Salut tout le monde !
Après tous vos encouragements, vos messages de soutien et votre engouement, je ne pouvais pas vous faire attendre plus longtemps, surtout avec la façon dont le chapitre précédent a fini... *se cache*
Je ne sais pas comment vous remercier, pour tous vos M.P qui m'ont fait chaud au cœur et vos commentaires qui m'ont bouleversée. J'avais encore jamais eu autant de reviews de toute ma vie, plus de 250... Je savais même pas que ça pouvait exister, un tel chiffre ! Je devrais faire rompre Edward et Bella plus souvent... xD
Non plus sérieusement, tous vos commentaires et messages m'ont énormément touché et j'ai jamais été autant reboostée et motivée pour continuer cette fiction !
Et bien que j'ai déjà répondu à tout le monde, je tiens quand même à remercier tous les inscrits qui ont laissé une review.
Donc un grand Merci à :
Elodie Breuse, mimi la souris, aline1320, bichou85, patoun, anayata, PetitPimousse, Domi2a, , helimoen, ForgiveMeAgain, emichlo, Meliemellow, aelita48, Maya2010, x8-twilight-8x, AngeBlond17, sexforlife, Hurrican-bells, L'EnvOl-du-dragOn, tony35, Evelyne-raconte, Ed-and-Bell's42, Lareveuse15, chriwyatt, kit3180, Aely, Atchoum16, camryn48re, lia3011, dexash, celine68990, lemonenfolie, Emma-des-iles-974, gistrel, my-fiction-twilight, Titie, Willowme, erika shoval, coco-des-iles, Lilli-Puce, So-Amel, Habswives, fanfictionalcolic, dedee-06, Letmesign23, Grazie, mamoure21, IsabellaMasenCullen, chachoualex63, Adeline73100, CaRoOThePriinCess, ulkan13, ousna, aude77, Cullen's family, VirginieTN, doudounord, Lolie-Lilli, Vinie65, starlight310, nathyhale, petitlutin, mafrip, katner, May d'Insecure Book, oliveronica cullen massen, sevy48, shicastee2, Sylvie anne, sarinette 60, PurementFanTwilight, Mellli, lilichoco, lemon-twii-fic, frimousse30, Sabou2607, Siksound, titijade, Mademoiselle Lizzie, calimero59, nobody-change-pixou, kikou13400, Lillycia, Theriel, yellowstone69, alinette74, Xx-LautnerPassion-xX, lapiaf8, Tiffany Shin, callie226, Morfine Angel-feather, xalexeex25, Alexa28, lena-mc carthy cullen, KristenStewartFans, Claire de Lune . cdc, supermarina85280, ChocolatexMS, isasoleil, Doudoune51, souriceaux, melanie38, Lenerol, calitier20, Kalliope31, Fleur50, SurreyFr, cindy2177, jenii-love-2, Cilou O'Neill, Princesse-L, Chris'of 13, kinoum, twilight200, Roselamignone, kassye, Rosabella01, Ice-Cream-L, mmccg, souhad, fifer, angelique94, Bakerly, Scarpy, clem-clem, Pupuce0078, Eliloulou, caro30, lena -ina933- et Dreams Twilight.
Je remercie tous les anonymes :
Na-na, flo1359, Latlo, Vanessa, mailys, sarah, meli-melo, isabelle, Line, Rachel, lydie, Iris, Morgane, Sachou, Twilight-addict, Elo, larsand, lovecullenn, de araujo fleurbelle, Lyllou, Line, gabrielle, sandry, Alicee, Anaelle, stp ne laiss pas tomb la fic, laccro, Onja, louloute, loudie38, juliette, jenny, alex, angelwhite69, guam, louloute, 0000, Clllem, nanou, aliaa, Aurore, laure, KatKitty, GARANCE, Coco, alexiane, vanessa, Fullmoon, sandra, lincece49, Marion, Alida, anne, Steephhaniie, Sarah, aussidagility, violette, lamourdemavie-69, LexyFox, mia, bibi, Peerle HopeDestiny, kccb, Malou, Marina, Little-qui-pleure, Une fan, Aemiliana, Anne, lea et Nadalexx.
Je remercie aussi "Elle", pour avoir eu la bonté de venir s'excuser, alors que beaucoup ne l'auraient pas fait.
Pour les anonymes, je suis vraiment, sincèrement navrée de ne pas pouvoir vous répondre, mais à vrai dire je viens de rentrer de vacances et avec les préparatifs de la rentrée, le temps me manque =/ En plus, ma béta n'a pas pu corriger ce chapitre car elle est très occupée, ce que je comprends tout à fait, donc j'ai dû le relire et corriger les fautes faites par inadvertance, ce qui m'a pris du temps en plus, vue la taille de ce chapitre. Mais je promets solennellement de me rattraper dans le prochain chapitre ;)
Je remercie beaucoup mes copines :
Ma Siamoise, Ma Passion d'amour^^, Ma Robounette, Ma Maman Sandrine, Ma Fille Farah, Ma vilaine Fallone, Ma Yoro chérie, Mon Greg, Ma Mel, Mon irlandaise frenchie, Ma Coriace, Ma Nadège, et enfin merci à melaniiie pour toutes les review qu'elle a laissées =D
Avant de vous lâcher, je tiens à répondre à une review anonyme, plutôt pitoyable selon moi.
Review faite par moi-lio
Désoler cette review peut être mal prie, mais ta fic à du potencielle mais c trop prévisible, sérieux comme les autres.
jte dit c trop lassen rien de nouveau c vrais dans aucune fic edward reste se battre avec bella il fui toujours la queu entre les deux jambes tu peu inové.
Prochain chapitre Bella et Edward qui se morfonde comme dhabitude chaqu'un de leur coter. Moi qui pensai que tu allais faire chanter Carlisle car tavais pas dit qu'ils étaient à Frock pour un gros coup(pas légale) jte rappel qu'EDWARD EST FLISC il aurai pu trouver des infos compromaitente sur Aro et son père pour faire chanter son père, mais à la place ils se sépard. dit moi qu'alice vas frocer ed ou bella à se revoire (avant la fin du chapitre suivant) et qu'Edward retrouve c couille.
aller laisse pas ton histoire devenir comme les autres pour une fois que je trouve une fic qui de l'inovation.
Si non 3 à 5 chapitre avec un edward et une bella séparer c long à la longeu alors fait les se retrouver vite car je continu de lire la suite en espèrent que tu me surpréne.
bisous encore désoler si ma réview te blaisse et pour les nombreuse faute.
...
Réponse à moi-lio
Déjà, tu fais bien de t'excuser pour les nombreuses fautes que tu commets, car j'ai dû m'y prendre à dix fois pour comprendre ta review entièrement. Ensuite, c'est drôle parce que tu trouves ma fic trop prévisible et pourtant, rien de tout ce que tu as supposé n'est juste, donc je crois que tu as simplement loupé l'occasion de te taire car quand tu liras ce chapitre, tu comprendras à quel point tu as été idiote, pour ne pas dire conne, de juger et faire des accusations dans le vent, sans réfléchir. Et si tu crois un seul instant, que j'ai décidé de modifier mon histoire, juste parce que tu me l'avais demandée ou plutôt, ordonnée, tu te fourres le doigt dans l'œil. Je connais ma trame par cœur, sur le bout des doigts depuis le commencement de cette histoire, et je ne vais certainement pas accorder de l'importance à un commentaire fait par une fille qui ne sait même pas écrire correctement. Sache que ta review ne m'a pas blessée du tout, en fait j'en suis restée complètement indifférente, peut être parce qu'il n'y a pas une seule phrase que tu aies dite, qui soit véridique et fondée. Sur ce, je te souhaite de lire ce chapitre et de te rendre compte qu'avant de parler, il faut réfléchir et tourner sept fois ta langue dans ta bouche si tu ne veux pas avoir l'air d'une conne, comme c'est le cas en ce moment même =)
Désolée pour ce petit aparté, mais ça m'a permis de me taper une barre dans mon lit^^
Sachez que je plane toujours sur un nuage et ça, c'est uniquement grâce à vous... Donc encore Merci infiniment et comme je n'ai que ça à vous proposer en guise de remerciement, bah voilà un chapitre, qui je suppose est très attendu, vue la fin du chapitre 16 qui a fait pleurer pas mal de gens =)
Chapitre 17 : Together against the Whole World
« Qu'est-ce que tu veux Bella ? »
« Edward… Je veux Edward. » (N/Lou: *sanglot* Nous aussi)
Combien de minutes, combien d'heures était-elle restée accroupie par terre, à l'endroit où la voiture avait décampé et ainsi emporté avec elle, l'homme de sa vie ? Ses larmes ne tarissaient pas sur ses joues, au contraire elles coulaient abondamment, inondant son doux visage meurtri par la douleur qu'elle éprouvait. Edward était parti et avait tout emporté avec lui. Son bonheur, sa joie, son cœur mais aussi son âme.
Plus jamais elle ne sourirait, ne rirait, ni n'aimerait à nouveau. Elle en était absolument certaine. Edward était la machine qui alimentait son oxygène et sa respiration. Sans lui, elle ne respire plus. Comment avait-elle fait d'ailleurs pour exister sans sa présence durant toutes ces années ? Il lui était désormais devenu indispensable. Plus que quiconque. Elle était sûre d'une chose, c'est que jamais elle ne s'en remettrait. Et le pire, c'est que tout était de sa faute.
C'est de sa faute à elle s'il est parti car elle n'a pas été assez forte pour l'en empêcher. Elle ne s'est pas battue comme elle aurait dû pour le convaincre de rester. Elle s'était montrée faible, démunie et à cause de ça, il l'avait quittée.
Elle lui avait dit des choses atroces, l'avait même poussé à s'en aller, tellement elle avait été blessée dans son orgueil et dans son amour propre. Elle lui avait dit qu'elle le détestait, l'avait traité d'égoïste et avait extériorisé sa haine et sa colère qui s'étaient manifestées à cause de sa peur de le perdre et de son désespoir de le convaincre de rester. Elle lui avait fait mal en lui disant toutes ces choses, elle en était persuadée. Mais ça ne lui ferait jamais autant de mal que la souffrance qu'elle est en train d'endurer en ce moment même, loin de lui et de tout ce qui compte à ses yeux.
Elle se souvint de la douleur et du martyr qu'elle avait éprouvé durant ces trois fameux jours où elle l'avait fui comme la peste. Rien que trois jours pour elle était abominable. Alors comment allait-elle faire pour supporter une vie entière ?
Ne plus jamais voir Edward, ne plus jamais le sentir, ni entendre son doux rire mélodieux qui déclenche à chaque fois des palpitations dans sa poitrine, ne plus jamais le toucher ni l'embrasser, ne plus jamais voir son sourire si magnifique, ni ses cheveux cuivrés désordonnés qui lui donnent sans cesse l'envie irrésistible de passer la main dedans, ne plus jamais avoir ses mains sur elle pour la caresser, ni sa bouche sur sa peau pour la cajoler… Et ne plus jamais l'entendre lui dire qu'il l'aime…
Cette constatation lui fit prendre conscience et réaliser à quel point tout cela lui était vital pour sa survie et s'imaginer ne plus jamais avoir quoi que ce soit de tout cela provoqua une crise de panique. Elle se mit à haleter sous les sanglots et à convulser en se balançant machinalement d'avant en arrière, les yeux dans le vide, à moitié ouverts.
Elle entendit Alice au loin appeler son prénom d'une voix inquiète et sentit sa main sur son épaule afin de tenter de l'apaiser. Elle était consciente de la présence de sa meilleure amie à ses cotés, mais à cet instant, elle n'en avait que faire. La seule présence qu'elle voulait, qu'elle aurait tolérée, avait fichu le camp pour la laisser seule à jamais et se morfondre jusqu'à la fin de ses jours. À quoi bon continuer de vivre sans la personne qu'on aime et sans qui l'on ne peut exister ? Pourquoi restait-elle là à pleurer au lieu d'aller se planter un couteau dans le cœur ?
Ce serait nettement moins douloureux par rapport à la rupture qu'elle venait de vivre. Et puis comme ça, elle n'aurait pas à souffrir plus longtemps.
« Bella… » Entendit-elle au loin.
Elle refusa d'y prêter attention. Alice avait essayé plusieurs fois de la rappeler à l'ordre depuis tout à l'heure pour l'inciter à rentrer à la maison. Mais elle ne voulait pas. Elle refusait d'accepter cette réalité, cette vérité, cette fin qui la sépare de celui dont elle est éperdument amoureuse à jamais.
« Il se fait tard, tu devrais rentrer te réchauffer et te reposer. » Tenta une nouvelle fois Alice.
« Laisse-moi. » Balbutia Bella effondrée.
Elle avait cru que la présence d'Alice à ses cotés lui ferait un peu de bien et la réconforterait mais c'était loin d'être le cas. Au contraire, ça empirait son mal être. Le fait que son amie soit là, l'insupportait et la révulsait car il n'y avait qu'une seule personne dont elle aurait toléré la présence, la seule personne qu'elle aurait voulue pour l'éternité à ses cotés. Alors à cet instant, Alice la dégoutait. C'était triste à dire mais c'était ainsi. Elle avait besoin d'être seule dans son malheur, dans sa peine, dans son chagrin et sa détresse.
« Regarde, il fait nuit dehors ! » Supplia-t-elle. « Tu es frigorifiée. Viens on rentre. »
« Non je… si je rentre il ne sera plus là… » Murmura-t-elle en larmes. Ses sanglots refusaient de s'estomper.
« Mais il n'est déjà plus là. Rentrer à la maison ne changera absolument rien. »
« Il est… il est parti. » Pleura-t-elle, la tête baissée vers ses genoux au sol. « Il m'a quittée, il ne reviendra pas. » Une énorme vague de larmes arriva à ce moment là et Bella hoqueta avant de pleurer abondamment et bruyamment.
