Hey Everyone !
Comme vous pouvez le voir, je ne me suis pas laissée démontée par cette histoire de plagiat ^^ Je tiens d'ailleurs à remercier toutes les personnes qui nous ont soutenues Lou et moi, et qui n'ont pas hésité à aller lyncher la personne. Je reste persuadée que c'est grâce à vous si elle a tout supprimé =)
Je dois avouer que ça, plus le vol de mon Iphone deux jours avant mon anniversaire, ça m'a un peu foutu le moral dans les chaussettes =(
D'ailleurs un conseil : Méfiez-vous des assurances proposées par votre opérateur ! Le mieux est de prendre une assurance personnelle, comme ça si ce genre de tuiles vous arrive (et croyez moi on n'est jamais à l'abri d'un vol de téléphone, j'en suis personnellement une habituée -_-' ), au moins vous serez vraiment assurées et remboursées ;)
Ceci étant dit, le moment off et racontage de vie est terminé xD
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Je vous remercie vraiment tous (et oui j'ai plusieurs mecs^^) pour vos reviews qui me donnent toujours la banane au visage. J'ai encore tardé à répondre mais apparemment, c'est mon truc, de tout faire à la dernière minute -_-'
Je remercie tous les anonymes :
Line : Je suis d'accord, Emmett a mal joué sur ce coup là. C'est vrai qu'il aurait pu passer plus de temps avec sa soeur mais il était un peu trop enthousiaste de sa nouvelle relation avec Rosalie et il a un peu négligé tout le reste =/ Un mec reste un mec xD Je vois que l'évocation de la maison te tracasse lol, ben tant mieux, j'aime bien vous donner matière à réfléchir ^^ Petite précision, Edward n'a pas disparu de Forks, il est toujours en ville. C'est juste qu'il ne donne pas signe de vie, ne va plus travailler et se fait oublier ^^ Et oui, il se peut qu'il ait pas mal de problèmes. Juge par toi même ^^
flo1359 : Bella a pas la vie belle, ça je te l'accorde. Mais heureusement qu'elle ne se jète pas sous un train, y aurait plus d'histoire sinon xD Pour ce qui est des rumeurs, je suis d'accord, moi non plus je ne comprends pas pourquoi les gens font ça, mais c'est ce qu'on appelle la nature humaine, on n'y peut rien =/ Tu sauras dans ce chapitre ce qui arrive à Edward. Bonne lecture ^^
sandra : Je suis d'accord pour t'envoyer un teaser, mais pour cela il me faudrait une adresse où te joindre xD Sinon, inscris-toi sur fanfiction, je te le conseille vivement ;)
Anykim : Est-ce que Jasper va bientôt revenir ? Ben en tout cas pas dans ce chapitre j'ai envie de dire xD Non mais ne t'en fais pas, Jasper reviendra dans... deux chapitres il me semble. Et promis après tu le verras tout le temps ;)
Coco : Si je comprends bien, parce que je suis une tortionnaire ça veut dire que tu ne m'aimes plus ? Dommage, je suis triste... =( En tout cas tu manques pas d'imagination pour ce qui est de massacrer ce pauvre Carlisle... Mais qu'est-ce que vous avez tous contre lui ? 0_o Maintenant que j'ai posté, tu peux récupérer ton briquet ^^ Merci pour ta review, je me suis bien marrée en tout cas xD
kmi : Je te remercie beaucoup pour tous ces compliments, ça me fait chaud au cœur ^^ Je suis toujours ravie d'avoir de nouveaux lecteurs, à chaque nouveau chapitre =) Quoi qu'il en soit tu as tout à fait raison, les personnes qui critiquent, ben qu'elles aillent au diable xD J'espère que les fictions que j'ai mises en favoris t'ont plu (la plupart sont des fictions anglaises :s) sinon tu peux aussi aller lire mes autres fictions, car je n'écris pas que celle-ci ;) J'espère que ce chapitre te plaira. Bonne lecture ^^
Angelik : Ça pourrait aller mieux mais merci de le demander ^^ Contente que le chapitre t'ait plu, même si tu me trouves cruelle xD Pour l'absence d'Edward, non elle n'est pas liée avec le fait que Jasper ait retiré sa plainte... enfin pas vraiment. Je te laisse juger par toi même ;)
Mimi : Je veux bien te prévenir pour quand la suite arrive, mais pour cela il me faudrait une adresse mail xD Comme fanfiction ne tolère pas les URL, je te conseille fortement d'ajouter des espaces entre chaque point et mot de ton adresse mail ;) Pour ce qui est de me faire éditer, on me l'a déjà conseillé, mais j'avoue ne pas vraiment avoir le cran de le faire =( Merci beaucoup en tout cas ;)
Maelle : Je vois que tu débarques sur fanfiction, et je te remercie pour ta review ^^ En revanche pour ton adresse mail il faut que tu sache que je ne l'ai pas reçue, puisque fanfiction ne tolère pas les adresses. Comme je l'ai conseillé à Mimi, mets des espaces entre chaque mot, point, ou slash que tu fais. Sinon je te conseille de carrément te créer un compte sur fanfiction, c'est beaucoup plus simple pour gérer les alertes et les favoris ^^ Gros Bisous
