YO!!

Voilà le chapitre 11 Konan et Pein! Bonne lecture!!

Une jeune femme entra dans la salle de cours. Le professeur se retourna intrigué.

-Mademoiselle, lança-t-il, auriez-vous l'obligeance de vous présenter?

-Yamasi Konan...

-Et bien mademoiselle Yamasi, vous avez décidé d'allonger vos vacances de deux petites semaines?

-Non monsieur je viens d'arriver en ville, se défendit-elle.

-Oui bien sûr, et je suppose que cela explique aussi votre retard de ce matin.

-Non, mon retard de ce matin est expliqué par le fait que j'ai dû passer chercher mes bouquins, mon horaire, voir la directrice et trouver mon casier et ma classe, ironisa t'elle.

-Changez de ton avec moi mademoiselle.

-Arrêtez de m'accuser de n'importe quoi et laissez-moi aller m'asseoir.

Le professeur prit d'une envie soudaine de crier envoya la nouvelle chez la directrice.

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Sur l'heure du dîner à une table, huit jeunes déjeunaient tranquillement quand la nouvelle entra dans la pièce.

-Hey les gars c'est la nouvelle, lança l'un d'eux.

-Sexy, lança un autre plutôt carré, les cheveux bruns, avec de drôles de marques sur les bras.

-Kakuzu calme-toi, lança un autre aux cheveux gris, Dieu n'aimerait pas te voir regarder ainsi sa plus belle création.

-Bah quoi? Il les a créees pour qu'on les regarde voilà ce que je fais il avait qu'à pas lui donner un corps aussi bien roulé pour que je la regarde pas.

-Kakuzu laisse tomber, lança un brun aux yeux noirs.

-Pourquoi? Si elle te plait Itachi t'as qu'à faire la queue, de toute façon j'en ai besoin que pour une nuit, tu la consoleras ensuite pour qu'elle te tombe dans les bras.

-C'est pas à moi qu'elle plait, lança le dit Itachi évasif.

-À qui alors? Deidara? Lança Kakuzu moqueur.

-À moi, laissa tomber le roux au bout de la table en ouvrant les yeux.

-Quoi? Non c'est pas juste je l'ai vue le premier!

-Elle me plait cette meuf…

-Qu'est-ce que tu lui trouves Pein?

-Et toi?

-Elle est bien foutue, et puis c'est pas juste je l'ai vue le premier!

-Je te parie ce que tu veux que je la mets dans mon lit avant la fin de l'année, lança Pein un air de défi dans le visage.

-Pari tenu…

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Pein s'approcha de la jeune fille aux cheveux bleus qui rangeait ses cahiers dans son casier et s'appuya contre les cases à côtés.

-Salut , jolie première impression tout à l'heure.

-Merci, j'aime pas les crétins.

-Tu veux que je te fasse visiter?

-Quoi?

-L'école, la ville aussi.

-Ta chambre et ton lit avec ça peut-être, comme ça tu diras à ton copain que tu as gagné et tu te pavaneras en disant à toute l'école de t'être fait la nouvelle dès le premier jour. Pfff crétin, soupira-t-elle en partant.

Une fois seul le roux sourit.

-Va y cours, cours ma tigresse, la chasse ne me fait pas peur… ricana-t-il à voix basse…

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Konan regardait par la fenêtre de sa classe quand un grand brun carré se planta devant elle.

-Salut ma belle, commença-t-il. Ça te dirait si toi et moi on sortait rien que tout les deux ce soir?

Aussitôt la plupart des murmures dans la classe s'étaient tus, les filles en manque de potins voulaient tout entendre, les garçons savoir s'il réussirait et s'il avait une chance.

-Aller je te fais la totale, souper au restaurent, sortit en boîte, film, romantique, un peu de vin.

-Et une nuit dans tes draps?

-Et bien si la soirée nous y amène peut-être oui.

-Pour qui me prends-tu?

-Pour…

-Non ne répond pas à ça répond plutôt à ça : Pour qui TE prends-tu?

-Moi je…

-Oh va te faire voir oui, soupira-t-elle découragée.

-Quoi?

-Tu m'as bien entendue crétin, je sortirais pas avec toi et je coucherais encore moin avec un mec dans ton genre, dommage, mais on dirait que tu ne pourras pas gagner ce stupide pari.

-Comment tu?... Pein!cria-t-il au roux dans le fond de la classe, pourquoi tu lui as dit pour le pari!

-J'ai rien dit moi, répondit l'interpellé calmement.

-Mauvais perdant, c'était pour être sur que je gagnerais pas c'est ça.

-Oh pitié vous êtes pénibles vous deux, je suis pas un jouet à gagner et encore moins une pauvre conne qui voit pas ce qui se passe alors vous approchez plus de moi , je m'en porterais mieux.

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-UCHIWA!

L'appel résonna fortement dans les cuisines du grand restaurant. L'interpellé apparut entre les fourneaux.

-Vous m'avez appelé patron?

-Tu faisais encore de l'œil au client Uchiwa?

-Moi, mais non, répondit le brun sur un ton qui se voulait innocent.

Son patron soupira.

-Le restaurant complet est loué pour samedi soir, l'équipe de tennis féminin gagnante viendra y manger avec leurs proches et amis. Je te nomme — même si je sens que je vais le regretter — chef d'équipe pour la soirée, à toi de choisir les serveurs qui travailleront avec toi.

-Autrement dit vous me donnez une promotion?

-Peut-être, si ça se passe bien samedi soir.

-Super!

-Oh et si tu obtiens la promotion, la semaine suivante tu seras chargé de la formation d'un des petits nouveaux.

-Une fille j'espère?

-Non c'est Sanko qui s'occupe de la fille.

-K'so… soupira le futur promu.