« Je sais Bella… je sais… » Murmura son amie faiblarde, désemparée et désolée.
« Je veux qu'il revienne… j'ai besoin de lui, je ne veux pas qu'il me quitte… »
« Viens, s'il te plait laisse-moi te ramener à la maison. » Pria-t-elle doucement.
La pression de la main d'Alice sur l'épaule de Bella s'accentua et se raffermit afin de lui faire comprendre qu'elle avait besoin de rentrer à l'intérieur. Bella finit par accepter sans protester, trop fatiguée et démoralisée pour répliquer. Alice la releva par les épaules à l'aide de ses deux mains en la tenant par les aisselles. Une fois que Bella fut debout, elle passa son bras autour de ses épaules pour lui donner un meilleur équilibre. Elle la conduisit vers la maison avec lenteur, tellement elle était incapable de bouger. C'était comme si ses membres l'avaient lâchée. Elle boitait comme si elle était paralysée. Sa tête était baissée, refusant de regarder devant elle et son poids reposait désormais en entier sur Alice.
Elles finirent par enfin arriver et Alice emmena Bella à la cuisine pour la faire asseoir sur une des chaises, avant de retourner fermer la porte d'entrée. Lorsqu'elle revint dans la cuisine, Bella était inerte sur sa chaise, statufiée, le visage livide. Elle ne pleurait plus mais ses yeux étaient éteints, ses traits étaient fermés, sa couleur était blanchâtre. Elle avait perdu sa joie de vivre. En un simple après midi, elle était devenue complètement détruite.
Alice souffrait de la voir dans un tel état. Elle ignorait à quel point elle pouvait avoir mal à ce moment là, mais elle espérait ne jamais avoir à le vivre. Et de voir sa meilleure amie sombrer sans qu'elle ne puisse rien faire, la désemparait et la tuait. Elle savait qu'elle devait avoir l'air d'une amie imposante qui ne fait que la ramener alors qu'il est clair que Bella avait besoin d'être seule, mais elle ne pouvait s'empêcher de vouloir prendre soin d'elle, sachant pertinemment que quoi qu'elle fasse, cela ne ferait qu'empirer les choses.
« Tu veux que je te fasse une tisane ? Ou du thé ? » Proposa-t-elle presque suppliante. Elle savait que Bella répondrait par la négative. Mais c'était plus fort qu'elle.
« Non. » Répondit-elle sans bouger ni secouer la tête, le regard droit devant elle, sans même cligner des yeux une seule fois. Alice avait l'impression d'avoir affaire à un cadavre, ou un zombie qui n'a pas encore conscience qu'il peut bouger.
« Bella, tu devrais boire ou manger quelque chose. Tu ne vas pas tenir le coup, surtout que tu es dans un sale état et que ça nuit à ta santé. »
« Non. » Répéta-t-elle toujours aussi impassiblement, la voix dure, sans aucune trace d'émotion, ni sur son visage, ni dans ses prunelles, ni même dans son sourire neutre.
Alice poussa un profond soupir.
« Écoute Bella, je me doute que ta santé n'est pas ce qui te préoccupe le plus à l'heure actuelle, mais tu ne vas pas bien. Bon sang regarde-toi, tu es gelée et tes lèvres sont bleues à cause du temps que tu as passé dehors, sans même vouloir que je t'apporte un gilet. Tu n'as rien mangé depuis ce matin car telle que je te connais, je sais qu'au lycée tu ne prends rien, tu n'as rien bu de la journée et ta tête est pire que si tu étais une mort vivante. Alors que tu le veuilles ou non, je ne vais pas te laisser te détériorer. »
C'en fût trop pour Bella. Elle se leva d'un bond, regarda Alice dans les yeux et riposta avec colère et haine.
« Je t'ai dit que je ne voulais rien ! Arrête avec tes questions Alice ! Arrête de me parler, je n'ai pas envie de t'entendre ! Je ne veux pas manger, je ne veux pas boire, je ne veux pas de gilet, ni d'une nouvelle maman pour me materner ! Fiche-moi la paix, je n'ai envie de rien c'est clair ? Tout ce que je veux c'est… »
« Edward, je sais. » Coupa Alice fermement.
Elle avait été profondément blessée par les propos qu'avait tenus Bella mais tentait de passer outre et de ne pas le montrer car elle savait qu'elle ne pensait pas sincèrement ce qu'elle disait.
« Tu veux Edward. » Continua-t-elle tristement. « Seulement il y a une chose qu'il faut que tu imprègnes, c'est qu'il est parti il y a plusieurs heures. » (N/Lou: Vas y remue le couteau dans la plaie!)
« Alice… » Menaça Bella paniquée.
« Il est parti Bella. » Répéta-t-elle sans se démonter.
« Non… » Bella commençait à suffoquer, sa respiration se coupait, l'air lui manquait. Son cœur saignait et mourait à petits feux.
« C'est la vérité pourtant. Il est parti pour ton bien, parce qu'il a voulu faire ce qu'il y avait de mieux pour toi et si tu veux mon avis, je trouve qu'il a raison. »
Bella releva la tête et cligna des yeux pour la première fois depuis longtemps. Elle était choquée de ce qu'elle venait d'entendre.
« Tu… tu es sérieuse ? » Balbutia-t-elle décontenancée et incrédule. Alice baissait la tête, en proie aux remords.
« Je suis désolée mais… Il faut quand même avouer qu'on subit pas mal de choses, et Emmett risque de passer des années en prison s'il est déclaré coupable dans cette affaire sordide. Et puis qu'est-ce que ça sera après ça ? Charlie se fait virer lui aussi, on se retrouve tous à la rue parce que plus personne d'entre nous n'a le droit de travailler, on ne pourra plus aller nulle part… Regarde Emmett, on lui a carrément supprimé son droit à la salle de sport et je… Enfin, ce n'est pas une si mauvaise chose qu'Edward ait décidé d'abandonner… Au moins comme ça, Charlie et Emmett sortiront de prison et on pourra revenir à la normale. »
Bella ne pipait mot. Elle n'en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. Sa meilleure amie de toujours venait en quelques secondes de lui faire le pire des affronts. Elle l'avait trahie en disant ça. À présent c'était officiel, Bella était définitivement seule.
« Tu me dégoutes Alice. » Marmonna-t-elle blessée.
« Bella… » Tenta-t-elle suppliante.
« Alors toi ça te plait qu'il soit parti ? » Coupa-t-elle anéantie. « Tu es heureuse de savoir que tu vas pouvoir retrouver une vie normale alors que la mienne est foutue ? » Sa voix partait dans les aigus tellement elle était outragée. « Si je comprends bien le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien ça ? » Fit-elle écœurée.
« Mais bien sûr que non ! » S'empressa de protester Alice.
« Tu as toujours voulu le voir partir ! » S'époumona-t-elle à la limite de l'effondrement. « Tu n'attendais que ça ! »
« C'est faux et tu le sais ! » S'écria-t-elle. « J'ai tout fait pour vous soutenir. Je ferai n'importe quoi pour toi Bella. Je disais ça uniquement dans le but de te réconforter. Je pensais que de savoir que grâce à cette action, tu allais pouvoir revoir ton père et ton frère, ça te remonterait le moral. »
« Me remonter le moral… » Marmonna Bella en secouant véhément la tête, incrédule. « Rien ne pourra jamais me remonter le moral. » Déclara-t-elle fataliste. « J'ai perdu l'homme de ma vie, sans lui je ne suis rien. » Les larmes affluaient de nouveau rien qu'à cette pensée atrocement douloureuse. « Je ne suis rien. Je… j'ai besoin qu'il soit là… » Elle pleurait pour de bon à présent. « Il faut qu'il revienne… »
« Mais il ne reviendra pas Bella. » Contra Alice désolée. « Il faut que tu te mettes ça dans le crâne. Tu es restée dehors pendant des heures, à pleurer inlassablement et il n'est pas revenu. Je sais que c'est dur pour toi d'intégrer ça, surtout que ça vient de se produire mais telle que je te connais, si je ne te secoue pas maintenant, ton état va empirer au fil des jours. Alors pleure autant que tu veux, ne souris plus si tu n'en es pas capable, mais pour l'amour du ciel alimente-toi au moins ! »
Bella se sentit défaillir. La tête lui tournait, son cœur fit des bons dans sa poitrine, provoquant ainsi des hauts le cœur et elle se mit à tituber en respirant par fragments, de façon rapide et saccadée. Alice s'inquiéta et se précipita vers elle.
« Bella ! » Cria-t-elle affolée en mettant ses mains sur ses épaules. « Bella est-ce que ça va ? » Bella ne répondit pas et se dégagea violemment, tout en manquant de tomber, tellement son équilibre était défectueux.
« Laisse-moi tranquille. » Murmura-t-elle sans la regarder, d'une petite voix chevrotante. « J'ai juste besoin… d'être seule. Ta présence m'est insupportable. » Alice se pinça les lèvres pour tenter de cacher la douleur qu'elle ressentait en entendant son amie tenir de tels propos à son égard.
« Mais je… »
« S'il te plait oublie-moi. » Coupa Bella sèchement. « Oublie-moi. »
Elle se détourna brusquement vers le salon, marchant comme une ivrogne.
« Bella… » Appela-t-elle inquiète.
Elle ne se retourna pas, continuant de marcher vers les escaliers.
« Bella ! » Cria-t-elle une nouvelle fois.
En vain. Alice la regardait marcher difficilement, défaite et attristée. Bella monta les escaliers maladroitement et s'enferma dans sa chambre, prenant soin de claquer la porte aussi fort qu'elle le pouvait.
« Je voulais simplement prendre soin de toi… » Murmura-t-elle tout bas pour elle-même, sachant qu'il n'y avait aucune chance pour qu'elle ne l'entende à l'étage. « Je voulais m'occuper de toi… »
…
« « Vous auriez pu éviter d'apparaître soudainement de cette façon, vous m'avez fait sursauter, je vous signale. »
« Vous m'en voyez désolé. Savez-vous à quelle vitesse vous rouliez exactement ? »
« A vrai dire, je n'en ai vraiment aucune idée. Mais la limite n'est elle pas de cent normalement ? » Le jeune homme arqua un sourcil.
« C'est exact. »
« Donc je ne devrais pas avoir de problème n'est-ce pas ? » Cette fois ce fut lui qui sourit.
« Vous avez été flashée à cent soixante cinq. » »
Un sanglot parvint lorsque Bella se remémora leur première rencontre, les premiers mots qu'ils se sont échangés. On ne peut pas dire que ce soit le dialogue le plus romantique qui soit, mais ça l'était assez pour être parfait pour chacun d'entre eux. Elle était allongée sur son lit, la tête appuyée contre l'oreiller humidifié à cause des larmes qu'elle versait dessus. Elle tenait à se rappeler de chaque détail, chaque moment passé avec lui, car les souvenirs étaient désormais tout ce qui lui restait.
« « Qu'est-ce que vous essayez de faire au juste ? » Demanda-t-il avec un sourire d'amusement mal dissimulé.
« C'est seulement que je n'ai vraiment pas envie que vous me mettiez d'amende. Non parce que si vous le faites, mon frère me ruinera l'existence. Vous ne pouvez pas savoir à quel point il attend ce moment où je vais faire un faux pas. Je vous en prie… Ne pouvez vous dont pas faire une petite entrave à votre travail en aidant une bonne samaritaine comme moi à ne pas avoir de problème ? » Elle le suppliait du regard.
« Je suis désolé, mais je ne peux pas faire ça. Vous n'avez pas respecté les règles, et mon devoir est de les faire respecter. »
« Écoutez monsieur l'agent… Comment est-ce que vous m'avez dit que vous vous appeliez déjà ? »
« Je ne vous ai jamais dit comment je m'appelais. »
« C'est juste. Comment vous vous appelez ? »
« Il est hors de question que je vous dise quoi que ce soit de personnel ! »
« Oh, s'il vous plait… » Insista-t-elle. « C'est vrai quoi, moi je vous ai presque raconté ma vie entière, entre mon père, mon frère… Vous ne pouvez pas faire un petit effort ? Dites-moi seulement votre prénom. »
« Edward. » Répondit-il à la fois amusé et pensif.
« Edward. » Répéta-t-elle, en prenant conscience qu'elle avait adoré le prononcer. »
La première fois qu'elle avait entendu son prénom. Elle se souviendrait toujours de ce moment car il avait sonné comme une majestueuse mélodie pour ses oreilles. Elle se rappelle en être restée émerveillée après l'avoir entendu.
« « Qu'est-ce que vous faites ? » Cria-t-elle pour qu'il l'entende. Il ne prit pas la peine de se retourner.
« Je m'occupe de faire votre contravention. » Elle ouvrit la bouche de béatitude.
« Vous n'avez pas le droit de faire ça ! » Dit-elle énervée. Ses yeux s'agrandirent.
« Pardon ? » Bella perdit de l'assurance.
« Bon, techniquement, vous avez tous les droits de faire ça… Mais non, vous ne pouvez pas me mettre cette contravention. Ce serait franchement odieux de votre part. » Il la regarda silencieusement. Il posa les papiers de l'Audi et le permis de Bella sur le capot de la voiture de police et s'avança vers elle avec un air interrogatif.
« Et pourquoi ne devrais-je pas vous mettre cette amende ? »
« Je suis outrée que vous osiez me poser la question. » Argua-t-elle avec fermeté. « D'abord, je vous dis des choses vraiment personnelles alors que vous, vous refusiez carrément de me dire votre nom. Et puis je vous ai fait rire, ça aussi ça devrait compter, non ? »
« Bella… »
« Non, C'est vous qui m'écoutez. » Le coupa-t-elle. « J'ai passé une journée atroce à suivre ma meilleure amie dans toutes les boutiques qui puissent exister. Et tout ça pour quoi ? Pour se retrouver avec une stupide amende à payer, simplement parce que j'ai une peur bleue de l'orage et que je voulais être rentrée à temps chez moi pour éviter de flipper comme une malade. Il est tard, je suis exténuée, la route est complètement dénuée de vie humaine donc j'aurais écrasé personne. En plus il va se mettre à pleuvoir d'une minute à l'autre, alors que je déteste vraiment la pluie. Et puis mon portable n'a repéré aucun réseau pour pouvoir téléphoner et prévenir mon père que je vais bien. Il doit vraiment se faire un sang d'encre. Sans parler de mon frère qui va appeler tous les types que je connais pour leur demander si je ne suis pas en train de coucher avec eux. Alors non, vous n'avez pas le droit de me faire un truc pareil. Vous ne pouvez pas… »
Elle n'eut même pas le temps de terminer sa phrase qu'il avait capturé ses lèvres.
