Bonjour à tous.

Tout d'abord, par pitié, ne me tuez pas pour l'attente T_T !

Je suis en galère totale dans ma licence d'expertise comptable alors j'ai un peu du mal à tout écrire.

J'espère que ce chapitre vous plaira :).

N'hésitez pas à laisser vos avis SVP.

Merci infiniment de prendre le temps de me lire :).

A bientôt :D !


Chapitre 6 : Souvenirs d'une Valse


Souvenirs de Mélinda :

Depuis ce jour, Snape m'avait soigneusement évité. Si l'absence de nos disputes m'avait manqué à cet instant, celle-ci n'était pas passé inaperçu à nos collègues. En effet, nous n'étions même plus côte à côte durant les repas, chose qui était rare depuis la rentrée septembre. Nous ne nous adressions plus la parole et c'est à peine si nous osions nous regarder durant les réunions professorales.

Ne pouvant plus supporter cette ambiance pesante, mais surtout, la douleur permanente qui s'était installée dans mon cœur, j'avais pris la décision de retourner en France pour reprendre mon métier de Médicomage.

Nous avions débuté le mois de février. Les élèves étaient tous euphoriques, à l'approche de la Saint-Valentin. Pour ma part, je m'étais enfermé chaque soir dans mes appartements, n'apparaissant même plus aux dîners dans la Grande Salle. Ce fut le 2 février au soir que j'avais écris puis envoyé ma lettre de démission au Professeur Flitwick.


Souvenirs de Severus :

Nous étions en pleine réunion d'administration, Filius, Minerva et moi-même lorsqu'un hibou de Poudlard avait toqué à la fenêtre du bureau directorial. D'un geste de la main, le nouveau Directeur avait fait entrer l'oiseau de malheur qui avait osé nous déranger.

« Eh bien, eh bien...qu'est-ce donc ? » avait sourit malicieusement Filius.

Ce petit homme ressemblait de plus en plus à Albus, lors de ses bons jours...cette pensée m'avait fait froid dans le dos. Il ne manquait plus que les friandises...

Cependant, Flitwick avait rapidement perdu son sourire au fur et à mesure de la lecture de son courrier. Donnant une gourmandise à l'oiseau, il l'avait laissé repartir à ses occupations avant de se tourner gravement vers nous.

« Nous avons un problème ! »

« Par Merlin, Filius, dîtes-nous en plus ! » avait répliqué McGonagall, soudainement inquiète.

« Miss Mone désire démissionner ! » lui avait-il répondu, l'air toujours grave, tout en me lançant un regard entendu.

Mon cœur s'était soudainement serré. Elle désirait partir ? Pourquoi ?

« Mais c'est impossible, vous devez vous tromper Filius ! Mélinda s'est parfaitement adaptée à sa nouvelle mission et... »

« Il semblerait que la raison de sa démission ait un rapport avec son précédent métier...il lui manquerait ! » avait résumé le Directeur.

Mais cet argument avait sonné faux. Mone aimait enseigner, cela se voyait comme le nez au milieu du visage ! Et elle s'était rapidement fait une place dans le corps enseignant et auprès des élèves. Tout le monde l'appréciait...alors pourquoi tout quitter pour un métier froid et solitaire ? Après tout, très peu de Médicomages avaient eu le courage de Mone et de ses trois collègues pour venir à notre aide, le jour de la bataille finale ! Même si j'avais préféré mourir, les paroles de Lily m'avait remit en question...je devais vivre, pour elle, à qui on avait retiré bien trop vite la vie...mais aussi pour moi ! Pour tous les sacrifices qu'elle a fait...et pour tous les miens ! Cependant, le souvenir de mes erreurs me hantait jour après jour...

« Je lui parlerai ! » avait soudainement rugit McGonagall, déterminée, me faisant sortir de mes pensées.

« Je ne pense pas que ça soit réellement votre rôle... » avait soupiré le Directeur.

« Je suis d'accord avec Filius ! Severus, tu t'en chargeras ! » était alors intervenu Albus, depuis son portrait, accroché derrière Flitwick.

« Et pourquoi, je vous pris ? » avais-je demandé, agacé qu'on me mette toujours dans des histoires qui me concernaient pas.

« Vous savez très bien que la raison de cette démission n'est pas véritable ! »

« Comment ? » s'étaient faussement exclamés mes collègues, mimant la surprise.

