Bonjour tout le monde.
Tout d'abord, je suis sincèrement désolé pour le retard mais mon fournisseur internet a trouvé amusant de bloquer ma ligne...
Et comme il ne s'entend pas avec mon fournisseur téléphone, ils se font la guerre : en attendant, j'ai pas internet et aucun des deux ne veut bouger...
Bref.
Voilà le chapitre 5, qui je l'espère, vous plaira.
J'ai mis du temps pour l'écrire, c'était vraiment pas facile.
La suite viendra la semaine prochaine, en espérant que je retrouve internet.
Bisous à tous.
Chapitre 5 : Souvenirs des Fantômes du Passé
Souvenirs de Severus :
Quelques semaines après la rentrée, j'avais demandé audience auprès de Flitwick, le nouveau Directeur de Poudlard, afin de parler seul à seul avec le portrait d'Albus, qui se trouvait dans son bureau. Ma requête fut rapidement acceptée. C'est ainsi que deux fois par semaine, je rendais visite au vieux fou encadré. J'avais beaucoup de questions à lui poser à cette époque, beaucoup de questions qui concernaient un seul sujet : la Pierre de Résurrection, l'une des trois Reliques de la Mort.
« Mon garçon, les Reliques de la Mort proviennent d'histoires pour enfants ! Qui vous dit que cette pierre existe réellement ? » m'avait-il alors demandé, subitement inquiet.
« Potter ! » fut ma réponse.
Le vieux fou avait alors soupiré de dépits, délaissant ses bonbons au citron qui ont été peints sur son tableau rien que pour satisfaire sa gourmandise légendaire.
« Que savez-vous, exactement ? » avait-il ensuite continué.
« J'ai entendu Potter en parler à ses amis, après la guerre...la pierre lui aurait permis de revoir ses parents, ainsi que Black et Lupin, avant de se rendre à Vous-Savez-Qui ! J'ai ensuite appris qu'il l'avait abandonné dans la Forêt Interdite, afin qu'elle ne puisse tenter plus personne... »
« Et cela a été une bonne décision de sa part, Severus ! Raison de plus pour ne pas vous en approcher ! »
« Ça, c'est à moi d'en décider, Albus ! Dites-moi en plus, sur cette pierre ! Est-il vrai qu'elle a le pouvoir de ramener à la vie des êtres disparus qui nous sont chers ? »
« Non, mon garçon...là est le vice de cette pierre ! Elle donne l'illusion qu'elle redonne la vie, mais en réalité, c'est sous forme d'âmes en peine, de faux fantômes, qu'elle fait réapparaître ces êtres. Et sous cette forme, rien ne peut les rendre heureux...n'appartenant plus au monde des vivants, ces êtres souffrent de leur retour ! Le propriétaire de la pierre s'en rendra alors malade...jusqu'à ce que la Mort vienne le chercher pour apaiser sa peine...tout comme pour le deuxième frère des Pewerell dans les contes de Beedle le Barde ! Severus, mon garçon, écoutez-moi ! N'approchez pas cette chose ! Vous n'en avez pas besoin... »
Mais déjà j'avais quitté le bureau directorial. L'envie de posséder cette pierre s'était faite de plus en plus forte...cette pierre me permettrait de réaliser mon vœu le plus cher : revoir Lily, lui reparler, peut-être même la toucher, me faire pardonner et vivre à ses côtés...jusqu'à ce que la Mort vienne me chercher ! Mais qu'importe, puisqu'à partir du moment où la pierre sera entre mes mains, plus jamais je ne quitterai Lily, ni dans le monde des vivants, ni dans le monde des morts. Nous serons alors enfin inséparables, avec ou sans Potter !
Depuis ce moment, chaque nuit après mes rondes, j'avais effectué des recherches dans la Forêt Interdite, aux alentours où Potter fut « tué » par le Mage Noir. Mes visites à Dumbledore avaient continuées : je lui faisais à chaque fois un compte-rendu de mes recherches et dès qu'il commençait à me remettre en garde contre les pouvoirs de la pierre, je refaisais la sourde oreille.
Mais six mois après la rentrée, je n'avais toujours rien trouvé et Albus avait catégoriquement refusé de m'aider. Trouver Potter pour lui soutirer des informations était hors de question, après tout, il était en formation pour sa carrière d'Auror...tss ce sale gosse n'avait même pas voulu obtenir ses ASPIC et espérait obtenir tout de même son diplôme d'Auror ! Quel prétentieux !