-Hm… le reprit son supérieur.

-Pardon, combien seront-ils samedi?

-Il y aura les quinze filles de l'équipe gagnante, les entraîneurs, entre un et trois, et tous leurs proches, tu peux compter facilement une cinquantaine de personne.

-Bien…

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Itachi reposa le combiné et se rendit en trombe dans le bureau de son patron.

-C'est quoi ce plan foireux, vous saviez que personne n'était disponible samedi!

-Personne n'est disponible? Que c'est curieux… fit mine de s'étonner le patron du brun. Et bien, c'est toi le chef d'équipe.

-Vous faites tout ça juste pour ne pas me donner de promotion!

-Faux, et maintenant je te prierais de sortir, j'ai des comptes à faire.

Le brun ressortit vert de rage.

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Une foule entra dans le restaurant, parlant de tout et de rien jusqu'à l'arrivée du beau brun en costume de pingouin. On entendit des gloussements approbateurs de plusieurs invitées. Il est vrai que l'aîné des Uchiwa était bel homme et qu'il avait fière allure dans son complet noir et blanc, ses cheveux longs parfaitement attachés en une queue-de-cheval basse. Une silhouette s'échappa du lot et vint chuchoter quelque chose à un homme plus âgé. Itachi la reconnut lorsqu'elle se retourna.Konan, la fille qui avait débarquée au lycée un mois plus tôt et qui avait envoyée balader ses deux amis…

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-Bonjours, cher invité, commença Itachi lorsque tout le monde fut installé. Je m'appelle Itachi Uchiwa, je serai responsable de votre confort ce soir, je vous présente mon équipe.

Des cuisines arriva alors son équipe ; sept garçons à fière allure, vêtus élégamment, une série de menus dans les mains, l'Akatsuki se tenait devant eux, droit comme des « I » beaux comme jamais dans leur costume veston et cravate.

-Mes associés ne sont pas de vrais serveurs, mais tous les autres ne pouvant être disponible j'ai fait appel à eux.

Les membres s'éparpillèrent afin de distribuer les menus, c'est Pein qui se retrouva face à face avec Konan, vêtue d'une robe de soirée noire, au décolleté plongeant, ouverte sur les côtés, laissant apparaîte ses longues jambes, et dans le dos. Il lui fit un sourire malicieux et lui tendit le menu, elle s'en saisit sans se formuler du sourire du garçon.

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Konan revenait des toilettes lorsqu'elle croisa Pein.

-Tiens, mais c'est ma tigresse préférée…

-Je ne suis pas ta tigresse, répondit-elle sèchement.

-Pas encore c'est vrai…

-Et jamais…

-Il ne faut pas dire jamais, s'amusa-t-il.

-Ne t'approche pas de moi…

-Tu as peur de ne plus te contrôler?

-On peut dire ça, il serait fâcheux pour toi que tu ne puisses plus utiliser ce qui t'es si utile.

-Tu es vachement sexy ce soir.

-Alors profite de la vue, ironisa-t-elle, parce que tu ne me verras jamais habillée comme ça pour toi.

La brune passa près de lui et rejoignit les autres.Pein ferma les yeux et huma son odeur avec envie, il tourna ensuite la tête et la regarda partir, un étrange sourire sur les lèvres. Il en était sûr, plus il la voyait plus elle lui plaisait, celle-là, il en était sûr, il l'aurait, il gagnerait…

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Pein entra sur le terrain d'entraînement. Plus loin Konan renvoyait les balles à la machine, sa jupe volant autour d'elle et son débardeur lui collant à la peau.Son bras droit plus vif que celui de bien des joueurs de tennis ne laissait passer aucune balle, elle courrait, prenait appui frappait et s'élançait de l'autre côté. Le roux s'approcha d'elle, sourit en entendant Konan crier qui frappait sur la balle.

-Jolie, lança-t-il.

En un réflexe étonnant la bleue fit dévier la balle qui fonçait sur elle vers lui. Pein l'évita facilement et continua son chemin dans sa direction.

-Bon réflexe, mais les miens sont encore mieux, ria-t-il.

-Qu'est-ce que tu veux encore?

-Tu veux sortir ce soir?

-T'as rien compris toi, se découragea-t-elle.

-Quoi tu veux pas coucher? C'est bon, j'ai compris, si t'as la trouille je serai patient.

-La trouille? S'offusqua-t-elle

-Ouais, c'est la seule raison pour que tu me rejettes comme ça, tu as la trouille.

-Moi? Peur de toi?

Sans qu'elle ne sache dire comment le roux était maintenant si près d'elle qu'elle sentait son souffle sur elle. Elle ouvrit grand les yeux, il sourit, son regard se fit séducteur.

-Ne t'inquiète pas, je ne serai pas méchant…

-Tu…

-Tu n'es pas la première qui ne l'a jamais fait tu sais.

-Moi? Vierge?

-Ou peut-être as-tu eu une mauvaise expérience, élucida-t-il.

-Mais arrête avec ton délire!

Le roux sourit.

-Tu es vachement attirante tu sais.

-Éloigne toi de moi...

-Te voir jouer comme ça, tout à l'heure, je trouve ça très excitant…

Le roux eut juste à temps le réflexe d'arrêter la raquette qui fonçait sur lui et ria doucement.

-Je t'aurai…

-Ne rêve pas, cracha-t-elle.

-J'ai toujours ce que je veux…

Le roux captura ses lèvres avant de s'éloigner rapidement d'elle afin d'éviter la raquette meurtrière. Il s'éloigna ensuite d'un pas tranquille, et dévia sur la droite pour éviter la balle qui l'aurait atteint de plein fouet.

Lorsqu'elle fut sûre de son départ, la joueuse s'autorisa un moment de faiblesse, elle se laissa tomber sur le sol, et posa sa main sur son cœur qui battait la chamade depuis plusieurs minutes.

