Bonjour à tous.
Bon, comme je n'ai pas de reviews, je ne sais pas si mon histoire vous plait...
Je poste tout de même la suite, en espérant qu'elle plaise à ceux qui me lisent.
Si toute fois vous avez trois secondes de libre, postez une petite review, que je sache au moins si ça vous plait ou si je dois remballer ma plume :).
A bientôt et bonne lecture.
Chapitre 3 : Souvenirs de Convalescence
Souvenirs de Severus :
Je me souviens du sentiment de soulagement que j'avais finalement ressenti, lorsque je me sentais partir devant le regard de Harry Potter. Ses yeux...les mêmes que ceux de mon amie, Lily...ces yeux que j'avais tant aimé par le passé. J'espérais que la mort soit douce et rapide...j'avais tellement hâte de revoir ce regard, de revoir ses yeux, de pouvoir lui demander pardon, de pouvoir la revoir et lui reparler, tout simplement.
Mais quelqu'un en avait décidé autrement pour moi.
Ce ne fut pas Lily que je vis lors de mon réveil, ce n'était pas le blanc du paradis qui m'entourait...non, c'était les yeux inquiets de Pompom que j'avais croisé...non, c'était le blanc de l'infirmerie qui m'entourait.
« Severus ! Que Merlin soit loué ! Vous revoilà parmi nous ! » s'était exclamé la vieille Médicomage.
Que personne ne chante des louanges à Merlin ou à qui que ce soit d'autre ! Je ne voulais pas survivre...je voulais mourir, partir une bonne fois pour toute ! Être en paix et être auprès d'elle, même si cela demandait à être également aux côtés de Potter et de ses foutus amis !
Mais voilà, je n'étais pas mort...
« Severus, est-ce que vous m'entendez ? » avait demandé Pompom.
Oui, je l'entendais et non, je ne voulais pas répondre. Lui répondre signifierait que j'étais réellement vivant, ayant survécu à cette foutue morsure de Nagini ! D'ailleurs, comment ? Et surtout qui ? Qui avait eu l'audace d'aller me chercher dans cette maudite maison qui m'en avait fait voir de toutes les couleurs lors de ma scolarité dans cette école ? Qui avait eu l'immense idée de me sortir du trou noir dans lequel je voulais plonger pour ne plus jamais en sortir ?
« Severus, m'entendez-vous ? »
Un grognement était sortie de ma gorge sans que je ne puisse le retenir.
« Ah, c'est déjà un début ! Avez-vous mal ? Un grognement pour oui, deux grognements pour non ! »
« Pompom, si vous ne me foutez pas une paix royale d'ici trois secondes... » avais-je commencé à la menacer.
« Taratata Snape ! On ne me l'a fait plus celle-ci ! Vous avez eu une sacré veine que Miss Mone vous ai retrouvé à temps et qu'elle ait réussi à vous sauver la vie ! »
Mais qui était cette fichue Mone pour s'être permise de me sauver la vie CONTRE ma propre volonté ? Je ne la connaissais pas et à cet instant, je la détestais déjà...peut-être même plus que Potter Senior !
« Vous ne voulez pas savoir comment elle a fait ? »
Un regard noir comme réponse, j'espérais que cela lui conviendrait...grosse erreur !
« Voyons Snape ! Un peu de curiosité ne vous tuera pas ! »
« Ce que cette bonne femme a fait pour m'empêcher d'être tranquille ne m'intéresse point, Pompom ! », avais-je rugi.
« Oh Snape, ne soyez pas aussi ingrat ! La guerre est terminée, nous avons gagné, alors arrêtez votre manège de « je suis le méchant ici » parce que tout le monde ici est au courant de tout ! »
Se fut les paroles de trop. Cette vieille pie m'étouffait. J'avais alors pris la décision de retourner à mes appartements, ne ressentant aucune douleur et donc, n'ayant aucune raison de plus pour rester ici.
Repoussant les couvertures du lit, je m'étais relevé sous les yeux furieux de Pomfresh.
« Que pensez-vous faire, Snape ? Assis, ou bien je ferai appel à l'un de mes sortilèges spéciaux pour patients impatients ! »
« Foutez-moi la paix Pompom ! Je suis en parfaite forme alors je m'en vais rejoindre mes appartements ! »
« Et cette forme, vous la devez à Mélinda ! » avait alors répliqué Minerva, tout juste arrivée dans l'infirmerie afin de prendre de mes nouvelles.
« Je ne dois rien à personne, Minerva ! » m'étais-je exclamé, en quittant l'infirmerie, paré d'une simple chemise d'hôpital.
« Espèce de tête de mule ! » avait alors murmuré Minerva, comprenant tout de même que le Maître des Potions avait besoin d'être seul.
J'espérais que ces deux bécasses ne me suivraient pas...par chance, elles m'avaient laissé rejoindre mes appartements. Ce côté du château avait été épargné par la bataille, laissant les cachots totalement intact. Lors de ma descente dans les cachots, je pensais à ma bonne vieille bouteille de Whisky Pur Feu qui n'attendait que mon retour. J'en avais besoin, afin d'oublier que j'étais passé à deux doigts de revoir Lily, de pouvoir la toucher, de pouvoir lui parler et de pouvoir être enfin à ses côtés. Mais qui avait été cette imbécile pour avoir cru que j'avais envie de survivre ? Pourquoi ne m'avait-elle pas laissé dans cette maison, mourir en paix ?
