Bonjour à tous les lecteurs (qui je pense ne sont pas nombreux ^^)

Voici le deuxième chapitre de mon histoire, un peu plus long que le premier.

J'espère que vous l'apprécierez et si vous avez des questions ou si vous ne comprenez pas quelque chose, n'hésitez pas à laisser une review ou à m'envoyer un message.

N'hésitez pas non plus à me laisser vos impressions par review, rien ne pourrait me faire plus plaisir.

Encore merci de me lire :).


Chapitre 2 : Souvenirs de Guerre


Souvenirs de Mélinda :

Ma vie a entièrement basculée le 2 mai 1998.

A cette époque, j'étais une Médicomage de 36 ans dans un hôpital sorcier français, partenaire avec Sainte-Mangouste. En m'installant en France, je m'étais une fois de plus éloigné de la guerre qui s'apprêtait à éclater.

Alors que je finissais ma garde de nuit, une alerte sonore fut donnée dans le bureau des Médicomages. Sans savoir pourquoi, mes collègues et moi nous étions retrouvés en salle de réunions, attendant l'arrivée de nos supérieurs. Un silence pesant avait alors pris place dans la salle, chacun se doutant de la raison de cette alerte : la guerre faisait rage et on avait besoin de nous pour épauler nos collègues britanniques. D'un même mouvement de tête, nous avions accueilli sombrement nos supérieurs. Ce fut mon chef de section (les blessures magiques) qui nous avait expliqué la situation et ce que l'on attendait de nous :

« Écoutez tous. Comme vous pouvez le sentir, la guerre a pris un tournant décisif...l'école de magie Poudlard qui a abrité Harry Potter durant sa scolarité a été prise d'assaut par le Mage Noir cette nuit. Nous ne vous obligeons pas à partir apporter votre aide mais le nombre de victimes... »

Il s'était soudainement tut, puis avait repris quelques secondes plus tard, cherchant ses mots.

« Il y a beaucoup trop de victimes pour le peu de secours qu'ils ont sur place ! Sainte-Mangouste nous a donc demandée de leur envoyer un peu d'aide sur les lieux de la bataille...il y a des risques à intervenir, je ne vous le cache pas et c'est pour cette raison que je vous laisse le choix ! Qui veut apporter son aide ? »

Très vite, le chef s'était rendu compte que très peu de Médicomages étaient prêt à intervenir en plein milieu d'un champ de bataille. Trois collègues s'étaient levés...quatre, avec moi.

« Bien, je vous remercie ! Les autres, vous pouvez reprendre votre travail ! »

En quelques secondes à peine, la salle avait été vidée. Il ne restait plus que les volontaires et les chefs.

« Soyez très prudent, ne mettez pas votre vie en danger bêtement ! Faites ce que vous pouvez pour sauver un maximum de vies, tentez de faire évacuer tous les enfants...car je suppose que certains élèves ont dû insister pour se battre aux côtés de leurs professeurs ! Et si il le faut...battez-vous ! »

Tous les quatre, nous avions acquiescé. Poudlard avait été ma maison par le passé, pour rien au monde je n'aurai abandonné cette école et ses occupants !

Rapidement, nous avions gagné la zone de transplanage (la seule de l'hôpital) et en moins de temps qu'il ne fallait pour dire « Quidditch », nous étions en Écosse, à l'entrée de Poudlard. Tout d'abord surprise, l'horreur de la situation avait gagné mon visage. Fixant le spectacle mortuaire que nous offrait le parc de l'école, j'avais laissé mes collègues dans leur divagation :

« Je croyais qu'on ne pouvait pas utiliser le transplanage dans cette école... »

« Les barrières ont dû être brisées ! »

« Taisez-vous...écoutez...c'est...calme...beaucoup trop calme pour une guerre ! »

« Ils se seraient trompés ? »

La remarque de mon collègue m'avait fait lever les yeux au ciel...des cadavres jonchaient le sol du parc et lui pensait qu'il y avait erreur ! Les français étaient si naïf...ou stupide, à vous de voir !

« Merci Merlin, vous êtes enfin arrivé ! » s'était alors exclamée une voix derrière nous. « Quoi ? C'est...c'est tout ce que vous êtes ? »

Me retournant, je m'étais retrouvé face à face au Professeur McGonagall. Celle-ci nous avait dévisagé les uns après les autres, puis s'était arrêtée sur moi.

