Il arrivait tranquillement dans le hall d'entrée où il informa les infirmières de son arrivée comme à son habitude avant d'aller dans son bureau. S'asseyant sur sa chaise, sortant ses affaires de son sac, il se dit que cette journée allait être ennuyante en voyant les nombreux papiers présents sur son bureau. Mais bon, régler ceci faisait malheureusement parti du métier d'oncologue...Du côté de son ami, il était arrivé à l'heure pour une fois, ce qui étonna fortement les infirmières et médecins présents sans le hall. Lunettes de soleil et en blouson de moto, vêtement habituel de House, il n'eut même pas besoin d'informer les infirmières de son arrivée, étant déjà remarqué. Ce matin, ils avaient décide de venir au boulot séparément, pour ne pas éveiller les soupçons, lui en moto, elle en voiture. Entrant dans son bureau, marmonnant un "bonjour", jetant son sac sur la grande table et prenant le dossier de son cas que lui tendait Taub, il s'assit confortablement et écoutait son équipe qui avait déjà commencé à proposer des diagnostics. Les test basiques étant déjà fait, House voulait faire une biopsie, mais il fallait aller voir Cuddy dans son bureau. Il ordonna donc à ses collègues de venir avec lui pour qu'ils argumentent sur la nécessité d'une biopsie. Mais d'un autre côté, House faisait ça pour s'empêcher de faire quelque chose qu'il pouvait regretté. Une fois dans le bureau de la doyenne, les médecins commençaient à argumenter en faveur de leur demande sauf House et Cuddy qui restaient silencieux, se regardant droit dans les yeux. Une fois que les médecins aient fini de parler, Cuddy acquiesça pour la biopsie ne quittant toujours pas son compagnon des yeux ce qui lui provoqua une vague de chaleur. Ne pouvant s'empêcher de la regarder, il sortit du bureau suivit de ses employés. Taub, Foreman et Chase partis faire la biopsie, House partit alors vers le bureau de Wilson, entra évidemment sans frapper et s'assit en face de lui, qui avait le nez dans la paperasse. House se mît alors à parler :
-J'ai couché avec Cuddy.
Wilson releva la tête, enleva ses lunettes et regarda son ami d'un air inquiet.
-Tu reprends de la vicodine ?
-Mais non ! Je suis sérieux !
-Ok, juste pour ton information Cuddy était encore avec Lucas il y a quelques jours.
-Je sais, mais elle a quitté parce qu'elle m'aimait, répondit House en souriant.
-..., il était les yeux grands ouverts et stupéfait, House avait-il encore halluciné ?
-Si tu ne me crois pas, tu n'as qu'à lui demander, déclara House se levant et se dirigeant vers la porte voyant que Wilson ne réagissait pas.
-Wilson, savez- vous où est...
Cuddy était rentré dans le bureau de Wilson sans frapper et House venait de la couper en posant un baiser sur ses lèvres sous les yeux stupéfaits de Wilson.
-House..., finit-elle sa phrase sous le choc.
-Ne t'inquiètes pas, il est au courant, rassura House.
Ils sortirent tous les deux du bureau alors que Wilson venait d'ouvrir grand la bouche. Cuddy dit à House de la rejoindre dans son bureau lorsqu'il aura finit son cas. House retourna alors dans son bureau où ses larbins l'attendaient ayant trouvé ce qu'avait le patient, cancer du cerveau révélé par la biopsie et par un autre symptôme. Satisfait, House partit vers le bureau de Cuddy qui avait les stores fermés, entra sans frapper et, juste après avoir fermer la porte avait déjà ses lèvres posées sur celles de Cuddy qui s'était jetée dans ses bras. Se retirant doucement, House lui dit à bout de souffle :
-J'ai eu envie de t'embrasser toute la journée...
-Moi aussi...elle l'embrassa une nouvelle fois, légèrement cette fois, mordillant sa lèvre inférieure.
-Tu crois que pour satisfaire cette tension, on pourrait...
-Non ! Elle le tapa sur le torse outrée mais elle ne pût s'empêcher de sourire.
-Et comment va t-on faire alors ? demanda t-il en souriant.
Pour unique réponse, elle pressa doucement ses lèvres sur les siennes et plaça ses mains derrière sa nuque. House se recula et lui signala :
-La tension est apaisée, pour l'instant...Tu crois qu'on peut faire ça dès que l'on peut dans l'hôpital ? demanda t-il avec une moue d'enfant.
-D'accord...
Il l'embrassa, en approfondissant cette fois ci, profitant un dernier instant de cet « apaisement ». Au pire, ils pourront toujours se rattraper cette nuit...