Ma mauvaise humeur s'était intensifiée au cours du temps, non seulement parce que les élèves semblaient être encore plus atrophiés du cerveau depuis la fin de la guerre mais aussi parce que mes recherches n'avaient rien donné de concret. Heureusement pour moi, le nouveau professeur de Sortilèges était devenu un bon défouloir. Il n'y avait pas un jour où Mone et moi nous ne nous querellions pas, et si c'était le cas, j'avais toujours le sentiment que la journée était ratée. Faire en sorte que l'on ait au moins une dispute par jour était alors devenu un rituel pour moi, et cela marchait toujours. Parfois, c'était elle qui commençait les hostilités, mais au final, on n'avait jamais décelé de méchanceté dans nos propos...c'était plus un amusement, façon Serpentard. Ceux qui en souffraient le plus étaient nos collègues puisqu'à chaque dispute, ils étaient présents. Minerva et Filius avaient tenté de calmer ce petit jeu pour le bien de tous nos collègues mais rien n'y faisait, c'était une drogue !
Mais très vite, nos disputes avaient perdu de leur « superbe », comme si l'un de nous se forçait et ne profitait plus du plaisir qu'on en avait tiré par le passé. J'avais alors commencé à surveiller Mone, cherchant à déclencher de petits conflits, mais en vain, le cœur n'y était plus pour elle. J'ignorais pourquoi, et ma mauvaise humeur avait alors fait son retour. Ce fut au détour d'un couloir que cette humeur avait éclatée. Percutant de plein fouet ma collègue, la frustration provoquée par le manque de nos disputes avait trouvé sa cible :
« C'est pas vrai ! Vous pouvez pas regarder où vous allez ! » avais-je rugit, laissant éclater ma colère.
« Snape, si vous marchiez comme tout être vivant, j'aurai pu vous entendre depuis l'autre bout de l'école et vous évitez, mais comme d'habitude, vous ne faites rien comme tout le monde ! » avait-elle rétorquée, froide et distante.
« Et vous, si vous étiez moins Gryffondor, à foncer tête baissée au lieu de tendre l'oreille et d'être plus attentive à votre environnement... »
« Snape, c'est pas le moment ! » avait-elle rugit plus fort que moi, me laissant paralysé par la surprise.
C'était la première fois qu'elle haussait autant le ton. C'est alors que j'avais comprit que quelque chose clochait et l'inquiétude m'avait gagné.
« Quelque chose est arrivé ? » avais-je soudainement demandé, m'attendant au pire.
Oui, je m'attendais au pire, mais pas à ça...
Sans avoir le temps de bouger, je l'avais vu se rapprocher de moi et amorcer un geste qui m'avait alors glacé d'effroi : un baisé, elle m'avait volé un baisé...mon premier baisé.
Depuis ma plus tendre enfance, je savais que mon amour irait envers une et une seule personne : Lily Evans. Potter me l'avait prise à Poudlard, suite à l'une de mes nombreuses erreurs, et jamais je n'avais penser à aimer une autre personne...et je ne le voulais pas !
La repoussant, certes, maladroitement, j'avais pris la fuite : geste très Serpentard. Pour la première fois depuis la rentrée, j'avais envie de mettre le plus de distance entre elle et moi. Sans savoir comment ni pourquoi, je m'étais retrouvé au beau milieu de la Forêt Interdite. Toujours troublé par ce qui venait d'arriver, je m'étais remis à la recherche de la pierre, espérant de tout cœur la retrouver cette nuit...j'avais, à cet instant, besoin de voir Lily, de lui parler et d'oublier le geste de Mone.
La nuit était tombée, me voilant dans son manteau noir. Alors que j'allais perdre espoir, un reflet à dix mètres de moi avait attiré mon attention. Il devait être environ deux heures du matin, et peut-être que mes recherches allaient enfin porter leurs fruits.
M'approchant de l'éclat, j'étais alors tombé sur une pierre noir. Sans la présence de la pleine lune, jamais je n'aurai pu la voir ! L'espoir et la joie avaient alors peu à peu envahit mon corps, et mon cœur...un tel sentiment...cela avait fait bien longtemps que je ne l'avais pas ressenti. Ramassant la pierre, mes pensées étaient alors toutes dirigées vers ma bien aimée, la seule, l'unique...
