !
- Mais je… !
Sérafina lui jeta un regard froid, signe de représailles si elle ne lui obéissait. Matsumoto serra ses poings mais n'osa rien répliquer.
- B-Bien, Sérafina. Si tel est votre souhait…
- Tch… toujours aussi pathétique.
Matsumoto ne protesta pas. Sasuke ne faisait qu'énoncer ce qu'elle savait déjà. Elle avait trop peur de Sérafina pour aller contre sa volonté. Elle aurait bien voulu ne pas être aussi faible et de tout son cœur en caoutchouc, elle s'était maudite depuis l'échec de leur évasion. En fait, elle n'avait jamais pensé que le plan marcherait et avait tout fait pour arrêter ses amis. Mais si elle avait mieux assumé son rôle, alors peut-être qu'ils seraient tous sortis de cet enfer et qu'ils riraient tous ensemble.
Elle jeta un coup d'œil à Sasuke mais celui-ci était focalisé sur Sérafina. Secrètement, elle voulait qu'il trouve une solution. C'était sûrement trop demandé de sa part, mais si jamais il tentait quoique ce soit… s'il faisait ça… est-ce qu'elle le suivrait aveuglément ?
- Ran-chan, je crois que ta présence n'est plus utile. Peux-tu débarrasser le plancher ?
- Oui.
La jeune femme entra dans la pièce où les élus de Sérafina paraissaient calmes et heureux. Tous aussi hypocrites les uns que les autres…
Elle les regarda avec le plus de neutralité qu'elle pouvait faire. Certains lui souhaitèrent un bon retour mais sa présence n'était pas vraiment appréciée. Chaque jouet ici luttait afin de garder une bonne place aux yeux de Sérafina. La maîtresse était la seule qui leur garantissait une sécurité plus qu'aléatoire mais aller contre sa volonté était la pire des décisions. Ou la meilleure pour entrer dans la chambre des horreurs.
Matsumoto frissonna en pensée, son corps en caoutchouc ne connaissant pas la chair de poule. Elle s'avança jusqu'au milieu de la pièce et observa le coin le plus sombre de la pièce. Les ténèbres cachaient les barreaux de la prison. Il lui était interdit de s'approcher de cette cage et quand bien même Sérafina n'était pas là, de nombreux jouets n'hésiteraient pas à la dénoncer. Elle serra de nouveau les poings et son regard se durcit.
Sérafina, comme toujours, n'avait pas tenu sa parole. Elle avait ramené Sasuke, tout ça pour rien ! Un étrange sentiment l'envahit. Qu'ils aillent tous se faire voir !
Elle sortit de la pièce et constata que Sérafina avait emmené Sasuke et les deux imbéciles dans une autre pièce. Tant mieux. Elle savait que Sérafina allait prolonger leur entrevue et c'était le moment d'agir. Cette fois… Cette fois, elle irait jusqu'au bout, quitte à y laisser son corps.
Elle se précipita vers la chambre des horreurs, bien décidée à réparer ses erreurs.
- Allons-en au fait.
- Tu ne perds jamais le nord Sasuke. Mais détends-toi un peu, on dirait que je suis une sorcière qui va te jeter un sort.
Naruto et Simba observaient silencieusement cet étrange échange, assis calmement sur le confortable canapé vert paume. Depuis que cette femme était apparue devant eux, une sensation d'angoisse les traversait de part en part et les avait calmés. L'attitude de Sasuke ne variait pas vraiment de d'habitude pourtant il paraissait encore plus tendu qu'avant d'après Naruto. Le petit blond n'était même pas surpris qu'une humaine puisse discuter tranquillement avec des jouets dans son salon, une tasse de thé à la main. Il s'inquiétait quand même pour sa coéquipière et amie, Sakura-chan. Un pressentiment lui disait qu'il fallait sortir très vite de cette maison.
- Bien, se résigna la jeune femme devant l'air irrémédiablement fermé de son jouet préféré. Je te propose un marché : je libère cette crasseuse Sakura et l'un de tes chers amis en échange de ta personne. C'est un marché honorable, n'est-ce pas ?
- La totalité.
- De quoi ?
- Je veux que tu libères tous mes amis, tous sans exception. Tu te débarrasseras de gêneurs et tu me récupéreras, c'est un marché honorable, n'est-ce pas ?
Naruto ne comprenait décidément rien. C'était quoi cette histoire d'échange ? Ils étaient venus ensemble pour ramener Matsumoto et reprendre Sakura-chan, alors pourquoi devaient-ils laissaient Sasuke aux mains de cette sorcière ?
- Marché conclu !
- Hééé ! Pourquoi Sasuke doit rester ici tteba ?
- Tais-toi le minus. C'est une affaire entre elle et moi.
- Mais…
- Ne t'en mêle pas !
Le ton sans équivoque de Sasuke fit hésiter Naruto. Simba s'était caché derrière lui (ou plutôt avait posé ses pattes avant sur ses yeux tout en baissant la tête juste derrière Naruto). La tension montait et ce fut Sérafina qui décida d'arrêter ce petit jeu. Elle attrapa Sasuke qui ne se débattit pas, résigné sur son sort. Naruto écarquilla ses yeux dessinés et regarda la jeune femme partir avec son otage. Le blond n'eut le temps que de sauter du canapé avant qu'elle ne referme la porte derrière et… qu'elle ne ferma à clé.