« Tu es vraiment adorable quand tu es en colère. » »
Elle entendit frapper à sa porte, ce qui la coupa de ses réflexions et de ses souvenirs si merveilleux.
« Bella ? » Appelait Alice à l'extérieur de la chambre.
Elle était bien trop inquiète de l'état de son amie pour accepter de la laisser seule. Bella s'énerva, à la fois car elle avait sérieusement besoin de cette solitude, mais surtout parce qu'Alice avait osé interrompre un moment aussi fabuleux que le souvenir de leur premier baiser. À cet instant elle était même capable de commette un meurtre pour avoir fait une telle infamie.
« Fiche-moi la paix Alice ! » Cria-t-elle en sanglotant.
« Mais s'il te plait, laisse-moi au moins rester avec toi. J'aimerais m'occuper de toi et pas que tu restes seule. »
« Bon sang, tu n'as pas compris ? Je ne veux pas qu'on s'occupe de moi ! Je veux qu'on m'oublie et qu'on me laisse pleurer en paix ! » Incendia-t-elle. « Alors va-t-en Alice ! Fous le camp ! »
Alice soupira, se retenant de pleurer elle aussi. Cela faisait des heures et des heures que Bella pleurait, dehors, à l'intérieur, dans sa chambre… Et tout ça la déplorait. Elle savait qu'elle était lourde d'insister. Il était évident que Bella refusait la moindre compagnie, et était limite agressive. Non, elle était carrément agressive. Elle consentit à la laisser tranquille et abandonna avec difficulté. Elle s'en alla, laissant à nouveau Bella seule avec Edward.
« « Alors finalement, tu ne mentais pas. Ton père est bel et bien chef de police. » Bella haussa un sourcil.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? Tu croyais que je t'avais raconté des mensonges ? » Il sourit.
« Pardonne-moi d'en avoir douté, mais tu n'es pas la seule à utiliser ce genre d'excuses. De plus, tu semblais bien déterminée à ne pas recevoir cette fichue amende. »
« Oh, mais je l'étais. La preuve, je ne l'ai pas eue. » Sourit-elle.
« Il faut dire que tu as su te montrer convaincante. » Sourit-il à son tour. »
Repenser à ce moment fit tourner sa tête vers l'étagère, où la contravention était posée car elle avait toujours oublié de la cacher dans un autre endroit, à l'abri des regards de son père et de son frère. Ou peut être qu'inconsciemment, elle ne voulait pas la cacher et la mettre ailleurs qu'à cet endroit, où elle était libre de la contempler et de la toucher autant qu'elle le voulait.
« « Bella ? Mais qu'est-ce que tu fais au poste ? » La jeune fille sembla soudainement complètement penaude et idiote.
« Euh… Je te dérange ? » Demanda-t-elle avec crainte.
« Oh que non. Au contraire. » Sourit-il. Elle sourit à son tour.
« Comment se passe ton Thanksgiving ? » S'enquit-elle.
« Ennuyeux à mourir. Travailler ce soir là n'est franchement pas amusant. Et toi ? Comment ça s'est passé ? » Demanda-t-il avec inquiétude.
Elle le scruta attentivement puis lui murmura.
« Embrasse-moi. » »
Elle effleura sa bouche du bout de ses doigts, comme si elle avait encore le goût si merveilleux et la sensation si intense des lèvres de son homme sur les siennes. Ce sentiment si divin qu'elle éprouve lorsqu'ils s'embrassent… Elle voudrait pouvoir être capable de le ressentir éternellement.
« « Tu m'as demandé de t'embrasser, je l'ai fait. Tu m'as demandé de t'achever, je l'ai fait également. Maintenant c'est moi qui te demande quelque chose. » Il se recula pour l'observer, la laissant complètement pantoise. « Je te laisse, je dois aller bosser. » Lui fit-il en s'éloignant.
« Tu me laisses ? » S'étonna-t-elle. « T'as pas le droit de partir comme ça ! » Il sourit. Apparemment il en était fier.
« Tu as fait exactement la même chose, la dernière fois. » Lui fit-il remarquer, sans s'arrêter de marcher. Elle essaya de le rattraper.
« Sauf que moi, c'était différent parce que c'était après avoir fait l'amour avec toi. »
« Parce que t'as envie de coucher avec moi ? » Lui demanda-t-il en souriant.
« Non ! » Se braqua-t-elle. « Enfin, ce n'est pas que je n'en ai pas envie, mais… Oh et puis tu m'embrouilles ! » S'emporta-t-elle. Il se mit à rire, alors qu'elle était en train de s'énerver contre elle-même.
« Bonne journée Bella. » Dit-il en se dirigeant vers sa voiture.
« Tu n'attends même pas ma réponse ? » Haussa-t-elle la voix pour qu'il puisse l'entendre.
« Pas besoin. » Répondit-il en ouvrant la portière. « Je sais d'ors et déjà que non n'est pas une réponse envisageable. » »
Edward avait toujours été plutôt direct avec elle, surtout à leurs débuts. Il lui disait clairement ce qu'il pensait et malgré tout, elle avait tout de même trouvé qu'il était la personne la plus mystérieuse qu'elle connaissait. Elle n'arrivait pas du tout à le cerner, ni à entrapercevoir ses failles, sauf lorsqu'il les lui montrait de lui-même. C'était ce qui l'avait poussée à aller vers lui et à vouloir le connaitre.
Bella se souvient avoir hésité un bon moment avant d'accepter de sortir avec lui. Alors qu'en réalité, elle en mourrait d'envie. Elle était seulement trop flippée à ce moment là pour avoir le courage d'accepter. Mais il n'avait pas abandonné et bien qu'elle soit actuellement en train de pleurer toutes les larmes de son corps, elle ne le regrettait pour rien au monde.
« « Mauvaise journée ? »
« On peut dire ça. » Répondit-elle.
« Tu veux en parler ? »
« On ne se connait pas assez pour que je te dévoile ma vie privée. » Souligna-t-elle. Il eut un sourire au coin de la bouche.
« Parfois, c'est bien de se confier à un inconnu. Et puis ce ne serait pas la première fois. » Elle baissa les yeux en rougissant.
« Ça ne compte pas, j'étais stressée cette nuit là. D'abord, j'essayais de te distraire pour éviter un pépin, et puis j'étais… » Elle s'arrêta, se rendant compte de l'aveu qu'elle allait lui faire. Elle en aurait perdu sa dignité.
« Tu étais… » L'encouragea-t-il à continuer. Elle le regarda et se mordit la lèvre, puis rabaissa les yeux avec timidité.
« J'étais intimidée. » Finit-elle par avouer.
« Je t'intimidais ? » Bella ne répondit pas, mais hocha la tête avec difficulté. « Intéressant… Tu n'as pas l'air si intimidé que ça. » Remarqua-t-il. « Au contraire, je trouve plutôt que tu n'as pas froid aux yeux. » Elle rit.
« C'est sûr qu'une fille qui se déshabille devant tes yeux alors qu'elle vient de te rencontrer cinq minutes avant, on ne peut pas l'imaginer timide et réservée. Mais c'est la vérité. Je suis quelqu'un de facilement embarrassée, de coincée qui ne peut pas s'empêcher de rougir à chaque minute. Et je ne saute habituellement jamais sur le premier inconnu qui passe. La preuve, je n'avais pas fait l'amour avec quelqu'un depuis un an et demi. » Dit-elle avant de se rendre compte de ses propos.
Elle se figea et devint livide.
« Est-ce que j'ai vraiment dit ça ? » Demanda-t-elle avec un semblant de panique. Elle se frappa le front. « C'est pas vrai ! » Il éclata de rire face à la réaction de la demoiselle.
« Tu sais ce que je trouve étonnant chez toi ? C'est que d'un coté, tu me dis des choses totalement personnelles sur toi que personne n'oserait dévoiler, et de l'autre, tu refuses de me parler d'une simple histoire de famille, sous prétexte qu'on ne se connait pas. Incroyable. » Dit-il en secouant la tête d'incrédulité.
« Si je te parle de mes soucis sans importance, ça permettra d'oublier tout ce que je viens de dire à l'instant ? » Demanda-t-elle avec un semblant d'espoir. Il sourit avec amusement.
« Tu peux toujours essayer, mais je doute fortement que j'arriverai à oublier ça. » »
Le nombre de fois où Bella s'était ridiculisée en déblatérant et en déballant des choses toutes plus ridicules les unes que les autres… Edward était la seule personne avec qui elle se comportait comme ça, c'est-à-dire, bavarde, exubérante sur les bords, tout en étant aussi timide que d'habitude et en sa compagnie, elle ne pouvait jamais s'empêcher de rougir. Même lorsqu'il ne faisait rien d'autre à part sourire.
« « Contente que tu sois venu. »
« Je t'avais dit que je viendrais, non ? » Demanda-t-il en arquant un sourcil.
« Bah en fait, tu l'avais pas dit. T'avais seulement supposé que moi, je viendrais. »
« Parce que toi, t'avais supposé que moi, je viendrais. » Rétorqua-t-il avec amusement.
« Oui, mais tu ne m'avais quand même pas dit si tu viendrais ou pas. »
« Toi non plus. »
« C'est moi qui ai lancé le sujet. » Contra-t-elle. « C'était sûr que j'allais venir. »
« Donc, t'es en train de dire que tu es venue, sans même savoir si moi je serais là ? » Le visage de Bella devint livide.
« Bah… disons que… on peut dire ça. » S'avoua-t-elle vaincue.
Elle le regarda qui souriait.
« Une chance pour toi que je sois venu, dans ce cas. » Elle secoua la tête.
« Non, une chance pour TOI que tu sois venu. Je t'aurais rendu la monnaie de ta pièce sinon. » Il éclata de rire, d'une façon incroyablement sexy.
- « Quelque chose me dit que je ne dois pas m'attirer les foudres de Bella Swan. » »
A cet instant, Bella se rendit compte qu'ils étaient réellement faits l'un pour l'autre, car ils étaient les seuls à se comprendre de cette façon là. N'importe qui serait largué en voyant le pourquoi du comment ils se querellaient, mais eux, ils arrivaient à se comprendre parfaitement. Ils étaient en symbiose. Une parfaite symbiose qui les unissait entièrement.
« « Tu l'as fais exprès. » Elle se tourna vers lui avec un sourire plein d'innocence.
« De quoi tu parles ? » Il soupira.
« Sérieusement Bella. Combat à mort ? Dès le moment où tu m'as annoncé que tu voulais voir ça, j'ai tout de suite su que tu avais une idée derrière la tête. » Elle fit mine de s'offusquer.
« Et pourquoi ça ? Une femme n'a pas le droit de préférer un film d'action et sanglant, plutôt qu'un film sentimental et romanesque ? » Il émit un rictus amusé.
« Non, pas du tout. C'est juste que je te trouvais trop intelligente et raffinée pour vouloir regarder ce genre de navets. » Bella rougit et fut touchée par ses propos. « Mais apparemment, » Reprit-il. « en plus d'être intelligente, tu es également une conspiratrice très talentueuse. »
« Tu ne vas tout de même pas t'en plaindre. » Défia-t-elle. Il rit.
« Alors là, pour sûr que je ne vais pas m'en plaindre. Tu viens de me faire vivre la meilleure séance de cinéma de toute ma vie. Il faudrait être complètement dérangé pour se plaindre. » Bella sourit malicieusement.
« La meilleure ? » Il la scruta dans le blanc des yeux avec un sourire en coin avant de répondre.
« Oui, la meilleure. Même si je regrette que tu ne t'y sois pas prise dès que le film commençait. Ça m'aurait évité de devoir me taper toute la première partie. J'ai lutté pour ne pas m'endormir, je te signale. » »
Dire qu'en ce temps là, ils étaient si libres et insouciants… Elle regrettait cette période là. Celle où ils n'étaient que deux, avec personne autour d'eux pour les séparer et leur causer des problèmes. Le sexe avait toujours été l'un des atouts majeurs de leur relation puisqu'au départ, c'est ce qui les avait faits se rapprocher. Mais Bella s'en rendait compte à présent. Même depuis le tout début, ce n'était pas uniquement qu'une question de sexe entre eux. Sur l'autoroute, il n'y avait pas eu que ça. Il y avait eu quelque chose de beaucoup plus profond, seulement elle ne l'avait pas remarqué avant aujourd'hui. Et le soir de leur premier rencard, au cinéma, elle était déjà folle de lui à ce moment là. Elle l'ignorait et se voilait la face, mais elle était déjà amoureuse. Elle l'a probablement toujours été.
« « Je t'aime Edward. »
« Tu m'as volé ma réplique. » S'exclama-t-il avec agacement.
Bella écarquilla les yeux.
« Ta… ta réplique ? » S'étonna-t-elle, n'arrivant pas à le croire.
« J'étais sur le point de te le dire, au moment où tu te mets à parler. Ça fait des jours que j'ai envie de te le dire, que j'attendais le bon moment. Et au moment où je me décide enfin à ouvrir la bouche, tu me coupes. » Dit-il avec déception.
« Tu m'as bien coupée dans la voiture, quand je voulais te le dire. » Répliqua-t-elle.
« Alors j'avais raison ? C'était bien ça que tu allais me dire dans la voiture ? » Elle haussa les épaules.