« Severus... » avait alors murmuré une voix féminine.
Ouvrant les yeux, j'étais tombé dans ceux que j'avais tant aimé par le passé, et que j'aimais encore, mais ceux-ci avaient perdu de leur éclat : ils étaient froids, comme mort.
« Lily ? » avais-je à mon tour murmuré.
Je m'étais alors approché d'elle. Muni d'un immense espoir, j'avais levé la main dans le but de la toucher, mais elle l'avait traversé...comme pour un fantôme. Elle était d'ailleurs de la même couleur, bleu transparent, à la limite du gris. Même sans la toucher, je savais que c'était bien elle. Elle souriait, mais son sourire semblait triste, non réel, non sincère. Mon cœur avait alors raté un battement à la pensée qu'elle m'en voulait encore...
« Bonjour Severus... »
« Lily, je te demande pardon...pardon pour tout, pour Poudlard, pour mon imbécillité, pour ma fascination pour la magie noire, pour ma trahison... » avais-je commencé à lister, réfléchissant à toute vitesse à tout ce qui avait bien pu la blesser au cours de sa courte vie.
« S'il te plaît, Severus...arrêtes ! » m'avait-elle coupé.
Surpris, je l'avais questionné du regard.
« Arrêtes de te faire du mal, Severus ! Arrêtes de repenser au passé alors que tu n'as plus besoin de le faire...cela me blesse tellement quand tu es comme cela, quand tu t'en veux alors que tu ne le dois pas...que tu ne le dois plus ! »
En effet, son visage avait à ce moment là pris un air grave, triste, comme si tout était de sa faute et qu'elle s'en voulait, elle aussi.
« Mais Lily... » avais-je tenté de m'expliquer.
« Assez Severus ! Je t'en supplie, arrêtes de t'en vouloir...cela fait plus de 17 ans que j'ai cessé de faire ma tête de mule et de t'en vouloir, alors arrêtes une bonne fois pour toute ! »
« Lily... »
« Severus, tu devrais m'en vouloir à moi, et pas à toi ! »
« Jamais je ne t'en voudrais...pour quel raison ? »
« Tu m'aimais Severus, tu aurais fait n'importe quoi pour te faire remarquer...et malgré le fait que j'ai choisi d'épouser James, tu as tout fait pour protéger Harry... »
« Je l'ai fait pour toi, Lily ! » avais-je rétorqué, la gorge nouée par l'émotion.
« Je le sais, et à cause de moi, tu as sacrifié une bonne partie de ta vie...tu aurais même pu mourir, si cette jeune femme n'avait pas eu la bonne idée de fouillé ta réserve à la recherche de larmes de Phénix ! »
« J'aurais préféré mourir, Lily ! » m'étais-je exclamé, notant tout de même l'information dans un coin de ma tête. « Tu me manques tellement, en tant qu'amie et même plus... »
« Severus, l'homme que j'aime est James...tu es mon meilleur ami, je t'aime comme si tu étais mon petit frère et j'aurai voulu que tu sois le parrain d'Harry mais... »
« Mais ton mari ne voulait pas d'un Mangemort auprès de son fils adoré ! » avais-je craché, mon visage déformé pour la première fois depuis sa mort par la tristesse.
« Oh Severus, je t'en supplie, pardonnes-toi ! Mais surtout, oublie moi...oublie l'amour que tu me portes, tu dois avancer, et vivre ta vie ! »
« Jamais ! Ce que tu me demandes est impossible ! De toute façon, je ne te laisserai pas partir ! » avais-je rétorqué, montrant la pierre.
« Severus, tu ne seras jamais capable de me faire cela ! Tu sais bien que je ne fais plus partie de votre monde...je ne suis qu'une illusion...tu ne peux même pas me toucher... »
« Peu importe, tant que tu es près de moi ! »
« Severus, sois raisonnable ! Même Harry a renoncé au fait de nous garder auprès de lui... »
« Mais Lily...je t'aime tant...à en mourir ! » avais-je finis par murmurer, abattu.
Des yeux, je l'avais supplié, supplié de me garder auprès d'elle, de me faire une place dans sa vie.