- Rends-moi Sasuke, sorcière !
Il se mit à battre de ses petits poings en plastique la porte en bois, mais c'était peine perdue d'avance. Naruto sentait son corps tremblé de colère et d'incompréhension. N'étaient-ils pas tous venus pour ramener Sakura-chan ? Pourquoi devaient-ils laissé Sasuke ici ? Il savait qu'il n'était pas le jouet le plus futé, mais quand même, il y avait vraiment quelque chose qui ne tournait pas rond ! Et il était sûr que Sasuke lui avait caché la vérité, qu'il savait ce qu'il se passerait s'ils venaient ici !
Il se tourna vers le lionceau en peluche toujours couché sur le canapé. Il n'allait sûrement pas abandonner ses amis ici ! Il leva ses yeux bleus dessinés vers la fenêtre entrouverte. Un sourire s'afficha sur son visage en plastique.
- Yosh ! Simba, on va botter les fesses de cette sorcière ! Et de Sasuke aussi ! Et après, je serai le héros de Sakura-chan, ttebayo !
- Tu… tu crois qu'on peut vraiment se battre contre un humain ?
Simba sursauta en plongeant ses billes marrons dans les yeux bleus ciel de Naruto. Il avait une expression profonde et incomparable. En voyant des yeux pareils, on ne pouvait qu'y lire une flamme pleine de détermination sans faille. Cette flamme rassura complètement Simba qui sourit et ordonna :
- Monte ! Je vais sauter !
- Ouais !
Le soleil n'avait pas encore totalement disparu et une ombre se dessina en avant-plan de ce tableau orangé. On aurait dit un magnifique lion chevauché d'un preux chevalier.
La chambre des horreurs était seulement éclairée par les derniers rayons du soleil lorsque Matsumoto s'exclama :
- Trouvé ! Avec ça, je peux partir les délivrer !
La rousse sauta souplement du bureau, ne laissant échapper aucun son. Elle atterrit nonchalamment sur le tapis moelleux et courut jusqu'à la porte. Elle entendit des pas se diriger vers la chambre. Zut ! Je dois me cacher !
La porte s'ouvrit et Matsumoto se précipita derrière la porte pour se cacher. Elle découvrit alors le sourire de mécontentement de Sérafina. Sasuke était là aussi, dans sa main. Ce crétin ! Il vient juste de voir qu'elle ne tenait jamais sa parole ! À moins que…
Sasuke jeta un coup d'œil dans tous les coins de la chambre et aperçut une chevelure rousse. Tch ! C'est malin, avoir la même idée en même temps !
Matsumoto glissa un peu la tête sur le côté de la porte et observa Sasuke. Leur regard se croisèrent. Juste une seconde, mais c'était amplement suffisant pour eux deux.
- Sache bien mon cher Sasuke que tu ne t'en sortiras pas indemne pour cette trahison, commença brusquement Sérafina.
Matsumoto ne put s'empêcher de sursauter et de se demander si elle avait été repérée. Heureusement pour elle, Sasuke joua son rôle à perfection.
- Ce ne sont pas tes tortures qui me feront peur tu sais, sorcière ?
- Ne m'appelle pas de cette manière veux-tu ? Je suis ta Maîtresse alors respecte-moi en tant que telle !
La jeune Shinigami profita de la diversion pour se faufiler en dehors de la chambre et courut dans le couloir. La porte se ferma presque aussitôt derrière elle. C'était moins une…Sasuke, tiens bon, je viendrai te chercher après.
Elle marcha jusqu'au salon et s'installa tranquillement au milieu des autres. Il fallait qu'elle agisse vite tout en restant discrète. Ce n'était pas comme si la plupart d'ici était faible et surtout, Sérafina était toute proche. Elle laissa dériver ses billes bleues vers la cage et laissa un soupir lui échapper.
- Hitsugaya…
Elle pinça légèrement les lèvres en sentant une pointe de culpabilité pointer dans son cœur. Ce court laps de temps dans le vague lui permit de mieux se résoudre à aider ses amis. Il fallait qu'elle répare ce qu'elle avait fait, ou plutôt pour n'avoir rien fait. Tout d'abord, il lui fallait une bonne grosse diversion de dingue. Quelque chose qu'une certaine personne était bien capable. Elle avait besoin de…
La porte du salon claqua violemment laissant entrer une tornade qui renversa tout sur son passage.
- SAKURA-CHAAAAAAN ! SASUKEEEEEE ! ON S'EN VAAAAAAAA ! HI HAAAAAAAAAAA !
Il suffisait juste de penser à lui pour qu'il arrive ? Matsumoto sourit à cette pensée et profita de cet instant de confusion et de panique de la part des autres jouets pour s'approcher furtivement de la cage. Elle passa inaperçue mais pas de tout le monde. Tous les yeux des prisonniers la fixaient. Enfin, presque tous.
- Qu'est-ce que tu fiches là toi ?, aboya Gokudera. Tu trouves pas que t'en fais un peu trop là ?
