Salut!
Alors voilà Watashi no jin'sei pour votre plaisir.
Bonne lecture
Chapitre 13
Mercredi 12 Août
La blonde arriva devant l'ancienne maison et franchit le portail. Regardant une dernière fois l'adresse que lui avait envoyée Shikamaru sur son portable, elle se décida à entrer, que risquait-elle de toute façon.
Temari pénétra, peu certaine, en appelant son ami. Doucement, elle avança dans le hall puis dans la pièce adjacente qui se trouvait être le séjour. Elle entendit ensuite la musique retentir dans la grande maison vide. La lycéenne suivit le son mélodieux jusque dans une grande pièce vide, meublée simplement d'un piano sur lequel un garçon qu'elle connaissait bien jouait une symphonie presque parfaite.
Elle approcha et prit place près de lui, posant ses mains sur les lames sans un bruit. Elle accompagna le garçon complétant la symphonie à quatre mains qu'il avait débutée seul. Après un temps, le garçon ouvrit la bouche sans jamais cesser de jouer.
-J'ignorais que tu savais jouer.
-Tu ignores bien des choses de moi Shikamaru.
-Qui t'a appris à jouer?
-Kankuro, mon petit frère… et toi?
-Ma grand-mère, on jouait souvent quand j'étais petit, tous les deux.
-Où sommes-nous?
-Chez elle…
-…
-Elle est décédée cette nuit. Elle était rongée par la maladie depuis bien des années déjà. Je me souviens qu'un jour, j'étais venu chez elle et pendant que nous jouions, sa main gauche a cessé de fonctionner. La maladie s'est ensuite aller en progressant. Bientôt, elle ne pouvait plus du tout jouer. Je venais alors pour jouer pour elle. Ça lui faisait plaisir et ça me rappelait nos après-midis d'entant lorsque nous jouions pendant des heures, juste nous deux...
-Je suis désolée…
-Ce n'est pas ta faute, je m'y étais préparé et je tenais à jouer une dernière fois pour elle, en sa mémoire… mais je ne supportais pas d'être seul dans cette grande maison.
-Je suis heureuse que tu m'aies demandé de venir…
-Elle n'était pas seulement ma grand-mère, elle était aussi ma meilleure amie…
-Je sais, ça se voit à ta façon de parler d'elle…
-…
La symphonie se termina en enchaînant sur une autre mélodie, une autre pièce à quatre mains que Temari adorait.
-Tu sais, on ignore souvent que Kankuro n'était pas seulement mon frère, il était aussi mon jumeau. Oui je sais, ça ne se voyait pas du tout, s'amusa-t-elle devant sa mine étonnée. Je suis née le 23 août tard dans la nuit. Malheureusement suite à une complication, Kankuro est né environ vingt-quatre heures plus tard le 25 août vers minuit et quart.
-Les médecins n'ont pas pratiqué de césarienne?
-Ma mère est Russe, et selon sa culture, ses enfants devaient voir le jour pour la première fois dans son pays natal. Mon père nous avait alors amené en jet jusque dans une petite ville éloignée en Russie. J'ai vu le monde pour la première fois entre les mains d'une sage femme au loin dans la campagne. Il n'y avait pas de médecins ou de technologies de pointe comme dans les hôpitaux.
-Gaara est né là-bas aussi?
-Oui, Gaara est né trois ans après moi dans le même village entre les mains de la même dame.
-Quel âge a Gaara, s'étonna le brun.
-Il vient tout juste d'avoir quatorze ans.
-QUATORZE ANS! S'écria le brun, et il est au sommet du plus grand gang criminalisé du pays!
Temari rigola de l'étonnement de son ami avant d'acquiescer. Shikamaru la regarda étonné avant de baisser la tête cachant son sourire.