-Qu'est-ce qui m'arrive, pensa-t-elle, c'est impossible que je faiblisse devant un dragueur de bas étages comme lui…

Pourtant elle était sur d'une chose, cette odeur, elle l'aimait, et ce baiser, elle voulait le revivre…

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Konan entra dans une boutique et regarda autour d'elle. Les locaux étaient propres, bien rangés, une fille aux cheveux verts l'accueillit, prit son nom avant de la conduire dans la salle à côté. Elle attendit un moment quand on entra dans la pièce. Devant elle un roux qu'elle ne connaissait que trop bien lui fit face.

-Toi!

-Tien, Yamasi.

-Qu'est-ce que tu fais ici?

-Je suis venu te tatouer.

-Je refuse que ce soit toi.

-Tu n'as pas le choix, les autres sont occupés.

-Alors je reviendrai.

-Comme tu veux, ça fera quarante dollars.

-Tu ne m'as même pas touchée!

-Tu as empêché un autre de prendre un rendez-vous tu dois dédommager.

-Tu te moques de moi?

-Non...

La lycéenne soupira, elle ne voulait pas que ce soit lui qui lui fasse son tatouage.

-Alors tu le fais ou pas?

-Je n'ai pas vraiment le choix…

-Qu'est-ce que tu veux?

-Tu ne lis pas tes dossiers.

-Non c'est saoulant.

Konan commença rapidement à douter du professionnalisme du jeune tatoueur, celui-ci ouvrit malgré tout son dossier et siffla.

-Alors c'est pour ça que tu t'offusquais…

-…

-Une rose sur le sein gauche, tu te la joues rebelle dis donc!

-Sur le côté...

-Elle fait la moitié du sein et elle se termine avant de grimper sur l'autre, j'ai pigé t'inquiète.

Le garçon commença à sortir son matériel sous l'œil attentif de la cliente. Il s'assit ensuite à côté d'elle et fit basculer son siège vers l'arrière.

-Tu profites de la situation et je t'explose.

-Tu es super sexy, mais je perdrais pas mon job rien que pour une fille, retire ton T-shirt maintenant.

-Quoi!?

-Pour te tatouer le sein j'ai besoin de le voir ma grande alors vire moi ce haut.

-Tu… commença-t-elle.

-Oh pitié, ta poitrine est pas la première que je vois ni que je tatoue alors arrête de jouer les pudibondes et retire ça.

La bleue finit par obéir et retira son haut, découvrant un soutien-gorge noir des plus sexy.

-Ohhhh, mais tu avais des idées derrière la tête toi, ria le roux.

-J'y ai pas pensé en m'habillant ce matin...

-Ouais, elles disent toutes ça, s'amusa-t-il.

Le tatoueur démarra son instrument.

-J'espère que tu es pas douillette parce que si c'est le cas tu vas passer un mauvais moment, la prévient-il.

-Ferme-là et commence...

-Comme tu veux.

Le roux commença après un moment.Elle poussa un gémissement lorsqu'il passa l'aiguille sur une ancienne cicatrice. Konan se sentit rougir lorsqu'elle sentit sa main libre commencer à bouger afin d'étirer la peau pour l'engin. S'il n'avait pas eu ses aiguilles qui lui transperçaient la peau à chaque seconde, les mouvements de la main du dessinateur aurait pu passer pour ceux de caresses.

-Pourquoi une rose sur la poitrine? demanda soudainement le tatoueur.

-De quoi tu te mêles...

-Oh moi ce que j'en dis… je pensais seulement que ça t'aiderait à te changer les idées.

-…

-…

-Mon frère est mort, commença-t-elle en retenant un gémissement de douleur, l'an dernier dans un accident de voiture. Un chauffard lui a rentré dedans alors qu'il venait me chercher à mon cours de musique… ha!

-C'est cette cicatrice qui rend cette partie plus sensible.

-Oui… C'est un morceau de verre du feu avant qui l'a faite…

-Pourquoi une rose?

-C'était sa fleur préférée, il me disait souvent que j'étais sa rose…

-Sur la poitrine?

-Parce que je l'aime…

Le garçon hocha la tête, il fit semblant de ne pas voir les larmes coulant sur sa joue.

-J'ai presque terminé ce morceau… dit-il comme si elle pleurait pour la douleur.

-Bien…

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-Voilà, j'ai terminé.

Le lycéen posa une pommade sur le tatouage et lui présenta un miroir.

-Merci, lança-t-elle satisfaite.

Il lui apposa une compresse et l'accompagna jusqu'à la caisse où il la fit payer le montant entendu.

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Vendredi matin arriva calmement et Pein vit arriver Konan, portant un haut qui cachaient son tatouage.Elle ne se soucia guère de lui et partit en classe. Le soir venu comme à son habitude le roux lui demanda un rendez-vous.

-Peut-être, répondit-elle cette fois.

Le garçon en fut si étonné que sur le coup il la regarda comme si elle était devenue folle, il essayait depuis trois mois maintenant d'avoir droit à une soirée avec elle.

-Quoi?

-J'ai dit peut-être.

-Pourquoi?

-Toi vraiment, on te tend une perche et tu ne la vois même pas.

-C'est ce brusque changement qui me trouble comprend-moi, je te cours après depuis trois mois.

La bleue ria doucement.

-Wow en plus je te fais rire, je dois être encore en math à dormir sur mon bureau.

-Tu ne sais pas quand être sérieux toi, ria-t-elle.

-Bien sûr, mais si ça te fait rire que je joue les idiots incrédules pourquoi arrêter.

Konan rougit légèrement, réaction purement infantile de rougir pour ce genre de commentaire mais elle ne pouvait s'en empêcher.

