Bonjour à tous.

Voilà le chapitre 4, en espérant qu'il vous plaira :).

Réponses aux reviews :

- Abou51 : Tout d'abord, merci pour ta review. En réalité, comme je l'ai dis dans mon profil, j'écris avant tout pour moi. J'écris tout dans des cahiers, ça me permet de m'évader et de tuer le temps, car même si ma maladie est maintenant stable, avant, je n'avais pas le droit à l'ordinateur, pas le droit au jeu vidéo et j'avais un temps de passage pour la TV...en gros, à par lire et écrire, je pouvais rien faire d'autre. Maintenant, ça doit faire 3 ans que j'ai accès à l'ordinateur, donc j'en profite pour réécrire mes histoires. J'aime me dire que des gens me lisent et que ce qu'ils lisent leur plaît...j'avais créé un blog pour l'une de mes histoires, résultats : plus de 20 000 commentaires.

Alors quand j'ai vu qu'ici, personne ne donnait d'avis, j'avais l'impression que cela ne plaisait pas...c'est très vite décourageant car on cherche la petite bête qui gêne etc. Mais je vais suivre ton conseil et continuer de poster. Moi, ça me fait plaisir de le faire et de me dire que malgré que les reviews ne suivent pas, des personnes lisent quand même mon histoire :).

-Serelia : Merci pour tes reviews, cela me fait plaisir :). J'espère sincèrement que cette histoire plaise...je sais que les SS/OC ne fonctionnent pas aussi bien que les SS/HP ou autres SS, mais comme je suis plus à l'aise avec cette catégorie, faudra que je prenne mon mal en patience ^^ !

Gros bisous et encore merci à toutes les deux.


Chapitre 4 : Souvenirs des Débuts de Professorat


Souvenirs de Mélinda :

Deux mois après mon départ de Poudlard, j'avais reçu un courrier venant de l'école. J'avais été surprise de voir apparaître devant moi l'un des hiboux de Poudlard, une enveloppe accrochée à la patte, comportant l'adresse et mon emplacement exact dans l'hôpital pour lequel je travaillais. En décachetant l'enveloppe, j'y avais découvert une lettre écrite à l'encre verte émeraude. C'était une demande de rendez-vous avec le Professeur Flitwick, nouveau Directeur de Poudlard. Cette lettre ne disait rien d'autre, juste :

« Miss Mone,

Je vous prierai de bien vouloir vous rendre dans le bureau directorial de l'école de magie Poudlard, ce jour-ci à 18h00.

Cordialement votre,

Professeur Flitwick. »

Cela semblait urgent puisqu'il voulait me voir le jour même, un peu plus tard dans la soirée. Par chance, ma journée s'était terminée à 16h00. J'avais juste eu assez de temps pour rentrer chez moi me doucher et me changer avant de reprendre la route et cette fois-ci, en direction de Poudlard.

Une fois devant l'école, j'avais été époustouflé par la vue qu'elle m'offrait : Poudlard avait été entièrement reconstruit ! Jamais un étranger aurait pu se douter qu'à cet endroit, une guerre avait éclatée...

« Qui êtes vous ? » fit une voix rocailleuse.

« Miss Mone. Le Professeur Flitwick a demandé à me voir. » avais-je expliqué à un Rusard particulièrement méfiant depuis la fin de la guerre.

« Ah...c'est vrai, il m'avait prévenu ! Eh bien, dépêchez-vous d'entrer et ne traînez pas dans les couloirs ! »

Sa voix avait été pleine de reproches comme si il avait affaire à une élève. Ne m'en formalisant pas, je m'étais dirigé vers le bureau directorial de l'école. Ne connaissant pas le mot de passe menant au bureau, j'avais attendu que celui-ci s'ouvre à moi. Je n'ai pas eu besoin d'attendre bien longtemps. Une fois le passage ouvert, je m'étais rendu au bureau, dont la porte d'entrée était entre-ouverte.

« Entrez, Miss Mone ! » m'avait invité le Professeur Flitwick.