-Après la mort de père et de Kankuro, j'ai ressenti un grand vide, mais pour Gaara c'était bien pire, il avait onze ans pas tout à fait douze en fait. Il avait perdu son modèle et son meilleur ami, il était terrifié, perdu, seul…
-Tu l'étais toi aussi…
-Oui, mais je devais m'occuper de Gaara. J'avais quinze ans, il ne lui restait que moi, mais il ne m'avait jamais vraiment considéré comme quelqu'un d'important. Maintenant qu'il ne lui reste que moi, il me surprotège, ça ne me dérange pas vraiment… mais il se défonce pour oublier, il ne veut laisser personne m'approcher, car il a peur de me perdre, mais il m'étouffe. Je dois m'occuper de lui, mais il ne me laisse pas ce rôle. Lorsque j'essaie de lui donner de l'aide, de le guider ou de simplement jouer mon rôle de grande sœur, il m'envoie balader, il se défonce, revient et ça termine en bagarre où l'un de nous est blessé et ou on se tient la tête pendant des jours. Ensuite ça recommence. Je déteste me disputer avec lui, on ne fait que ça, il n'aime personne aucun de mes amis, aucune de mes fréquentations, et ces derniers temps, il vient me voir et ça se termine toujours en bagarre à ton propos.
-Je suis désolé...
-Non, j'aime ta présence, te sentir près de moi me rassure et m'apaise, mon frère ne comprend pas, il refuse de me croire…
-Ta présence m'apaise moi aussi, c'est pour cette raison que je t'ai demandée de venir, je savais que te savoir près de moi me ferait du bien, m'aiderait à passer par dessus.
-Tu sais, je me souviens que la naissance de Gaara terrifiait mon père et ma mère. Ma mère avait eu beaucoup de mal à mettre Kankuro au monde, sa vie avait été gravement menacée par les complications suivant ma naissance et précédant celle de Kankuro. Par bonheur, elle a survécu, mais à peine quelques années plus tard elle a succombé à une maladie horrible, une bactérie qui était à l'époque inconnue qu'elle avait contractée en mettant Gaara au monde. Finalement… Nos craintes se sont révélées fondées…
-Je t'admire, tu sais…
La blonde le regarda surprise.
-Tu as vécu des choses horribles, des choses difficiles que peu de gens peuvent dire comprendre réellement. Malgré tout ça, tu es forte, tu arrives à atteindre les buts que tu te fixes, tu es fidèle à tes convictions, tu es libre, chaleureuse, adorable, un peu provocatrice c'est vrai, ria-t-il. Tu es belle, épanouie, bourrée de talent, spontanée, imprévisible...bon d'accord tu joues parfois drôlement avec le feu et tu gaffes plus souvent qu'on ne pourrait le croire, mais c'est ce qui te rend si attachante je crois.
-Que d'éloges, que d'éloges que me vaut ce traitement spécial? Plaisanta la blonde espérant faire disparaître sa gêne.
-Rien, je crois qu'il est important que tu le saches voilà tout.
-La vérité c'est que je ne serais pas grand-chose sans Tenten, je l'ai rencontrée un peu après la mort de ma mère, elle m'a toujours apporté, que ce soit par sa chaleur ou par la gentillesse de sa famille, la stabilité dont j'avais besoin. Après la mort de ma mère, j'ai perdu mes repères, mon père s'occupait de ses… « Affaires » et de l'éducation des garçons et ne s'était jamais vraiment occupé de moi. Sans Tenten, je serais sans doute une bombe à retardement sans stabilité aucune, je lui dois tout.
-Je crois que chaque personne qu'on est destiné à rencontrer a à jouer un rôle plus ou moins important dans la vie de chacun.
-Je crois, dans mon cas, Tenten a joué le rôle de ma bonne étoile, on s'est protégées l'une l'autre des méfaits de l'adolescence.
-Les méfaits? S'amusa-t-il.
-Drogue, sex, and rock 'n' roll baby, lança-t-elle d'une voix sensuelle.
-Pour ce qui est du rock 'n' roll, je crois que Tenten a échoué à t'en préserver, la taquina le brun.
La blonde éclata d'un rire franc, un son si agréable à entendre pour un certain brun pour qui le bonheur de l'artiste était si important.
-Tu veux aller manger une pâtisserie, je t'invite, déclara-t-il ensuite en arrêtant de jouer.
-Tu veux me faire grossir en me prenant par les sentiments avoue.