Une fan : Effectivement, en tant qu'auteur je suis pas mal blessée par rapport au plagiat. Mais je te remercie infiniment pour ton soutien et tous tes compliments, je suis vraiment touchée que ma fiction te plaise à ce point. Sois sans crainte, hors de question que j'abandonne cette fic, j'ai trimé trop dur pour m'arrêter en chemin. D'autant plus que plus de la moitié est déjà fait ^^ Pour répondre à tes questions, Jasper/Alice, ce n'est pas vraiment pour tout de suite. A vrai dire, ce couple ne se formera pas avant les derniers chapitres de la fiction car quand on est aussi différents et éloignés, on ne peut pas tomber amoureux comme ça. Rassure-toi pour les préservatifs, Bella est sous pilule ;) A vrai dire je préfère cela car j'ai toujours trouvé que les scènes de lemon où ils se mettent à parler des capotes, bah ça casse un peu. Après c'est juste moi qui suis comme ça xD Mais j'avoue que ça me gène car ça coupe le moment lol. Encore merci et bonne lecture =D
Je remercie également :
sahoum, la fille, meli-melo, lyllou, li-lou, lovecullenn, Amandine, Onja, the moon, Steephaniie, Little, Laura, Evy, fanny, vanessa, Marion, alice, catherine, Morgane, Leslie, Lucy, nadia, twilight-poison, supermarina85280, angelwhite79, miloo, Emy78, Laura13, natou34, Marina, medly, lydie, lisalilarenesmee et Celestin
Pour le chapitre précédent, Edward s'est pas mal fait lyncher xD D'ailleurs, c'est la première fois dans cette fiction qu'il est critiqué O_o Fallait bien une première fois xD
Alors manque de pot, personne n'a pu recevoir le beau et long teaser que j'avais préparé spécialement pour vous, car aucun d'entre vous n'a deviné =/ La plupart a pensé à un appel de Jasper qui avait des soucis, ou à une mission infiltration. Mais ce que vous semblez presque tous avoir oublié, c'est qu'il n'y a pas que Jasper ou la famille Swan qui soit susceptible d'avoir quelques embêtements. Je sais que c'est difficile d'imaginer des parents causer du tort à leur propre enfant et lui faire la misère, mais c'est bel et bien ce qui s'est passé et vous allez tout de suite comprendre en lisant ce chapitre.
Enfin bref, dommage que vous n'ayez pas trouvé car les quelques copines à qui j'ai montré le teaser m'ont toutes dit que vous auriez vraiment aimé l'avoir^^ Mais retentez votre chance une prochaine fois, j'ai vu que ça a pas mal plu le coup des devinettes alors je pense le refaire ;)
Quant à Bella, nombreux d'entre vous ont supposé qu'elle ait un accident de voiture, qu'elle finisse à l'hosto en apprenant qu'elle ait enceinte O_o Ben j'ai envie de dire... que vous avez plus qu'à écrire la fiction à ma place ^^
Trêve de bavardages, voilà le chapitre ! Vous allez enfin connaître la réaction de Bella quant au couple Emmett Rosalie ^-^'
Alors Clash ? Pas clash ? Edward come back ?
Bonne lecture... ^^
« Lorsqu'elle ouvrit la porte et découvrit avec effroi la vision d'horreur qui avait lieu sous ses yeux, elle frôla la crise cardiaque.
Face à elle, son frère Emmett, bécotant de façon dégueulasse sa pire ennemie plaquée contre le frigo, Rosalie Hale.
« Oh mon Dieu… » Murmura-t-elle atterrée et bouleversée.
Son murmure à peine audible fit sursauter les deux amants qui se retournèrent vers elle avec panique. Le visage de Rosalie avait la bouche grande ouverte de stupeur tandis que celui d'Emmett était blanc comme un linge. Même quand elle pensait avoir touché le fond, quelque chose de pire arrivait. Et quand elle pensait que sa vie allait enfin avoir un peu de bonheur, au final c'était une véritable descente aux Enfers.
Cette fois il n'y avait plus aucun doute, la vie de Bella était réellement devenue un véritable cauchemar… »
Chapitre 19 : Fallen Walls
L'expression tomber de haut, définissait clairement l'état de sidération dans lequel Bella était plongée, face à ce spectacle des plus incongrus. Son frère et sa pire ennemie… Sa pire ennemie et son frère… Emmett et Rosalie… Rosalie et Emmett… (N/Lou: Commentaire qui sert à rien...mais... CE chapitre, était le premier chapitre que tu as écris pendant notre première nuit blanche... *nostalgique*)
Elle avait beau tourner ça dans toutes les coutures, cela sonnait toujours aussi faux et irréaliste. Mais dans quelle dimension était elle tombée ? D'abord Edward qui a un comportement des plus odieux en agissant comme si elle n'existait pas et en lui mentant délibérément, et maintenant son frère Emmett qui l'a consolée un bon nombre de fois à cause de cette garce, l'embrassant de la manière la plus éhontée qui soit… Le monde ne tournait pas rond. Pas le monde de Bella Swan, celui auquel elle était habituée. Là elle se trouvait dans un univers inconnu, avec un petit ami mythomane et hypocrite, ainsi qu'un sale traitre de frère.
Elle se pinça le bras pour se réveiller de ce cauchemar épouvantable et gémit sous le coup de la douleur. Elle cligna des yeux plusieurs fois et regarda autour d'elle, puis se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'un mauvais rêve. C'était la réalité. Emmett et Rosalie étaient réellement en train de batifoler effrontément dans sa cuisine, contre son frigo. Ce dernier la regardait d'ailleurs avec une expression d'affolement, mélangée à de l'inquiétude, tandis que la belle blonde avait pour la première fois, la tête baissée face à Bella Swan.
Bella se décida finalement à réagir. Elle tenta de contenir sa respiration qui tambourinait dans sa poitrine et déglutit avant de parler d'une voix faible, le visage encore sous le choc.