« Tu as toujours raison. » Répondit-elle avec énervement. Il sourit.
« Et bien heureusement que je t'ai coupé dans la voiture. Il était hors de question que tu me le dises à ce moment-là. Je voulais être le premier à me déclarer. »
« De toute façon, ça ne sert à rien d'en discuter puisque c'est moi qui l'ai dit la première. » Rétorqua-t-elle.
« Parce que tu m'as devancé, au moment où j'étais en train de te le dire. » Contra-t-il.
« Ce n'est pas ma faute ! » Se défendit-elle. « Le moment était parfait et je… »
« C'est justement parce que le moment était parfait que j'avais choisi ce moment-là ! »
« Oui et bah en attendant, je te rappelle que tu ne me l'as toujours pas dit. » Fit-elle remarquer.
Il la regarda amusé. Il secoua la tête avec un sourire.
« De tous les scénarios que je m'étais imaginé dans ma tête, je n'aurais jamais cru que ça se passerait de cette façon. » Elle rit brièvement.
« Et bah qu'est-ce que t'attends ? Dis-le moi, qu'on puisse s'embrasser une bonne fois pour toutes. »
« Je t'aime Isabella Swan. »
La première fois où ils se sont dit « je t'aime ». Ce moment resterait à jamais gravé dans la mémoire de Bella comme étant l'un des meilleurs. Cette nuit là, le réveillon de Noël avait été magique, peu importe ce qui avait pu se passer chez les Cullen. Finalement, en dépit de tout ce qui s'était déroulé et des nombreux pleurs versés, ainsi que de la robe déchirée, Bella avait passé le meilleur Noël de sa vie, en compagnie de l'homme dont elle était éperdument amoureuse.
Mais les Cullen avaient tout gâché, ils avaient tout détruit et emporté tous les espoirs qu'elle possédait. Elle les détestait. C'était à cause d'eux, de ces monstres infâmes et de ce méprisable de Jasper Withlock qui n'avait pas su dire non et qui s'était comporté comme un véritable lâche, qu'elle était là, allongée sur son lit en train de se détériorer.
« « Je n'ai jamais aimé la neige. » Déclara-t-elle sans se départir de son sourire radieux.
« Alors pourquoi tu souris ? » Demanda-t-il en se rapprochant d'elle. Elle le regarda avec des yeux pétillants.
« Parce que maintenant j'aime ça. » Répondit-elle gaiement. « Et j'ignore pourquoi. »
En réalité elle savait très bien pourquoi. C'était lui qui rendait son monde plus beau. Il porta une main à sa joue et lui sourit tendrement.
« Tu as plein de neige dans les cheveux. » Dit-il en rapprochant ses lèvres des siennes. Elle agrandit son sourire.
« Est-ce que c'est un problème ? » Murmura-t-elle à quelques millimètres de sa bouche, la frôlant presque.
« Pas du tout. » Répondit-il avant de l'embrasser.
Elle enroula ses bras autour de son cou, plus heureuse que jamais. Elle ouvrit la bouche et il y passa sa langue sans réserve. Leurs langues s'entremêlaient amoureusement. Il la fit tournoyer en la faisant décoller de terre, la faisant rire contre sa bouche.
À cet instant, le monde pouvait s'arrêter de tourner, Bella n'en avait que faire. Car jamais de sa vie elle n'avait été aussi heureuse. »
C'en fut trop pour Bella. Elle éclata en sanglots, encore plus fort que tous les sanglots précédemment versés. Se remémorer cet instant lui rappelait à quel point elle était malheureuse. Sans lui elle n'était rien, plus rien du tout. C'était un fait que même les plus grands scientifiques et les plus grandes formules mathématiques et chimiques ne pouvaient contester. Elle n'avait qu'une envie à cet instant, que son cœur s'éteigne. Il ne battait déjà plus alors pourquoi continuer à vivre ?
Elle espérait fermement qu'il revienne, qu'il pousse cette porte et arrive par miracle, afin de lui prouver que tout ceci n'était qu'un pur cauchemar, le pire cauchemar qu'elle n'ait jamais eu. Elle voulait le sentir contre elle, entendre sa voix et surtout, elle voulait réentendre ces mots qu'il avait si souvent prononcés, et dont elle ne s'était jamais lassée et ne s'en lasserait jamais. Elle avait besoin de les réentendre, ces mots d'amour si vifs, rapides et poignants, qui faisaient battre son cœur à une allure extrêmement rapide à chaque fois qu'il les lui disait.
« « Je vous aime Bella Swan. Plus que tout au monde, je vous aime. »
« Moi aussi je vous aime Edward Cullen. » »
Ses sanglots redoublèrent, devenaient plus bruyants que jamais et elle avait le sentiment que cela empirerait au fil des minutes, des heures, des jours…
Il n'y avait qu'un seul remède contre cela.
Lui.
Lui qui n'était plus là.
Il fallait qu'il revienne car elle ne pouvait pas tenir longtemps, s'il ne revenait pas. Elle finirait par en mourir, ce n'était qu'une question de temps.
Elle prit la contravention de sa table basse, puis la regarda longuement et intensément de ses yeux larmoyants. La dernière fois qu'elle avait fait ça, cette contravention pour excès de vitesse lui avait donnée la motivation et le courage pour revenir vers lui. Peut être que cette fois ci, elle donnerait la motivation et le courage nécessaire pour qu'il revienne vers elle. Elle la serra contre sa poitrine, là où reposait son cœur malade et continua de pleurer abondamment. Les secondes et les minutes défilaient, tandis qu'elle sanglotait inlassablement, la contravention toujours serrée contre elle. La seule chose qui venait de lui, qui lui rappelait lui, l'homme de sa vie.
« Il faut que tu reviennes… » Murmurait-elle anéantie et suppliante. « Il faut que tu reviennes… »
Un coup à la porte de sa chambre se fit entendre brusquement et elle soupira d'énervement.
« Va-t'en Alice ! » Hurla-t-elle sanglotante. « Je t'ai dit que je ne voulais pas te voir ! »
Il y eut un silence derrière la porte qui dura quelques secondes, si bien que Bella crut qu'Alice était partie.
« Ce n'est pas Alice. »
Cette voix…
Bella avait cru ne jamais la réentendre à nouveau, qu'elle n'était plus qu'un ancien souvenir qu'elle ne pourrait oublier. Elle avait souhaité, supplié l'entendre et à présent, elle l'entendait. Non, elle devait forcément rêver. C'était impossible que cette voix soit présente, autre part que dans son esprit et son imagination. C'était impossible qu'il soit là.
Pourtant lorsque la porte s'ouvrit doucement et que Bella se retourna en laissant la contravention qu'elle tenait sur le lit, c'était lui qu'elle voyait.
Il était là, dans l'entrebâillement de la porte, hésitant à entrer tandis qu'elle avait la bouche grande ouverte sous le coup de l'étonnement le plus complet. Une hallucination. Voilà ce que c'était. Il ne pouvait pas être réellement là. Elle rêvait. Edward était parti il y a des heures, il ne pouvait pas être là…
À moins qu'il ne soit revenu… Est-ce que ses prières avaient été entendues ? Si c'est le cas, alors cette contravention est encore plus miraculeuse que tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Elle s'assit sur le lit, le visage inondé, et observa le mirage qu'elle avait devant elle. Elle fronça les sourcils. Apparemment, son mirage n'était pas comme elle pensait qu'il serait si elle se mettait à rêver de lui, il n'aurait certainement pas cette tête là. Il aurait un sourire éclatant, pas de traits torturés sur le visage, son regard ne serait pas assombri comme maintenant, et il aurait l'air heureux.
Là en revanche, il était en mauvais état. Le visage marqué, les traits tirés, des cernes sous les yeux, la bouche pincée, les cheveux encore plus en bataille que d'habitude et ses yeux ne reflétaient plus l'éclat qu'elle appréciait tant lorsqu'elle le regardait. Ce n'était pas un rêve. Ça ne pouvait pas être une hallucination. Un Edward dans cet état était plus un véritable cauchemar qu'autre chose. Elle ne rêvait pas, il était bien là, devant elle, dans sa chambre, et la regardait avec un regard si triste et éteint, reflétant sans doute son propre regard à elle, qu'elle devait avoir également.
Elle se leva du lit et se figea, face à lui, la bouche entrouverte et le visage incrédule. Ils se dévisagèrent pendant de bonnes secondes, sans aucun mot prononcé. Elle n'arrivait pas à croire qu'il soit matérialisé devant elle. C'était trop beau pour être vrai. Pourtant c'était le cas, il était bel et bien là, surtout quand elle voyait à quel point il était pitoyable. Probablement autant qu'elle. Il ouvrit la bouche pour parler, sans la quitter des yeux et Bella reconnut à peine sa voix, tellement elle était éraillée.
« Je n'ai pas pu. » (N/Lou: *Retiens sa respiration*)
Il baissa le regard tandis qu'elle clignait des yeux plusieurs fois, voulant se rassurer que tout ceci était bien réel et qu'elle ne rêvait pas.
« J'étais là… en train de conduire… et je n'ai pas pu. » Murmura-t-il à voix basse en remontant son visage vers elle qui le regardait hallucinée. « J'ai été incapable de continuer. J'ai arrêté le moteur et je… » Il secoua la tête, torturé. « Je suis resté dans ma voiture pendant des heures… avant de revenir ici. »
Bella ne pouvait en croire ses oreilles. Il était revenu. Il était là. Son vœu avait été exaucé. À croire que cette contravention était une lampe magique exauçant les souhaits. Il la regardait avec des yeux suppliants et lorsqu'elle vit les marques qui ornaient ses cernes ainsi que ses yeux légèrement rouges, elle en resta estomaquée. Il avait pleuré.
Edward Cullen avait pleuré.
C'était la première fois qu'elle voyait ça. Lui qui avait passé son temps à la consoler et la réconforter, qui s'était montré fort dans toutes les situations, il avait craqué. Peut être pas autant qu'elle, c'était certain. Mais assez pour la surprendre réellement. Comme pour confirmer ses pensées, il reprit la parole et avoua, tandis qu'elle ne bougeait toujours pas, inerte et silencieuse à ce qui était en train de se dérouler.
« J'ai pleuré Bella. Pour la première fois depuis… depuis je ne sais pas quand… j'ai vraiment pleuré. »
Sa voix était rocailleuse, déformée et Bella sentit une nouvelle vague de sanglots l'assaillir, tellement elle était bouleversée. Elle était toujours incapable de réagir. Il secouait la tête sombrement, détournant les yeux.
« Bordel, c'était le pire moment de ma vie. » Marmonna-t-il avec douleur, rien qu'en y repensant. À ce moment là, Bella ne put rester inactive plus longtemps. Sa respiration s'accéléra et son cœur se mit à battre frénétiquement.
« Edward… » Murmura-t-elle, ne pouvant croire à cette réalité qui lui paraissait si improbable.
Il reposa son regard sur elle et la suppliait silencieusement.
« Laisse-moi revenir Bella. » Implora-t-il soudainement, la prenant de court.
Il avait vraiment peur qu'elle lui referme la porte au nez, qu'elle lui ordonne de déguerpir et de la laisser tranquille, ce que Bella ne comprit pas. Elle n'avait pas arrêté de supplier le ciel et n'importe quelle forme divine de le lui rendre, qu'il revienne, et maintenant qu'il était enfin là, il croyait sincèrement qu'elle voudrait qu'il s'en aille ?
« J'ai fait une énorme erreur en pensant pouvoir être capable de m'éloigner de toi ne serait-ce qu'une seconde. » Continua-t-il. « La vérité, c'est que je ne peux pas vivre sans toi Bella. Alors je t'en supplie, laisse-moi revenir. J'ignore si tu me détestes, ou si tu m'aimes, mais je… »
« Edward ! » (N/Lou: *Relâche sa respiration*)
Elle le coupa en courant vers lui et en se jetant à son cou, comme si sa vie en dépendait. Edward ne bougea d'abord pas, tentant d'assimiler l'information que Bella était dans ses bras, qu'elle ne le repoussait pas. Puis en réalisant soudainement qu'il l'avait retrouvée et qu'elle voulait toujours de lui, il la serra contre lui avec une force incomparable.
Elle se mit alors à pleurer et se laissait complètement aller contre son cou qu'elle agrippait avec toute la puissance dont elle était capable, comme si elle avait peur qu'on le lui arrache. Il soupira de soulagement, la pression retombant petit à petit et ferma les yeux, en lui murmurant des faibles « pardon » et « désolé » sur son épaule. Plus les secondes passaient, plus sa prise sur elle se raffermissait, ne voulant la laisser s'échapper sous aucun prétexte.
« Oh mon Dieu… » Finit-elle par murmurer sanglotante. « Tu es là… tu es vraiment là… » Il prit son visage pour l'écarter de lui et la regarder tandis qu'elle pleurait toujours.
« Je suis là. » Répondit-il fermement. « Et je ne pars plus. Promis je ne pars plus. »
Le cœur de Bella tambourinait si fort, qu'elle hoqueta et que sa respiration se hachura.
« J'ai… j'ai cru… j'ai cru que tu étais parti, que tu me quittais et que… »
Elle ne put continuer sa phrase car il écrasa ses lèvres sur les siennes d'une force et d'une hargne inégalable.
Bella retrouvait enfin son univers, sa moitié, la deuxième partie de son cœur. Elle était enfin à nouveau entière, à nouveau complète et elle se laissa complètement aller à cette étreinte poignante. Ses bras se raffermirent autour de son cou pour se coller encore plus à lui et elle répondit à son baiser avec une intensité sans pareille, encore plus forte que toutes les précédentes. Ses larmes se déversaient toujours, elle continuait de sangloter tandis qu'ils s'embrassaient et renaissaient.
Il se mit ensuite à l'embrasser à plusieurs reprises, sur la bouche, comme pour s'assurer qu'elle était bien là, qu'ils étaient à nouveau réunis.