-Oh si tu n'en veux pas ça ne me dérange pas, abandonna-t-il en se levant.
-Moi ne pas vouloir de gâteaux? Je croyais que tu commençais enfin à me connaître.
La blonde soupira ensuite profondément en regardant le garçon d'un air découragé. Le brun rit et la prit par les épaules en déposant un baiser sur sa tête. Temari passa ses bras autour de sa taille et le suivit en riant.
Vendredi 14 août
Un téléphone retentit. Des pas se firent entendre en direction de l'appareil émettant un son indésirable. Une main empogna le téléphone et répondit d'une voix mélodieuse ;
-Oui allô?.... hum?... Non il est au travail puis-je prendre un message?... non… … … je… je lui… je lui dirai… … oui au revoir…
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-Tadaima! S'exclama joyeusement l'entrant.
-O… Kaeri…
-Hum? Tu n'as pas l'air en forme.
-Na… Je dois te parler…
-Tu m'as l'air bien grave…
L'arrivant se laissa entraîner dans le séjour et prit place sur un fauteuil face à sa colocataire.
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La jeune Hyûga resserra son manteau contre elle et se pelotonna sous son parapluie, coupant à travers le parc afin d'atteindre son domicile plus rapidement. Elle marcha d'un pas rapide jusqu'à ce qu'elle le voit devant elle, vêtu de noir, le visage baissé, ses cheveux blonds retombant devant celui-ci. Surprise, elle s'arrêta, le regardant qui ne bougeait pas d'un pouce, fixant le vide ou le sol, elle ne savait trop…
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Naruto sentait l'eau couler sur son corps tout entier depuis de longues minutes. Il n'avait aucun intérêt à se mettre à l'abri, aucun intérêt à bouger tout court en fait…
Il soupira doucement puis remarqua enfin que l'eau ne coulait plus sur son corps. Il ouvrit les yeux et se retourna étonné, découvrant la petite brunette qui lui servait de partenaire. Grimpée sur la pointe des pieds, elle tenait le parapluie au dessus de sa tête afin de le protéger, les yeux chargés d'inquiétude.
-Hinata-chan?
-Na… Naruto-kun? Tu… tu vas bien?
-Je…
Naruto la regarda, ses jolies prunelles blanches trahissaient son angoisse, peur qu'elle voulait dissimuler derrière son apparence naturelle. Son petit manteau s'évasait dans le bas par dessus ce qui semblait être les jupons d'une robe de grand couturier. La brunette resserra les pans de son manteau.
-Tu es bien jolie, cette robe m'a l'air très coûteuse…
-Un cadeau… de… de ma famille pour… pour la réunion annuelle des Hyûga… Je… je n'aime pas… spécialement ce genre de robes… mais… ils font… l'effort de… de me l'offrir donc…
-Pourquoi tu n'aimes pas ça? Tu m'as l'air très jolie sous ton manteau.
La brunette rougit et baissa la tête.
-Je… je n'aime pas… je n'aime pas qu'on dépense autant… autant juste pour un morceau de vêtement… avec le… le prix d'une seule robe… on… on pourrait… on pourrait aider tant de gens…
-Tu as le cœur sur la main, c'est ce que j'apprécie chez toi.
S'il était possible de devenir plus rouge qu'elle ne l'était à ce moment là, Hinata aurait sans aucun doute dépassé ce stade.
-Tu… Tu es… Tu es aussi… aussi… très gentil…
-Pas autant que toi, que faisais-tu dans le coin?
-Je… je rentrais chez moi… et toi?... tu … tu es trempé…
-J'ai oublié mon parapluie…
-Pourquoi es-tu ici…
-Je…
-Tu… peux tout me dire, tu sais…
-Iruka…
-Iruka?
-Mon tuteur… il… il est… il est mort, s'étrangla-t-il…
-Je suis désolée…
La brunette commit alors l'impensable et posa sa main sur son bras afin de lui apporter son soutien. Le blond la regarda puis la prit dans ses bras étouffant ses sanglots. Surprise, sa partenaire laissa tomber son parapluie. Une fois l'étonnement passé, elle ferma les yeux et le serra contre elle. La pluie coulait sur son visage et ses larmes se mêlaient aux siennes. Le blond pleurait contre son épaule, dans ses bras et son petit cœur de jeune fille innocente, rêvant au prince charmant ce serait, comme jamais il ne l'avait fait.