« Emmett… » Murmura-t-elle avec un semblant de menace dans la voix et également dans les yeux. « Qu'est-ce que ça veut dire ? » Emmett prit une grande inspiration pour se donner du courage.
« Bella… je croyais que tu étais sensée aller retrouver Edward ? » (N/Lou: Eh ben nan, dans le c*l...)
Les yeux de Bella changèrent et la douleur qu'elle éprouvait depuis des jours refit surface, légèrement masquée par l'incrédulité qu'elle ressentait à l'instant même.
« Je le croyais aussi… »
Repenser à la trahison d'Edward – car elle le prenait comme tel – lui donnait la gerbe et l'envie de se morfondre jusqu'à ce que le monde finisse par s'arrêter. Elle secoua la tête imperceptiblement pour effacer les sombres et pénibles pensées qui obscurcissaient son cerveau et revint au sujet actuel, c'est-à-dire la monstruosité qu'elle avait sous les yeux.
« Mais ce n'est pas de moi dont on parle. Tu peux m'expliquer ? » Asséna-t-elle durement.
« Euh… écoute Bella… il y a une chose qu'il faut que je t'avoue… »
Il avait l'air tellement embarrassé et craintif que Bella en fut décontenancée. Jamais son frère n'avait été embarrassé avec elle, ni avec personne d'ailleurs. Et pour Bella, il ne devrait pas être gêné ni embarrassé. Il devrait se sentir coupable, être désolé, demander pardon et lui dire que c'était une erreur et qu'il n'avait pas pu contrôler ses pulsions. Mais certainement pas gêné. Elle haussa un sourcil interrogateur et inquisiteur. Emmett baissa les yeux avec crainte. Il ne savait pas comment lui dire ça avec tact et n'arrivait même plus à émettre un son. Ce qu'il allait lui annoncer était la chose la plus importante de sa vie, et il était certain qu'elle n'allait pas du tout réagir de la façon dont il l'espérait. Mais il fallait qu'il le fasse. C'était maintenant ou jamais. Ils étaient pris au piège de toute façon…
Il remonta son regard vers sa sœur qui se dandinait d'un pied sur l'autre, trépignant d'impatience et qui avait, apparemment, l'air furax. Puis il déclara d'une vois claire, précise et décidée.
« Bella, Rosalie et moi sommes en couple. »
Après cette déclaration, un silence de mort se fit dans la cuisine, et même dans la maison toute entière. Bella avait le visage livide et stupéfait de l'improbabilité de la sottise qu'Emmett venait de sortir. Puis en voyant la mine sérieuse et déterminée qu'arborait Emmett, elle éclata de rire. Pas d'un rire amusé, ni jovial, mais plutôt d'un rire sardonique, presque satanique tellement le sarcasme était visible. Rosalie et Emmett se regardèrent indécis face à cette réaction tandis que le rire de Bella se stoppait.
« Qu'est-ce que c'est encore que cette connerie ? » Demanda-t-elle interloquée avec ironie.
« C'est loin d'être une blague Bella. » Répondit Emmett avec sérieux.
La jeune fille le regarda en fronçant les sourcils, essayant de déceler la moindre parcelle de mensonge dans ses iris. Les secondes défilaient, et quand enfin elle se rendit compte qu'il ne mentait pas, qu'il disait la vérité – une abominable vérité – elle se figea, pétrifiée, ahurie et consternée.
« Tu… tu es sérieux ? » Balbutia-t-elle assommée.
Emmett hocha la tête tandis que Rosalie se pinçait les lèvres, les yeux baissés.
« Mais… mais comment ? » Bafouilla-t-elle hébétée. « Vous… C'est impossible ! Ça ne peut pas être vrai, vous ne vous connaissez même pas ! »
« A vrai dire… » Commença Emmett. « On se fréquente depuis Noël. » Bella écarquilla les yeux.
« Que… quoi ? »
« Rosalie avait des problèmes ce soir là. Elle m'a appelé et je l'ai aidée et depuis… on se voit régulièrement et… de fil en aiguille… On a fini par tomber amoureux. »
Bella ricana au dernier mot employé et secoua la tête avec mépris.
« Amoureux ? Toi ? Laisse-moi rire Emmett ! Tout ce à quoi tu penses, c'est à ta queue, à ta foutue queue et rien d'autre ! » S'emporta-t-elle.
La rage et la colère était en train de la gagner et elle ne savait même plus ce qu'elle disait. Déjà l'histoire avec Edward la détruisait et la bouffait. Mais ça, c'était la goutte de trop. Bella était sur le point d'exploser, tel un volcan en irruption. Emmett fronça les sourcils, blessé par les propos de sa sœur.
« Alors c'est comme ça que tu me vois ? Comme quelqu'un incapable d'aimer une personne ? J'ignorais que tu pensais ça de moi. Merci beaucoup Bella. » Répliqua-t-il tristement avec une pointe de dégoût envers sa sœur. Bella eut un sourire de dédain et de dérision au coin des lèvres.