« Miss Mone ? »

« Bonjour Professeur McGonagall ! » l'avais-je alors salué. « En effet, nous sommes les seuls volontaires pour vous venir en aide, mais...je ne comprends pas, on nous avait dit que la guerre était en train d'éclater ! »

« Mais elle a éclatée, Miss ! Cette nuit et elle s'est terminée il n'y a même pas une heure...et il est mort ! »

« Harry Potter est mort ? » avait soudainement demandé le dit collègue « stupide ».

« Mais non ! Voldemort ! » avait rugit le Professeur McGonagall, faisant sursauter mes collègues qui n'étaient pas habitués à entendre ce nom être prononcé. « Ce n'est pas possible, nous avons des centaines de blessés et Sainte-Mangouste n'a pas pu nous envoyer de l'aide ! Avec Pomfresh, vous ne serez que cinq Médicomages... »

« Cinq, c'est mieux que rien ! Au travail, mes amis ! » s'était exclamé le plus vieux d'entre nous.

Acquiesçant, nous étions prêt à entrer dans l'école afin de gagner l'endroit où étaient exposé les victimes. Mais le Professeur McGonagall m'avait arrêté en chemin, laissant les trois autres continuer leur chemin.

« Miss Mone... »

« Appelez-moi Mélinda, Professeur. Dans pareil circonstance, je pense qu'on peut se le permettre... »

« En effet...puis-je vous demander un service, Mélinda ? »

« Tout ce que vous voudrez, Professeur. »

« Harry Potter a réussi à vaincre Voldemort grâce aux souvenirs de l'un de nos espions...il serait mort, d'après les dires de Potter, mais...j'aimerai que vous alliez chercher son corps ! Pour être sûr...vous comprenez ? Vous savez, tout le monde pensait qu'il était un traître, mais Severus a toujours agit selon les ordres de Dumbledore, ses souvenirs en sont la preuve...je les ai moi-même visionné après les explications de Potter. Si il est mort, j'aimerai qu'il puisse avoir une cérémonie d'adieu à la hauteur de ses actions ! Pouvez-vous faire cela, et ensuite aider Pomfresh à l'infirmerie ? »

« Oui...bien sûr...mais...pourquoi moi ? »

« Les autres professeurs, les membres de l'Ordre et moi-même devons nous occupés des...corps se trouvant dans le parc et comme vous avez pu le voir, il y en a beaucoup ! Par chance, beaucoup sont des Mangemorts, mais il y a aussi des élèves, des professeurs et des parents ! Nous avons été seuls pour la bataille...le Ministère ne nous a fournit aucune aide...aucun Auror n'est venu nous apporter de l'aide ! »

« Je comprends...où se trouve cette personne ? »

« Dans la maison hantée de Pré-Au-Lard, la Cabane Hurlante. »

« Très bien ! »

Je l'avais de suite quitté. Le seul moyen de se rendre rapidement dans cette maison était un passage secret sous le Saule Cogneur...je n'étais pas une camarade passionnante lors de ma scolarité à Poudlard, mais j'étais assez curieuse et c'est en observant les Maraudeurs que j'ai découvert ce passage, fort utile pour sortir de Poudlard !

Il ne m'avait fallut que cinq petites minutes pour trouver l'arbre qui semblait avoir été déraciné lors de la bataille. L'entrée du passage était alors à nue. M'engouffrant dedans, j'ai peiné à avancer dans l'étroit tunnel. Jusqu'à ce que je sois réellement bloqué. En effet, un éboulement avait condamné le passage souterrain. Fermant les yeux, je m'étais alors concentré sur la roche me bloquant le passage, la visualisant dans mon esprit. Puis, avec l'aide d'un puissant « Wingardium Leviosa » lancé sans baguette, j'avais enfoncé les pierres dans les parois de terre du passage, libérant enfin le tunnel. Mon ascension s'était alors terminée quelques mètres plus loin. La maison était encore plus délabrée que dans mes souvenirs d'enfance. Après avoir suivi un long couloir menant au premier, je m'étais retrouvé dans l'une des seules pièces de l'étage. J'y avais retrouvé un corps immobile, allongé sur le sol crasseux, reposant dans une mare de sang. En m'approchant doucement du corps, je reconnu le dit « Severus » dont le Professeur McGonagall m'avait parlé un peu plus tôt : c'était Severus Snape.

