Disclaimer : Criminal Minds appartient à ses producteurs/scénaristes/ayant droits, bref pas à moi….

Homophobe s'abstenir ! Présence de relations entre hommes

Fic pré-publiée sur le Monde du Slash

La suite :

Girafe

Pitié ! Qu'on le sorte de là ! Qu'on vienne à sa rescousse ! Il n'en pouvait plus. Il allait commettre un meurtre ou deux. Oui, deux, d'abord tuer la cause de ces horribles hurlements qui lui vrillaient les tympans. Et ensuite tuer celle qui lui avait remis la source sonore.

Il tournait en rond dans le salon, le gamin braillard dans les bras. Il l'avait changé, nourri, bercé, il espérait que lui réciter des statistiques le calmerait, mais rien n'avait d'effet. On ne l'y reprendrait plus à accepter de passer trois heures avec son filleul. D'ailleurs, il était persuadé qu'on avait drogué le café qu'il avait bu juste avant que JJ lui demande d'être le parrain. Et peut-être aussi le café qu'il avait pris juste avant qu'elle lui demande de le garder cette après-midi-là.

Il ne savait que faire. Aaron était parti dès le déjeuner terminé pour accompagner Jack à un match de foot. Et son amie blonde était arrivée quelques minutes plus tard pour lui laisser Henry le temps qu'elle affronte les magasins pour trouver un cadeau pour Will. Le début de la garde avait été aisé, l'enfant endormi dans son couffin, Spencer avait pu faire la vaisselle, et s'installer sur le canapé avec quelques livres. Cela avait duré une heure.

Ensuite le bébé avait réclamé son biberon, Reid s'était senti un peu gauche mais avait même réussi à lui faire faire son rot, la couche avait eu besoin d'être changée. Mais quand il avait voulu recoucher le nourrisson, celui-ci s'était mis à pleurer. Rester dans les bras de l'adulte l'avait calmé pendant vingt minutes, puis le brun avait tenté de le reposer dans le couffin, s'attirant une nouvelle salve de pleurs. Il l'avait bercé, marchant de long en large dans la pièce, pendant quarante minutes dans le silence. Et pour terminer, cela n'avait plus suffi. Le génie pensait que Henry devait être épuisé de crier à pleins poumons mais il ne s'arrêtait pas pour autant.

Alors que l'enfant reprenait sa respiration, on put entendre la porte d'entrée s'ouvrir. Il était sauvé. Depuis l'endroit où il se trouvait, il aperçut Jack avec l'un de ses amis sur le perron et son amant venir vers lui.

- Spence ! Pourquoi il hurle comme ça ?

Ok, c'était clair, Aaron allait le considérer comme un incapable avec les bébés pendant des mois. Mais il pourrait au moins faire l'effort de récupérer le paquet gigotant et bruyant que le génie lui tendait.

- Je l'ai nourri, changé, bercé, il ne se calme pas. Prends-le !

Soupirant, Hotch se contenta de prendre le sac laissé par leur collègue, de le vider sur le canapé, et de fouiller dans les objets. Il rangea les couches, la boîte de lait en poudre, le coton et les tétines. Sous la pile, il dénicha un jouet pour enfant. Il le tendit à son amant, mais c'est le bébé qui attrapa l'objet en babillant.

Miracle, plus un bruit, le garçon mordillait l'animal en plastique, en regardant de ses grands yeux le nouvel arrivant. Spencer se laissa tomber dans le canapé, Henry enfin silencieux sur les genoux. Quand son amant s'installa à côté, il posa sa tête sur son épaule. Le calme faisait un bien fou. Cela dura exactement deux minutes et trois secondes. Jack finit par rentrer dans la maison en criant :

- On a gagné ! On a gagné ! On est les meilleurs ! On a… !

Douze mots qui agitèrent le bébé, et les pleurs reprirent.

Quand JJ arriva une demi-heure après, Jack était au bain, le foot ça salit, surtout sur un terrain boueux, et Aaron était en train de prendre une photo. Son fils sommeillait sur le torse de Spencer, lui-même allongé et endormi sur le canapé, la main sur le ventre de l'enfant pour le retenir, et l'autre poing refermé autour de la girafe magique.