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-Tu veux rentrer?
Le blond regarda son amie hésitante puis accepta. Naruto entra dans la maison et réalisa qu'il était complètement trempé.
-Neji doit avoir des vêtements à ta taille, la salle de bain est juste là je vais te chercher quelque chose.
-Merci, lâcha-t-il embarrassé.
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-Merci pour les vêtements, la remercia-t-il, gêné.
La jeune fille se retourna pour voir le blond entrer dans la pièce. Il portait une chemise blanche et un pantalon noir. Naruto rougit en voyant la petite brune devant le comptoir qui avait troqué sa petite robe noire bouffante pour une robe simple, bleu nuit. Bouffante au dessus des genoux et cintrée à la taille par un ruban noué en boucle dans son dos. Sur le haut de la robe, ajustée au dessus des seins afin d'être portée sans bretelle, des fleurs étaient brodées dans le tulle noir qui enveloppait le tissu de base de la robe comme un voile transparent à la nuance foncée.
-Les vêtements de Neji ont l'air de t'aller, la taille est bonne?
Le blond sortit de sa contemplation pour hocher distraitement la tête. Il réalisa ensuite que la brunette ne bafouillait plus lorsqu'elle lui parlait.
-Elle est jolie cette robe, lança-t-il.
-Oh, merci, c'est un cadeau du meilleur ami de Neji.
-Un cadeau?
-Pour mon anniversaire l'an dernier.
-Tu le connais… depuis longtemps?
-Neji l'a connu… au collège, en première année je crois… donc oui plutôt.
-Ça te va bien…
-Merci, lâcha-t-elle en se retournant le rouge aux joues.
-Tu l'aimes?
-Shikamaru? S'écria-t-elle étonnéE. Oh non, enfin par le passé peut-être, mais d'après ce que j'ai cru comprendre il est amoureux d'une mystérieuse fille que je ne connais pas depuis bien longtemps.
-Je vois… tu dois être triste…
-Oh non, je n'ai jamais été vraiment amoureuse de lui.
-Ah non?
La Hyûga secoua la tête en souriant.
-Il est plutôt comme un frère pour Neji et pour moi.
-Je vois…
-Tout va bien?
-Ouais ça va très bien, se rattrapa-t-il avec un énorme sourire.
-Tu sais… tu as le droit d'être triste, tu n'as pas à faire semblant, pas avec moi du moins.
Le blond sentit son cœur s'emballer devant son sourire paisible. Il s'approcha et la prit dans ses bras en la remerciant.
-Tout ira bien, murmura-t-elle. Tout ira bien, tu verras…
Le garçon hocha la tête et resserra sa prise…
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Hinata déposa une tasse de thé devant le blond et prit place près de lui.
-Parle-moi de ta famille, commença le blond. C'est quoi cette fête dont tu parlais tout à l'heure?
-Oh une fête de mondanité, tous les ans, les Hyûga de tous les coins se retrouvent pour une grande soirée mondaine, tu n'aimerais pas ça.
-Pourquoi ça? Se braqua le blond.
-Oh non, c'est pas ce que j'ai voulu dire, se rattrapa la jeune femme en comprenant le malentendu. C'est simplement que ce n'est qu'une fête remplie de gens hypocrites qui font semblant de s'aimer et de se respecter, qui rabaissent les gens qui ne sont pas de leur classe sociale enfin tu vois le genre.
-Hm…
-Sincèrement… c'est vraiment horrible… les plus jeunes comparent la grosseur et le prix de leur jouet ou encore la marque et la fortune dépensée pour leurs robes. Les plus vieux se battent afin de savoir qui obtiendra le meilleur héritage ou qui fait les études qui ont la plus grande valeur, les plus vieilles comparent la rentabilité de leur fiancé et la taille du caillou sur leur bague de fiançaille. Quant aux adultes, les hommes se battent à savoir qui aura le meilleur héritier ou qui a la meilleure entreprise et les femmes qui auront le meilleur gendre et les plus beaux petits enfants.