Évitant d'entrer dans leur petit jeu, je m'étais rapidement levé de mon fauteuil. Sans leur jeter le moindre regard, j'étais sortit du bureau en claquant la porte. Foutu Dumbledore, même mort il arrivait encore à me pourrir l'existence.

Ce fut à l'abri des regards et des oreilles, dans mes sombres et froids cachots que j'avais pris la fuite. M'installant dans mon salon, devant un bon feu, je m'étais permis de repenser à ce qu'il s'était passé dans le bureau du Directeur. Elle désirait partir, mais nous savions tous que la raison qu'elle avait fournit n'était pas la vrai...alors pour quelle raison désirait-elle quitter Poudlard ?

Cherchant au plus profond de ma mémoire, j'avais imaginé divers scénarios.

- Son fiancé français (si fiancé il y avait) lui manquait.

- Elle avait reçu une missive de sa famille lui disant qu'elle devait se marier avec un pur inconnu français.

- L'un de ses collègues Médicomages français l'avait demandé en mariage.

La dizaine de scénarios que j'avais imaginé touchait de loin ou de près un mariage, un engagement mais en aucun cas le retour à son premier travail.

Pour la deuxième fois de la soirée, mon cœur s'était resserré. Pourquoi ? Pourquoi imaginais-je de pareils scénarios, sans l'ombre d'une preuve qu'elle ait un fiancé ? Et pourquoi le fait de penser qu'elle ait quelqu'un dans sa vie me faisait-il autant...mal ?

J'ai passé des jours à me souvenir et à me répéter les dernières paroles de Lily, prononcées lors de nos retrouvailles dans la Forêt Interdite. Suite à cette fantomatique entrevue, je m'étais éloigné de tout, même de mes cours, pour penser et repenser à ses paroles, à son souhait de me voir reprendre ma vie, de la vivre pleinement, à deux...avec Mélinda Mone. Pourquoi avec Mone et pas une autre ?

Mais très rapidement, je m'étais rendu compte que même en aimant Lily de toute mon âme, Mone avait prit une place, même infime, dans cet organe appelé cœur. Mais je me refusais encore de...l'aimer ! Pourquoi enchaîner une femme aussi bonne et généreuse que Mone à un homme aussi infâme que moi...un meurtrier, qui plus est ? Mais d'un autre côté, je ne voulais pas la voir partir loin de moi...


Souvenirs de Mélinda :

Le lendemain, c'était avec la tête basse que j'avais fait mon entrée dans la Grande Salle pour le petit-déjeuné. Je m'étais cependant aperçu avec horreur que tous les enseignants me regardaient d'un air triste et résigné.

M'installant aux côtés de McGonagall, j'avais tenté d'ignorer les regards implorants de certains de mes collègues.

« Mélinda, puis-je savoir quand est-ce que vous pensez partir ? » m'avait alors soudainement demandé le Professeur McGonagall.

Réprimant l'envie de lui répondre « le plus rapidement possible », je m'étais simplement tournée vers elle pour lui répondre :

« Je partirai lors des vacances de février. »

« Dans deux semaines, donc... » en avait-elle conclu, dépité.

« C'est une bonne nouvelle, dans la mauvaise ! » avait sourit Filius, installé de l'autre côté de McGonagall. « Vous allez pouvoir assister au bal de la Saint-Valentin ! »

« Le bal de la quoi ? » m'étais-je exclamé, en même temps qu'un Snape plus que surprit qui se trouvait à la gauche de Flitwick.

« Rappelez-vous de notre réunion d'hier soir, Severus. Une idée du Professeur Dumbledore... » avait-il répliqué, un large sourire scotché à son visage.

Snape avait grommelé en signe de mécontentement, tandis que je m'étais enfoncé dans mon siège. Quel beau cadeau empoisonné...la Saint-Valentin !


Souvenirs de Severus :

La Saint-Valentin devait se dérouler douze jours plus tard. C'est ainsi que durant douze jours, j'avais fulminé, ruminé puis ragé contre Dumbledore et ses foutus idées. Je détestais plus que tout, les bals (encore plus la Saint-Valentin, mais ce n'était qu'un léger détail insignifiant) et Dumbledore l'avait toujours su ! De plus, Flitwick avait absolument voulu que tous les professeurs y viennent accompagnés...non mais quelle idée !