Un haut le cœur m'avait secoué. Je ne pouvais pas y croire : lui, que j'avais longuement observé pendant mes études à Poudlard et que je pensais être un vrai Mangemort était en réalité un espion d'Albus Dumbledore...à moins qu'il n'ait été un vrai Mangemort avant de retourner sa veste...mais peu importe ! C'était lui qui avait permit la victoire pour le camp de la Lumière. Et à cet instant, il était mort...seul, dans cette maison délabrée.

Soupirant face à cette injustice de la vie, je m'étais approché de lui, de sorte à me retrouver à ses côtés. Très vite, un son avait attiré mon attention : un espèce de sifflement, le genre de sifflement qu'on a lorsque l'on peut à peine respirer.

Regardant tout autour de moi, je n'avais pas vu âme qui vive. Reposant alors mon regard sur le visage blafard de mon ancien camarade (qui, en passant, ne m'avait jamais adressé la parole), je m'étais rendu compte que le sifflement provenait de lui. Comprenant ce que cela entraînait, je m'étais agenouillé à ses côtés, posant une oreille sur son sternum. J'avais pu alors entendre son cœur battre très lentement...il vivait encore, mais pas pour bien longtemps si je ne l'aidais pas au plus vite. Mais avec ses blessures, je ne pouvais le déplacer, même avec la magie. Baguette en main et à l'aide d'un « Episkey », les blessures mineures de Severus s'étaient refermées. Cependant, la blessure la plus profonde se situait au niveau du cou. A première vue, cela semblait être une morsure de serpent...d'un très gros serpent ! Spécialisé dans les blessures magiques, je savais que je ne pouvais rien faire...je n'étais pas assez qualifié pour le soigner, seule Pomfresh pourrait faire quelque chose pour lui. Fermement décidé à ne pas le laisser mourir, j'avais utilisé un « Ferula » sur la blessure au cou de Severus. Celle-ci saignait encore mais les bandages qui étaient apparus commençaient à arrêter l'hémorragie.

Je m'étais ensuite relevé puis, j'avais lancé un « Mobilicorpus » sur lui et étais sortie rapidement de la maison, mon fardeau lévitant derrière moi. Il m'avait fallut tout de même plus de trente minutes pour retourner à Poudlard. J'avais ensuite déboulé dans l'infirmerie, ne faisant pas attention au monde qui m'entourait. Déposant mon fardeau sur un lit libre et éloigné des autres blessés, je m'étais apprêté à chercher Pomfresh mais une voix m'avait arrêtée dans mon mouvement :

« Que se passe-t-il Mélinda ? » m'avait demandée une McGonagall surprise.

« Il est vivant ! Mme Pomfresh, il faut faire quelque chose...il ne tiendra pas longtemps ! » avais-je hurlé pour la presser au chevet de l'homme.

« Vivant, vous dîtes ? » avait répété McGonagall tout en se précipitant auprès de moi.

« Oui, je pense qu'il a été mordu par un serpent, ici ! » avais-je dit en montrant les bandages autour du cou de Severus. « Mais il respire encore...peu, mais il respire ! Mme Pomfresh, pouvez-vous faire quelque chose ? Je ne suis pas qualifié pour ce type de blessures ! »

« Malheureusement non...rien ne peut guérir pareille blessure ! », avait murmuré l'infirmière, dépitée, après avoir enlevé les bandages.

« Je refuse de croire qu'on ne peut rien faire ! Il y a forcément une solution ! »

« Mélinda, vous avez déjà fait beaucoup pour lui... »

« Je n'ai rien fait ! Je...je ne peux pas le laisser mourir ainsi ! N'y a-t-il pas une potion ou je ne sais quoi qui pourrait l'aider ? »

« Severus avait l'habitude d'améliorer toutes les potions qui existaient déjà dans notre monde, puisqu'il était Maître des Potions mais je doute... »

« Maître des Potions vous dîtes ? Cela signifie qu'il a accès à de nombreux ingrédients rares...où se trouve son laboratoire ? »

« Dans les cachots de Poudlard, il était enseignant ici. Mais Mélinda, ne vous faites pas de faux espoirs... »

« Tant qu'il est vivant Mme Pomfresh, je garderai espoir ! »

« Alors faites vite mon enfant ! » m'avait encouragé McGonagall.