-Et toi là-dedans?
-Moi on me méprise, mais ils font semblant de m'aimer, car je suis l'héritière officielle du nom Hyûga et de l'entreprise tout entière et que le jour de mes dix-huit ans, je devrais choisir à garder mon titre ou à l'offrir et tous espèrent que mon choix se portera sur eux alors ils sont sympa.
-Et Neji?
-Neji m'aide à les supporter, mais ce soir l'un de nos cousins qui avait vu Neji avec Tenten s'est mis à l'insulter en la traitant de simple prolétaire sans intérêt et Neji a vu rouge. Après l'avoir remis à sa place, il est parti rejoindre sa Tenten et il passera sûrement la nuit avec elle.
-Ça ne te dérange pas qu'il t'ait laissée seule pour sa copine?
-Non je suis heureuse qu'il ait défendu ma meilleure amie avec autant d'ardeur.
-Je vois… mais si tu es héritière… tu vas avoir droit à un mariage arrangé? S'effraya-t-il.
-Oh il ont déjà essayé… mais j'ai refusé catégoriquement, mes cousines me trouvent stupide d'attendre le prince charmant… mais si je me marie je tiens à ce que ce soit par amour et non par convenance.
Le blond tenta de dissimuler son sourire, mais son cœur battait tellement fort qu'il avait l'impression qu'elle pouvait l'entendre. Hinata déposa sa tasse et laissa tomber sa tête sur le dossier du fauteuil. Elle soupira puis ouvrit les yeux fixant la lune par la fenêtre devant elle. Les rayons de lune se reflétaient dans ses yeux clairs et son teint de porcelaine était mis en valeur par la robe qu'elle portait. Naruto se surprit alors à penser combien elle était belle, si simple, sans artifice, juste elle, féminine, douce, apaisante, un ange réincarné. Il eut ensuite envie de la voir portant une robe qu'il lui aurait offerte, la voir porter un cadeau de sa part comme elle portait celui de son ami.
-Tu vas reprendre le titre de ton père? Demanda-t-il en s'appuyant près d'elle.
Hinata se retourna étonnée et le regarda fixer la lune avant d'éclater de rire, un rire cristallin, doux et fin, un rire de souris discret, mais si accrocheur.
-Non, je n'ai pas les qualités pour ça j'en suis bien loin en fait… répondit-elle une fois qu'elle se fut calmé. Je donnerais peut-être le poste à Neji… je suis consciente que c'est le jeter dans la gueule du loup lui comme Tenten… mais il pourra… non… il fera changer les choses…
-Je comprends…
Un bourdonnement se fit entendre dans la pièce, Hinata le regarda surprise et le vit sortir son mp3 de sa poche.
-Pardon j'ai du l'actionner en bougeant.
À travers les écouteurs, un son de guitare démarra, la jeune femme attrapa l'un des écouteurs et le porta à son oreille.
-Qu'est-ce que c'est? Demanda-t-elle en écoutant la mélodie.
-C'est… une… l'une de mes…
-C'est toi qui l'a écrite?
-Hm… confirma-t-il embarrassé.
Le blond arrêta la mélodie au regret de l'auditrice.
-Non, laisse-moi écouter s'il te plaît…
-Mais…
-S'il te plaît…
Naruto hocha la tête et la laissa prendre le mp3 en main, elle revêtit le deuxième écouteur et redémarra la chanson. Les yeux fermés, elle se laissait transporter par la symphonie. Naruto se laissa séduire par la simplicité de la jeune femme, elle était si jolie, si adorable, là les yeux fermés à écouter sa musique, celle qu'il avait écrite. Il commença à s'approcher d'elle doucement, ses yeux se fermaient à mesure qu'il approchait. Les yeux entrouverts, il fixait ses lèvres, si tentantes, attirantes, comme un pécheur devant le fruit défendu, il ne pouvait plus contrôler le moindre de ses mouvements.
-C'est si joli… murmura la Hyûga.