« Oh alors c'est moi la méchante maintenant ? Mais vas-y Emmett ! Joue donc les victimes ! En attendant c'est toi qui durant toute ta vie, n'as fait que coucher de droite à gauche, jetant les femmes comme on jette une boite de kleenex ! Et maintenant tu me sors que tu es tombé amoureux ? Et de Ursula en personne, mais c'est du grand délire ! »
« Tu peux parler ! Toi avant de rencontrer ton cher Edward, tu n'étais qu'une pauvre petite prude, tu ne pouvais même pas employer le mot queue que tu as si bien dit à l'instant, et tu n'étais qu'une coincée frigide et effarouchée ! Je pensais que tu aurais pu comprendre mieux que quiconque que l'on pouvait changer lorsque l'on tombe amoureux. »
Bella avait presque les larmes aux yeux en se rendant compte de la considération qu'il éprouvait pour elle. Ce n'était pas son frère qu'elle avait devant elle, mais un robot méconnaissable, manipulé par cette vipère. Emmett quant à lui, n'arrivait pas à croire que sa petite sœur qu'il chérissait tant était capable d'un tel comportement exécrable. Il était persuadé que c'était la haine envers Rosalie qui l'aveuglait.
Rosalie elle, restait extérieure à la conversation, sachant très bien qu'elle n'était pas à sa place et qu'elle aurait envenimé les choses encore plus, si elle s'était manifestée.
« Mais qu'est-ce qu'elle t'a fait ? » Murmura Bella, les larmes au coin des yeux.
« Rien du tout, je suis seulement tombé amoureux, point barre. Et on s'est mis ensemble le soir de ma sortie de prison. »
Bella était tellement bouleversée et interdite de ce qu'elle entendait que tout ce qu'elle faisait était de secouer la tête impunément, comme si à tout moment, elle allait se réveiller.
« Du délire… » Marmonna-t-elle. « Ça ne peut pas être vrai, c'est n'importe quoi… je vais me réveiller, c'est un cauchemar… »
« Bella s'il te plait… » Plaida Emmett. « Je sais que c'est soudain et je ne voulais pas que tu l'apprennes de cette façon, pas comme ça, pas maintenant. J'avais l'intention de t'en parler au bon moment et je croyais que tu serais avec Edward aujourd'hui… Bella je sais que ça ne doit pas te faire plaisir et je suis désolé de te mettre devant le fait accompli… »
« Emmett. » Coupa-t-elle acerbe. « Ferme-là tu veux ? »
« Mais Bella je t'en prie… » Supplia-t-il.
« Bon sang mais tu ne te rends pas compte ? » Explosa-t-elle. « Cette fille se sert de toi ! Elle te manipule pour me faire du mal ! »
« Arrête ça tout de suite ! » Tonna-t-il de sa voix tonitruante.
« Eh oh ! Qu'est-ce qui se passe ici ? » Interrompit Charlie qui venait d'arriver avec Alice.
Lorsqu'ils vinrent tous les deux près d'eux après avoir refermé la porte de la maison et qu'ils virent Bella, face à Rosalie et Emmett, leurs yeux s'agrandirent de stupeur. D'autant plus lorsqu'ils virent le bras protecteur qu'Emmett avait passé autour de Rosalie.
« Ce qui se passe ? » S'exclama Bella ahurie. « Tu veux vraiment savoir ce qui se passe ? » Sa voix déraillait dans les aigus. « Il se passe que ton cher fils, était sur le point de s'envoyer en l'air dans ma maison, avec cette fille ! »
Alice avait la bouche ouverte tandis que Charlie regardait Emmett d'un air étonné et incompréhensif.
« Comment ça ? C'est vrai Emmett ? » Interrogea son père abasourdi.
Il n'arrivait pas à croire que son fils avait pu avoir une aventure avec la fille – aussi séduisante fut-elle – qui sortait normalement avec le fils de son meilleur ami et qui avait pu faire autant de mal à Bella.
« Et attends, ce n'est pas la meilleure ! » S'écria-t-elle ironique. « Figure-toi qu'en plus de ça, Monsieur est amoureux. »
« Je le savais ! » S'enthousiasma Alice soudainement, interrompant le crêpage de chignon. « Euh, désolée… » Fit-elle contrite en voyant le regard noir qu'elle s'était octroyée de la part de son amie.
« Bon écoutez. » Clama Emmett. « Rosalie est moi on est ensemble, que ça vous plaise ou non. Et Bella, je sais que c'est difficile pour toi de l'accepter mais je t'en supplie, fais-le pour moi. »
La brune cligna des yeux plusieurs fois, ébahie d'entendre une telle demande de la part de son frère qui avait essuyé ses pleurs à maintes reprises, à cause de Rosalie.
« L'accepter ? » Balbutia-t-elle. « Tu es sérieux là ? Tu penses vraiment que je vais accepter une telle ignominie ? Écoute-moi bien Emmett ! Jamais tu m'entends ? Jamais je n'accepterai une chose aussi monstrueuse que toi avec cette peste ! » Hurla-t-elle catégorique.
« Bella… » Implora son frère.
« Et Jacob dans tout ça ? Vous y avez pensé ? » Rétorqua-t-elle déplorée. « Comment vous avez pu oser lui faire ça ? Le pauvre doit être complètement abattu à l'heure qu'il est ! »
En entendant le prénom de Jacob, Emmett vit rouge et s'emporta.
« Je t'interdis de prendre la défense de ce sale connard ! »
Il sentit une pression sur sa main venant de Rosalie pour le calmer.
« Je prends la défense de qui je veux et tu n'as rien à m'interdire. C'est pas lui le connard dans l'histoire, c'est toi ! C'est toi qui lui piques sa copine, toi qui oses me trahir et me faire du mal à moi, ainsi qu'à Jacob, tout ça pour cette garce ! »
Rosalie tressaillit et ne put s'empêcher d'intervenir.
« Attends Bella, tu ne sais pas tout. »
« Toi la bécasse, on t'a pas sonnée ! » Lui balança-t-elle à la figure.
« Fais gaffe à comment tu lui parles ! » Rugit Emmett avec rage.