-On va souper au restaurant ensuite on écoute un film chez moi, ça te va?

-Peut-être…

-Pourquoi tu as changé d'avis?

-Disons qu'hier j'ai connu une autre facette du macho puéril et pervers que je croyais connaître.

-Elle te plait cette facette?

-Elle ne me déplait pas.

Le roux sourit, nota son adresse et partit chez lui se préparer.

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-J'ai passé une bonne soirée, Pein.

-C'est pas fini, on a un film à écouter encore.

-Tu nous as prévus quoi?

-J'ai un film d'action, mais les filles préfère les films d'amour donc j'en ai pris un aussi.

-Tu sais y faire avec les filles.

-Ouais il paraît.

-Film d'action.

-Sérieusement?

-Tu n'as aucune envie d'écouter un film d'amour et moi non plus ça me saoule ces trucs chiches, guimauve et trop prévisibles.

-Je t'aime encore plus.

Le roux mit le film en marche et ils l'écoutèrent confortablement installés, contrairement à ce qu'il aurait cru la jeune femme finit par venir s'appuyer sur lui pour écouter le film.

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-Sincèrement je ne pensais pas m'amuser autant en passant une soirée avec toi, le souper était délicieux, le film très amusant, merci pour les dernières heures.

-De rien.

Le roux sourit et se pencha pour l'embrasser, mais Konan s'écarta vivement.

-Ce n'est qu'un baiser.

Le garçon attendit qu'elle se détende avant de passer à nouveau à l'action. Cette fois-ci elle le laissa l'embrasser, le garçon ne mit pas deux heures à glisser sa langue conte la sienne. De langoureux baisers se firent plus passionnés et sauvages. La jolie bleue eut tôt fait d'oublier ses belles résolutions devant autant de passion…

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Konan se retourna dos au garçon et soupira, sur ce coup-là elle avait vraiment jouer la carte de l'idiotie. Elle se consolait cependant en se disant que le garçon avec qui elle avait couché n'était pas aussi stupide et macho que celui qu'elle pensait connaître. Un bras passa autour de sa taille et elle se sentit serrer contre lui.

-Je t'avais bien dit que je gagnerais…

Cette simple phrase fit s'écrouler le cœur de la lycéenne, le repoussant violement elle se redressa et récupéra ses vêtements.

-Qu'est-ce que tu fais?

-Je m'habille ça ne se voit pas?

-Pourquoi?

-Pour retourner chez moi.

-Tu veux rire, tu n'as qu'à rester pour la nuit, s'amusa-t-il, tu ne me déranges pas bien au contraire...

-Pour que tu te ventes de m'avoir gardée dans ton lit toute une nuit en plus du fait d'avoir couché avec moi?

-Mais non, se défendit le jeune homme.

-Laisse tomber, je rentre.

-C'est une plaisanterie, il fait nuit noire et il tombe des cordes!

-Rien à faire.

Elle enfila sa veste et sortit, le garçon la regarda partir sous la pluie en soupirant.

-Quelle fille butée…

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Le lundi en cours, Pein ne fut pas étonné de la voir l'ignorer.Il réussit cependant à la coincer dans les toilettes des filles alors que celle-ci vérifiait l'état de son tatouage.

-C'est les toilettes des filles sors, ordonna-t-elle.

-Tu peux pas me fuir le reste de nos années de lycée...

-Pourquoi pas?

-Parce que je serai avec toi pour le restant de tes jours.

Elle le regarda sans comprendre et il sourit.

-Chaque tatoueur a sa signature, et tu portes la mienne…

La jeune femme le regarda horrifiée et se retourna pour regarder son tatouage dans le miroir, Pein sortit, la laissant réfléchir.

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Le lendemain, le chef de l'Akatsuki remarqua rapidement la compresse visible sous son haut et ria à l'idée qu'elle pense le faire disparaître de cette façon. À la fin de la journée, il l'attendit dans le vestiaire des joueurs comme elle était toujours dernière à sortir de cours, il savait bien qu'il pourrait être seul avec elle. Alors que la joueuse retirait son débardeur le roux eu tôt-fait de remarquer le sang sur la compresse. Il sortit en quatrième vitesse de sa cachette et la plaqua contre un mur afin de retirer le pansement et de découvrir le tatouage taché de sang provenant d'une grande entaille qui coupait le tatouage.

-Tu… tu es complètement timbré, s'étonna-t-il en reculant.

-Je crois que c'est assez clair comme message.

-Quel message?

-Je ne veux plus jamais avoir affaire à toi…

La blessée attrapa son haut et partit. Le garçon resta sans voix, bien des filles avaient fait des conneries par sa faute, mais de là à s'automutiler…

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Konan se regarda dans la glace, elle sortit des pansements et entreprit de laver la plaie, en jetant les linges désinfectants elle vit la lame de rasoir au fond de la corbeille, toujours couverte de sang.C'est cette objet qu'elle n'avait pas utiliser depuis des lustres qui lui avait fait cette blessure.

-Pardonne moi Matsume… J'ai trahi ma promesse on dirait… murmura-t-elle.

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Les vacances d'été arrivèrent et s'écoulèrent doucement.Pein enchaîna les petites amies temporaires, Konan les tournois, la blessure de la jeune femme se referma facilement laissant une mince ligne blanche sur le tatouage. Ce n'est qu'au retour en septembre qu'ils se revirent.