J'avais alors quitté l'infirmerie aux pas de course, tandis que le Professeur McGonagall s'était installée au chevet de son collègue, qui il y a encore quelques heures, était un traître à ses yeux.

Je me souviens que je m'étais fier à mon instinct : si il avait été professeur de potions, alors il avait sûrement la même classe que Slughorn lorsque j'étais à Poudlard...et donc la même réserve d'ingrédients. Il ne m'avait alors fallut que cinq minutes pour retrouver la réserve. Une idée planait déjà dans ma tête...seul un ingrédient pouvait venir à bout de cette blessure...encore fallait-il que Severus le possède !

J'étais angoissé à l'idée d'échouer et de retrouver le serpentard mort. Par chance, la réserve étant dans les souterrains de l'école, celle-ci avait été préservée. Des centaines de bocaux poussiéreux attendaient mon inspection. Mais manquant de temps, j'avais utilisé un sortilège :

« Accio larmes de Phénix ! »

Deux flacons au fond d'une étagère avaient lévité jusqu'à moi. Rassuré, je m'étais empressé de retourner dans l'infirmerie.

« Alors ? » m'avait demandé McGonagall, se levant soudainement de sa chaise lors de mon approche.

« Je l'ai trouvé ! » avais-je répondu en montrant les deux flacons. « Comment va-t-il ? »

« Vous arrivez juste à temps...il semble allé très mal ! Mais...qu'est-ce que c'est ? »

« Des larmes de Phénix...ingrédient rare et coûteux ! Les larmes peuvent guérir les blessures physiques, mais pas les blessures magiques...j'espère simplement que cela barrera aussi le chemin du venin ! » avais-je alors expliqué à Pomfresh et McGonagall.

« Alors faites, mon enfant ! »

M'approchant du lit, je m'étais aperçu que Pomfresh avait remis les bandages autour du cou de Severus et qu'elle l'avait changé, lui ayant enfilé une chemise d'hôpital. Lentement, j'avais retiré les bandages, pour ensuite déposer quelques gouttes de larmes de Phénix sur la partie du corps blessé. L'effet avait été instantané ! La blessure s'était refermée et sa respiration s'était faite plus silencieuse et plus régulière.

« Bravo Miss Mone ! » s'étaient exclamés les deux femmes.

« Maintenant, laissons-le se reposer ! J'ai encore besoin d'aide. Vos collègues ont fait des merveilles pendant votre absence mais les bandages et autres pansements doivent être changé régulièrement. Venez avec moi, Miss ! »

« Vous êtes sûr que je ne peux pas le veiller ? »

« Il ne va pas s'envoler, Miss Mone ! »

La journée s'était finit sur une surveillance constante des blessés...déplorant encore quelques morts qui n'avaient pas tenu le coup. Les larmes de Phénix restantes avaient été efficaces sur de nombreux patients, libérant des dizaines de lits. Quand enfin le repas qui nous avait été distribué le soir-même, fut enfin terminé, j'avais repris la place de McGonagall au chevet de Severus. Jamais il ne m'avait adressé la parole, jamais il n'avait sembler avoir le moindre intérêt pour moi, mais nous étions tellement semblable extérieurement (physiquement) et intérieurement que je ne pouvais m'empêcher de penser que nos destins étaient liés.


Si cela vous intéresse, j'ai écris deux OS sur Severus Snape et OC. Merci de laisser des review si jamais vous allez les lire.

"Moi, le Phénix" : Severus Snape aurait dû mourir, mais quelqu'un veillait sur lui sans qu'il ne le sâche. Rating "T", mais si il y a des demandes de suites, passera en rating "M"...

.net/s/7258257/1/Moi_le_Phenix

"Oublis la, prends moi, aimes moi" : Severus Snape est directeur de Poudlard mais face au Carrow, il ne peut protéger ses élèves. Ceux-ci le prenant pour traître ne lui feront plus confiance (l'ont-ils seulement déjà fait ?). Au final, il trouvera réconfort en la personne qui a toujours su le comprendre... Rating M.

.net/s/5561192/1/Oublis_la_prends_moi_aimes_moi