« Je lui parle comme j'en ai envie Emmett. Elle ne mérite pas mon respect, et elle ne mérite pas non plus l'amour débile que t'es en train de lui porter ! Mais ouvre les yeux bordel ! Cette fille n'est rien d'autre qu'une pauvre salope ! »
Aussitôt Emmett ne se contrôla plus et la gifla, sans même prendre conscience de son acte. (N/Lou: haaan *cours partout*. Tu l'as mis *_*) (N/A: Et ouais ^^ Punchy Emmett est dans la place xD)
Tout le monde était choqué et ne pipait mot. La main d'Emmett s'était abattue sur la joue de Bella et avait claqué dans l'air, comme un son résonnant et Bella était tombée à terre en poussant un cri de douleur. Alice avait mis sa main sur sa bouche tandis que Rosalie avait la sienne grande ouverte. Bella était trop assourdie et interdite pour réagir.
Son frère venait de la gifler et elle n'osait même pas se relever. Emmett horrifié, regarda tour à tour sa main, ainsi que la joue de sa sœur au sol qui était désormais bien rouge et bien marquée. Bella se releva difficilement, choquée et bouleversée tandis qu'Emmett n'osait pas l'affronter. Une profonde vague de culpabilité l'envahit soudainement et il fit un pas en sa direction, désolé comme jamais il ne l'avait été.
« Euh Bella je… »
Elle recula de deux pas, trop apeurée, les larmes aux yeux à cause de la douleur qu'elle éprouvait due à la gifle que lui avait collée son grand frère ainsi que la chute qu'elle avait faite.
« Ne… ne m'approche pas… » Murmura-t-elle brisée. Il ne se laissa pas démonter et refit un pas vers elle suppliant.
« Je suis désolé je… »
Charlie se posta entre eux et mit Bella derrière lui en signe de protection, tout en lançant des éclairs à Emmett avec ses yeux et en affichant la colère ainsi que la déception qu'il éprouvait envers son fils.
« Laisse-là tranquille Emmett ! Je t'interdis de toucher ma fille, ni même de la regarder est-ce que c'est clair ? » Asséna-t-il tranchant. Emmett baissa les yeux honteux.
« Pardon Papa. Elle… elle lui avait manquée de respect et je ne sais pas ce qui m'a pris… Je me suis emporté. »
« ET LA PROCHAINE FOIS QUE TU LÈVERAS LA MAIN SUR MA PETITE FILLE, LA PROCHAINE FOIS, TU PRENDS TES AFFAIRES ET TU TE TIRES DE CETTE MAISON TU M'ENTENDS ? ! »
La voix rugissante de Charlie fit taire tout bruit, y compris les mouches. Emmett avait toujours la tête baissée, dégoûté de lui-même pour avoir osé battre sa propre sœur, la personne qu'il désirait protéger le plus au monde. Il se sentait infâme et n'osait même pas lever les yeux pour voir les visages déçus et scandalisés de ses proches se trouvant dans la maison.
Bella pleurait silencieusement. Cela faisait beaucoup trop pour qu'elle puisse le supporter. Sa vie était devenue un enfer et les deux hommes qu'elle aime par-dessus tout et qu'elle admire la trahissaient et la détruisaient. Elle devait sortir, elle devait s'en aller d'ici et courir le plus loin possible de cette vie monstrueuse. Elle se recula prestement de la prise de Charlie et fit une marche arrière en titubant.
« Je… j'ai besoin de prendre l'air… »
Aussitôt avait-elle fini sa phrase qu'elle s'enfuie en courant de la maison et en détalant, laissant tous les autres circonspects et pantois. Rosalie décida de se manifester et d'aller à la poursuite de Bella.
« Je vais y aller. » Déclara-t-elle. « Je crois que je dois avoir une explication avec elle. »
Alice lui lança un regard dédaigneux et l'ignora. Elle s'avança vers la sortie et partit dans la direction où était partie Bella.
« Mais qu'est-ce qui t'as pris Emmett ? ! » Hurla Alice rageuse. « Tu vas pas bien ou quoi ? Rosalie ! De toutes les filles de la Terre, il a fallu que tu tombes amoureux de cette merdeuse ! »
« Alice. » Reprit Charlie pour tenter de la calmer. « Je crois que ça suffit. » Alice secoua la tête d'exaspération.
« Ouais bah t'attends pas à ce que Bella accepte de te reparler de sitôt. » Répliqua-t-elle sèchement. « Même moi je ne suis pas certaine d'en avoir envie. »
« Il n'y a pas que ça. » Annonça Emmett d'une voix faible, encore marqué par le geste qu'il avait commis.
« Parce que ce n'est pas suffisant ? T'as encore pire à nous apprendre ? » S'exclama Alice ahurie. Il détourna le regard troublé.
« Étant donné qu'elle ne peut plus vivre chez Black, j'aurais aimé qu'elle vienne s'installer ici. »
Alice crut que ses yeux allaient sortir de leurs orbites tellement elle était sidérée.
« Oh mon Dieu… Tu veux quoi au juste ? Que Bella meure d'une crise cardiaque ? Tu veux la tuer ? ! »
« Arrête Alice ! » Tempéra Emmett. « Je n'ai jamais voulu que ça arrive. Mais Rosalie n'est pas comme vous le pensez. Si seulement tout était différent… »
« Écoute Emmett. » Fit Charlie d'un air las. « Dans d'autres circonstances je n'aurais pas été contre de l'accueillir, mais tant que Bella refusera de l'avoir sous son toit, il est hors de question qu'elle ne mette les pieds ici. »
Emmett déglutit et hocha la tête. Tout ce qu'il espérait, était qu'un beau jour, Bella accepterait de lui pardonner ses erreurs et ses actes.