Le jour de la Saint-Valentin, je n'avais toujours personne pour m'y rendre, tandis que mes collègues avaient tous eu la bonne idée de s'inviter les uns les autres...seule Mone semblait être encore disponible mais tout comme moi, elle n'avait pas l'air d'avoir envie d'y montrer le bout de son nez. J'avais alors prit le peu de courage que je possédais encore et, pour la première fois depuis plusieurs semaines, je m'étais installé à ses côtés.

« Professeur Snape. » m'avait-elle poliment salué, cachant sa surprise.

« Professeur Mone. »

« Quel vent vous amène à mes côtés ? » avait-elle demandé, réprimant son envie de sourire, en vain.

« Je me suis dit qu'une petite dispute matinale ne pouvait pas nous faire de mal... »

« La première depuis fort longtemps... » avait-elle commenté.

« Et sûrement la dernière... » avais-je terminé, en pensant qu'elle partirait le lendemain.

En réponse, elle avait simplement acquiescé. Le cœur n'y était pas, ni pour elle, ni pour moi.

« Accepteriez-vous de m'accompagner au bal, ce soir ? » lui avais-je soudainement demandé, retenant brusquement ma respiration.

Pas de réponse. Elle avait semblé être figée...moi aussi, par la même occasion.

« Je vous demande pardon ? » avait-elle finalement répondu.

« Voulez-vous venir au bal avec moi, ce soir ? » avais-je difficilement répété.

« Euh...oui, si c'est réellement ce que vous voulez... » avait-elle accepté.

« Parfait ! »

Le petit-déjeuné s'était ensuite déroulé en silence.

La dernière journée de cours avant le bal, mais surtout, avant les vacances, avait été un véritable enfer. Mes cornichons d'élèves avaient faillit faire sauter à trois reprises ma salle de classe, puis y mettre le feu à deux reprises. C'était avec une réelle satisfaction qu'à 17h j'avais rejoins mes quartiers afin de me préparer pour le bal. J'avais rapidement pris une douche, prenant soin de bien me laver les cheveux, souvent gras à cause de la concoction de mes potions. Une fois cela fait, je m'étais dirigé vers mon armoire pour y trouver une robe de cérémonie...en vain. Sifflant de dépit, je pris l'une de mes habituelles robes noires de professeur, en espérant que cela ferait l'affaire.

Durant près d'une heure, j'avais tenté de métamorphoser ma robe en une robe de cérémonie, mais mon niveau en métamorphose avait été quelque peu rouillé par le temps. C'était le comble...

Des coups à ma porte m'avaient fait oublier durant quelques secondes ma colère envers moi-même. J'ouvris rapidement la porte à l'imprudent qui avait osé me déranger dans un moment pareil...pour rester figé dans mon entrée. Là, devant moi, se trouvait sans aucun doute la plus belle des sorcières...

« Professeur Snape, il est 18h30...êtes-vous prêt ? »

« Mone ? » avais-je réussi à murmurer, encore surpris.

Un sourire me répondit.

« Il semblerait que non... » avait-elle murmurer, en fixant ma tenue.

« Je...entrez ! » lui avais-je alors ordonné, me souvenant que j'étais habillé d'une simple serviette.

Elle s'était rapidement exécuté. On s'était alors retrouvé tous les deux dans mon salon.

« Vous êtes...très...belle ! » m'étais-je alors permis de la complimenter.

« J'aimerai en dire autant de votre costume mais... » avait-elle commencé en souriant timidement.

« Je...j'ai eu un petit problème... »

« Puis-je vous apporter mon aide ? »

Acquiesçant, je lui avais montré ma robe de professeur tout en lui expliquant que je n'arrivais pas à la métamorphoser. Elle s'en était alors approché puis, d'un mouvement rapide de la baguette, elle réussi à faire apparaître une robe de cérémonie accordée à sa propre robe de soirée.

« C'est...parfait ! Je vous remercie. »

« Je n'avais pas de robe non plus...je pensais échapper au bal mais comme vous m'y avez invité ce matin...j'ai pris une simple robe et je l'ai également métamorphosé ! »

« Elle vous va à ravir ! »

Intérieurement, je m'étais insulté de tous les noms. Complimenter quelqu'un était rare pour moi...complimenter une personne plusieurs fois dans un délai très cours ne me ressemblait quasiment pas ! Et pourtant...j'en avais envie.

Sa robe était verte émeraude, muni d'un décolleté plongeant en « V » et dont le bas était fendu jusqu'à mi-cuisse.

« Très...Serpentard ! »

« Je me suis dit que cela vous plairait...n'aurais-je pas dû ? »

« Si, si ! » avais-je répondu, bien trop rapidement à mon goût.