- Je suis là pour réparer mes erreurs Gokudera ! Alors laissez-moi vous libérer ! J'ai… j'ai même l'antidote pour Sacha.
- Tch ! Comme si on allait te croire, grogna Sanzo.
- C'est vrai, c'est vrai, renchérit Goku.
- Attendez…
La petite troupe se tourna vers Sacha qui peinait à juste se mettre assis. Hitsugaya l'aida tant bien que mal à se relever.
- Je pense que cette décision n'appartient qu'à Toshiro.
- Hé ?, s'exclama le jouet aveugle. Mais je…
Il baissa la tête et ses cheveux blancs de nylon cachèrent une partie de son visage. Il murmura faiblement :
- Je ne peux pas. Je n'en ai pas le droit.
Pendant que les prisonniers et leur ancienne amie discutaient ensemble, Sakura observait attentivement les belles acrobaties de Naruto et Simba, les mains agrippées aux barreaux de la cage. Finalement, leurs jeux de ninja exercés pendant des années n'étaient pas si inutiles. Elle était soulagée. Si Naruto était là, c'était que l'espoir de rentrer n'était pas vain.
Elle tourna la tête en direction des autres. Hitsugaya n'arrivait pas à prendre de décision. Elle détailla le magnifique jouet à la chevelure rousse de nylon. Une énorme poitrine en caoutchouc, un visage fin, des yeux de billes bleues. Tout ce qui, finalement, la différenciait totalement des autres jouets à la mode. Pourtant, elle constata qu'elle possédait quelque chose que Matsumoto cherchait à récupérer : l'amitié et la confiance des autres.
Et Sakura sentait que bien qu'elle était en plastique dur, qu'elle était plate comme une planche à pain, elle possédait tout ça. Naruto, Simba, tous les autres, même Sasuke. Elle savait qu'elle pouvait compter sur eux tous. Elle savait aussi qu'ils avaient une totale confiance en elle autant qu'elle en avait dans les autres.
Sakura s'avança vers la petite troupe et s'attira par la même occasion leur attention.
- On n'a pas le temps pour tergiverser. On sort d'ici !
- La gamine a raison, j'en ai marre de pourrir ici comme un rat mort, approuva Sanzo en se levant, soulevant en même temps Goku.
- Et je propose de lui faire confiance, ajouta Sakura en montrant Matsumoto du menton.
- Qu… Tu te prends pour qui ?, s'étrangla presque Gokudera. Tu crois que tu peux décider à notre place si on peut faire confiance à une traîtresse juste parce qu'elle se pointe avec la clé et un soi-disant remède ?
- Gokudera !, s'écria Hitsugaya.
Il avait relevé la tête et même si ses yeux avaient été effacés, on pouvait comme voir sa détermination briller.
- J'ai toujours cru en Matsumoto. Même maintenant, je crois encore en elle. Après tout, l'autre fois elle n'a pas voulu nous retenir pour faire plaisir à Sérafina mais bien parce qu'elle s'inquiétait de ce qui nous arriverait si jamais on était pris. Alors… je crois en toi, Matsumoto, ajouta-t-il en essayant de regarder dans la direction de la rousse.
- Hitsugaya…, souffla la rousse en souriant.
- Bien c'est décidé. Donne l'antidote à Pikachu, je vais le prendre, déclara Sacha.
Elle acquiesça et donna la petite fiole en verre à Pikachu devant l'air effaré de Gokudera et Sanzo. Goku, toujours aussi simpliste que dans le manga de Saiyuki, se dit qu'après tout Matsumoto ne pouvait pas être si méchante.
Sacha avala alors l'antidote et ce fut comme s'il venait de dégager sa cage thoracique. Il toussa une fois puis ce fut tout. La maladie avait été éradiquée.
- Hmph !, grommela Gokudera. T'as bien de la chance que ça ait marché ! Mais je continuerai à garder un œil sur toi !
Matsumoto se contenta de lui sourire tout en ouvrant la porte de la cage. Elle secoua le porte-clés et se dirigea droit vers Sanzo et Goku.
- Je crois que ça ira mieux sans ces chaînes.
Elle libéra ainsi les deux jouets qui furent soulagés de ne plus être attaché. Sanzo massa ses poignets de caoutchouc légèrement noirs dû aux frottements de la chaîne sur sa "peau".
- Ne pense pas que je te sois redevable !, marmonna dans ses dents le bonze.
- Je n'y pensais pas, lui répondit amicalement Matsumoto.
Sakura sourit également et mis ses poings sur ses hanches.
- Il est temps d'aller aider un idiot !
Les prisonniers acquiescèrent et sortirent ensemble de la cage.
Naruto se débrouillait pourtant très bien tout seul. Les autres jouets, plus fins et plus souples, n'arrivaient généralement pas à faire une seule égratignure à ce Naruto en plastique très résistant. Le lionceau ne faisait peut-être pas le poids face aux nombreuses armes en plastique mais sa vitesse et son agilité lui permettait de les éviter facilement. Le duo tenait à lui tout seul une dizaine de jouets peu entraînés et plus motivés à s'enfuir qu'à combattre.
L'arrivée des prisonniers de la cage n'arrangea pas leur situation. Cette fois, ils décidèrent de battre en retraite.