…
Bella courait le plus vite possible, voulant déguerpir de cet endroit et de cette vie abominablement destructrice. Elle courait vers le deuxième endroit où elle se sentait chez elle dans tout l'univers. Le premier endroit étant Edward, elle n'avait d'autre choix que de se réfugier dans le deuxième, qui n'était autre que le parc où elle aimait tant aller pour s'évader, et encore plus lorsqu'elle était avec Edward.
Une fois arrivée devant l'entrée du parc, elle s'arrêta de courir et sortit son téléphone de sa poche, tout en reprenant sa respiration qui était également coupée par les nombreux pleurs qu'elle était en train de verser. Elle composa un numéro, dans un dernier recours, un dernier et ultime espoir qu'elle puisse, ne serait-ce qu'une seconde, entendre sa voix. Sa douce et mélodieuse voix. Sa belle et séduisante voix, qui la réconforte et lui donne le sourire. Elle en avait sérieusement besoin tellement elle était désespérée et lamentable. Elle pria le ciel pour qu'il décroche, ainsi que n'importe quelle forme divine qui puisse exister. Si seulement elle pouvait l'entendre et lui parler. Elle avait tellement besoin de lui à cet instant… Tellement…
Malheureusement, Bella aurait dû se douter que la chance n'allait pas commencer à lui sourire maintenant, après toute la poisse et les malheurs qu'elle avait déjà affrontés aujourd'hui, ainsi que les jours précédents. La malchance la suivait comme une ombre, puisqu'elle tomba – une nouvelle fois - sur le répondeur. Les larmes se mirent alors à couler encore plus abondamment, tellement elle était défaite. Elle prit une inspiration, ravala sa salive et avec le peu de dignité qu'il lui restait, elle lui laissa un message entrecoupé de sanglots.
« Edward… sans surprise je tombe sur ta messagerie… » Elle renifla disgracieusement. « Je sais que tu dois probablement en avoir rien à faire puisque tu n'as plus l'air de vouloir me parler, ni me voir… Enfin peu importe. J'aurais seulement voulu… entendre ta voix. » Les sanglots se firent plus pressants et plus violents. « J'ai passé une des journées les plus horribles de ma vie, et le pire, c'est que tu n'étais pas là. J'ai surpris mon frère et Rosalie aujourd'hui. » Elle secoua la tête de véhémence. « Je suppose que ça ne doit pas vraiment t'étonner, tu étais déjà au courant de toute façon, pas vrai ? »
Elle marqua une pause, histoire de rassembler le peu de courage qui lui restait pour continuer.
« Mon frère a levé la main sur moi » Elle eut un rire bref, s'apparentant plus à de l'ironie qu'autre chose. « J'imagine que ça ne doit pas vraiment avoir de l'importance pour toi, je ne sais même pas pourquoi je te le raconte, il est clair que tu n'en as rien à faire… et puis tu as raison après tout, ma vie est loin d'être intéressante… » Cette fois les pleurs redoublèrent et elle s'accorda un instant pour les atténuer. « Je… je crois que je vais raccrocher, j'ai l'impression de parler dans le vide et je… S'il te plait Edward rappelle-moi. » Implora-t-elle déboussolée. « Je t'en supplie, je suis complètement perdue sans toi. Je ne sais même pas où tu es, ni ce que tu fais, si tu vas bien… Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je t'aime. » Acheva-t-elle en un murmure défaitiste. « Je t'aime comme une folle et chaque minute passée loin de toi est comme un coup de poignard dans mon cœur. Alors… alors quand tu te souviendras que tu as une copine, rappelle-moi je t'en prie. »
Puis elle raccrocha en abaissant son portable le long de sa poitrine, les yeux embués et larmoyants comme jamais. Les gens dans le parc se retournaient vers elle, curieux de savoir pourquoi elle pleurait et Bella fut gênée de cette attention. Elle ne le supportait pas car tout ce qu'elle voulait, c'était se faire oublier. Elle s'essuya les yeux avec ses manches et se mit à marcher lentement et tranquillement, espérant pouvoir trouver la paix dans ce lieu si paisible. Elle regardait les enfants jouer, les mamans assises sur les bancs en train de bavarder ou de regarder leurs enfants avec un sourire affectueux. Cela lui rappela son enfance, quand c'était elle à la place de ces enfants, en compagnie de son frère. Sauf que dans ses souvenirs, il n'y avait aucune vision de sa mère les regardant jouer en souriant. Le banc qu'elle regardait en face d'elle avait toujours été vide, ou occupé par la mère de quelqu'un d'autre. Elle se souvint qu'à chaque fois, elle en était déçue car elle espérait toujours que sa mère apparaitrait avec un sourire radieux pour les regarder jouer. Charlie travaillait alors il avait chargé Emmett de s'occuper d'elle car il était suffisamment grand.
À bien y réfléchir, elle n'avait toujours eu qu'Emmett pour prendre soin d'elle, pour s'occuper d'elle et pour l'amuser. Alice était arrivée bien après et avait réussi à l'arracher à son coté garçon manqué qu'elle avait acquis à force de vivre avec deux hommes tels que Charlie et Emmett, et avait réussi à faire sortir la féminité qui était en elle. Mais avant Alice, Bella avait en fin de compte, toujours été seule. Et là, elle se sentait de nouveau seule, sans son frère, sans son petit ami, et sans sa mère.