« Je t'aime. » Murmura-t-il entre deux baisers. Elle renifla bruyamment et le regarda, les yeux gravement embués.
« Vraiment ? » Demanda-t-elle, un profond espoir qu'elle pensait détruit la submergeant.
Il fronça les sourcils en lui caressant la joue délicatement, passant son pouce sur une de ses larmes qui sortait de ses yeux.
« Je ne comprends pas. Le nombre de fois où je t'ai dit et répété à quel point je suis épris de toi… Comment tu peux encore en douter ? » Elle baissa les yeux timidement.
« J'en sais rien je… Tu as toujours envisagé de me laisser tomber, d'abandonner et j'ai eu l'impression qu'il n'y avait que moi qui tenais à notre couple, qui croyais en nous et que pour toi, je ne valais pas le coup que tu te battes pour moi… »
« Bella, mon amour… » L'interrompit-il en prenant son visage en coupe et en la scrutant d'un regard intense. « Tu ne comprendras donc jamais ? Ne vois-tu pas que tout ce que je fais, c'est en fonction de ton bonheur à toi ? Que si je m'éloigne, c'est parce que j'ai toujours pensé que c'était ce qu'il y avait de mieux pour toi ? Et si je ne me bats pas pour toi, alors pour qui le ferais-je ? » Bella fronçait les sourcils d'incompréhension.
« Tu… tu n'as pas voulu partir car tu considérais que c'était ce qu'il y avait de mieux pour toi ? » Demanda-t-elle déroutée. Il ferma les yeux l'espace d'une seconde et soupira d'exaspération. Lorsqu'il les rouvrit, son regard se fit plus sérieux que jamais, si bien que Bella en fut happée.
« Ma Bella, ce qu'il y a de mieux pour moi, c'est et ce sera toujours à tes côtés, avec toi, près de toi. Je t'aime Bella. Je t'aime comme un fou, quand est-ce que tu te mettras ça dans la tête ? »(N/Lou: *grande banane qui s'installe sur ses lèvres*)
Bella avait les larmes aux yeux, mais cette fois, ce n'était pas de mélancolie. Au contraire, c'était de joie et de bonheur en l'entendant se déclarer. Cela dit elle n'arrivait toujours pas à comprendre comment cela se pouvait-il qu'il soit réellement sincère et qu'il puisse vraiment l'aimer comme elle l'aime. Car il méritait dix fois, cent fois mieux qu'elle, fille banale et sans intérêt.
« Je n'ai jamais réussi à comprendre… » Murmura-t-elle en baissant les yeux alors qu'il tenait toujours ses joues dans ses paumes de main. « Je veux dire que… je n'ai rien de spécial alors que toi, tu as tout pour toi et tu pourrais avoir n'importe qui. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi et comment tu peux m'aimer moi, alors que je ne vaux rien du tout. »
Elle avait fini sa phrase dans un chuchotement à peine audible, tellement cet aveu lui faisait peur. Ces mots avaient été extrêmement difficiles à sortir car c'était ce qu'elle avait toujours pensé et ce qu'elle avait toujours refusé d'émettre et de dire à haute voix, tellement elle voulait que ce ne soit pas la vérité.
Elle sentit les mains d'Edward s'éloigner progressivement de ses joues et elle en éprouva un soudain froid inexplicable. Peut être qu'il était enfin en train de se rendre compte qu'elle avait raison et qu'il méritait mieux. Elle releva la tête douloureusement et s'étonna de le voir farfouiller dans sa poche intérieure.
Lorsqu'elle le vit sortir son portefeuille et l'ouvrir, elle le regarda curieusement et fronça les sourcils. Les traits du jeune homme étaient indéchiffrables, si bien qu'elle n'arrivait pas du tout à définir ses pensées.
Puis il en sortit une photo qu'il lui tendit en la regardant dans les yeux alors qu'elle la prenait, indécise.
Elle fut abasourdie et incrédule quand elle posa ses yeux sur la photo en question qu'elle tenait dans ses mains. On y voyait une femme, les yeux dirigés vers le ciel qui faisait pleuvoir des flocons de neige. Elle avait le sourire aux lèvres, un de ces sourires radieux, étincelants et éblouissants. La neige qui tombait sur ses longs cheveux auburn et ondulés la rendait plus rayonnante, et l'étincelle de bonheur et d'exaltation provenant de ses yeux chocolat illuminait son doux visage. Bella trouvait cette fille resplendissante.
Et le plus étonnant et bouleversant, c'est que cette fille, c'était elle.
« Tu ne t'es jamais vue clairement. » Entendit-elle Edward qui avait remarqué le choc et l'incrédulité sur son visage.
« Quand as-tu pris cette photo ? » Demanda-t-elle d'une toute petite voix, sans détacher son regard de l'objet.
« Le jour de Noël. » Répondit-il avec un sourire au coin de la bouche. « Devant la maison. »
« Tu as fait ça dans mon dos ? » S'offusqua-t-elle suspicieuse.
« Tu était tellement belle à ce moment là… Je n'ai pas pu m'en empêcher, l'occasion était bien trop idéale. »
« J'arrive pas à le croire… » Soupira-t-elle interloquée. « Je ne m'en suis même pas rendue compte alors que j'ai toujours eu horreur qu'on me prenne en photo… »
« La question n'est pas là. » Râla-t-il excédé. « Bella, tu vois cette photo ? Tu vois comment tu es magnifique dessus ? » Elle le regarda troublée et incertaine.
« Mais ce n'est qu'une photo… » Murmura-t-elle confuse.
« Non Bella. » Contra-t-il en lui prenant les mains, le regard insistant. « Non ce n'est pas qu'une photo car elle représente exactement la façon dont moi je te perçois au quotidien, chaque jour, chaque minute, même lorsque tu as le visage baigné de larmes comme maintenant. » Edward relâcha ses mains et lui prit le visage, pour l'approcher tout près du sien. « Bella, à mes yeux tu es magnifique, à l'intérieur comme à l'extérieur. Tu es pour moi la femme la plus ravissante sur Terre et ça en demeurera toujours ainsi. Je t'aime à la folie. Mon cœur n'a de cesse de te réclamer, mon monde sans toi n'est qu'une sombre nuit sans lune et une journée sans soleil, car c'est toi qui illumines ma vie. Tu es mon soleil, ma lune, ma lumière, mon univers, tu alimentes mon oxygène et fais battre mon cœur. Sans toi je ne suis rien du tout. Je t'aime comme jamais je n'ai aimé personne, et je t'aimerai toujours Bella. Tu es la seule qui compte à mes yeux et je t'aimerai jusqu'à ce que mon cœur cesse de battre. »
Bella qui avait écouté sans broncher ni cligner de l'œil pendant tout le temps de sa déclaration en fut complètement ébranlée et tellement émue que la photo lui glissa des mains et tomba au sol sans qu'elle ne s'en rende compte. Son cœur battait à une vitesse affolante, ses yeux pétillaient d'espoir et d'un amour tellement immense qu'elle ne put se retenir plus longtemps.
« Oh Edward ! » Elle lui sauta au cou une nouvelle fois et l'embrassa avec toute la force dont elle était capable. (N/Lou: Haan...Que c'est beau l'amour *les yeux plein d'étoiles*)
Un grand sourire se formait sur ses lèvres alors qu'elle ne réalisait toujours pas tout ce qu'il venait de lui dire et de lui dévoiler. Elle croyait rêver car aucun homme n'était capable de dire une chose aussi belle et magnifique à une femme. Et pourtant Edward venait de le faire. Et il avait eu l'air si sincère que tout ce qu'elle pouvait faire à l'heure qu'il est, c'était de le croire sur parole. Il n'avait pas pu lui mentir. Il le pensait. Chaque mot qu'il avait dit, il le pensait. Ainsi donc, Bella était aussi importante pour lui qu'il ne l'était pour elle. Elle fut assaillie d'une joie immense, sans nom et indescriptible à cette constatation. Elle comptait pour lui.
Elle s'écarta de lui et posa son front sur le sien, son sourire ne voulant toujours pas partir.
« Je t'aime, et tu m'aimes aussi… » Murmura-t-elle doucereuse, une larme unique coulant sur sa joue. Il lui sourit radieusement et ils se trouvèrent comme deux idiots, à se sourire mutuellement face à la joie qu'ils éprouvaient.
« Tu es toute ma vie. » Fit-il d'une faible voix. Elle rougit jusqu'à la racine de ses cheveux.
« Et toi l'amour de ma vie. Pour toujours. »
Ils soudèrent leurs lèvres pour une ultime étreinte scellant leurs paroles solennellement. Ils s'embrassaient avec une passion revigorante et avec un empressement mal dissimulé. Ils tombèrent sur le lit, elle sous lui et leurs langues se trouvèrent pour se batailler. Bella fourrageait dans ses cheveux tandis que ses mains à lui se déplaçaient sur son corps et principalement sa taille, électrisant chaque parcelle de peau qu'il frôlait.
Lorsqu'il rompit le baiser pour la laisser respirer, elle mit ses mains sur ses joues et parla d'une voix claire, à moitié essoufflée et suppliante.
« Ne me quitte plus jamais Edward. Et ne me refais plus jamais un coup pareil parce que je ne pourrai pas y survivre. »
Ses yeux étaient implorants, même si le pétillement et le scintillement étaient toujours là, enflammant ses prunelles d'un amour inconditionnel. Il s'écarta subitement et s'assit sur le lit, tandis qu'elle se relevait chancelante et décontenancée par le fait qu'il s'éloignait d'elle. Elle s'assit face à lui en tailleur et il lui prit le visage avant de déclarer avec zèle et gravité, les yeux dans les siens.
« On ne se séparera jamais. Je t'en fais le serment. Je te promets que je ne te quitterai jamais. »
Belle se sentit fondre à ses mots et son cœur explosa dans sa poitrine. Elle se mit dans ses bras et il l'enlaça tendrement alors qu'elle fermait les yeux, la tête contre son torse, à l'endroit où battait son cœur. Il venait de lui promettre. La dernière fois, il ne l'avait pas fait et ça l'avait conforté de plus en plus dans l'idée qu'il ne l'aimait pas assez pour prendre des risques et passer sa vie entière avec elle. Mais maintenant il le promettait. Il venait de jurer qu'ils ne se quitteraient jamais et Bella était sûre d'une chose, c'est qu'il tenait toujours ses promesses. À chaque fois. Et il allait tenir celle là, elle en était persuadée. Elle y veillerait personnellement…
…
Alice avait quitté la maison après qu'Edward soit revenu. Elle les avait observés rapidement du couloir et avait sincèrement été soulagée de les voir l'un dans les bras de l'autre, en train de se retrouver. Elle avait réellement cru qu'il l'avait quittée pour de bon, qu'il ne reviendrait pas. Car dans le fond, elle le comprenait. Elle connaissait Edward assez bien maintenant et savait que les raisons qui le poussent à s'éloigner sont purement pacifiques. Et elle croyait vraiment qu'il allait tenir ses résolutions. Mais apparemment il n'a pas réussi à tenir et elle en était terriblement soulagée.
Elle savait à présent ce qui lui restait à faire. Il fallait qu'elle leur vienne en aide. Jusque là, elle était restée trop passive, se contentant d'encaisser les coups en même temps qu'eux, sans même essayer de réagir. À présent, elle devait tenter quelque chose. Pour eux.
Elle roula en direction de Port Angeles. Elle avait recherché son adresse sur internet et l'avait trouvée facilement. Elle ne put s'empêcher de conduire avec anxiété durant tout le trajet, car elle appréhendait sérieusement ce qui allait se passer. Elle arriva finalement après quarante cinq minutes de voiture à l'adresse qu'elle avait notée sur un papier. Elle se gara à une place libre et sortit en trombe de sa Porsche avant de se diriger vers le portail, où trônait un interphone.
La propriété de Jasper Withlock.
Elle déglutit et resta immobile quelques secondes en observant le bouton de l'interphone, avant de se décider à appuyer dessus. Il y eut une dizaine de secondes de silence avant qu'une voix ne s'élève. Elle inspira profondément et prit son courage à deux mains.
« Euh… Je désirerais parler à Jasper Withlock. » Balbutia-t-elle d'une voix mal assurée.
« Qui le demande ? » Elle avait reconnu la voix impatiente de Jasper.
« Monsieur Withlock, j'ignore si vous vous souvenez de moi, je m'appelle Alice Brandon, je suis une amie de Bella Swan et je… »
« Patientez deux secondes. » Coupa-t-il en rompant la communication soudainement.
Alice fut outrée de s'être fait refermer le caquet de cette façon. Cependant lorsqu'elle vit la porte de la propriété s'ouvrir et Jasper en sortir avec un manteau noir, comme s'il ne souhaitait pas qu'on le remarque, elle se composa un masque plus sympathique. Elle savait que si elle voulait avoir la moindre chance de parvenir à ses fins, elle devrait se la jouer cool et gentille, et non pas agressive, bien qu'elle en meure d'envie. Il alla à sa rencontre, la tête baissée, ouvrant le mini portail avant de le refermer derrière lui.
Lorsqu'il fut près d'elle sur le trottoir, il la regarda les sourcils froncés, légèrement embarrassé tandis qu'elle se dandinait d'un pied sur l'autre, mal à l'aise.
« Je me souviens de vous. » Déclara-t-il alors d'une voix neutre. « Vous êtes une amie de Bella. » Alice se retint de ne pas soupirer.
« Oui c'est… à peu près ce que je vous ai dit dans l'interphone. » Fit-elle légèrement sarcastique. Il ne releva pas et la regarda impassiblement.
« Vous m'avez giflé. » Constata-t-il sans émotion. Elle baissa la tête pour tenter de masquer son sourire à l'évocation de ce souvenir. (N/Lou: Ces mots vont m'égorger la gorge, mais tu l'avais mérité! Pauvre idiot!)