- BANDE DE MAUVIETTES ! SI LA MAÎTRESSE APPREND ÇA, ELLE SERA FURIEUSE !, hurla fou de rage un Wolfram plus qu'énervé.
Le petit jouet aux cheveux de nylon jaunes scintillants sortit non pas sa traditionnelle épée mais bien un mini chalumeau.
- Geheh !, s'étrangla Goku, Wolfram a réparé son cracheur de feu !
- Tss, manquait plus que ça !, râla Gokudera.
Naruto s'aperçut enfin de la présence de Sakura à ses côtés.
- Sakura-chan, t'étais là tteba ?
- Oui, mais comment vous êtes arrivés jusqu'ici ?
- C'est moi qui l'aie ramené, avec un T-Rex en bois et Sasuke.
- Sasuke est là ?, voulut confirmer Sacha.
- Oui. Et d'ailleurs, il faut vite aller dans la chambre des horreurs, Sérafina l'y a amené !
- Décidément, cette sorcière arrive toujours à nous piéger !, s'énerva Sanzo.
- Hé tteba ! Elle est où cette chambre des horreurs ? Je vais aller délivrer Sasuke !, s'écria Naruto.
- Je peux te montrer si tu v…, allait proposer Matsumoto.
- Pas question !, la coupa Hitsugaya. C'est trop dangereux. Si jamais elle arrivait à te capturer je…
- HE ! VOUS M'IGNOREZ OU QUOI ? VOUS ALLEZ VOIR !
Wolfram, que tout le monde avait oublié, appuya sur la détente et un jet de flamme sortit du chalumeau. L'arme était assez petite pour être maniée par un jouet et Wolfram ne semblait pas le moins du monde effrayé par le feu. Le groupe dut courir dans tous les sens afin d'échapper à cette flamme. Malheureusement la patte en coton de Simba fut touchée et Wolfram arrêta son attaque son chalumeau pour rire :
- Ha ha ha ! Et voilà la puissance que vous devriez craindre ! Si vous vous agenouillez et demandez pardon je pourrai garder votre évasion secrète et il n'y aura pas plus de blessés !
- ENFOIRE !
- Naruto non !, s'écria Sakura pour tenter d'arrêter Naruto.
Mais il était trop tard. Naruto se jeta sur Wolfram et lui donna un coup de poing, coup de poing qui fut dévastateur pour le pauvre Wolfram. Car son visage et tout son corps étant en caoutchouc, le plastique dur n'eut aucun mal à percer la fine couche de peau et le poing de Naruto traversa la joue du jouet.
- AAAAAAAAAAAAAH ! CRETIN ! QU'EST-CE QUE T'AS FAIT À MON VISAGE ?
- ET TOI ? QU'EST-CE QUE T'AS FAIT À SIMBA ?
Naruto ne se formalisa pas alors de battre correctement Wolfram qui finalement réussit à s'enfuir en pleurant. Sakura s'approcha timidement de son ami et posa sa main sur ses cheveux durs.
- C'est bon Naruto. Simba n'est que légèrement blessé. Il peut même marcher.
- Tant mieux !, répondit soulagé un Naruto souriant.
Il reprit cependant un air sérieux. Son regard s'attarda sur le chalumeau abandonné par son précédent propriétaire et il eut l'idée de le prendre dans ses mains peu flexibles.
- Naruto ? Tu ne vas quand même pas prendre cette arme ?, lui demanda Sakura.
- Il le faut tteba !
Il jeta un coup d'œil aux autres. L'absence d'yeux, de bras, de doigts, les marques sur les poignets et la faiblesse de tous ceux venant de sortir de la cage… Tout l'alarmait.
- Sasuke est en danger.
Sakura acquiesça. Il se tourna vers Matsumoto.
- Où est cette chambre des horreurs ?
- Je t'accompagne.
- Non, j'irai seul. Sakura-chan et toi restez avec eux. T-Rex vous attend à l'extérieur. On peut sortir par la trappe.
- Mais…
- Je ferai vite.
- D'accord… Tu sors de la pièce et tu tournes à gauche. C'est la porte tout au fond du couloir.
Il hocha de la tête et s'apprêtait à partir quand une voix l'arrêta.
- Attends. Naruto c'est bien ça ?, l'interpella Sacha. Fais attention à Sérafina. Elle est du genre à piéger les jouets. Ne crois pas un mot de ce qu'elle dit.
- Ok !
Naruto traversa la pièce, tourna au coin de la porte et disparut rapidement de la vue des autres jouets.
- J'espère qu'il réussira à sauver Sasuke, s'inquiéta Sakura.
Les autres l'espérèrent aussi mais ne se voilaient pas d'illusions. Cela allait être difficile pour le petit jouet en plastique dur.
La chambre des horreurs. Sasuke n'avait imaginé que la pire des salles, avec que des instruments de torture datant du Moyen-Âge, des cuves d'acide sulfurique (très corrosif pour le plastique) et des guillotines décorant la chambre. Malheureusement pour lui, il n'avait pas totalement faux. Mais même s'il s'attendait à devenir invalide pour le reste de son existence, il se disait un peu innocemment qu'il saurait y résister. Après tout, les jouets ne peuvent pas avoir mal.