Je ne voulais pas tomber amoureux de cette femme qui allait nous quitter demain...non, il ne le fallait pas ! Et puis...une femme aussi belle qu'elle, tout aussi belle que Lily, ne pouvait pas aimer un homme comme moi...non, définitivement, il ne fallait pas que mes sentiments prennent le dessus sur ma raison...

« Peut-être devriez-vous penser à vous habiller Snape...même si j'apprécie la vue ! » avait-elle dit, d'un air approbateur, me sortant de mes songes.

Retenant le rougissement de mes joues, je m'étais empressé de me préparer dans la salle de bain, maudissant les sentiments de gêne et joie qui m'avaient traversés face à son compliment.

Une fois prêt, je lui avais offert mon bras et ensemble, nous nous étions dirigé vers la Grande Salle, lieu du bal de la Saint-Valentin.

La décoration était une vraie horreur : du rose...il y avait du rose partout. Des ballons roses, des nappes roses, des guirlandes roses, des cœurs roses en lévitation, des cupidons habillés tout de rose voletaient partout dans la Grande Salle et même le faux ciel était rose ! Le comble de l'horreur pour moi...tout cela me donnait envie de vomir...est-ce donc cela, l'image de l'amour ?

« C'est...surprenant ! » avait fait une voix à mes côtés.

« Pitié Mone, dîtes-moi que vous plaisantez ! » avais-je rétorqué, retenant un haut le cœur.

« Non, surprenant dans le sens de...trop ! Ils en ont fait trop...trop de rose tue le rose, comme on dit ! Ce n'est pas de l'amour ça...c'est...le comble de l'horreur ! »

« Merci Salazar, nous sommes du même avis ! »

Échangeant un discret sourire, nous nous étions alors dirigé à la table des professeurs.

Le repas s'était déroulé comme d'habitude. Mone et moi nous étions installé l'un à côté de l'autre, parlant ou plutôt, nous disputant sur la décoration idéal pour un pareil moment : je voyais bien une décoration beaucoup plus sombre alors qu'elle pensait qu'un peu moins de rose, qu'un peu plus de dorée et de blanc auraient suffit pour faire passer notre envie de vomir provoqué par la surcharge de rose.

Trop perdu dans notre petit joute, aucun de nous deux n'avions remarqué les sourires qui ornaient les visages de nos collègues, heureux d'avoir retrouvé l'atmosphère plus ou moins chaleureuse de la rentrée septembre.

Une fois le repas spécial Saint-Valentin terminé, Flitwick avait magiquement repoussé les tables sur les côtés afin de laisser suffisamment de place aux élèves et aux professeurs pour danser.

« Et maintenant, chers amis, que le bal commence ! »

Le Directeur avait ouvert le bal avec Chourave, qui en passant faisait bien deux têtes et demi de plus que lui. Les autres couples de professeurs les avaient suivit, très vite rejoint par les élèves.

« Vous dansez ? » m'avait alors demandé Mone.

« Très peu... » avais-je répondu, me sentant de nouveau mal à l'aise.

« Un point supplémentaire en commun... » avait-elle murmurée, en souriant légèrement.

« Vous ne dansez pas, non plus ? »

« Non...enfin si, juste la valse. Sinon, je danse comme un pied ! » avait-elle avoué en riant.

Un rire m'avait également échappé. Jusqu'à ce qu'il se bloque dans ma gorge à l'écoute d'un nouveau morceau qui avait débuté : une valse.

Reprenant mon sérieux, je m'étais levé, entraînant Mélinda sur la piste sans même demander son accord.

« Snape ! Que faites-vous ? » avait-elle protesté, soudainement mal à l'aise.

« Je danse avec ma cavalière. »

Puis, suivant le rythme de la musique, je l'avais fait valser. Au départ, nos mouvements s'étaient fait maladroits...ne connaissant pas les habitudes de l'un et de l'autre. Puis, au fur et à mesure du déroulement du morceau, nos mouvements s'étaient fait de plus en plus fluides.

A la fin de la musique, nous nous sommes arrêté au milieu de la piste, les personnes qui nous entouraient (élèves et professeurs) nous dévisageant. Mais c'était la surprise que j'avais lu dans ses yeux qui m'avait chamboulé...comme si son avis sur moi était plus qu'important...comme si son avis sur moi était devenu...vital !

« Vous dansez merveilleusement bien ! » m'avait-elle finalement complimenté, souriant de nouveau.