Pour être exact, le roux avait suivi ses matchs pendant l'été, cette fille l'intriguait, jamais il n'avait été aussi préoccupé par une fille, sa réaction face au tatouage, sa réaction lorsqu'il avait couché ensemble. Toutes les filles qui l'avaient succédé durant l'été ne l'avait atteintes à la cheville, que ce soit dans sa personnalité ou dans ses réactions explosives et imprévisibles. Le lycéen n'avait pas été très long à découvrir qu'un garçon de l'équipe masculine s'intéressait à elle et lui tournait autour. Il devait l'avouer, elle le rendait jaloux, une fille comme ça il y en avait pas des tonnes, elle le rendait fou. Il avait toujours désiré ce qu'il ne pouvait avoir c'était dans sa nature…

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-Aller Konan!

-Ne m'appelle pas comme ça! Réagit la bleue.

-C'est ton prénom pourtant

-Justement, je refuse que tu m'appelles par mon prénom.

-Juste un soir!

-N'y pense même pas.

-Tu ne fais rien ce soir.

-Si!

-Quoi?

-Je ne suis pas avec toi!

Le garçon l'attrapa par le poignet et insista. Elle se dégageait tout juste quand Pein entra dans la pièce, il vit la bleue avancer vers lui et ouvrit la bouche pour parler.

-Sois chez moi à dix-neuf heures, Nagato, lança-t-elle avant de partir.

Pein la regarda sans comprendre et se retourna vers le joueur de Tennis qui devenait rouge de rage.

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Pein fut à l'heure chez la jeune Yasami, lorsqu'elle lui ouvrit la porte il l'entendit pousser un soupir, elle le laissa rentrer avant de se mettre devant lui.

-Écoute, j'étais en colère tout à l'heure il ne va rien se passer ce soir ni demain ni jamais…

Elle fut interrompue par la sonnerie du téléphone. Elle partit, éleva le ton contre son interlocuteur, raccrocha et revient dans le salon, elle attrapa le roux par son col et l'entraîna à sa suite.

-Oublie ce que j'ai dit…

Elle pénétra dans sa chambre et le poussa sur le lit avant de grimper sur ses cuisses.

-Je t'explique les règles, JE choisis le moment, JE choisis l'heure et l'endroit, je ne suis PAS ta copine, on est PAS ami, tu n'es là que pour m'aider MOI à évacuer ma frustration. Tu peux te tapper autant de nanas que tu veux, mais quand je te dis de venir tu rappliques sinon je passe au prochain sur la liste. Il n'y a aucun sentiment, je ne suis pas amoureuse de toi tu n'es pas amoureux de moi c'est purement physique et je choisirai la date de fin.

Elle le renversa sur le matelas et lui retira son T-shirt.

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Pein couché près de la bleue la regardait reprendre son souffle.

-Toi, je sais pas si je dois dire que tu sais ce que tu veux ou pas.

-Ferme-là…

-Ça t'a pas plu? demanda-t-il ironique.

-Là n'est pas la question, ramasse tes fringues lève toi et sors, tu n'es pas ici pour me tapper la conversation, mais pour que j'évacue ma colère, c'est fait alors va t'en.

-T'es sérieuse?

-Tu t'attendais à quoi? Une séance « câlins et mots doux »?

Vexé dans son orgueil, le roux se rhabilla en vitesse et partit.

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Cela faisait maintenant trois mois que Pein retrouvait Konan pour leur petite séance d'évacuation de colère. C'était devenu une habitude, ils vivaient leur vie, chacun de leur côté se retrouvait pour un moment et retournait à leur routine. Pein disait non très rarement, mais lorsqu'il le faisait il ne donnait jamais d'explication, Konan ne lui en tenait pas toujours rigueur, parfois même c'était mieux comme ça, doucement ils se rapprochaient l'un de l'autre sans s'en rendre compte et devenaient un peu dépendants de la présence de l'autre quand tout n'allait pas. La bleue l'avait progressivement laissé choisir quelques moments de rencontre, peu car elle ne voulait pas qu'il pense pouvoir prendre le contrôle, mais elle savait tout de même voir quand ça n'allait pas.

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Konan rentrait du travail, la journée avait été spécialement pénible et elle en avait par-dessus la tête, lorsqu'elle trouva son père tout beau tout chic à son arrivé, lui annonçant qu'il sortait avec des collèges pour une soirée entre hommes, incluant sans aucun doute, prostitués, casino et alcool.Elle en frémit, en premier lieu de dégoût, en second de colère.

-Tu ne peux pas sortir! Pas ce soir!

-Pourquoi?

-Je… Je ne veux pas être seule ce soir papa reste avec moi, j'ai… j'ai besoin de quelqu'un près de moi.

-C'est à cause de l'accident? Idiote de fille, je t'ai dit d'oublier, oublie Matsume, oublie que tu as eu un frère et tu t'en porteras mieux, fais comme moi.

-C'est ton fils papa! Comment peux-tu dire une chose pareille!

-C'est simple, j'ouvre la bouche et je le dis, tu devrais essayer.

-Je refuse de l'oublier!

-Alors pleure seule , ce soir, moi je sors.

Sur ses tendres paroles son père sortit sans plus de cérémonie. En colère, la jeune femme commença par crier haut et fort sa frustration puis se saisit du téléphone et ordonna au roux de passer.

-Je peux pas maintenant je suis occupé peut-être plus tard...

-Je te l'ai dit Nagato, tu rappliques quand je te dis de venir ou je me cherche quelqu'un d'autre! s'emporta-t-elle avant de raccrocher.

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On sonna à l'entrée tard ce soir-là.La bleue ouvrit sur un Pein plus ou moins en forme. Il avait l'arcade sourcilière fendue, retenue fermée par un petit pansement blanc, la lèvre blessée et l'épaule douloureuse.

-Je t'ai dit de venir, il y a quatre heures.

-J'étais occupé.

-Tu es dans un sale état.

-J'étais très occupé.

-Pourquoi tu es venu?

-Tu n'étais pas dans ton état normal.

-Tu t'inquiétais?

-Un peu...

-Aucun sentiment

-La colère en est un.