Je m'étais aussitôt exécuté. La surprise m'avait gagnée lorsque je m'étais rendu compte que nous n'étions pas seuls : les professeurs McGonagall et Snape étaient également présents dans le bureau, tous deux assis dans un fauteuil face au Directeur.

« On vous attendait ! Prenez place. » avait-il continué, me montrant un troisième fauteuil, à côté du Professeur McGonagall. « Bien, si je vous ai convoqué aussi rapidement, c'est parce que nous avons un problème ! En effet, en acceptant le poste de Directeur, mon poste de professeur de Sortilèges reste vacant...nous avons fait des recherches mais personne n'a pu convenir aux nouvelles exigences de cette école ! »

« Des nouvelles exigences ? » avais-je demandé, surprise.

« En effet ! Au cours de ces sept dernières années, nous avons rencontrés toutes sortes de professeurs, allant du plus loufoque au plus dangereux ! Nous pensons avant tout à la sécurité de nos élèves et... »

« Et la plupart du temps, nous avons eu affaire à des personnes qui ne sont pas tout blanc, si vous voyez ce que je veux dire, Mélinda ! » m'avait alors expliqué le Professeur McGonagall.

Un grognement nous était parvenu.

« Par Merlin, Severus, arrêtez de vous sentir coupable ! Vous avez largement rembourser votre dette ! » s'était-elle exclamé, sous les yeux rieurs de Flitwick et de Dumbledore (le portrait).

Pour toute réponse, elle avait reçu un autre grognement.

« Je comprends votre situation mais je ne vois pas en quoi je peux vous aider ! Je suis Médicomage... »

« Et l'une des meilleures pratiquantes de la magie...Miss Mone, je suis certain que vous avez le niveau d'un Maître des Sortilèges ! »

« Je...je ne pense pas... »

« Vous faites de la magie sans baguette et à l'aide d'informulés ! » avait reniflé dédaigneusement Snape, toujours dans son coin.

« Cela ne prouve rien du tout ! » avais-je rétorqué, ennuyé et quelque peu blessé de son dédain envers moi.

« En réalité, cela prouve que vous êtes faite pour le poste de professeur de Sortilèges...si cela vous intéresse, bien évidemment. »

« Vous souhaitez réellement que j'intègre Poudlard pour enseigner, moi, une Médicomage sans expérience dans l'enseignement ? »

« C'est exactement ce qu'on attend de vous, Miss Mone ! »

Le regard de Flitwick avait été malicieux et pénétrant...un parfait Dumbledore Junior !

« Je...j'aimerai y réfléchir ! Quitter mon travail à l'hôpital...c'est assez soudain ! »

« Nous comprenons Mélinda, mais la rentrée est dans une semaine...pourriez-vous prendre rapidement une décision ? » m'avait demandé McGonagall.

« La nuit porte conseil... » lui avais-je répondu, sans réfléchir.

« Excellent, j'attends donc votre réponse dès demain matin ! » avait sourit le Directeur, victorieux.

Voilà comment le 05 septembre au soir, je m'étais retrouvé à une très longue table, en compagnie d'une dizaine de professeurs, face à des centaines d'élèves. Jour de rentrée, nous avions eu le droit à la cérémonie de Répartition puis au traditionnel repas accompagné d'un discours du nouveau Directeur de Poudlard. Les élèves avaient été surpris de retrouver le Professeur Flitwick à la tête de l'école : tous pensaient que le Professeur McGonagall auraient dû être nommée à ce poste. Le discours du nouveau Directeur avait été long, notamment parce qu'il était revenu sur l'épisode de la guerre, et ce fut la seule raison pour laquelle les élèves avaient été particulièrement attentifs. Étant le seul nouveau professeur (les autres étant des anciens, remplaçants les morts ou ayant repris leur poste initial), j'avais pensé échapper aux présentations officiels aux élèves...grossière erreur :

« J'ai le plaisir de vous annoncer la venue d'un nouveau professeur qui vient d'intégrer notre chère école. Le Professeur Mélinda Mone sera dès à présent le nouveau professeur de Sortilèges... »

Je m'étais alors levé sous les applaudissements timides des élèves.