« Ma mère...aimait la valse ! Mon père détestait danser, alors elle m'a apprit ! » avais-je murmuré, obnubilé par le sourire sincère de ma cavalière.

« Vos parents ne sont plus là ? »

« Pourrions-nous prendre l'air ? » avais-je soudainement demandé.

« Oui, bien sûr ! »

Une fois sortit de la Grande Salle sous les murmures des élèves et l'approbation des professeurs, nous nous sommes lentement dirigés vers les cachots, sans vraiment nous en rendre compte, chacun perdu dans ses propres pensées.

Une fois devant mes appartements, nous nous sommes enfin regardé.

« Vous...voulez-vous prendre un verre, Mélinda ? »

Surprise par l'emploi de son nom, elle était resté muette.

« Je prends ça pour un oui. » avais-je dit, amusé.

Je l'avais fait entrer pour la seconde fois de la journée dans mon antre, chose qui était encore une fois très rare de ma part (sauf avec Dumbledore qui entrait comme dans un moulin, mais cela, était encore un détail insignifiant), puis je l'avais laissé s'installer dans le salon, près du feu. Un elfe nous avait alors apporté nos collations puis avait disparu aussi vite qu'il était apparu.

« Mes parents sont décédés, tout comme le reste de ma famille et de mes amis...enfin, amis...ce n'en étaient pas réellement ! Poudlard est tout ce qui me reste aujourd'hui ! »

« Je suis désolé... » avait-elle murmuré.

« Et vous ? Parlez-moi un peu de vous, Mélinda. » avais-je demandé.

« Je n'ai jamais connu mes parents ! J'ai récemment appris qu'ils étaient des Sangs-Purs...étant contre les idées de Voldemort, ils ont été tués, quelques jours après m'avoir abandonné devant la porte d'une autre famille de Sang Pur...des amis qui savaient dans quel camp se trouver pour garder la vie... A mon entrée à Poudlard, je n'ai jamais pu rentrer chez ma famille d'accueil, ne voulant plus de moi à leurs côtés...j'ai vécu à Poudlard durant mes sept années d'études. Ensuite, je suis partie à Londres, suivre ma formation de Médicomage, puis j'ai emménagé en France. J'ai toujours fuit la guerre... »

« J'ai toujours combattu...soit dans un camp, soit dans l'autre. J'aurai aimer pouvoir fuir la guerre, moi aussi ! »

« Le passé est le passé...aujourd'hui, vous avez encore toute la vie devant vous ! »

« Pourquoi voulez-vous partir ? » avais-je subitement demandé.

Aucune réponse.

« Dites-moi, Mélinda ! Pourquoi ? »

Me tournant vers elle, j'avais vu une larme couler le long de sa joue.

« Mélinda... »

« Parce que je vous aime et que je ne peux m'en empêcher, sachant que vous ne m'aimez pas...que vous en aimez une autre depuis très longtemps... »

Je fus sans voix.

Ainsi donc, elle m'aimait ? Elle m'aimait réellement ? Et elle savait pour Lily ?

« Le passé est le passé...qui vous dit qu'aujourd'hui, je ne vous aime pas ? »

« C'est impossible...si vous m'aimiez, vous ne m'auriez pas évité durant plusieurs jours, voire des semaines ! » avait-elle protesté.

Ainsi donc c'était ça, sa vrai raison : moi ! Quel idiot avais-je pu être...

Me levant, je lui avais fait face. A l'aide de mon pouce, j'avais effacé toutes traces de ses larmes de son visage. Puis, lentement, j'avais approché mon visage du sien. Par Salazar, j'étais perdu...j'étais finalement tombé amoureux d'elle, lui laissant un peu plus de place dans mon cœur !

Mes lèvres avaient alors effleurés les siennes, tremblantes.

« Severus... » avait-elle murmuré, dans un souffle, se retenant de pleurer.

Un frisson avait secoué tous mes membres. A cet instant, elle semblait si fragile, elle qui auparavant me tenait toujours tête. Je ne pus m'empêcher d'écraser plus durement mes lèvres contre les siennes dans un nouveau baiser.

Ses larmes continuaient de couler, rendant ce baisé quelques peu mouillé. Mon cœur s'était alors serré...encore ! Inconsciemment, je lui avais fait du mal, et je ne le supportais pas.