Lorsqu'il entendit sa voix, l'orphelin reprit pied dans la réalité, il paniqua en apercevant la distance qui les séparait, il n'était qu'à quelques centimètres de ses lèvres. Il recula vivement au moment même où elle ouvrit les yeux.
-J'aime beaucoup, le félicita-t-elle.
Son partenaire devint alors plus rouge qu'elle ne l'avait jamais été en réalisant qu'il avait bien failli l'embrasser qu'il n'en avait été que de quelques secondes avant qu'il ne pose ses lèvres sur les siennes. Son cœur battait à un point tel qu'il allait exploser d'une minute à l'autre et ses lèvres lui semblaient tellement irrésistibles. Il récupéra son lecteur de musique, bafouillant quelque chose sur l'heure et Sakura qui l'attendait et se redressa. Hinata resta sans voix devant l'incompréhension de la scène et vit Naruto partir en bredouillant un merci et un à la prochaine Hyûga-chan.
-Euh… euh… oui… à… à la prochaine... bafouilla l'intéressée avant que la porte ne se referme complètement.
Samedi 15 août
Shikamaru frappa à la porte de l'appartement, il soupira, bon d'accord la blonde lui avait demandé de passer la chercher, mais tout de même elle pourrait au moins venir lui ouvrir. Il posa sa main sur la poignée et la porte s'ouvrit. Il fronça les sourcils et entra, la maison était vide, il avança vers la chambre de la blonde et monta à l'étage. Lorsqu'il arriva au grenier, le lit de la blonde était vide et en bazar. Il marcha jusqu'à la salle d'eau et y découvrit la blonde, sur le sol, vêtue d'une serviette, une seringue près d'elle.
Shikamaru sentit son cœur manquer un battement et s'élança vers la blonde.
-Non, supplia-t-il, Temari!
Le brun la prit dans ses bras et la redressa, appuyant sa joue sur son front, la découvrant brûlante. Il attrapa une serviette et la mouilla avant de la passer sur son visage. Il supplia la blonde d'ouvrir les yeux, de le regarder. Après quelques secondes, la blonde ouvrit les yeux et le regarda, sans le voir, lorsque son esprit sortit de la brume elle attrapa la seringue qui n'avait pas bougé. Shikamaru la regarda faire horrifié, mais la laissa faire. Après s'être injectée le liquide opaque dans les veines, la blonde soupira et posa sa tête contre lui, bien décidée à piquer un somme.
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Shikamaru regardait Temari dormir depuis quelques heures déjà, ses yeux trahissant une souffrance horrible. Il était déçu, elle lui avait pourtant dit ne rien prendre, et la voilà qui tombait dans un état pas possible à cause de cette saloperie. Il voulait crier, sur tout, sur elle, sur son frère, sur son père, sur Tenten et Reira qui n'étaient pas là. Tenten, sa bonne étoile, c'est ce qu'elle avait dit non, sympa l'étoile...
Shikamaru était en colère et blessé, il était amoureux, inquiet, détruit. Il se redressa, caressant doucement son visage avec amour, puis posant un tendre baiser sur son front encore chaud. La blonde réagit quelques secondes plus tard, elle fronça les sourcils et ouvrit les yeux. Il la regarda avec amour et lui souhaita un bon retour parmi les conscients. Elle sourit et se redressa doucement. Le brun l'aida à marcher jusqu'à la salle d'eau et la regarda. Temari farfouilla un instant et attrapa un engin dans l'un des tiroirs. Elle glissa un thermomètre médical sous sa langue et avec l'aide du brun grimpa sur le comptoir. Shikamaru l'aida à enfiler un t-shirt trop large et la laissa se changer.
Lorsqu'il revint, elle fouillait dans l'armoire à nouveau, elle en sortit une boîte noire et longue et l'ouvrit. À l'intérieur, il y avait une seringue, deux petits bocaux de liquide transparent et deux enveloppes transparentes. La blonde attrapa l'une des enveloppes et y glissa la seringue utilisée plus tôt avant de sortir la deuxième suivie de l'un des bocaux. Shikamaru attrapa sa main alors qu'elle faisait entrer le liquide dans l'instrument.