« Vous l'aviez mérité. » Fit-elle remarquer. Il secoua la tête en roulant des yeux.
« Peu importe. » Répliqua-t-il acerbe. « Quel est votre nom au fait ? » Demanda-t-il avec un air de supériorité, qui donnait à Alice l'envie de vomir sur les chaussures cirées à la perfection qu'il portait. Elle n'arrivait pas à croire qu'il ne s'en souvenait pas alors qu'elle l'avait dit dans l'interphone, il y a même pas cinq minutes. Et combien de fois elle ou Bella l'avait déjà répété ? (N/Lou: Double abruti!)
Quel con…
« Alice. » Répondit-elle, passablement énervée. Il se gratta l'arrière de la tête.
« Ah oui, c'est bien ça. » Alice leva les yeux au ciel.
« Connard… » Marmonna-t-elle tout bas, trop doucement pour qu'il l'ait entendue. (N/Lou: Bien dis! Toplaaaaa!)
« Excusez-moi, vous avez dit quoi ? » Demanda-t-il curieux. Elle soupira.
« Je vous demandais si vous vouliez bien qu'on marche un peu ? Histoire de discuter. » Éluda-t-elle en tentant un sourire qui se voulait sincère. Il ne la crut pas un seul instant mais acquiesça en lui emboitant le pas.
Ils commencèrent à marcher l'un à côté de l'autre, gênés de la situation comme pas permis. Jasper attendait qu'Alice engage la conversation car c'était elle qui était venue le trouver, mais celle-ci ne savait pas du tout comment démarrer. C'était comme si elle avait complètement oublié pourquoi elle était ici. Elle ignorait ce qui lui faisait cet effet là, probablement la gêne qu'elle éprouvait d'être en sa compagnie, ou alors le dégout que cet homme lui inspirait. Jasper ne put en supporter plus et finit par l'aborder.
« Bon, et si vous me disiez ce que vous me vouliez ? » Râla-t-il. Elle tourna le visage légèrement vers lui, avant de reporter son attention droit devant elle et de se lancer.
« Je suis venue vous supplier de retirer votre plainte. » Débita-t-elle d'une traite. Il s'arrêta de marcher pour se tourner vers elle.
« Je vous arrête tout de suite. Edward est déjà venu me voir hier et je lui ai expliqué que je ne pouvais pas me rétracter. »
« Je sais. » Répondit Alice. « Il nous a dit pourquoi vous aviez porté plainte et le chantage que Carlisle Cullen vous faisait. Seulement il ne s'agit pas que de vous dans l'histoire. Vous avez envoyé un innocent en prison ! Deux, si on compte Charlie. »
« Je sais bien, mais je suis trop égoïste pour abandonner tout ce à quoi j'ai eu droit tout au long de mon existence. » Alice ferma les yeux pour se calmer avant de les rouvrir.
« Ce que vous ne comprenez pas, c'est que ce que vous faites est mal ! » S'emporta-t-elle. « Vous brisez une famille, est-ce que vous vous en rendez compte au moins ? »
« Je suis désolé euh… Vous pouvez me rappeler votre nom ? » S'excusa-t-il. (N/Lou:DOUBLE CRÉTIN! TRIPLE CRÉTIN!)
« Alice ! » Ragea-t-elle sur le point d'exploser.
« Désolé Alice. Mais avec un peu de chance, dans quelques années il sortira… à moins qu'Edward et Bella décident de se séparer. Ils pourraient faire des sacrifices, eux aussi. » Fit-il remarquer.
Alice écarquilla les yeux, la bouche grande ouverte de stupeur.
Puis elle le gifla. (N/Lou: Dans ta gueule mon amour *siffle* tu l'avais mérité.)
« Des sacrifices ? Des sacrifices ? » Hurla-t-elle. « Non mais vous vous fichez de moi ? » Elle le gifla une nouvelle fois sur l'autre joue, tandis qu'il gémissait sous la douleur et qu'elle continuait sa tirade. « Vous voulez que je vous dise ? Vous n'êtes qu'un sale type, incapable de vous préoccuper d'autre chose que de vous-même et de ce qu'il y a dans votre porte-monnaie ! » Sons sang ne fit qu'un tour, tandis que Jasper était estomaqué. « Ouvrez les yeux bon sang ! Cullen se sert de vous ! Il vous a envoyé vous faire balafrer par Emmett, vous menace de vous ruiner et menace également son fils qui autrefois était votre ami ! Vous êtes pathétique Monsieur Withlock ! Un pauvre idiot avec un pois chiche en guise de cervelle ! Mais retournez donc dans votre monde de pourritures avec votre cruche de fiancée intéressée et votre maison à trois sous ! Ordure ! »
Elle le gifla une dernière fois avec autant de force qu'elle pouvait mettre.
Jamais Alice ne s'était autant emportée contre quelqu'un. Pas même contre James, le jour où elle l'a quitté après qu'il l'ait trompée avec sa chienne de patronne de Victoria. Elle reprenait son souffle, tout en soupirant de soulagement et de bien être. Inutile de dire à quel point elle avait adoré se défouler comme ça contre lui.
Jasper était resté inerte et statufié face à cette tornade brune incendiaire. Mais d'où sortait cette fille vitaminée qui n'avait pas froid aux yeux ? Il ne savait même plus quoi dire tellement elle l'avait pris de court. Il se massa les deux joues quelques instants avant de la regarder indécis, en même temps impressionné et ridiculisé.
« Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous ne ménagez pas vos mots. » Constata-t-il, encore tout retourné par cette agression incongrue. Alice se sentit soudainement penaude mais ne regretta pas pour autant.
« Désolée, il fallait que ça sorte. » Expliqua-t-elle, sans aucune trace de culpabilité. Il maugréa quelque chose d'incompréhensible avant de détourner le regard.
« Si vous avez fini de m'insulter, vous pouvez peut être vous en aller. » Répliqua-t-il froidement, ne pouvant digérer le fait de s'être fait autant rabaisser par une petite brunette de classe moyenne. Son égo s'était vraiment pris un coup de massue. Alice réfréna son envie de le frapper une nouvelle fois et se résolut à ne pas baisser les bras pour le faire changer d'avis.
« Je ne partirai pas d'ici tant que je n'aurais pas obtenu gain de cause. » Déclara-t-elle avec aplomb et détermination. Il marmonna dans sa barbe.
« Écoutez… Comment vous vous appelez déjà ? »
« Mais c'est pas vrai ! » S'emporta-t-elle excédée. « Combien de fois faudra-t-il vous le répéter ? Alice, je m'appelle Alice ! » Il l'ignora.
« Écoutez Alice. J'aurais sincèrement aimé vous aider en laissant votre famille tranquille, mais je ne peux pas. Je culpabilise beaucoup pour les choix que j'ai faits car vous ne méritez surement pas ce qui vous arrive. Seulement je crains que ce ne soit pas suffisant pour que je puisse prendre le risque de tout perdre. »
Alice soupira les yeux fermés. Cet homme l'exaspérait à un point inimaginable, mais il fallait qu'elle se contrôle car il était sa seule chance de faire sortir Emmett de prison et ainsi rendre leur vie plus harmonieuse.
« S'il vous plait… je vous en prie, laissez-nous en paix. » Implora-t-elle. « Bella est désespérée, Edward aussi et… et je n'ose même pas imaginer Emmett et Charlie en prison. Je vous en supplie Jasper… Pour une fois dans votre vie minable, faites quelque chose de bien et rendez-nous Emmett… »
C'était la première fois qu'elle suppliait quelqu'un de cette façon. Jasper pouvait s'estimer chanceux car jamais, Alice Brandon ne s'abaissait à faire des courbettes et à implorer. Cependant il ne s'en rendit pas compte, bien qu'il commençait sérieusement à douter et hésiter.
« Je ne sais pas… j'aimerais vraiment vous aider, mais je n'en ai pas le courage. » Alice soupira de déception.
« Bella a pris votre défense vous savez… » Finit-elle par murmurer, à bout de nerfs. Il fronça les sourcils d'étonnement.
« Que dites-vous ? » Demanda-t-il incrédule.
« Un jour où j'ai dit du mal de vous… elle m'a dit qu'autrefois, vous étiez un type bien. »
« Vous avez dit du mal de moi ? » S'exclama-t-il ahuri.
« Et alors ? Vous êtes un sale con, je vais me gêner, tiens ! » (N/Lou: *explose de rire*)
Il leva les yeux au ciel et réprima un sourire, car malgré tout, sa répartie cinglante l'amusait.
« Bref, votre amie m'a défendu ? » Demanda-t-il étonné.
« Pas vraiment, elle a… disons laissé entendre qu'avant, vous étiez quelqu'un de respectable. » Rectifia-t-elle.
« Mais je suis quelqu'un de respectable ! » S'indigna Jasper.
« Pas à mes yeux, non. » Rétorqua-t-elle acide. « Pour moi vous n'avez absolument rien qui ne mérite mon respect. »
Il la regarda abasourdie. Personne n'avait encore critiqué le respect qu'il inspirait. Cette femme était étonnante. Et en même temps, elle lui sortait par les yeux car il en avait marre de se faire rabaisser par une fille qui n'en vaut pas la peine. Après tout, elle n'avait certainement pas le même mérite et n'était pas du tout de son niveau. Il n'avait pas à la considérer comme quelqu'un d'important.
« Je me fiche de ce que vous pouvez penser de moi. » Déclara-t-il de façon hautaine. « Votre avis ne m'intéresse pas. »
« Et bien je vous le donne quand même ! » Répliqua-t-elle avec un sourire faux. « Et peut être que ce que je pense de vous ne compte pas à vos yeux, mais je pense que ce que vous, vous pensez de vous-même ne vous laisse pas indifférent. Et je ne suis pas sûre qu'avec les choix que vous êtes en train de faire, vous ayez une bonne opinion de vous-même. »
Jasper détourna le regard. Dans le fond, il savait qu'elle avait raison. Il détestait le choix qu'il avait fait, de se plier aux exigences de Carlisle.
« Vous savez Monsieur Withlock, » Enchaina-t-elle. « Vous n'avez peut être pas de problème d'agent, mais moi au moins, je n'ai aucun problème pour me regarder dans un miroir. »
Il baissa les yeux vers ses pieds tandis qu'elle arborait un sourire fier et satisfait. Elle savait qu'elle avait touché un point sensible. Peut être qu'en fin de compte, Bella avait raison de penser que les gens restaient les même et que ce Jasper était quelqu'un de bien. Et puis auparavant, il avait été le meilleur ami d'Edward, même s'il semblait l'avoir oublié… Il éprouvait des états d'âme, elle pouvait le deviner aisément. Seulement serait-ce suffisant pour qu'il décide de se rétracter afin d'avoir à nouveau la conscience tranquille ?
« Qu'est-ce que ça changerait si je me décidais à retirer cette plainte ? » Finit-il par demander d'une voix faible, comme si ça lui écorchait la langue.
Alice se mit à sourire légèrement, une lueur d'espoir la parcourant. Il hésitait ! Elle était en train de le faire changer d'avis, même un aveugle pouvait le voir. Peut être qu'au final, Jasper n'était pas si irrécupérable que ça.
« Ça prouverait que vous êtes un type bien, quand vous le voulez. Et ça voudra dire que Bella a eu raison de vous défendre. Enfin le mot défendre est un bien grand mot. » Rectifia-t-elle. « À l'heure qu'il est elle vous déteste. » Il rit brièvement et la regarda dans les yeux pendant de courtes secondes.
« Et vous, qu'est-ce que vous penserez de moi, une fois que j'aurais fait ce que vous me demandez ? »
Elle sentit son cœur émettre une pulsation irrégulière et accélérer, sans trop savoir pourquoi. Cela eut pour effet de la faire reculer d'un pas, comme si c'était sa présence à lui qui était responsable de ces changements. Elle avait besoin de s'en aller, de s'éloigner de cet homme qui jouait avec ses émotions, sans même le savoir. Elle perdait à chaque fois le contrôle d'elle-même lorsqu'il était là et ses réactions étaient imprévisibles. Et elle avait horreur de ça car elle ignorait totalement pourquoi. Il fallait que cela cesse.
« Je… je crois que je vais m'en aller. » Bafouilla-t-elle désorientée. « Bonne nuit Monsieur Withlock. » Salua-t-elle déroutée avant de se détourner rapidement vers la direction de sa voiture. Jasper ne comprit pas ce soudain changement d'attitude. Il fronça les sourcils d'incompréhension.
« Attendez ! » La héla-t-il en accourant vers elle.
Elle se retourna indécise, et pressée d'en finir le plus rapidement possible.
« Quoi ? » Demanda-t-elle désœuvrée. Il se passa une main dans les cheveux nerveusement.
« Vous ne m'avez pas répondu. Qu'est-ce que vous vous penserez de moi ? »
Il ignorait pourquoi, mais il avait envie de savoir. Il voulait qu'elle lui réponde.
« Je… » Elle baissa les yeux. « Vous le saurez uniquement si vous le faites. » Éluda-t-elle rapidement.
« Mais attendez ! » Pria-t-il en voyant qu'elle commençait à se détourner une nouvelle fois. « Redites-moi comment vous vous appelez. »
La mâchoire d'Alice se décrocha et son teint devint pâle. Si pendant un bref instant elle a pu penser le contraire, à présent elle en avait la certitude. Finalement Jasper était bel et bien un cas désespéré. Comment avait-elle pu ne serait-ce qu'une minute penser qu'il pouvait voir plus loin que le bout de son nez et qu'il pouvait faire preuve de bonté ? C'était un imbécile de première, une vraie plaie pour l'univers. Sa colère refit alors surface.
« Non mais je rêve ! » S'écria-t-elle incrédule. « Vous osez encore me le demander ? Mais comment vous faites pour toujours l'oublier ? Vous avez une mémoire de poisson rouge ou quoi ? Allez vous faire voir !»