La jeune femme finit par s'effacer et le laissa entrer.Il marcha jusqu'à sa chambre d'un pas étrange, à peine boîtant juste assez pour qu'elle s'en rende compte.

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Pein se redressa en grognant.Konan se retourna, elle attrapa son poignet alors qu'il venait d'enfiler son boxer et partait en quête de son jean. Il se retourna vers elle étonné.

-Reste… Pour cette nuit du moins…

-Tu n'enfreins pas les règles là?

-Les règles c'est moi qui les ai faites , tu as du mal à marcher et je… je ne veux pas rester seule cette nuit…

Le garçon accepta, trop heureux de ne pas avoir à se rendre chez lui, son corps lui hurlant qu'il avait mal à chaque pas. Il reprit place dans le grand lit double et s'y endormit un peu après elle.

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Le garçon fut le premier à se réveiller le lendemain matin, il vit Konan dormant près de lui et sourit. Endormie, elle était mignonne, cette fille avait vraiment une personnalité parallèle : endormite d'une fillette, en colère, d'une tigresse, heureuse, d'une jeune femme accomplie.

Konan se réveilla quelques minutes plus tard quand son père entra en trompe dans sa chambre. Elle se redressa, elle était seule, tenant un drap la recouvrant devant son père.

-Qu'est-ce que tu fiches dans cet accoutrement?

-Ça ne te regarde pas.

-Quand ma fille s'amuse à dormir nue, j'ai le droit de me poser des questions.

-J'avais chaud.

-Ouais, ouais.

-Qu'est-ce que tu fais là?

-Je suis venu te dire que je partais travailler.

-Inutile, tu n'as pas été là de la soirée hier, je ne m'attendais pas a te trouver autour d'un bol de céréales ce matin…

-Insolente, attaqua-t-il.

-Tu as préféré t'amuser avec tes potes du bureau plutôt que de rester avec ta fille, alors que ton fils est mort il y a un an jour pour jour, siffla-t-elle.

-Je n'ai pas de fils.

-Arrête de faire comme si Matsume n'avais jamais existé papa! C'est ton fils, tu as assisté au vingt années de sa courte vie et toi tu raies tout comme ça tu es un monstre! Surtout pour moi! Tu t'imagines comment je me sens, tu as rayé Matsume comme ça du jour au lendemain alors que tu as passé plus de temps avec lui qu'avec moi, tu t'imagines si je mourrais aujourd'hui, c'est quoi tu n'en aurais même pas conscience! Cria-t-elle.

-Arrête fille!

-On est ta famille tu n'as pas le droit de nous oublier comme on oublie une expérience désagréable! À moins qu'on ne soit pas mieux que ça, une expérience qui a mal tourné et tu es coincé avec le résultat désagréable!

-Tu délires pauvre folle.

-Sors de ma chambre!

-Reste seule alors, tu ne mérites que ça.

La jeune femme éclata en sanglot alors que son père fermait la porte. Elle replia ses jambes devant sa poitrine et pleura, oui elle était seule, Matsume était mort, son père l'avait laissé tomber, Pein était parti…

Elle sursauta quand elle se sentit entourer de deux bras rassurants. Elle se retourna pour voir Pein, près d'elle, vêtu comme la veille, la porte de son garde-robe ouvert derrière lui. Elle se laissa aller dans ses bras. Konan avait toujours eut beaucoup de mal à faire confiance aux gens.Matsume avait été l'un des seuls à pouvoir apprivoiser ce chat sauvage qu'était sa sœur, son père avait réussi pendant un temps, mais se voyant ignoré et repoussé, le chat domestique était revenu à ses origines. Lorsqu'elle était près de Pein, elle voyait ressurgir ses réactions plus sauvage et indomptable, mais en même temps, elle ressentait le désire d'être à nouveau apprivoisée, aimée et câlinée.

-Où étais-tu? demanda-t-elle après un temps.

-Dans la penderie, j'ai un certain vécu me prouvant qu'un père n'aime pas voir sa fille avec un garçon dans mon genre, le matin en rentrant dans sa chambre.

-Mon père s'en fiche…

-Tu es aussi sauvage avec tout le monde dis moi?

Elle leva les yeux vers lui curieuse...

-Il était à peine rentré dans ta chambre que déjà tu sortais les griffes.

-Il m'énerve…

-Plus j'en apprends sur toi plus je fais le rapprochement avec un tigre.

-Je sais, je suis un animal sauvage et indomptable.

-Je suis sûr que j'y arriverais moi.

-Arriver à quoi?

-À te dompter.

-J'en doute fort, mon frère est le seul qui avait réussi…

-J'ai des talents insoupçonnés.

Il se pencha et embrassa la bleue dans le cou.Amusée elle se laissa aller, à rire un peu, pendant qu'il lui chatouillait la nuque. Soudainement il la repoussa et se planqua sur le côté du lit, la porte s'ouvrit quelques secondes plus tard.

-Papa qu'est-ce que tu fais là,!lança-t-elle reprenant la défense qu'elle avait laissée tomber pour les bras du roux.

-Je suis venu chercher un document que j'avais oublié et toi pourquoi ris-tu toute seule?

-Parce que j'ai pensé à un truc marrant.

-Quoi?

-Un truc qu'avait dit Matsume.

-Qui?

-Arrête de faire ça! s'écria-t-elle en colère.

De l'autre côté du lit Pein soupira, cette fille était vraiment une boule de nerf prête à sortir les griffes.

-Konan va t'habiller.

-Je fais ce que je veux d'abord.

-Konan file sous la douche et habille toi! ordonna-t-il.