-Tema, demanda-t-il suppliant, tu… tu m'avais dit que tu ne prenais rien.
La blonde le regarda, puis lui sourit, elle retira sa main et termina ce qu'elle faisait avant de se l'injecter dans le bras droit. Elle reposa la seringue et s'agrippa à lui, posant sa tête sur son épaule et son visage dans son cou. Il frissonna en sentant son souffle contre sa peau, serrant ses bras autour d'elle. Il embrassa sa tempe.
-Ce n'est pas ce que tu crois, murmura-t-elle.
La blonde se redressa, ses joues blanches ayant retrouvé une couleur rose très pâle, mais une couleur tout de même. Elle s'éloigna de lui et retourna dans sa chambre, prenant place sur son lit et se laissa tomber sur l'oreiller. Le garçon s'accroupit près d'elle et caressa sa joue.
-Tema…
-Ma mère avait la santé très fragile, même un simple rhume la rendait gravement malade. J'ai hérité de sa santé fragile, je suis plus forte qu'elle. La médecine est plus avancée ici que dans le patelin ou elle a grandi. Ce n'est pas de la drogue Shikamaru, c'est des antibiotiques pour faire tomber la fièvre et augmenter mes anticorps.
Le brun s'assit près d'elle et remonta les draps sur son corps faible.
-Hier, j'ai marché longtemps après ma dispute avec Gaara hier...
-Hier, mais il pleuvait des cordes hier soir.
-J'aime la pluie… j'ai l'impression qu'elle me lave de mes démons.
-Mais hier l'orage était horrible, au point où il a terrifié ma petite sœur.
-Je vais devoir m'excuser auprès des garçons, j'espère qu'ils vont bien.
-Commence par t'occuper de toi tu veux bien.
Le garçon posa un baiser sur sa tempe et la laissa dormir.
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Lorsque Temari se réveilla, elle allait déjà beaucoup mieux. Shikamaru s'était assoupi sur une chaise près d'elle. Elle sourit à sa vue et se redressa. Lors de son malaise, elle était sous la douche, et n'avait pas eu le temps de s'injecter le médicament qu'elle avait perdu connaissance. La fièvre l'avait selon elle, rendu dégoûtante, couverte de sueur, ses cheveux collés à sa nuque, ses vêtements collés à son corps. Elle se dirigea donc vers la pièce mitoyenne et se glissa dans un bon bain, l'eau fraîche la faisant d'abord frissonner puis lui déliant ses muscles et détendit son corps. Elle y resta longtemps, jusqu'à ce que Shikamaru frappe à la porte. Elle le rassura sur son état, lui signalant qu'elle sortait dans peu de temps.
Mercredi 19 août
Itachi regarda la brunette sur le siège conducteur. Reira regardait les commandes autour d'elle, se remémorant les conseils du brun. Une fois certaine d'avoir tout retenue, elle lança la voiture. Itachi la guida avec assurance à travers ses manœuvres. Ils étaient revenus du chalet depuis plusieurs jours déjà et Itachi avait accepté d'être son professeur de drift. Le cours dura quelques heures. Lorsqu'ils en eurent assez, ils arrêtèrent la voiture près d'un petit parc et sortirent. Ils marchèrent un moment, Reira lui parla de sa famille restée à l'étranger. Itachi lui parla de son frère, il rit en lui parlant de cette fille qui tourmentait son cadet depuis quelques mois déjà.
Itachi l'abandonna quelques secondes et revint en lui offrant un cornet de glace au chocolat et aux morceaux de chocolat. Reira le prit tout heureuse et ils se remirent en marche. Ils discutèrent longtemps de tout et de rien, traînant ici et là. Soudainement, un blond apparut sur le chemin des deux étudiants. Deidara vit Itachi se renfrogner à son arrivée, mais ne s'en occupa pas plus qu'il ne fallait. Les trois étudiants s'assirent à l'ombre d'un arbre et discutèrent, Itachi ne se mêlant plus vraiment à la conversation au grand malheur de la brunette.
Vendredi 21 août
Sakura entra dans l'une des salles de consultation de l'hôpital, parcourant le dossier rapidement ; blessure par arme blanche, c'était du beau tout ça. Elle leva les yeux vers le patient.