Pourtant, lorsqu'il fut solidement attaché à une table, il n'était vraiment, mais alors vraiment pas rassuré.
La sorcière jubilait et son sourire était malfaisant. Rien n'aurait pu gâcher son plaisir à cet instant. Elle sortit une petite seringue et préleva un liquide transparent.
Sasuke se pinça les lèvres. Non, il n'avait pas peur. Non, pas du tout. C'était juste… juste…
La seringue s'enfonça dans la "peau" nue de son torse et le liquide s'infiltra dans son corps.
Naruto fonça sur la porte, pas vraiment sûr de pouvoir l'ouvrir de cette manière, mais qui ne tente rien n'a rien. Il y mit toute sa force mais rien à faire, elle ne s'ouvrait pas. Elle ne bougeait que de quelques millimètres et c'est ce qui lui laissait de l'espoir. S'il pouvait au moins l'entrouvrir…
Bien sûr, le bruit qu'il faisait alors n'était même pas susceptible d'être repéré par Sérafina puisque Naruto n'arrivait pas à frapper la porte assez fort.
Naruto eut alors l'idée d'utiliser le chalumeau. Peut-être que la porte fonderait ou un truc comme ça. Il appuya sur la détente et le jet de flamme, ridicule face à la porte, ne réussit qu'à légèrement noircir le bois de la porte. Naruto s'impatienta et augmenta la puissance du chalumeau. Jamais l'idée de brûler la porte ne lui parut plus judicieuse. Le chalumeau au max, la porte ne prit pas flamme mais le bois se rétracta et l'espace d'à peine quelques millimètres se transforma en centimètres. Naruto sourit et arrêta son chalumeau. Le feu n'ayant pas réellement pris, il ne resta que quelques rares flammes par-ci par-là.
Ce fut surtout l'odeur de brûlé qui alerta Sérafina. Sasuke était toujours ligoté, pieds et poings liés aux coins de la table. Dans la lueur du crépuscule, Naruto ne distingua pas ses traits tirés par la douleur et ne voyait pas que ses yeux de billes reflétaient de la souffrance. Pourtant, sans s'en apercevoir explicitement, il savait qu'il arrivait un peu tard.
- Qu'est-ce que tu fiches là Wolfram ?, s'enquit Sérafina.
Elle n'avait pas reconnu Naruto et comme il avait une tête blonde et un chalumeau, elle s'était naturellement dit qu'il ne pouvait s'agir que de Wolfram de Kyou Kara Maoh.
- Alors ? Qu'elle est ta réponse ?
Une sorte de liane frappa Naruto sur le côté et le propulsa au milieu de la pièce, le chalumeau glissant sous l'armoire.
- Nyu ? Qu'est-ce que ça veut dire ?, demanda Sérafina.
- Nyu !
Le jouet qui venait de répondre aussi primitivement à Sérafina n'était autre que Nyu de Elfen Lied. Elle possédait l'arme caractéristique de son espèce, des lianes très puissantes et invisibles. Bien qu'elles n'étaient qu'en un magnifique plastique souple transparent, elles étaient maniées d'une main de maître par l'une des gardiennes de Sérafina et paraissaient aussi invisibles que les vraies du manga. Elles ne tranchaient pas mais fouettaient l'air violemment. Ses cheveux rouges sang en nylon semblaient très réalistes et ses petites oreilles semblaient réellement être de l'os.
Naruto se releva rapidement et jeta un œil à son agresseur. Il ne l'avait pas vue venir et le frapper.
- Tiens tiens, mais c'est notre ringard de Naruto que voilà ! Tu as réussi à prendre le chalumeau de Wolfram à ce que je vois. Quel imbécile celui-là ! Si seulement il pouvait être aussi dégourdi que le vrai…
Sérafina soupira. Heureusement qu'elle gardait auprès d'elle les meilleurs de ses jouets.
- Nyu, mets-le en pièce pendant que je m'occupe de Sasuke. Je n'ai que faire de ces jouets du siècle dernier.
- Nyu !
- Hé tteba ! Relâche Sasuke ! Et je suis pas du siècle dernier, ttebayo !
- Ah, fais le taire !
Elle n'eut pas à le redire une seconde fois. Nyu pris dans ses mains l'une de ses lianes et l'enroula autour de la bouche de Naruto qui ne put plus rien dire. Elle lança une deuxième liane, cette fois autour des chevilles de notre héros blond mais il réussit à l'esquiver. Il réfléchissait à toute vitesse. Il ne pouvait plus se déplacer comme il voulait à cause de cette liane autour de la bouche. Celle-ci se resserrait dangereusement et Naruto sentit la pression augmenter. Peut-être bien qu'elle réussirait à le couper en deux, lui, le jouet en plastique aussi dur que les Playmobil !
Sérafina se pencha de nouveau vers Sasuke qui avait profité de ces quelques instants d'inattention pour libérer l'une de ses mains. Il attendit que la sorcière rapprocha son visage (car elle aimait beaucoup observer de près ses victimes) pour lui donner un coup dans son œil bien ouvert. La jeune femme cria et s'écarta de lui, une main sur son œil, incapable de bien voir. Sasuke n'attendit pas qu'elle se ressaisisse pour se détacher rapidement et sauter au sol. Il n'avait plus qu'à libérer Naruto et ils pourraient partir de cet enfer !