Lentement, je l'avais pris dans mes bras et délaissant nos boissons, je l'avais conduis dans ma chambre. Là, je l'avais déposé sur mon lit, puis je m'étais installé à ses côtés, la serrant contre moi. Elle s'était resserré contre moi, nichant son nez dans mon cou. Ainsi, nous nous étions endormis.

Le lendemain matin, je m'étais réveillé le premier. Mélinda semblait désormais apaisée, plongée dans un profond sommeil. Elle était belle, dans sa robe vert émeraude. Soudainement, j'avais remarqué la vue que j'avais sur sa poitrine. Lentement, sans pouvoir me contrôler, j'avais caressé le contour de son visage d'ange, puis mes lèvres avaient retrouvés les siennes. Pensant qu'elle dormait, je ne m'attendais pas à ce que ses lèvres se mouvent et qu'elle réponde à mon baisé. Celui-ci s'était alors fait plus sauvage, chacun voulant faire ressentir ses sentiments à l'autre, ainsi que ses envies. Doucement, j'avais défait sa robe, puis je l'avais fait lentement glisser le long de son corps de couleur porcelaine. Elle était tellement belle...je ne méritais pas pareil femme !

Se redressant, elle avait fait subir le même traitement à mes propres habits, nous laissant tous les deux quasiment nu, ne portant plus que nos sous-vêtements.

« S'il te plaît...ne pars pas ! » lui avais-je alors demandé, la fixant dans les yeux.

Pour réponse, elle m'avait embrassée.

« Aimes-moi ! » m'avait-elle alors demandé.

C'est avec le sourire d'un homme foutrement heureux que je l'avais débarrassé de ses derniers vêtements puis, que j'avais retiré le mien. Une fois nus, j'avais pris le temps de l'observer...belle n'était plus assez fort pour la décrire...elle semblait être un ange tout droit descendu du ciel...et cet ange m'aimait, moi, un homme infâme !

Mes lèvres avaient quittés celles de Mélinda pour cajoler le cou de la femme que j'aimais, pendant que mes mains s'occupaient de caresser son corps. Elle se laissa faire docilement.

J'avais alors reprit mon assaut et à l'aide de ma langue, j'avais découverts pour la première fois le corps d'une femme...mais pas de n'importe laquelle...le corps de ma compagne !

Partant de la base de son cou, je m'étais dirigé en premier vers ses mamelons, les léchant tout en les mordillant, soutirant des soupires de bien être et d'excitation à Mélinda. Heureux, oui, je l'étais...j'avais l'impression de revivre !

Puis, je m'étais rendu au niveau de son nombril. Là, par instinct, j'avais mimé l'acte que nous allions réaliser dans un futur très proche, tandis que Mélinda s'arquait de plaisir tout en n'en demandant plus. Mes mains n'étaient pas resté inactives, montant puis descendant le long de son corps. Mélinda n'était plus que gémissements et soupires.

« S'il te plaît...Severus...aimes-moi ! »

Quel homme ne serait pas heureux d'entendre ces mots ?

Remontant à son visage, je l'avais embrassé avec tout l'amour que je ressentais. Ses jambes s'étaient croisés autour de mes hanches, et s'en savoir comment, je l'avais sentit s'empaler sur mon membre gorgé de sang. Je l'avais alors entendu soupirer de contentement, tandis que j'avais retenu tant bien que mal un râle de plaisir. Par Salazar...que c'était bon...

C'est elle qui, dès ce moment, avait mené la danse en s'accrochant à mon cou. Elle avait amorcé un lent mouvement de vas et viens...les sensations étaient nouvelles, étranges, mais tellement bonnes qu'elles m'emplissaient de joie, de bonheur et de contentement. Ses mouvements s'étaient soudainement fait de plus en plus rapides et je n'avais pu que la rapprocher de moi, la collant complètement contre mon torse, tandis que je nous soutenais d'un bras.

« Severus...je...vais... »

Ce fut le plus beau jour de ma vie.

Une explosion, non que dis-je, une libération des plus merveilleuses !

Elle avait jouit la première et j'avais sentit les muscles de son vagin se resserrer autour de moi. C'était si chaud, si serré, que je n'avais pas pu m'empêcher de jouir à mon tour.

Lentement, je l'avais reposé sur le matelas, et m'étais écroulé à ses côtés, la respiration rapide et les muscles endolories.

Au bout de quelques minutes, Mélinda s'était rapproché de moi, puis, la tête reposant sur mon torse elle avait capturé mon cœur :

« Je t'aime, Severus. »

« Je t'aime aussi. »