« ...et dirigera la maison Serdaigle ! »

Je n'avais pu empêcher une expression de surprise gagner mon visage : par Merlin, il plaisantait, n'est-ce pas ?

Durant le repas, j'avais tenté de fusiller du regard le Directeur, afin qu'il comprenne que faire de moi une Directrice de Maison était loin d'être l'idée du siècle, mais en vain. Un reniflement dédaigneux m'avait fait comprendre que mon voisin, le Professeur Snape, semblait s'amuser de cette situation.

« Un mot, Snape, et vous le regretterez ! » l'avais-je menacé.

« Une ancienne Serpentard, simplement bonne en potion, excellente en Sortilèges et qui se retrouve à la tête de la Maison rivale... » avait-il commencé à commenter.

« La Maison rivale de Serpentard est Gryffondor, à ce que je sache ! » l'avais-je coupé, de mauvaise humeur face à la décision de Flitwick.

« En effet, mais comme je suis le Directeur de Serpentard, et vous la Directrice de Serdaigle, cela fait de nous des ennemis ! »

« En a t-il été un jour autrement ? » avais-je rétorqué, me prenant à son petit jeu en faisant référence au lendemain de la bataille finale, lorsqu'il m'avait reproché le fait de lui avoir sauvé la vie.

Le silence m'avait répondu...Snape, à court d'arguments ?

« Avez-vous été un jour une réelle Serpentard ?

« Sommes-nous toujours obligé de porter une étiquette, Professeur Snape ? »

« A Poudlard, oui...dans le camp adverse également ! Autre part, je n'en n'ai pas la moindre idée... »

« Le camp adverse n'existe plus et en dehors de Poudlard, les maisons ne comptent pas...même si je ne suis pas une Serpentard pure et dure, cela ne m'a pas empêché de trouver une solution pour vous sauvez... »

« Malgré moi ! Vous m'avez sauvé alors que je n'en avais aucune envie ! »

« Pourquoi ? »

Cela faisait deux mois que cette question me brûlait les lèvres.

« Je n'ai pas à me justifier ! Surtout pas auprès de vous ! » avait-il grondé, suffisamment bas pour que nos collègues ne nous entendent pas.

Évidement...un remerciement l'aurait écorché vif.

C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à comprendre cet homme si complexe. Je savais que jamais il ne se confierait à moi et que je devrais apprendre à l'apprécier ainsi, froid, sarcastique et dédaigneux, même envers ses proches...car jamais, il ne changerait ! Du moins, c'est ce que je pensais à cette époque...

Six mois s'étaient écoulés depuis la rentrée. Les élèves étaient tous attentifs, la guerre y étant sûrement pour quelque chose. Tous travaillaient, et tous réussissaient là où avant, ils échouaient. Une entraide générale était apparue dès les premiers jours, même entre Gryffondor et Serpentard. Les querelles avaient cessées, pas totalement, mais en grande partie. Les professeurs, eux aussi, étaient soudés et dès qu'un élève allait mal, suite à une perte tragique durant la guerre, nous mettions tout en place pour que l'élève puisse se reposer et reprendre goût aux études. Seul Severus Snape semblait rester de marbre...rester égal à lui-même. Souvent, il était convoqué au bureau directorial en l'absence de Flitwick. McGonagall m'avait alors expliquée qu'il discutait souvent avec le portrait de Dumbledore, mais ne pu me dire à quel sujet. Je n'avais plus tenté de reparler du lendemain de la guerre avec lui, sachant que c'était un sujet houleux. Mais nous nous étions quelque peu rapproché. Ce n'était pas visible car face aux autres, nous étions toujours en train de nous quereller, utilisant sarcasmes et moqueries en tout genre. Mais ces joutes verbales étaient devenu un jeu pour nous, un rituel journalier sans lequel, on ne se sentait pas complet. Bien sûr, cela n'allait pas plus loin, mais je ne pouvais m'empêcher de sourire intérieurement à son approche, m'attendant à une nouvelle joute. Les repas étaient devenu mes moments favoris. A chaque fois, nous étions l'un à côté de l'autre, au grand damne des autres professeurs qui allaient encore assister à nos petites disputes, souvent sur nos maisons et les infractions qu'elles ont commises dans nos cours respectifs. Snape retirait énormément de points, mais je savais qu'il le faisait à juste titre : les potions étaient dangereuses, notamment lors de leur concoction et un faux geste pouvait tuer une classe entière. Alors au lieu de le contrer, je le titillais sur le fait qu'il s'inquiétait tellement pour ses élèves qu'il était obligé de retirer des points pour se soulager : moquerie qui lui faisait à chaque fois prendre la mouche. Pour moi, c'était hilarant. Je me demandais souvent si cela allait me manquer, le jour où je repartirai pour mon métier de Médicomage. La réponse s'était faite de plus en plus claire, plus le temps passait et plus on se disputait : oui, cela me manquerait ! Très vite, j'avais compris mon erreur : je m'étais attaché à lui, sans m'en rendre compte. Sachant que mes sentiments ne seraient jamais partagés, j'avais tenté de tout cacher à tout le monde mais McGonagall n'était pas aveugle...Flitwick encore moins !