Au bout d'un long moment de marche, elle entendit au loin quelqu'un l'appeler et accourir vers elle. Elle se retourna intriguée, ses larmes s'étant estompées. Lorsqu'elle vit la silhouette de Rosalie arriver à sa hauteur, elle sentit toute la colère et la haine accumulée remonter à la surface. Elle soupira pour tenter de se contenir car elle ne voulait pas faire un esclandre ici.
« Rosalie… » Fit-elle lassée. « T'as pas assez foutu ta merde comme ça pour une seule journée ? » La blonde la regarda embarrassée.
« Écoute Bella… » Tenta-t-elle. « Il faut qu'on discute. »
« Non. » Refusa Bella catégorique. « Je ne veux pas parler avec toi alors fiche-moi la paix. »
« Je sais ce que tu penses de moi et je le comprends tout à fait mais s'il te plait, laisse-moi m'expliquer… »
« T'expliquer ? » Coupa-t-elle cinglante. « Et pour dire quoi ? Que tu t'es servie de Jacob, et que maintenant tu t'en prends à Emmett ? »
« Bella… »
« T'as pas le droit de lui faire du mal Rosalie ! » Cria-t-elle. « Mon frère est un type bien, tu ne peux pas te servir de lui pour m'atteindre, je te l'interdis ! »
« Mais je ne me sers pas de lui Bella ! » Se défendit-elle.
« A d'autres ! » Réfuta-t-elle. « Tu as toujours voulu t'en prendre à moi, quand tu n'as pas arrêté de me persécuter à l'université, quand tu as couché avec mon prof pour me faire rater mes partiels, quand tu t'es envoyée en l'air avec mon petit ami de longue date pour me faire souffrir le jour de mon anniversaire, et maintenant tu essaies de m'atteindre en utilisant mon frère. Je ne te laisserai pas faire Rosalie. Emmett est beaucoup trop important pour moi pour que je te laisse lui faire du mal. »
« Bon sang Bella, écoute-moi au moins ! Je te dis que je ne me sers pas de ton frère. Je suis amoureuse de lui, je ne pourrai jamais lui faire de mal. »
Bella fut choquée des propos tenus par Rosalie, elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait.
« Menteuse. » Susurra-t-elle entre ses dents. « Tu n'es pas amoureuse de lui, tu l'utilises, c'est tout. C'est ce que t'as toujours su faire, utiliser les gens. »
« Bella, je sais que c'est dur pour toi d'envisager que je puisse être sincère avec toi, mais s'il te plait, je te demande juste de m'écouter une seconde. » Supplia-t-elle.
« Non ! »
« Tiens tiens, quelle heureuse coïncidence… » Émit une voix nasillarde dans son dos.
Bella tressaillit en reconnaissant cette voix si détestable et se remémora la seule et unique fois où elle avait croisé la route de cette personne odieuse et méprisable. Elle se mit inconsciemment à paniquer de se retrouver face à elle, surtout aujourd'hui qui avait été un jour atroce. Pourquoi fallait-il que tout lui tombe dessus en même temps, comme si elle n'avait jamais assez de malheur dans sa piètre vie ? Elle se retourna doucement, effrayée par ce qui allait subvenir et se retrouva nez à nez avec la pire blonde que Bella connaissait : Tanya Denali.
« Qu'est-ce que vous faites ici ? » Demanda Bella sur la défensive, étonnée de trouver une fille pareille dans un endroit aussi pittoresque que Forks.
Elle avait un léger doute quant à la personne qui avait dû l'envoyer… La blonde fière et dédaigneuse lui fit un sourire de tout ce qu'il y a de plus faux et hypocrite.
« Et bien on m'a dit du plus grand bien de Forks, j'ai voulu vérifier par moi-même… et je dois avouer que cette ville me plait bien. Dommage qu'elle ne soit habitée que par des personnes minables et sans le moindre intérêt. » Fit-elle l'air de rien, avec un clin d'œil dirigé vers Bella.
Cette dernière se mit à déglutir ardemment. Elle sentait la peur que la présence de Tanya lui insufflait ressurgir et elle pria pour pas qu'elle ne le remarque.
« Je vous conseille de vous en aller. » Fit-elle craintive et en même temps apeurée. Tanya se mit à rire de façon déplaisante.
« Et pourquoi donc ? Est-ce que par hasard, tu aurais peur de moi ? » Bella baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Tanya prit cette réaction pour un oui et continua sur sa lancée. « Il faut dire que la dernière fois, je n'ai pas été tendre avec toi. Qu'est devenue ta robe d'ailleurs ? Tu l'as jetée ? » Fit-elle avec un sourire narquois.
Les poils de Bella s'hérissèrent et elle repensa à l'état de la robe faite par Alice que Tanya a si gentiment déchirée pour le plaisir.
« Écoute Tanya, je ne suis vraiment pas d'humeur à supporter ce genre de remarques alors si tu pouvais juste, partir et me laisser en paix, ce serait très gentil. » Lança-t-elle excédée.
Elle espérait sincèrement que Tanya la laisserait tranquille car elle n'était vraiment pas capable de se faire rabaisser. La journée avait été bien trop éprouvante.
« Qu'est-ce qui se passe ? Tu as des problèmes ? » Interrogea-t-elle avec un sourire inquisiteur. « D'ailleurs où est passé ton cher Edward ? Il n'est pas avec toi ? »
L'évocation d'Edward qui ne donne toujours pas signe de vie fit monter sa colère contenue d'un cran. Elle était sur le point d'exploser et pourtant, la peur que Tanya lui inspirait l'empêchait de monter sur ses grands chevaux et de lui hurler dessus.