-Uchiwa Sasuke-kun?
Le rose baissa la tête vers le dossier et releva la tête. Un sourire apparut sur son visage et elle s'approcha d'un pas assuré.
-Alors, c'est toi mon blessé par arme blanche, sourit la rose. Aller, montre-moi ça.
Le garçon la regarda et laissa un sourire filtrer. Avec son aide, il retira sa veste puis son T-shirt. Une grande entaille zébrait son torse, de l'épaule gauche au bas du pectoral du même côté. Sakura retira le pansement grossier et ensanglanté puis examina la blessure avec minutie. Après un moment, elle lui annonça devoir faire des points de suture. Ensuite, elle apposa un onguent apaisant et apposa un pansement.
Le garçon la regarda faire d'un bout à l'autre de ses soins, remarquant à quel point elle était concentrée lorsqu'elle travaillait, ses cheveux ramenés en un chignon éclaté, libérant son visage. Lorsqu'elle pratiquait, une lueur très mignonne s'éclairait sur son visage, dans ses yeux. Vêtue d'une longue blouse blanche, elle était très séduisante, peut-être que son frère avait raison finalement...
Peut-être en un autre lieu, un autre moment, en d'autres circonstances, il aurait pu se pencher vers elle, caresser sa joue afin de faire naître son si beau sourire. Il se serait alors encore penché, et pour la remercier de ses bons soins, il aurait, avec un sourire bien à lui, posé ses lèvres sur les siennes. Doucement alors, avec amour et le cœur battant à la folie, il l'aurait embrassé comme il l'avait fait si souvent lorsqu'elle venait tendrement visiter ses rêves.
-Sakura-san?
-Hm? Demanda-t-elle en leva la tête vers lui.
-Merci…
-Mais de rien, lança-t-elle avec un énorme sourire.
Dimanche 23 août
Dix heures, une blonde sauvage dormait paisiblement, une brunette terminait d'aider un garçon à la queue de cheval avec un gâteau, une brunette aux macarons regardait les paquets sur la table, curieuse, sous le regard amusé d'un brun aux cheveux longs derrière elle. Il l'attrapa par la taille et l'embrassa sur la tête, la traitant de gamine. Elle ne lui en tint pas rigueur et au moment où l'autre garçon annonçait que la pâtisserie était prête.
-Tu t'es surpassé, s'exclama la plus jeune des deux brunes. Elle va adorer.
-Il se surpasse toujours quand c'est pour les jolis yeux d'une artiste blonde très douée.
-Neji ferme-la tu veux bien, grogna le pâtissier.
Le petit groupe grimpa à la chambre de la blonde et s'arrêta près du lit. Tenten sourit de toutes ses dents et sauta sur le lit, réveillant la blonde dans un sursaut. Temari se redressa, bien décidée à se défendre. Mais qui osait attaquer une étudiante en plein sommeil quelques jours avant le retour en classe! La réponse lui sauta alors au visage, l'évidence même, une autre étudiante, brune, surexcitée et un peu folle. Après avoir calmé la brune, elle regarda son sourire d'un œil peu rassuré. Lorsqu'elle se retourna, elle sursauta en voyant tout le monde près de son lit.
-Surprise! Joyeux anniversaire, lancèrent ses amis.
Lundi 31 août
-Aujourd'hui, annonça le professeur, nous allons vous annoncer qui partira à New York la semaine prochaine pour le voyage scolaire estival. Alors, les participants sont…
Et voilà le prochain chapitre (qui est déjà presque terminé d'écrire) est centré sur le voyage à New York où tous nos héros participent (évident un peu XD).
Shika Tema se rapproche, Hina Naru aussi, Sasu Saku un petit peu, Itachi est jaloux XD Neji et Tenten vont toujours aussi bien
Donc pas grand-chose à dire hormis ça, vous aurez la suite dans pas très longtemps. (Ouais je suis surproductive cette semaine, non c'est pas vrai, la moitié était déjà écrit je fais que compléter les chapitres non terminer et les publier)
Bai Bai
Maaya-san