Une liane s'enroula autour de sa cheville et le fit tomber lourdement. Il ne put empêcher un cri de douleur de s'échapper de sa bouche quand il tomba. Il regarda sur le côté et s'aperçut que la deuxième gardienne de Sérafina était là.
- Bien joué Lucy. Tiens le bien pendant que je vais me passer un peu d'eau au visage, ça va peut-être soulager mon œil.
- …
Lucy ne dit rien. Elle resserra simplement plus fort la liane autour de la cheville de Sasuke. Il serra alors les dents, parce que se pincer les lèvres faisaient un peu mal et qu'il en avait, des dents.
Lucy et Nyu. À l'origine une seule et même personne, l'une voulant exterminer les humains et l'autre avait oublié jusqu'à savoir parler, ne sachant que dire « nyu ». Elles aimaient le même garçon, le seul humain qui pouvait les arrêter. Malheureusement pour Sasuke et Naruto, tout ceci n'était que dans le manga, ils étaient bien face à deux jouets entièrement asservis par Sérafina et c'était réellement un désavantage.
Naruto essayait de se débarrasser de la liane autour de sa bouche en tirant avec ses deux mains car bien qu'il ne puisse pas manquer d'air, il ne sentait pas très bien. Il sentait son crane être compressé et ça ne l'inspirait absolument pas. Sasuke, de son côté, s'était relevé et faisait face à Lucy. Il tourna la tête vers Naruto et c'est avec leurs yeux, dessinés pour l'un, en billes pour l'autre, qu'ils réussirent à se mettre d'accord.
Naruto utilisa toute sa force pour faire tourner Nyu autour de lui. Ça lui demandait beaucoup d'effort mais Naruto n'était pas de ces jouets à se dégonfler pour si peu. Pendant ce temps, Lucy avait réussi à emprisonner le poignet de Sasuke et celui-ci essayait tant bien que mal à se rapprocher de Naruto, malgré la douleur. Le frottement du caoutchouc et du plastique souple devenait brûlant et gênant. Malgré ça, Sasuke persévéra et bien que Lucy et Nyu essayaient de résister, elles se percutèrent de plein fouet et libérèrent enfin Sasuke et Naruto.
N'en pouvant plus, Sasuke s'effondra et tomba sur ses genoux. Naruto le retint de justesse de rejoindre le sol. Le jouet aux cheveux de nylon noirs était épuisé, chose normalement impossible pour un jouet. Impossible pour un jouet qui n'avait pas subi les caprices d'une femme.
- Ça va Sasuke ?
- À ton avis, minus ?
- Ben t'as pas l'air d'être en forme je dirai.
- Crétin…
Sasuke ne put que sourire à cette réponse.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ? Et Sakura ?
- Saine et sauve !, répondit en souriant Naruto. Elle et les autres sont déjà sortis de la maison !
- Les autres ?
- Oui, je sais pas trop qui ils sont mais ils étaient dans un sale état mais ils ont l'air gentils.
- Crétin, t'aurais dû aller avec eux !
- Je suis venu pour toi, alors te plains pas.
- Tch… T'en fais vraiment qu'à ta tête toi.
- Et oui ! Allez, on s'en va de cette maison de fou !
Naruto souleva facilement le corps de Sasuke et le porta sur son dos.
- Hé ! Qu'est-ce que tu fiches minus ? Je peux marcher tout seul !
- On a besoin de courir et toi t'en es pas capable en ce moment !
- Tch, décide pas de ça tout seul…
- On se grouille parce qu'on a de la compagnie là !
- Whoa att… !
Naruto courut vers la porte mais rapidement une liane vint leur barrer la route. Les gardiennes ne s'étaient pas évanouies longtemps. Pire, Sérafina revint, un pansement sur son œil droit, signe que le coup de Sasuke avait été vraiment redoutable.
- Décidément, il faut vraiment tout faire soi-même dans cette baraque ! Poussez-vous Nyu, Lucy ! Allez me chercher les prisonniers de la cage, ils se sont enfuis !
Les gardiennes hochèrent de la tête et sortirent. Sérafina referma la porte et la ferma à clé. Elle glissa la clé dans sa poche.
- Bien ! Maintenant, à nous trois, mes cocos.
Naruto recula un pas et fronça de ses sourcils dessinés.
- On est mal, ajouta Sasuke dans son oreille.
Lucy et Nyu entrèrent en courant dans le salon et constatèrent d'elles-mêmes les dires de leur maîtresse. Elles eurent à peine le temps de se retourner qu'un seau en plastique tomba sur elles, les emprisonnant.
- Vite, mettez-y du scotch !, ordonna Gokudera aux deux autres.
- Je suis pas à tes ordres, clébard !, répliqua Sanzo.
- Sanzôôôôôôô…
- Quoi encore con de singe ?
Sanzo mit le dernier bout de scotch pour sceller le seau avant de se retourner vers Goku. Il s'empêcha d'ouvrir la bouche en grand, par contre il ne se retint pas de frapper la tête du jouet.
- Aïeuh Sanzo !