« Je suis sincèrement désolé. » Se justifia-t-il. « J'ignore pourquoi mais à chaque fois je l'oublie, je n'arrive pas à le retenir. »
« Oui et bah dans ce cas, il est hors de question que je vous redise comment je m'appelle. » Bouda-t-elle.
« Allez, s'il vous plait… » Supplia-t-il. « Vous ne pouvez pas partir sans m'avoir dit votre nom. » Elle leva les yeux au ciel.
« Et à quoi ça sert que je vous le dise, si c'est pour que vous l'oubliez deux minutes après ? » Argua-t-elle.
« Je le retiendrai. » Promit-il. « Je vous jure que cette fois ci, je m'en souviendrai. »
Elle le scruta avec scepticisme, avant de rendre les armes et de déclarer dans un léger sourire.
« Alice. » Murmura-t-elle.
Puis elle se détourna une nouvelle fois vers sa voiture, tandis qu'il restait immobile en la regardant s'éloigner.
« Alice… » Murmura-t-il avec un sourire vague sur les lèvres. Cette fois, Jasper était sûr de lui, il allait s'en souvenir.
…
« Redis-le-moi encore. » Pria-t-elle.
Edward sourit légèrement.
« Je t'aime. »
Le sourire de Bella s'élargit contre son torse et son bras serra sa taille plus fortement, de sorte à être encore plus proche de lui. Leurs jambes étaient entremêlées sur le lit et il l'entourait de ses deux bras, l'une de ses mains caressant son dos.
« Encore. » Demanda-t-elle. Il la regarda avec dévotion avant de s'exécuter une nouvelle fois.
« Je t'aime Bella. »
Elle leva la tête pour le regarder et leurs regards s'accrochèrent pour ne plus se lâcher. Ils se souriaient mutuellement, comme s'ils étaient seuls au monde. Tout ce qui les entourait avait été occulté et leur vie reprenait enfin un sens, grâce à cet échange de regards si pénétrant…
« Je ne me lasse pas de l'entendre. » Murmura-t-elle enjouée. Il lui caressa la joue tendrement, sans détourner les yeux.
« Alors je vais te le répéter autant que tu voudras, encore et encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. » Elle émit un rire bref, les yeux pleins d'une lueur pétillante.
« Tu vas devoir attendre longtemps que je me lasse, car ce n'est pas prêt d'arriver. » Répondit-elle tandis qu'il souriait.
« Tant mieux, car je ne me lasserai jamais de te le dire. » Fit-il en penchant sa tête vers elle afin de capturer ses lèvres. (N/Lou: Rooh! C'est mi...gnooon!) (N/A: Bah nan, c'est Mickey^^)
Bella était comblée, sentir ses lèvres douces et chaudes contre les siennes la rendait toute fébrile et toute chose. Ce sentiment de dépendance vis-à-vis de lui se faisait de plus en plus fort, à mesure que leur baiser continuait. Elle n'arrivait pas à penser pouvoir tenir une minute éloignée de lui. Ressentir sa présence et son corps contre elle lui fit prendre pleinement conscience de ce qu'elle serait devenue s'il n'était jamais rentré et qu'ils ne se seraient jamais retrouvés. Elle n'aurait pas survécu. Et s'il s'amusait un jour à réitérer la scène et à la quitter une nouvelle fois, elle en mourrait à la minute même où il se serait évaporé.
Mais elle savait qu'il n'y aurait pas de prochaine fois, que jamais ils ne se sépareraient et que jamais plus, elle ne connaitrait une souffrance aussi effroyable. Il lui avait promis, juré qu'il ne la quitterait plus jamais, ce qu'il n'avait pas fait la première fois. Et vu l'état dans lequel il était lorsqu'il a débarqué dans sa chambre, elle savait que ces quelques heures avaient été aussi pénibles pour lui que pour elle.
Elle nicha sa tête dans son cou en fermant les yeux, humant son odeur corporelle qu'elle appréciait tant avant de soupirer de bien être.
« J'ai cru que je ne te reverrais jamais. » Murmura-t-elle contre son cou sans ouvrir les yeux, le désarroi et la peine étant visibles dans les trémolos de sa voix. Edward raffermit sa prise sur elle, d'une façon protectrice et possessive.
« J'ai cru que tu me détestais. » Avoua-t-il difficilement.
À ce moment là Bella rouvrit les yeux pour le regarder. Elle vit son visage assombri, et la douleur qu'elle voyait dans ses traits et ses prunelles la déstabilisa. Une vague de profonds remords la traversa. Elle regrettait amèrement tout ce qu'elle avait pu lui dire. Elle n'avait pas pensé une seule parole qu'elle avait prononcée, mais lui, il l'avait apparemment crue et ça lui avait fait beaucoup de mal. Elle porta une main à sa joue en tournant doucement son visage vers elle. Edward l'observait avec des yeux reflétant son besoin d'être rassuré.
« Je t'aime Edward. » Déclara-t-elle d'une voix solennelle sans le quitter des yeux. Il lui offrit un sourire en coin qui fit accélérer les battements de son pauvre cœur.
« Moi aussi Bella. N'en doute jamais. » Il l'embrassa tendrement tandis qu'elle lui caressait toujours la joue d'un geste doux et plein d'amour.
« A partir de maintenant, on ne se laisse plus faire » Annonça-t-il d'une voix sérieuse. « C'est toi et moi contre eux et à chaque coup bas, on ripostera. Mes parents ont assez fait la loi comme ça. Je ne les laisserai plus régenter ma vie et se mettre en travers de notre route. On va se battre Bella. »
Bella afficha un sourire radieux sur ses lèvres, heureuse de l'entendre enfin se révolter et faire face à la situation comme elle le voulait. Elle n'aimait pas vraiment l'idée que ce soient contre ses parents, mais elle n'y pouvait rien. Elle ne pouvait pas refaire le monde, peu importe à quel point elle en mourait d'envie. Les Cullen ont décidé d'ouvrir les hostilités, alors ce sera la guerre. Elle était inconditionnellement et irrévocablement amoureuse de lui et si les parents d'Edward ne pouvaient pas l'accepter, alors tant pis pour eux. Jamais elle ne renoncera à lui.
« Tant que l'on est ensemble toi et moi, le reste n'a aucune importance. » Répondit-elle avant de reposer sa tête contre lui et de fermer à nouveau les yeux, sa main entourant son cou.
Petit à petit, elle sombrait dans le sommeil, tandis qu'il lui caressait les cheveux et l'admirait en toute indiscrétion. Elle était si belle lorsqu'elle dormait qu'il avait l'impression de rêver l'existence de cette femme. Elle était parfaite. En tout point de vue. Jamais il ne désirerait quelqu'un d'autre comme il la désirait elle. Jamais il n'aimerait autant qu'il ne l'aime. Et jamais il ne la laissera partir. Elle était son univers, son présent et son futur.
« Edward ? »
Il se retourna vers Alice qui venait de rentrer et qui l'avait appelé depuis l'entrebâillement de la porte.
« Où es-tu allée ? » S'enquit-il doucement, s'efforçant de ne pas réveiller sa douce qui dormait à présent dans un sommeil profond. Alice baissa les yeux et éluda.
« Oh, je suis juste partie faire un tour, histoire de vous laisser un peu tranquille. » Edward sut qu'elle ne disait pas la vérité, mais il ne releva pas.
« Merci Alice, de ne pas m'avoir claqué la porte au nez tout à l'heure. » Fit-il, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
« Hum, de rien. » Dit-elle dans le vague.
« Et aussi de me laisser revenir auprès d'elle. » Alice lui fit un sourire amical.
« C'est à moi de te remercier. » Répondit-elle. « Pour être revenu. » Précisa-t-elle en le voyant froncer les sourcils. « Bella était dans un état lamentable depuis que tu l'avais laissée. Elle n'aurait jamais pu s'en remettre et je n'aurais pas supporté de la voir toucher le fond et dépérir de jour en jour. »
Il hocha la tête avant de reporter son attention sur sa belle endormie et de déglutir. Imaginer qu'elle soit dans un piteux état et qu'il en soit le responsable était horriblement douloureux.
« Je m'en veux d'avoir baissé les bras et de lui avoir fait du mal. » Marmonna-t-il douloureusement. Alice le regarda attendrie.
« C'est oublié je pense. » Fit-elle en montrant Bella du coin de l'œil qui était complètement allongée sur lui et ne semblait pas vouloir en démordre ni le laisser s'éloigner.
Cela fit rire Edward silencieusement et il déposa un baiser sur son crâne.
« Mais par pitié Edward. » Reprit Alice suppliante. « Ne refais plus jamais ça parce que je ne pourrai pas supporter une seconde Bella comme ça. Ça m'a tuée de la voir aussi mal et de ne pouvoir rien faire. Ne recommence plus, sinon je viendrai personnellement te trouver pour te découper en morceaux. » Il lui fit un sourire heureux et elle lui répondit de la même façon.
« Merci de veiller sur elle. Elle a vraiment une amie fantastique. »
« Oui, ça c'est vrai. » Approuva-t-elle tandis qu'il secouait la tête d'amusement. « Mais toi aussi. Je suis également ton amie je te signale. »
Il ne sut quoi répondre et se contenta de lui faire un sourire de remerciement. Alice voyait bien que ce qu'elle venait de lui dire l'avait touché. En voyant ses cernes et son visage exténué, elle prit l'initiative de se retirer.
« Je vais te laisser, je crois que vous êtes tous les deux très fatigués et très franchement, je le suis aussi. Bonne nuit Edward. » Il hocha la tête.
« Toi aussi Alice. »
Elle sortit de la chambre en refermant la porte doucement et il tourna à nouveau sa tête vers Bella qui dormait profondément avec un léger sourire sur les lèvres. Il savait qu'il devrait aller se lever pour se déshabiller et même, pour les mettre sous les couvertures, mais il n'avait pas la moindre envie de se séparer d'elle, même une seconde. De plus, il voyait bien que s'il commençait à bouger et qu'il s'éloignait, Bella le serrerait alors plus fort pour l'empêcher de s'en aller. Se dire que même inconsciemment, elle refusait de le laisser s'éloigner le rendait fou de joie à l'intérieur. Il était certain qu'il serait pareil si les rôles étaient inversés.
Sans s'en rendre compte, il finit par s'endormir lui-même avec le sourire aux lèvres, à la seule pensée que demain serait un jour meilleur et qu'il aurait Bella à ses côtés.
« Bella… » Soupira Alice de lassitude. « Arrête de t'agiter tu veux bien ? Tu paniques pour rien. » Bella ne l'écouta pas et continuait à faire les cent pas dans le salon.
« Mais ça fait plus d'une heure qu'il devrait être rentré ! » Protesta-t-elle. « Pourquoi est-ce qu'il met si longtemps à venir ici directement de son travail ? »
« Il a peut être été retardé par je ne sais quoi… » Proposa son amie.
« Et s'il s'était rendu compte que revenir vers moi était une mauvaise idée ? » S'écria Bella effrayée. « Et s'il décidait de vraiment me laisser tomber ? »
« Et si tu te calmais au lieu de devenir parano ? » Fit Alice avec sarcasme. « Tu es en train de te monter le bourrichon pour rien. »
« Comment peux-tu en être aussi sûre hein ? » S'emporta-t-elle.
« Parce que je sais qu'il va revenir et que tu te ronges les ongles pour rien ! »
« Mais il a bien failli me quitter hier ! Peut être qu'il recommencera aujourd'hui. »
« Failli Bella. » Rectifia Alice. « Il a failli le faire, mais au final il ne l'a pas fait car il en a été incapable. « Alors pour l'amour du ciel calme-toi et fais-lui un peu confiance ! »
Bella ferma les yeux et inspira lourdement pour tenter de reprendre ses esprits.
« Tu as raison. » Consentit-elle à répondre. « Je crois que je suis en train de m'affoler pour rien… »
« Et bah dis donc, il en aura fallu du temps pour que tu le réalises ! » S'exclama Alice.
« C'est juste que… » Hésita Bella en regardant autour d'elle avec doute. « J'ai peur. Constamment depuis ce matin. » Alice la regarda peinée et l'incita à continuer. « J'ai peur qu'il ne revienne pas. Je ne sais pas pourquoi mais… J'ai confiance en lui et je sais qu'il reviendra, seulement je ne peux pas m'ôter ce doute de la tête. J'ai l'impression que j'aurai toujours peur qu'il décide de partir et de me laisser toute seule. »
« Bella, c'est tout à fait normal que tu éprouves de la peur, mais n'oublie pas que si Edward est revenu direct après, c'est que lui non plus, ne supporte pas d'être loin de toi. Donc tu n'as vraiment pas à t'inquiéter qu'il ne revienne pas. » Bella soupira.
« Tu as sans doute raison, je me fais probablement des films. » Alice lui sourit.
À ce moment précis, la porte d'entrée s'ouvrit et Edward pénétra à l'intérieur de la maison, un grand sourire sur les lèvres. Bella n'attendit pas et se précipita dans ses bras en l'embrassant à pleine bouche, sous son regard étonné.
« Mais où étais-tu passé ? » Réprimanda-t-elle après qu'elle l'eut relâché. Il l'observait à la fois incrédule et étonné.
« Moi aussi je suis heureux de te revoir. » Salua-t-il en riant légèrement.
« Sérieusement Edward, je me suis faite un sang d'encre ! » Protesta-t-elle. « Qu'est-ce qui t'es arrivé ? » Le sourire sur le visage d'Edward ne semblait toujours pas vouloir partir.
« Excuse-moi mais j'avais une course de dernière minute à faire avant de venir ici. » S'excusa-t-il avec un sourire toujours aussi radieux. Bella fronça les sourcils, pas rassurée pour un sou.
« Une course ? » Demanda-t-elle étonnée. « Mais quoi comme course ? »
« Quelqu'un à aller chercher… » Murmura-t-il avant de lui faire un grand sourire tandis qu'elle le regardait paumée.