La bleue en colère lança l'édredon au sol recouvrant le garçon accroupi et partit dans sa salle mitoyenne à sa chambre, sa salle de bain privée, seul avantage de cette nouvelle maison. Pein entendit la douche démarrer et les pas de son père se mirent en action.D'abord vers la garde-robe, ensuite vers le lit, puis dans l'armoire. L'homme souleva la couverture au sol et la remit à sa place, il s'apprêtait à regarder derrière le lit lorsque la bleue ressortit de sa salle d'eau, vêtue d'une serviette blanche lui arrêtant un peu en bas des fesses, mouillée des pieds à la tête, l'eau coulant toujours derrière elle.

-Papa qu'est-ce que tu fais? s'insurgea-t-elle.

-Rien.

-Pourquoi fouilles-tu dans ma chambre alors! l'accusa-t-elle.

-Je ne fouille pas.

-Bien sûr que si! Sors de ma chambre dégage!

-Où le caches-tu?

-Quoi?

-Le garçon?

-Quel garçon?

-Celui avec lequel tu as passé la nuit! C'est le même qui t'a poussé à te tatouer je paris.

-On a déjà parlé de mon tatouage alors sors de ma chambre!cria-t-elle.

Après avoir poussée son père dehors la bleue s'approcha en vitesse du lit et souleva le drap, elle fronça les sourcils et ne put retenir un cri lorsqu'il lui saisit la cheville de dessous le lit.

-Quoi encore?! cria son père de l'autre côté.

-Une araignée.

-Depuis quand as-tu peur des araignées?

-Toujours tu le saurais si tu faisais attention à moi.

Konan saisit Pein par le col alors qu'il n'était qu'à moitié sorti de sous le lit et le propulsa dans la salle d'eau. Son père choisit ce moment pour entrer alors que le roux se cachait dans la douche seule cachette possible dans cette angle en si peu de temps.

-Quoi encore!

-Je vais le trouver!

-Tu vas être en retard!

-Rien à faire.

-Papa dégage merde, tu crois pas que tu l'aurais déjà trouvé s'il y avait un mec ici.

-Peut-être.

-Va travailler et laisse moi tranquille s'il te plait.

-Bon… mais on va reparler de ton attitude ce soir

-Ouais si tu veux, soupira-t-elle.

Son père se décida enfin à partir et Konan retourna dans la salle d'eau, énervée, désespérée et triste elle en oublia le garçon sous l'eau et se débarrassa de sa serviette avant de rentrer dans la cabine.

-Salut...

La jeune femme se retourna en sursauta, retenant avec peine un cri de surprise.

-Tout doux c'est moi.

-Je t'avais oublié…

-J'ai vu.

-Bon alors tu fais quoi?

-Bah… Il la regarda amusé et commença à retirer ses vêtements trempé. Je suis sous la douche alors autant bien en prendre une.

Il retira son haut et entendit Konan rire doucement.

-De quoi tu ris?

-Toi, tu as une drôle de tête mouillée.

-Une drôle de tête?

Le roux la regarda étonné, il est vrai que mouillé ses cheveux lui retombaient sur la tête et il les avait un peu dans le visage mais de là à dire qu'il avait une drôle de tête…

-Tu as fait quoi hier?

-Rien d'important pourquoi?

-Ho trois fois rien, juste ton épaule violette qui m'intrigue.

-Ah ça, j'ai prit un coup au hockey.

-Et ce vilain cocard vient de là aussi tout comme ton arcade fendue et ta lèvre blessée.

-Bah ouais.

-Et cette lézarde faite je dirais par un couteau vient de là aussi.

-Non d'un mec qui ne sait pas patiner et qui s'est retrouvé les quatre fers en l'air.

-Bien sûr. Conclua-t-elle aucunement convaincue.

-Et sinon… On fait quoi?

-À propos?

-Je crois qu'on a enfreint plusieurs de tes règles depuis hier.

-Oh…

-…

Un silence lourd s'installa, Konan regarda Pein , l'eau coulait sur le corps en silence, il était très mignon, et même si elle était bien trop orgueilleuse pour l'avouer, elle aurait donné cher pour se serrer contre son torse, enveloppée sous l'eau chaude, oublier son père et ses soucis, ne penser qu'à profiter de sa présence.

-Tu veux sortir souper ce soir?

-Hum?

-Je me suis dit que tu serais sûrement trop orgueilleuse pour faire le premier pas donc je le fais pour toi, je suis serviable tout de même.

-Tu veux qu'on sorte ensemble? Pour de vrai? L'exclusivité et tout?

-Je ne suis jamais ou presque sorti réellement avec une fille, c'était toujours des trucs de quelques heures parfois quelques jours. Seulement toi… Tu m'intrigues, tu es différente, indomptable, insaisissable, peut-être que dans une semaine j'en aurais marre, je l'ignore jamais je n'ai rencontré une fille comme toi. Je ne peux pas te jurer l'amour éternel et fidélité sans faille, mais j'ai vraiment envie d'essayer.

Konan le regarda un moment avant de baisser les yeux, timidement, comme si elle était devenue quelqu'un d'autre que la fougueuse et sauvage Konan, elle fit un pas vers lui, puis un autre jusqu'à être assez près de lui pour enfin se perdre dans ses bras.

-Dix-neuf heures?

-Dix-neuf heures c'est parfait…

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Konan attendait au restaurant que son cavalier daigne se présenter, on ne pouvait pas dire qu'il lui sortait le grand jeu, leur premier vrai rendez-vous de couple et il avait quinze minutes de retard. Assise à la table qu'il leur avait réservée, elle attendait en regardant la mer plus loin, le coin était magnifique, le restaurant charmant, la vue de leur table splendide, le menu appétissant, et le cavalier absent. Elle poussa un profond soupir et regarda dehors, elle ignorait si elle devait être, inquiète, déçue ou en colère. Elle décida d'attendre encore quinze minutes avant de partir. Les minutes passèrent à une lenteur insoupçonnée jusqu'à ce que l'horloge affiche finalement dix-neuf heures trente. C'était décidé pour la colère, elle prit son sac, régla la note et partit, elle héla un taxi et retourna chez elle. Arrivée dans sa chambre elle se vit dans la glace et une larme s'échappa.