- Ça t'apprendra à t'enrouler dans du scotch !
- Maieuh !
- La ferme !
Le seau en plastique bien calfeutré, les trois jouets soufflèrent un peu.
- Bien, si les gardiennes sont là, ça veut dire qu'il ne reste plus que Sérafina, en conclue Gokudera.
- Alors on va sauver Sasuke hein ?, demanda Goku.
- Ouais, on y va, lui répondit Sanzo, pour une fois d'accord avec le singe.
- On va lui éclater sa tronche à cette sorcière !, renchérit Gokudera.
- OUAIS !, cria Goku en se précipitant dans le couloir.
Les deux autres eurent à peine le temps de le rejoindre dans le couloir qu'une énorme explosion retentit et les propulsa jusque dans l'entrée. Ils eurent la chance d'être récupérés par Sakura, Matsumoto et Simba pendant que T-Rex, Hitsugaya, Sacha et Pikachu étaient en sécurité entre les branches de la haie du voisin.
La violente explosion laissa place à un feu rougeoyant et destructeur et à une fumée noire. Son origine semblait être… la chambre des horreurs.
À l'extérieur de la maison, Sakura, la main sur son cœur imaginaire, était proche de verser des larmes factices.
- Sasuke-kun… Naruto…
Soyez en vie.
Quelques minutes plutôt :
- Je te propose un marché, Naruto ringard. Pose Sasuke et je te laisse partir.
- Comme si j'allais te croire, espèce de vieille sorcière poilue !
- Qu… ?
- Hé minus, l'énerve pas plus comme ça !
- Je suis pas un minus ! Et puis d'abord c'est vrai, tteba !
- C'est vrai mais c'est pas une raison.
- Bande de jouets inutiles ! Je vais vous mettre en pièce !, hurla Sérafina.
Elle se précipita vers le fond de sa chambre et attrapa un filet à papillon à mailles de fer. Très résistant donc. Et très tranchant bien sûr.
- Ho ho…
- Cours crétin !, cria Sasuke.
- Pas besoin de me le dire !
Naruto réussit à sauter in extremis sur le côté avant que le filet ne vienne s'écraser au sol. Même s'il n'était pas aussi agile que Simba à cause de sa conception, Naruto était assez petit pour se faufiler sous les meubles et ainsi éviter au maximum les attaques du filet. Ça n'empêcha pas qu'il se prenne un coup de pied en pleine face et il fut projeté sous l'armoire tandis que Sasuke roula au sol, trop près du pied de Sérafina. La sorcière ne se priva pas pour l'écraser sous sa semelle et Sasuke hurla de douleur.
De douleur… de douleur ?
Naruto, à plat ventre, se releva difficilement mais il venait de comprendre quelque chose. Un jouet ne peut pas avoir mal. Alors pourquoi… pour quoi Sasuke criait-il de douleur ?
Sérafina semblait être en extase devant la souffrance de Sasuke. Elle releva son pied et écrasa de nouveau son corps de jouet hypersensible.
- AAAAAAAAAAAH…
- ARRÊTEEEEEEEEEEE !, hurla Naruto en courant.
Il s'arrêta net en constatant que Sasuke… Sasuke…
Sasuke est mort…
Il ne bougeait plus et ses paupières étaient fermées. Pire, il ne criait plus. Et pendant ce temps, la sorcière ne se gêna pas d'éclater de rire en constatant son crime.
C'en fut trop pour Naruto. Il vit sur le côté le chalumeau qu'il avait perdu pendant son combat contre Nyu. Il l'empoigna et appuya sur la détente droit vers Sérafina, la puissance restée au maximum. Celle-ci s'écarta de justesse et le jet de flamme passa à ras du nez de Sasuke. Naruto continua à tirer alors que Sérafina essayait de le calmer comme elle le pouvait :
- Tu vas détruire toute la maison ! Arrête ça ! Tu es complètement malade !
Naruto ne l'écoutait pas. Il tirait encore et encore sur elle. La dernière fois qu'il tira, ce fut sur un gros tube en verre contenant une étrange substance.
- Non pas ça ! Ça va explos… !
L'explosion retentit et Sérafina disparut de la vue de Naruto. Celui-ci avait été propulsé près de la porte et à part des traces noirs, il était indemne. Par contre il avait perdu le chalumeau.
Un peu perdu, Naruto vit Sasuke à côté de lui, son corps en caoutchouc toujours intact miraculeusement. Naruto le prit délicatement dans ses bras. Son cœur, toujours imaginaire dans sa poitrine, se serra en regardant le visage de son ami. Il avait la tête renversée et ses cheveux de nylon se balançaient dans le vide. Il faisait chaud et Naruto savait que s'ils restaient ici, il ne resterait plus rien de leur corps. Il leva les yeux vers la fenêtre et décida d'escalader le bureau pour l'atteindre, celle-ci ayant explosé en même temps que toute la maison.
Il réussit à s'extirper avec Sasuke des flammes et il entendit les sirènes des pompiers raisonner dans la rue. Il sauta un peu brusquement du rebord de la fenêtre et fit tout son possible pour garder Sasuke en sécurité à l'atterrissage.