« Professeur Mone... » avait commencé le Directeur, suite à une convocation dans son bureau.

« Appelez-moi Mélinda, Professeur Flitwick. »

« Bien, Mélinda. Minerva et moi-même avons remarqué une petite baisse de moral de votre côté depuis quelque temps déjà...l'enseignement ne vous plaît-il pas ? »

« Si, si, bien sûr que ça me plaît... »

« Mais ? » avait alors commenté un Dumbledore plus que malicieux.

« Bonjour Professeur Dumbledore ! » avais-je marmonné, sachant qu'il savait déjà le pourquoi du comment. « Il n'y a pas de mais. Une baisse de moral, cela arrive à tout le monde, non ? » avais-je rétorqué, afin d'en finir le plus vite possible avec ces deux énergumènes qui auraient pu être frères psychologiquement parlant, même si les bonbons au citron avaient disparus.

« Oui, certes Mélinda, mais si vous voulez parler, n'hésitez pas... »

« Merci, Mr le Directeur ! »

Je les avais quitté ainsi, pensant échapper au pire...erreur, la journée n'était pas terminée !

« Les Serpentards sont vraiment têtus Albus ! » avait commenté Filius à son prédécesseur.

« Ils ne savent simplement pas ce qui est bon pour eux... » lui avait répondu Dumbledore.

Au détour d'un couloir, je m'étais pris un corps de plein fouet alors qu'aucun son n'avait trahi la présence de quelqu'un.

« C'est pas vrai ! Vous pouvez pas regarder où vous allez ! » avait soudainement rugi une voix que je connaissais bien.

« Snape, si vous marchiez comme tout être vivant, j'aurai pu vous entendre depuis l'autre bout de l'école et vous évitez, mais comme d'habitude, vous ne faites rien comme tout le monde ! »

« Et vous, si vous étiez moins Gryffondor, à foncer tête baissée au lieu de tendre l'oreille et d'être plus attentive à votre environnement... »

« Snape, c'est pas le moment ! » avais-je rugit, plus fort que je le pensais, le laissant stoïque.

« Quelque chose est arrivé ? » avait-il soudainement demandé, une lueur d'inquiétude passant dans ses yeux en remarquant que je venais de sortir du bureau de Flitwick.

La preuve de son inquiétude avait été brève, mais j'avais pu la discerner de son regard noir habituel. Cette vue m'avait alors tout fait oublier, tout ce qui n'était pas lui : le lieu où l'on se trouvait, la discussion ou plutôt la dispute que nous avions commencée...

Il n'y avait qu'un pas entre nous...un pas que j'avais fait, afin d'être toute proche, et sans vraiment contrôler mon corps (et encore moins ma tête), j'avais déposé mes lèvres sur les siennes en un baisé doux, léger...baisé auquel il ne répondit pas. Comprenant ce que cela impliquait, j'avais amorcé un mouvement de recul, mais des mains m'avaient alors violemment repoussées. Percutant le mur en pierres froides, j'avais lâché un léger crie plaintif. Relevant la tête afin de m'excuser pour mon geste, j'avais remarqué que j'étais désormais seule dans le couloir.