-Quel idiote, il doit bien se marrer de son côté…

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Vers vingt heures alors qu'elle écoutait un feuilleton ennuyant accompagnée de son pot de crème glacée, on sonna à la porte.

-Entrez, grogna-t-elle bien décidée à ne pas bouger.

Bientôt Itachi apparut dans l'encadrement du salon. Konan le regarda sans bouger, vêtue d'une longue veste, d'une camisole et d'un short.

-Yamasi?

-Elle est absente…

-Pein m'avait bien dit que tu sortirais les griffes.

-Et si tu ne veux pas servir d'aiguisoir pour les dites griffes sors de chez moi.

-Pein m'a envoyé.

-Rien à faire.

-Yamasi c'est important.

-M'en balance, déclara-t-elle en engouffrant sa cuillère.

-Tigresse, s'amusa le brun.

-Ne m'appelle pas comme ça, cracha-t-elle en se retournant vers lui toute griffes dehors.

-Wow! Je comprends enfin le rapprochement avec le tigre.

-Sors de chez moi, siffla-t-elle.

-Pein va me tuer si je ne te ramène pas à lui.

-Alors meurs, claqua-t-elle froidement.

-Écoute, il vient de sortir du bloc, il est en colère, blessé et il hésitera pas à me tuer pour de vrai je tiens à ma vie alors suis moi.

-Du bloc?

-Je ne te l'ai pas dit? demanda-t-il étonné.

-Euh… Non!

-Pein s'est fait tirer dessus tout à l'heure, vers dix-sept heures, il est sorti du bloc il y a tout juste vingt minutes.

-Et c'est maintenant que tu viens me le dire!s'étrangla-t-elle.

-Il nous dit jamais rien que veux-tu j'ai appris y'a quinze minutes que vous aviez rendez-vous...

-Il va bien?!

-Il est grognon, cloué au lit donc encore plus furieux, et il a manqué sa soirée avec toi, et en plus il souffre.

-Il lui ont pas donnéde médoc?

-Il est allergique à la morphine, et euh… à presque tout ce qui sert à calmer la douleur donc euh… il cherche, mais les médoc qu'ils lui ont donné ne sont pas assez fort. Et il m'a envoyé te chercher.

Konan se leva en vitesse et partit déposer son pot dans le congélateur avant de retirer sa veste pour attraper son manteau et sortir Itachi à sa suite.

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Pein fulminait dans son lit qu'Itachi tardait lorsque la bleue entra dans la pièce.

-Tiens, le calme et contrôlé Pein qui s'emporte, nargua la bleue.

-Bordel, vous étiez en train de vous envoyer en l'air ou quoi?

-C'est qu'il serait presque jaloux, s'amusa-t-elle.

Itachi entra à sa suite complètement ahuri.

-Elle a combien de personnalité ta copine Pein!? D'abord elle était prête à me découper en morceau, ensuite elle était tellement inquiète qu'elle a bondit dehors si vite que je pouvais à peine la voir aller, dans la voiture c'était une boule de nerf et là elle te nargue comme si on était à l'école.

Pein sourit et se retourna vers elle.

-Inquiète?

-Un peu…

-Beaucoup énormément, passionnément, à la folie , insista le brun.

-Approche, je veux te dire un truc.

Konan se pencha et il lui chuchota à l'oreille, une phrase, qu'elle fut la seule à entendre et qui intrigua les membres présents dans la salle.

-Si tu nous virrais tout ce beau monde qu'on puisse être seule un peu?

Pein regarda tour à tour ses membres et ils comprirent le message.

-On reste à côté, s'il se passe quelque chose, Konan tu n'as qu'à crier.

-Je suis pas une blondasse de film d'horreur Uchiwa.

-Heureux de le savoir.

Konan s'assit sur le bord du lit à leur départ.

-Alors tu t'inquiétais un peu?

-Un peu… beaucoup… avoua-t-elle, un peu embarrassée.

Pein ria un peu, elle lui donna un coup et il grogna. Vexé il se calla dans ses oreillers en grognant, ce fut autour de Konan de rire.

-Ne me fais plus peur…

-Approche…

La bleue obéit et eut droit à un baiser tendre et amoureux qui lui fit tourner la tête.

-Je t'ignorais capable de ce genre de baiser.

-Tu ignores bien des choses sur moi…

-Oui, et j'espère les découvrir…

Un cri se fit entendre dans le couloir, suivid'un coup de feu.

-Première chose, je suis chef d'un gang de rue.

-Sans rire! Lança-t-elle pleine de sarcasme.

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Konan entra dans le gymnase du lycée, décoré pour le bal de Noël, il était déjà bondé de monde de tous les niveaux. La bleue, vêtue d'une splendide robe noire, longue et moulante au décolleté plongeant, accrochée au bras d'un roux en costume cravate noir.Konan et Pein étaient, il n'y avait pas à dire, un couple bizarre au premier regard, elle à peine plus petite que lui, d'une élégance froid et sauvage, et d'un charisme naturel, une silhouette bien taillée et définie par des heures d'entraînement, lui un peu plus grand, des piercing en grand nombre, silhouette carré, tombeur renommé, faisant s'enflammer une fille d'un regard, mais lorsqu'on y regardait de plus près, on pouvait dire qu'il se complétait et formaient un joli couple…

Voilà! Le chapitre de Konan et Pein 24 heures avant de partir à new york j'espère avoir plein de reviews a mon retour!

Kisu!