Le bruit attira ses amis restés à l'extérieur et c'est une Sakura inquiète qui vint pour le serrer dans ses bras d'une main afin de ne pas écraser Sasuke.
- Naruto ! Tu es sain et sauf ! Et Sasuke-kun ?
Naruto, qui avait réussi à sourire légèrement, perdit son sourire et baissa la tête. Il scruta le visage de Sasuke qui avait toujours cet air endormi.
- Je… je suis désolé Sakura-chan…
Il ne put empêcher sa voix de trembler et l'inquiétude de Sakura augmenta. Elle essaya quand même de se reprendre.
- Pose-le à terre, je peux sûrement faire quelque chose !
- D'accord…
Il posa Sasuke par terre et Sakura le palpa de différentes manières.
- Bon… Dernier recours…, murmura-t-elle pour elle-même.
Elle leva sa main vers le ciel et l'abaissa le plus fort possible dans le ventre de Sasuke devant les yeux effarés de tous.
- Mais qu'est-ce que tu fous ? Tu veux le tuer ou quoi ?, lui cria Gokudera.
- Silence !, répondit-elle.
Le silence se fit et tous observèrent Sasuke. D'abord, il ne se passa rien. Puis doucement, tout doucement, il fronça les sourcils et brusquement, il ouvrit les yeux en inspirant profondément avant de tousser.
- Sakura-chan a réussi !, hurla tout heureux Naruto.
Il serra d'abord la grande Sakura dans ses bras puis il la relâcha pour serrer Sasuke. Il aurait pu pleurer de joie à ce moment-là s'il avait pu.
- Aïe aïe aïe… Naruto, tu me fais mal !
- Ah pardon ! Mais je suis trop content !
Sasuke ne put s'empêcher de sourire à cette joie innocente mais finit quand même par froncer des sourcils.
- Et Sérafina ? Où est-elle ?
- Aucune idée. Mais vu l'état de sa maison, ça m'étonnerait qu'elle veuille nous poursuivre, répondit Naruto en pointant la maison en feu que les pompiers tentaient d'éteindre.
Sasuke se sentit soulagé et vérifia que tous ses amis étaient bien sortis d'affaire. Vérification faite, son sourire revint sur son visage.
- Bon, on rentre maintenant !, ordonna à tous T-Rex.
- Tout… tout le monde ?, demanda timidement Matsumoto.
- Tous. Simon et Manon seront très contents.
- Oui, si on avait été en meilleur état peut-être, mais pas comme ça, le contredit Gokudera.
- Laissez-nous faire ! Quand on sera rentré, je vous rafistolerai de telle sorte que vous serez comme neuf !, les rassura Sakura.
- C'est vrai ? YOUHOU !, brailla Goku.
- La ferme, con de singe !, cria Sanzo.
Tout le monde éclata de rire lorsque Sanzo donna un coup de poing sur la tête de Goku. Naruto ne put s'empêcher de vérifier que Sasuke récupérait bien. Ils savaient tous les deux qu'il n'était plus totalement un jouet vu qu'il pouvait ressentir la douleur. Peut-être que ce n'était pas permanent et qu'il n'y aurait plus de problèmes. Mais si c'était permanent, il faudrait en discuter avec les autres et trouver une solution afin que Simon et Manon ne jouent pas trop avec lui, vu leur délicatesse envers leurs jouets.
- Qu'est-ce t'as, minus ?
- Je suis pas petit, tteba !
Naruto et Sasuke se rendirent leur sourire et éclatèrent de rire, contents de s'en être sortis.
Simon et Manon découvrirent le lendemain des nouveaux jouets dans leur chambre. Ils coururent embrasser leur mère en la remerciant alors que la pauvre femme ne savait même pas d'où leur venait ce surprenant élan d'affection.
L'équipe de Sakura avait fait du beau travail. BR avait réussit à repeindre correctement les yeux de Hitsugaya et on avait rafistolé le bras et les doigts de Gokudera de telle sorte qu'on ne différenciait pas beaucoup le vrai caoutchouc et le tissu rigide trouvé dans l'armoire remplie de tissus en tout genre de la maman.
Les tensions entre Matsumoto et le reste des anciens prisonniers avaient complètement disparu et les journées étaient devenues animées mais riches en joie et en rires.
Le seul petit problème venait de Sasuke. Il n'était plus un véritable jouet maintenant qu'il sentait la douleur quand on lui tordait le bras ou lorsqu'il tombait violemment au sol. Par un commun accord, Sasuke participait peu aux jeux des enfants en se cachant du mieux qu'il pouvait dans la chambre. Bien sûr, il refusait de l'admettre, mais cette situation lui pesait. Seul Naruto arrivait à réellement le faire sentir bien. Le petit jouet, avec sa texture aussi dure que les Playmobil et sa brutalité habituelle, arrivait aussi à faire attention à cet ami très particulier. En effet, parfois, il s'amusait à chatouiller Sasuke, chose complètement nouvelle car impossible pour les jouets et ça partait toujours en crise de fou rire de la part de Sasuke !
Leur vie paisible était simple mais elle leur suffisait. Ils étaient bien tous ensemble.
Fini ! Oui c'était court ! Il reste un p'tit bonus et je clore cette histoire ! Merci pour votre lecture ! Bye !