« Je ne suis pas réelle, Severus ! Je ne peux rien t'offrir...elle, elle peut te donner ce que tu attendais de moi...une vie, un amour réciproque, une famille... »
« C'est toi que j'aime Lily, pas Mone ! »
« Mélinda, Severus ! »
« Quoi, Mélinda ? »
« Elle s'appelle Mélinda, pas Mone ! » avait-elle expliqué, tendrement.
« Peu importe... »
« Severus, elle peut t'offrir ce que JAMAIS je ne t'offrirai ! Est-ce que tu comprends ? » avait-elle alors murmuré.
Ses mots avaient été tellement difficiles à entendre...à écouter, et pourtant, elle avait raison. Je ne pouvais rien lui apporter et elle non plus, elle ne pouvait rien m'offrir. Mais de là à refaire ma vie...cela me semblait tellement loin, tellement inaccessible...comme si je n'avais pas le droit au bonheur, et qu'il n'était pas fait pour une personne comme moi.
« Comment s'est, là haut ? » avais-je alors demandé, évitant de continuer sur ce douloureux sujet.
« Paisible...Severus ? »
« Oui ? »
« A jamais tu resteras dans mon cœur ! Mon meilleur ami, mon petit frère...mon instructeur sur le monde de la magie ! » avait-elle dit, en riant doucement.
Face à ce soudain rire, je n'avais pu que sourire. Oui, j'avais été cette personne qui lui avait fait découvrir le monde de la magie, juste avant notre entrée à Poudlard. J'avais été son seul ami à cette époque...puis mes choix nous avaient séparés et elle avait choisi Potter ! Tout avait été de ma faute...
« Severus, si je te dis que je te pardonne, est-ce que tu cesseras de t'en vouloir ? »
« Je suppose...avec le temps... »
« Alors je te pardonne, Severus. Maintenant, tu peux enfin vivre comme bon te semble, mais fais moi la promesse de vivre ta vie et... »
« Lily... »
« Et de tenter d'avancer...je serais tellement fière de te voir devenir papa ! » avait-elle sourit, malicieuse.
« Lily, n'exagères pas ! »
« S'il te plaît...promets moi ! » m'avait-elle alors supplié.
« Je...bon, promis ! »
« J'y veillerais, Severus ! Je veillerai sur toi et tous tes proches. »
« Vraiment ? »
« Je te le promets Severus, je serai toujours auprès de toi, autant dans ton cœur que dans tes souvenirs...jamais je ne t'oublierai, et un jour, viendra nos vrais retrouvailles ! »
« Tu vas tellement me manquer, Lily... »
« Toi aussi Severus...je veux que tu sois heureux, je veux que les gens sachent à quel point tu es bon...il n'est plus nécessaire que tu sois froid à présent...tu n'as plus de couverture à tenir, Severus... »
« Je sais Lily...mais ce sont les vieilles habitudes... »
« Apprends alors à les oublier... »
« J'essayerai... »
« Bien. Je suis déjà fière de toi, mon ami ! Tu es l'homme le plus courageux que j'ai connu, et je te serais éternellement reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour protéger Harry...merci, merci pour tout Severus ! »
« Je vous devais bien ça, à ton mari et toi ! »
« Il t'en est également très reconnaissant, tu sais, mais ça, vous en reparlez ensemble le jour venu ! Maintenant, il est temps que tu me laisses partir, Severus... »
Acquiesçant, j'avais abandonné l'idée de l'obliger à rester ainsi, auprès de moi. Dans un dernier sourire, j'avais lâcher la pierre, regardant celle que j'avais aimé disparaître petit à petit. C'est alors que j'avais remarqué qu'il faisait presque jour...par chance, nous étions samedi. Retrouvant à grands pas mes appartements, j'avais ouverts une bouteille de Whisky Pur Feu pour m'y plonger, afin d'oublier l'accumulation de toutes les émotions que le retour de Lily avait provoquées en moi...peine perdu, même ivre, je n'avais pu m'empêcher de pleurer comme un nouveau né à qui on lui avait retiré la chaleur du ventre de sa maman...mon cœur était vide, j'étais désormais encore plus seul et désorienté que par le passé.
Petite question pour mes lecteurs.
A votre avis, comment réagira Severus en apprenant la probable démission de Mélinda ?
J'en dis pas plus :D !
