bien sûr que je compte faire toutes les lettres (ce serait ridicule de m'arrêter sachant que la vignette Z était la première écrite), et non, je ne recommencerai pas à zéro après XD
Disclaimer : Criminal Minds appartient à ses producteurs/scénaristes/ayant droits, bref pas à moi….
Homophobe s'abstenir ! Présence de relations entre hommes
Fic pré-publiée sur le Monde du Slash
La suite :
Epouvantail
La maison était calme, les occupants profondément endormis ou silencieux. Dans le salon, le tic-tac de la vieille horloge s'élevait. Sur le canapé, une silhouette essayait de trouver le sommeil. C'était vraiment ridicule de tenter de trouver une position confortable sur ce meuble étroit. Aaron finit par se redresser, s'asseyant en soupirant. Connaissant Spencer, ce n'était même pas la peine d'espérer atteindre le lit conjugal, le génie avait dû fermer à clé la porte de la chambre. Et si jamais il usait du lit de camp – celui prévu pour Jessica quand elle s'occupait de Jack – son amant mettrait encore plus de temps à lui pardonner. Tout ça pour une dispute ridicule…
A l'étage, la chambre de Jack était légèrement éclairée par la veilleuse de l'enfant, celui-ci était profondément endormi et on pouvait entendre sa légère respiration. Dans la pièce voisine, le docteur Reid fixait le plafond, il n'avait pas encore éteint la lumière, n'en voyait ni l'utilité ni le besoin. Au contraire, il se sentait un peu plus rassuré. Il aurait été très bien dans les bras de Hotch, il s'y serait senti en sécurité. Mais il en était hors de question, tout était de la faute de son amant, il n'allait pas s'en tirer aisément.
D'accord, s'il était honnête avec lui-même, ce n'était pas entièrement de la faute d'Aaron. Tout avait commencé par la dernière lubie de Jack. Oh, Spencer l'adorait ce gamin, et c'était réciproque, mais parfois le garçon les faisait tourner en bourrique. Ils avaient tous les trois jardiné, installé un plant de tomates et des framboisiers dans un coin du terrain. Jack avait été attentif, et était impatient de voir les végétaux pousser et de manger leur production.
Sauf qu'une famille d'oiseaux s'était installée dans l'arbre du voisin, et l'enfant ne voulait pas que les volatiles abîment leur plantation. Dès qu'il avait un moment de libre, il s'installait dans le jardin et sautait à côté de tout oiseau qui se posait dans l'herbe. Aaron et Spencer avaient dû batailler pour le faire venir à table, lui faire prendre son bain, le mettre au lit, ça avait été épuisant, et ça pendant les deux jours entiers du week-end. Pour le calmer, son père avait promis d'installer un épouvantail dans le jardin. Un épouvantail !
A peine l'enfant endormi, Reid avait fait remarquer qu'il était hors de question de mettre cette chose dans le jardin, et que Jack finirait par se lasser. Hotch avait répondu qu'une promesse était une promesse, fichue intégrité. Spence avait rajouté :
- Non, non et non ! Nous n'aurons pas de silhouette démoniaque sur ce terrain ! Jamais !
Son amant avait souri, et avait demandé au cadet s'il était effrayé, s'il croyait que l'épouvantail allait se mettre à bouger seul, à se déplacer et à les attaquer.
Le petit génie s'était tu, avait regardé son aîné qui se moquait ouvertement de lui, s'était redressé de toute sa hauteur, indiquant par là à Aaron qu'il avait dû aller trop loin.
- Puisque ça t'amuse tant que ça, rigole tout seul sur le canapé, je vais me coucher !, avait dit froidement Spencer avant de s'enfermer dans leur chambre.
Le lendemain, Hotch avait quitté le canapé avant le lever de Jack pour préparer le petit déjeuner, les deux autres hommes de sa vie le rejoignant peu après, l'un excité par sa future journée d'école, l'autre encore boudeur.
Au final, Aaron n'avait jamais reparlé d'épouvantail, Jack n'en avait jamais réclamé un, et Spencer avait rouvert la chambre trois jours plus tard.