« Bella ? »
Elle écarquilla les yeux de surprise et se tourna vers la personne qui se tenait sur le paillasson et qui venait de l'appeler. Elle écarquilla les yeux, complètement dépassée et ouvrit la bouche d'étonnement. Son regard fit plusieurs fois la navette entre Edward qui avait un large sourire sur les lèvres et le visiteur impromptu.
Lorsqu'elle se rendit compte qu'il était vraiment là, que tout ceci n'était pas une farce, elle sentit les larmes monter et le choc put se lire partout sur son visage.
« Papa ? »
…
La sonnette de la porte retentit dans la maison de Jacob Black et de Rosalie Hale.
Rosalie qui était occupée à faire la vaisselle arrêta le robinet, s'essuya les mains avec un torchon avant de se décider à aller ouvrir. Elle fut étonnée de découvrir que son visiteur impromptu n'était autre qu'Emmett Swan, ou Emmett McCarthy pour les intimes. Il avait une mine fatiguée, des cernes sous les yeux et semblait être exténué. Elle se sentit concernée mais tenta de ne point le montrer. Elle se composa un masque impassible avant de le saluer.
« Emmett. Qu'est-ce que tu fais là ? » Demanda-t-elle. Il regarda derrière elle quelques instants.
« Est-ce que je peux entrer ? » S'enquit-il avec un faible sourire.
Elle ne répondit pas mais se recula pour le laisser entrer en silence. Lorsqu'il passa près d'elle, il sentit la tension qui se propageait dans son propre corps, tellement leur proximité le déroutait. Elle avait éprouvé la même sensation que lui mais essayait de faire comme si de rien n'était. Il lui emboita le pas et elle referma la porte derrière elle, non sans avoir jeté un coup d'œil dehors pour vérifier qu'il n'y avait personne. C'était une vieille habitude dont elle ne pouvait se passer.
« Qu'est-ce que tu faisais ? » Lui demanda-t-il poliment. Elle se dirigea vers la cuisine à nouveau tandis qu'il la suivait.
« La vaisselle. » Répondit-elle simplement.
Elle reprit l'éponge qu'elle avait déposée sur l'évier et rouvrit le robinet pour laisser couler l'eau avant d'entreprendre de nettoyer ce qui restait. Emmett la regardait faire, à moitié émerveillé. Non pas que faire la vaisselle soit un véritable exploit, mais plutôt car d'abord, il sortait tout juste de prison et retrouver une telle douceur lui faisait du bien, et ensuite car il se mettait à imaginer comment serait sa vie s'il avait cette vison d'elle chaque soir, si elle et lui étaient ensemble et que c'était dans leur maison qu'elle lavait les assiettes.
Il secoua la tête en se rappelant que malheureusement, il ne vivait pas ici et qu'il y avait quelqu'un d'autre.
« Black n'est pas là ? » Demanda-t-il un peu morose. Prononcer ce nom lui écorchait la bouche.
« Non il n'est pas là. Je ne sais pas où il est et je ne veux pas le savoir. » Fit-elle tranchante. Emmett se surprit à sourire en voyant sa mauvaise humeur soudaine.
« Ça fait longtemps que tu es seule ? »
« Plutôt oui. J'ai l'habitude, de toute façon il n'a aucun compte à me rendre et vice versa. »
Emmett hocha la tête. L'entendre dire ça lui réchauffait le cœur inconsciemment.
« Tu ne m'as toujours pas dit ce que tu faisais là. » Reprit-elle sans toutefois se retourner vers lui. « Est-ce que tu t'es perdu en chemin ? »
« Non, je suis exactement là où je veux d'être. » Répondit-il en la fixant intensément tandis qu'elle était dos à lui.
Rosalie ne put s'empêcher de rougir en sentant son regard pénétrant dans son dos et bénit le Seigneur qu'il ne puisse pas voir ses rougeurs et son embarras. Il fallait qu'elle trouve un sujet de conversation si elle voulait cacher sa gêne.
« Il parait que tu étais en prison ? » Demanda-t-elle soudainement, sans parvenir à dissimuler son inquiétude et son intérêt. Il baissa les yeux.
« Ouais j'ai eu… quelques problèmes. » Avoua-t-il d'une voix faible. Elle fit cesser le robinet et se tourna alors vers lui curieusement.
« Est-ce que je peux savoir ce que tu as fait ? » Fit-elle concernée. Il émit un léger sourire.
« Absolument rien. » Elle fronça les sourcils.
« Tu as forcément fait quelque chose pour t'être fait arrêter. » Remarqua-t-elle amusée.
« Ils m'ont relâché, ça prouve que je n'ai rien fait. » Contra-t-il. Elle lui fit les gros yeux, même si au fond, elle avait envie de rire.
« De quoi étais-tu accusé alors ? » Corrigea-t-elle en levant les yeux au ciel.
« De tentative de meurtre. »
« Pardon ? » Fit-elle choquée, la bouche grande ouverte. Il soupira et se passa une main au visage.
« Des personnes m'ont tendu un piège dans le but de faire du mal à ma sœur et à son petit ami. » Déclara-t-il d'une voix grave. Elle le regarda étonnée.
« Je ne suis pas très sûre de comprendre. » Dit-elle indécise. « C'est à ta sœur qu'on en veut mais à toi qu'on s'en prend ? »
« C'est à peu près ça. »
« Pourquoi ? » S'enquit-elle perdue. « C'est complètement absurde. »
« Disons que ma sœur et son copain ont des soucis en ce moment, beaucoup même et le fait est que ça nous retombe dessus car en s'en prenant à nous, on s'en prend à eux. » Annonça-t-il plus clairement.
« Qui s'en prend à eux ? » Demanda Rosalie curieuse. Il détourna le regard au loin.
« C'est compliqué. » Éluda-t-il. « Et j'ai pas vraiment envie de parler de ça maintenant. »
« Mais tout de même, c'est grave ! » Protesta-t-elle. « Ça ne lui fait rien à Bella que tu fasses de la prison à cause de SES ennuis à elle ? »
Emmett n'apprécia pas cette remarque et s'emporta. Il pouvait supporter beaucoup de choses, mais personne ne disait du mal de sa petite sœur car il ne répondrait plus de lui-même.
« Écoute, je m'en fiche qu'on ait des problèmes nous aussi, car le bonheur de ma sœur passe avant tout. Et si je dois faire de la prison inutilement pour qu'elle soit heureuse, alors je le ferai. » Coupa-t-il sèchement court à la conversation.
Rosalie fut légèrement effrayée et perplexe face au ton qu'il avait employé. Elle se contenta d'hocher la tête apeurée.
« Excuse-moi. Je n'avais pas à me mêler de ça. » Murmura-t-elle désolée.
« Non en effet. » Répliqua-t-il cinglant.
Elle l'inspecta de façon plus détaillée et remarqua qu'il avait le visage marqué et une barbe qui lui donnait des airs de rustres. Elle le trouvait extrêmement séduisant comme ça mais était tout de même davantage inquiète par son état de santé et son moral. Elle soupira avant de le regarder avec intensité.
« Tu as vraiment l'air fatigué. » Fit-elle remarquer avec inquiétude.
« Je le suis. » Répondit-il. « Je viens tout juste de sortir de prison et c'était assez difficile à supporter. Mais ne t'en fais pas, je m'en remettrai. » Sourit-il en soutenant son regard. Ils s'observèrent pendant plusieurs secondes, voir minutes, sans sourciller.
« Si tu viens à peine de sortir, pourquoi es-tu ici ? Tu devrais être chez toi, là où tout le monde t'attend. » Murmura-t-elle d'une petite voix, un sourire en coin se plaçant sur ses lèvres. Il se rapprocha d'elle lentement, l'air décidé.
« Quand j'ai été libéré et que je me suis retrouvé à l'air libre, j'ai réalisé qu'il n'y avait qu'un seul endroit où j'avais vraiment envie d'aller. » Déclara-t-il avec assurance et certitude.
Rosalie avait la bouche entrouverte sous le coup de la surprise. Elle ne s'attendait pas à une révélation de ce genre. Non pas qu'elle n'ait pas apprécié, bien au contraire. Mais c'était la première fois qu'elle avait ce genre de sentiments pour quelqu'un. Elle n'était pas habituée et elle avait un peu peur de ce qui allait se passer.
« Je suis contente que tu sois là. » Avoua-t-elle tout bas, craignant à la fois qu'il l'ait entendu, mais espérant que ce soit le cas car elle n'aurait pas pu le répéter.
Emmett crut que son cœur allait s'envoler en entendant cet aveu de sa part. Il faisait des bons dans sa poitrine, la martelant pour sortir de lui. En fin de compte, peut être que ce n'était pas peine perdue pour lui. Vu ce qu'elle venait d'avouer, ça avait au contraire l'air d'être bien parti. Cependant il vit qu'elle n'avait pas l'air d'être heureuse de lui avouer ça. Comme si elle regrettait que ce soit le cas. Et il ne savait pas vraiment comment il devait le prendre. Il se rapprocha d'elle encore plus, réduisant ainsi l'espace qui les séparait.
« Est-ce que c'est une mauvaise chose ? » S'enquit-il en plongeant son regard dans le sien. Elle lui fit un léger sourire malicieux qui désarçonna Emmett complètement.
« Je ne pense pas. À moins que toi tu penses que c'est une mauvaise chose… »
« C'en est une. » Répliqua-t-il mystérieux. « Mais ce n'est pas parce que ce n'est pas bien, que ce n'en est pas délicieux. »
Il ignorait comment il arrivait à faire ce genre de déclarations qui n'étaient clairement pas son style. Peut être passait-il trop de temps avec son futur beau frère… Ou alors était-ce l'amour qui lui donnait des airs de romantique ? Était-il en train de changer rien que pour ses beaux yeux ?
Rosalie se mit à sourire tandis que ses joues prenaient une teinte rosée. Ils se regardèrent intensément sans jamais baisser ni dévier le regard, et sans même s'en rendre compte, leurs corps s'étaient rapprochés au maximum. Il posa une main sur sa joue lentement et légèrement, comme si elle était faite de porcelaine. Rosalie entrouvrit la bouche, anticipant d'ors et déjà ce qui allait se produire. Il avança son visage vers le sien et lorsque leurs bouches se soudèrent, ce fut comme si le monde s'était arrêté de tourner.
Leurs lèvres bougeaient en douceur, avant que la tension ne s'amplifie naturellement. Elle avait passé ses bras autour de son cou et il l'avait plaquée contre l'évier. Les jambes de Rosalie s'étaient enroulées autour de la taille d'Emmett et leurs corps étaient collés l'un contre l'autre, faisant irradier la chaleur qui les consumait. Des gémissements avaient envahi la pièce alors que leurs vêtements disparaissaient.
Il les fit se déplacer et l'emmena en haut, montant des escaliers que Rosalie lui indiquait rapidement avant de capturer ses lèvres pour une danse effrénée.
Et tandis qu'il réalisa que tout le monde devait se faire un tas d'inquiétude à son sujet et qu'il allait devoir assumer la conséquence de ses actes, il ne put s'empêcher de s'en ficher et de sourire comme un gamin à qui on avait offert le jouet de ses rêves. Peu importe ce qui allait advenir, il aurait largement le temps d'y songer plus tard…
(N/Lou: *les yeux pleins d'étoiles* Magnifique fin de chapitre ma siamoise de Passion! Et oué Emmett, tu as de gros ennuis mon pote *sifflote*)
ET VOILA !
Bah vous voyez, je suis pas si horrible que ça, je vous ai fait un big rapprochement pour les trois couples, le tout en un seul chapitre ! Bon ok, pas si gros le rapprochement entre Alice et Jasper xD Mais bon un rapprochement quand même, et puis celui d'Emmett est Rosalie rattrape un peu =)
En parlant d'Emmett justement, vous saurez exactement comment lui et Charlie ont été libérés dans le prochain chapitre, en attendant je vous laisse émettre vos suppositions ^^
Pour ce qui est de la réconciliation Bella/Edward, je suis vraiment navrée pour celles et ceux qui s'attendaient à ce qu'ils soient vraiment séparés, mais j'ai horreur des ruptures, je ne suis pas de celles qui les font se séparer pendant pleins de chapitres où tout le monde passe son temps à pleurer. J'ai trop souffert dans New Moon et aussi dans toutes les fictions que j'aie lues. En plus, vue la taille de mes chapitres, je pense qu'un chapitre entier de déprime à s'apitoyer sur l'amour perdu, ça aurait vraiment été horrible à écrire, et à lire XD Et puis je rappelle que cette fiction n'est pas classée en drama, mais en catégorie humour, bien que y ait pas mal de drame, je dois l'admettre ^^ Mais le drame n'est pas forcément synonyme de rupture, on peut faire une fiction dramatique, sans pour autant les faire se quitter, la preuve avec cette fiction =D
Alors désolée si ce chapitre vous a paru gnian-gnian, si la déclaration d'Edward vous a paru trop enflammée, ou si le chapitre vous a déçu, mais c'est comme ça que je le voyais, et également comme ça que j'aime cette fiction ^_^
Je rappelle à tout le monde que Mzlle-Moon et moi même écrivons une fiction en commun : "Beautiful Revenge" dont le premier chapitre est posté (Lien sur mon profil) et que nous organisons un concours d'OS : Le "Opposed Passion Contest", qui ouvrira à partir du 1er Octobre, afin de vous laisser le temps d'y réfléchir et d'écrire, si ça vous intéresse ^^ (lien aussi sur mon profil =))
N'hésitez pas à me suivre sur Twitter, (Pseudo : Poppolove) si vous voulez connaitre l'étendu de mes fictions ou même, discuter avec moi (sachez que j'ai la langue facile xD) ;)
Et bien entendu, Une review laissée égale un Teaser offert par la maison ^_^ Allez-y, c'est gratuit !
Sur ce, je vous dis à la prochaine, See You Next Time !
Votre dévouée Popolove !
