Disclaimer : Criminal Minds appartient à ses producteurs/scénaristes/ayant droits, bref pas à moi….

Homophobe s'abstenir ! Présence de relations entre hommes

Fic pré-publiée sur le Monde du Slash

La suite :

Varicelle

Aaron Hotchner pouvait affronter des criminels, des kidnappeurs, des tueurs en série, des poseurs de bombes, et réussir à les contrer les yeux fermés ou presque. Mais jouer les gardes-malades était au-dessus de ses forces. Surtout quand le malade en question était un petit bonhomme de huit ans à peine qui ne faisait que gémir et se plaindre. Pourtant il avait de la chance, la varicelle n'était pas la pire maladie enfantine qu'il soit, il suffisait juste de donner un peu de paracétamol, de soigner les boutons… Et surtout d'empêcher l'enfant de se gratter.

Entendre Jack répétait sans cesse que ça le démangeait, et lui réitérer encore le même ordre, celui de ne surtout pas gratter, arrivaient à bout de la patience de son père. Heureusement Spencer était présent, et le jeune homme se chargeait de distraire et occuper le garçon, il prenait le temps de désinfecter et assécher toutes les petites vésicules qui apparaissaient. Bien sûr, il demandait à son aîné de le rétribuer en nature le soir venu.

Au bout de quelques jours, la fièvre et les démangeaisons de Jack n'étaient plus qu'un mauvais souvenir, il ne restait que les croûtes. Malheureusement pour Aaron, il aurait dû s'entraîner à supporter son fils. Parce que le si brillant docteur Reid avait été incapable d'être formel sur son immunité au virus de la varicelle. Et s'il parvenait à taire quand il était vraiment mal, c'était tout le contraire quand ça se révélait presque bénin.

Hotch devait courir dans la maison accomplir les volontés de son compagnon.

- Aaron, j'ai soif…

- Aaron, j'ai faim…

- Aaron, j'ai froid…

- Aaron, reste avec moi…

- Aaron, laisse-moi dormir…

- Aaron, tiens mes mains pour que je ne me gratte pas…

Il lui fallait surveiller l'avancée de la maladie qui pouvait s'aggraver à tout instant, surtout pour un patient aux poumons fragilisés par la maladie du charbon comme Spencer, il devait aussi s'assurer que Jack mangeait, faisait ses devoirs, se lavait et se couchait.

Il avait jeté l'éponge, et avait menotté Spencer à la tête de lit, pour bloquer ses mains. Il n'avait plus à se préoccuper de l'empêcher de se gratter. Il avait laissé son dictaphone dans le poing de son amant pour que le châtain puisse écouter sa voix selon ses envies, même si c'était pour l'entendre discourir sur l'arrestation de tel ou tel criminel. Un verre d'eau était posé sur une table basse près du matelas, avec une paille atteignable par la bouche du malade. La climatisation avait été réglée à température idéale.

Il était désormais libre de ses mouvements ou presque. Ça n'empêchait pas Spencer de râler et de se plaindre.

- Aaron, j'ai besoin d'aller aux toilettes…

- Aaron, j'ai des fourmis dans les jambes…

- Aaron, je sens plus mes mains…

- Aaron, j'ai mes épaules qui s'ankylosent.

- Aaron, t'es le plus nul infirmier de la terre…

Il va sans dire que quand son amant fut parfaitement rétabli, il paya son comportement. Spencer se plaignait de ses épaules et de ses poignets le forçant à faire toutes les tâches ménagères et à rédiger ses rapports. Hotch était sûr que le canapé garderait sa forme pendant encore quelques jours, il y avait pris racine deux bonnes semaines avant d'être autorisé à regagner le lit conjugal, et pas par pardon, mais tout simplement parce qu'une vague de froid avait glissé sur la Virginie, et Spence avait besoin d'une bouillotte pour dormir comme il le fallait. Promis, la prochaine fois que le génie aurait un rhume, il serait un parfait garde-malade.