Disclaimer : Criminal Minds appartient à ses producteurs/scénaristes/ayant droits, bref pas à moi….
Homophobe s'abstenir ! Présence de relations entre hommes
Fic pré-publiée sur le Monde du Slash
La suite :
Manque
Spencer était familier avec cette sensation. Il avait vécu avec, connaissant les moindres symptômes. Il n'avait jamais pensé qu'il pourrait devenir dépendant mais le Dilaudid avait coulé dans ses veines et changé sa vie. Il se souvenait des premiers signes, d'abord ce froid qui l'envahissait, la lumière qu'il ne supportait plus, les frissons, les tremblements, puis enfin la douleur, ces horribles crampes musculaires et stomacales qui le laissait pantelant, essoufflé, vidé de ses forces.
C'est vrai qu'au début, il n'avait qu'à reprendre une dose, laisser la drogue le réchauffer de l'intérieur et profiter de l'illusion de paix intérieure qu'elle prodiguait. Mais les flacons volés à Tobias Henkel ne pouvaient durer éternellement. Et le docteur Reid s'était refusé à se mettre en quête d'un dealer. Il avait donc dû supporter le manque jusqu'au bout, sans soutien, pour éviter tout blâme.
Une fois le maudit liquide terminé, il avait continué son travail jusqu'à ce que la souffrance ne le lui permette plus. Il avait alors pris des congés. Personne ne se serait douté que le très sérieux surdiplômé prenait des vacances pour se désintoxiquer. Personne, à part… Hotch… et Gideon… et Morgan… Bref, ses collègues qui ne diraient rien s'il revenait clean. De toute manière, il ne voulait pas que Aaron et Jason soient obligés de lui coller un rapport, sa vie était assez compliquée ainsi. Et c'est avec succès qu'il avait affronté les affres de la désintox et en était sorti victorieux.
Il avait repris un mode de vie plus sain, enfin si on excepte le fait qu'il avait été capable d'attraper l'anthrax plusieurs mois auparavant. Il y avait bien un agent du NCIS qui avait contracté la peste, ça se valait bien. Puis ça lui avait permis de se rapprocher d'Aaron. Celui-ci s'était improvisé garde-malade, s'assurant que son frigo était rempli, qu'il mangeait convenablement et suivait bien son traitement, et surtout lui tenait compagnie. Tout était bien qui finissait bien, ou presque.
Il avait froid, il était parcouru de frissons et de tremblements. De nouveau en manque… d'une drogue plus naturelle cependant. Il était coincé dans cette chambre d'hôpital, une balle dans la jambe, en arrêt pour au moins six semaines avait déclaré le chirurgien. Ça faisait à peine deux jours que son compagnon était à l'autre bout du pays et il lui manquait. Peut-être qu'il était temps de relancer leur dernière joute verbale par textos interposés. Et c'est le moral au beau fixe qu'il entama un message à destination de son amant.
« Eh Aaron, tu sais que 79,3% des…. »