Une fois mes appartements gagnés, je m'étais rendu dans ma chambre afin de porter des vêtements décents : un jean noir tout simple et une chemise de la même couleur. Au diable la robe de sorcier, je n'en avais pas besoin pour me plonger dans le réconfort de l'alcool. Installé dans mon bon fauteuil, face à la cheminée, j'avais touché mon cou, totalement nu, sans blessures et sans cicatrices...comment avait-elle fait ? Le venin de Nagini aurait dû me tuer au bout de quelques minutes, alors pourquoi ? Pourquoi avais-je réussi à tenir aussi longtemps...assez de temps pour que cette Mone puisse me sauver ?
Du bruit dans la pièce d'à côté, mon laboratoire, avait coupé le fil de mes pensées. Ne trouvant pas cela normal, je m'y étais rendu en délaissant ma bouteille fraîchement ouverte, sans baguette, ayant perdu la mienne, mais sur mes gardes, prêt à tenter de la magie sans baguette.
J'avais poussé la porte en douceur, l'empêchant de grincer. Une femme se trouvait dans mon laboratoire, s'occupant de quatre chaudrons installés sur mon grand plan de travail, avec tout un tas d'ingrédients, classés par ordre d'insertion. A première vue, les chaudrons comportaient des préparations de potions de Régénération Sanguine et elles étaient sur la bonne voie pour être bonnes...mais pas parfaites, avais-je noté au coin de ma tête.
Ne remarquant pas ma présence, elle avait continué ses préparations, pour les stocks de l'infirmerie, sûrement. Profitant de son inattention, j'avais continué à l'observer et à critiquer mentalement sa façon de préparer ses potions...elle ne devait pas être à Serpentard !
Une impression de déjà vu m'avait alors secoué intérieurement...j'avais l'impression de l'avoir déjà rencontrer quelque part. Elle était mince, grande, les cheveux noirs corbeau (comme les miens, notais-je également) et bouclés et sa peau semblait être de la porcelaine.
« Enfin terminé ! » avait-elle soudainement murmuré, satisfaite de son travail.
Ses potions étaient correct et pouvaient faire l'affaire, mais elles n'étaient pas à la hauteur des miennes.
« Donnez deux tours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, elles seront meilleures ! »
Levant soudainement son regard dans ma direction, nos yeux s'étaient croisés. Puis, elle avait reprit sa louche et l'une après l'autre, elle avait fait le mouvement que je lui avais conseillé sur tous les chaudrons : elles étaient parfaites maintenant !
« Je vous remercie Mr Snape...je ne suis pas doué en Potion, juste... »
« Correct ? » l'avais-je alors coupé, finissant sa phrase.
« En effet. Je vous présente toutes mes excuses pour avoir prit la liberté d'utiliser votre laboratoire, mais comme vous étiez inconscient et que l'infirmerie manquait cruellement de ses potions, je... »
« Vous vous êtes vous-même permise d'y entrer ! » l'avais-je encore une fois coupé.
« C'est juste. Je suis vraiment désolé si cela vous a offensé... »
« Vous voulez réellement savoir ce qui m'a offensé aujourd'hui Miss ? »
« Miss Mone, Mr Snape. »
Ah, voilà que je faisais enfin la rencontre de celle qui s'était permise de me retirer mon paradis, celui que j'attendais depuis près de 16 ans !
« Ce qui m'a offensé aujourd'hui Miss Mone, c'est de m'être réveillé dans l'infirmerie de l'école, vivant ! »
« Je...je ne comprends pas, Mr... » avait-elle murmuré, fronçant un peu les sourcils.
« Ce que je veux vous faire comprendre c'est que vous n'aviez pas à me sauver la vie alors que je ne le souhaitais pas ! »
« ….Je vous prie encore une fois de m'excuser...il faut croire que je n'ai fait que des conneries depuis mon arrivée dans cette école ! » s'était-elle exclamé, jurant pour cacher son malaise et sa peine face à l'ingratitude de son hôte.
D'un mouvement brusque de la main, elle avait vidé le contenu des chaudrons et rempli des centaines de fioles vides qui étaient présentes tout autour de nous. D'un claquement de doigts, les fioles s'étaient toutes rangées dans des cartons. Si ce geste m'avait impressionné, je n'en avais rien montré. Malgré le fait que j'étais furieux contre cette femme pour ce qu'elle avait fait, je ne pouvais pas m'empêcher d'admirer sa puissance. Elle arrivait à faire de la magie sans baguette, et sans prononcer le moindre mot !
« Maintenant, je vous prie de m'excuser, mais je dois livrer ceci à Mme Pomfresh, puis retourner à mon travail ! Au revoir... »
« Où ? »
La question m'avait échappée alors que je tentais de montrer que je n'avais aucun intérêt pour elle...peine perdu.
« Pardon ? »
« Où travaillez-vous ? » demandais-je malgré moi.
« En France...je suis Médicomage ! » avait-elle répondu, hésitante.
« Ah...vous êtes française ! » en avais-je déduis, tandis que je tentais de savoir où est-ce que j'aurais bien pu la voir.
« Non, je suis anglaise et j'ai étudié ici, à Poudlard... »
« Vraiment ? Votre nom ne me dit rien du tout ! »
« Pourtant, nous étions dans la même maison, Mr Snape ! »
D'un mouvement du poignet, les cartons s'étaient mis à léviter derrière elle.
« Serpentard ? Impossible au vu de votre manière de préparer des potions... »
« C'est ce qui faisait de moi la bête noire de la maison...je suis sûre qu'avec un peu d'effort, vous vous souviendrez d'une petite fille solitaire, bonne en Potions mais pas assez pour ses camarades de Maison, et excellente en Sortilèges, si je puis me lancer des fleurs...bien, je dois y aller maintenant ! Je suis désolé pour tout... »
Puis, sans attendre ma réponse, elle avait quitté mon laboratoire, sans même m'expliquer comment elle avait réussi à me tirer d'une mort certaine.