« Va-t-en Tanya. » Exigea-t-elle d'un ton sec.
« Il a peut être décidé que tu ne l'intéressais plus. » Supposa-t-elle gaiement. « Cullen n'est qu'un pauvre idiot de toute façon. Un connard si tu veux mon avis. »
Bella se retint de ne pas se jeter sur elle et de la liquider sur place. S'en prendre à elle était une chose, mais s'en prendre à Edward en était une autre.
« Je t'interdis de parler de lui comme ça ! » S'écria-t-elle énervée. Tanya se mit à rire de façon méprisante et orgueilleuse.
« C'est pourtant la stricte vérité. » S'exclama Tanya avec un air faussement affecté. « Il n'a aucun respect pour les femmes, j'en ai fait l'expérience. » Fit-elle avec empathie et désinvolture.
Bella eut un rire moqueur, camouflant son envie de lui cracher à la figure impunément.
« Tu veux parler de la fois où il a été honnête avec toi en te traitant d'affreuse ? » Répliqua-t-elle sarcastique.
« Entre autres. » Répondit-elle vexée. Aucun doute qu'elle ne s'en était toujours pas remise de s'être faite insultée sur son physique. « Mais pas uniquement. Il n'a jamais eu aucune considération pour personne, ça a toujours été comme ça. Cullen ne respecte que lui-même, il se contrefiche de ce que les autres pensent et ressentent. »
Bella se sentit défaillir et sur le point de la frapper.
« Tu dis n'importe quoi ! Edward n'est pas comme ça. D'ailleurs ôte-moi d'un doute, combien Carlisle Cullen t'a-t-il payé pour venir me trouver ? »
Tanya écarquilla les yeux, étonnée et prise au dépourvu. Puis elle éclata de rire soudainement.
« Ma pauvre fille. Je n'ai pas besoin de me faire payer pour cracher dans le dos de Cullen. Je le fais avec plaisir. Et je sais que je ne mens pas. Quand il en aura marre de toi et que tu ne l'intéresseras plus, il n'hésitera pas à te virer de sa vie, comme il a déjà éjecté tout le monde. D'autant plus que, je ne vois pas pourquoi tu serais l'exception qui confirme la règle, vu à quel point tu es d'une banalité effarante. Tu es pathétique. »
Bella se figea, incapable de répondre. Bien qu'elle déteste cette fille et qu'elle voulait simplement la faire enrager, elle n'avait pas tout à fait tort. Elle avait même parfaitement raison en ce qui la concernait. Bella n'avait jamais été et ne serait jamais à la hauteur d'Edward Cullen.
C'était un fait qu'elle ne peut changer. Même avec tous les efforts du monde. Et elle n'avait pas non plus tort pour Edward. Il y a quelques jours, elle n'aurait jamais douté de sa sincérité et de son implication dans leur relation. Mais depuis qu'elle sait qu'il n'a fait que lui mentir et faire comme si elle n'existait pas, elle ne pouvait s'empêcher de se demander s'il n'était pas finalement en train de la virer de sa vie, comme le disait Tanya. Et il est vrai qu'en agissant comme ça, il se fichait éperdument de ce que les autres peuvent éprouver de sa défection.
Soudain, elle entendit une voix s'élever et s'extirpa de ses pensées sombres et peu glorieuses.
« Non mais pour qui elle se prend celle là ? ! » S'exclama Rosalie cinglante. « Bella, tu comptes te laisser marcher sur les pieds par cette pouffe ridicule ? » (N/Lou: Yata! Vas y Rosalie!1-0)
La brune resta hébétée, face à Rosalie qui prenait sa défense subitement. Tanya fronça les sourcils, puis se tourna vers Rosalie qui était restée en retrait jusqu'ici et la toisa d'un regard peu aimable.
« Et je peux savoir qui a l'honneur de me parler ainsi ? »
« Une fille qui aime pas les trainées dans ton genre. Alors écoute-moi bien espèce de vipère, prends ton nez refait, ta paire de seins siliconés et barre-toi de là avant que je ne me foute en rogne et que je ne t'aplatisse comme une crêpe. »
Tanya fut tellement outrée de s'être fait rembarrer de cette façon, qu'elle ne trouva rien à répondre à ça. C'était la première fois que quelqu'un lui parlait de cette façon. Quant à Bella, elle était choquée de la réplique de Rosalie car elle n'aurait jamais pensé que cette fille puisse un jour lui venir en aide. Rosalie avait tellement l'air menaçant à cet instant que Tanya décida de s'en aller. Elle passa une mèche de cheveux derrière son oreille et ravala sa fierté avant de parler.
« Hum… bien je crois que je vais vous quitter, ça commence à sentir mauvais ici. »
« Normal, c'est toi qui pourris l'endroit. » Rétorqua Rosalie cassante.
Tanya prit sur elle pour ne pas répliquer.
« Bella, je te souhaite une agréable fin de journée en compagnie de ta charmante amie qui sait visiblement très bien se comporter. Au revoir. » Salua-t-elle prétentieuse et vaniteuse avant de se détourner, laissant les deux filles seules.
Bella était pour ainsi dire, éberluée par la scène qui venait de se dérouler. Elle avait, à l'heure actuelle l'irrésistible envie de sauter au cou de Rosalie pour l'avoir rembarrée de cette manière. Mais cela aurait été cruellement déplacé étant donné leur situation et les liens qui les unissaient, ou plutôt, qui les séparaient. Bella croisa les bras sur son torse et la toisa de façon désinvolte.
« Pourquoi tu as fait ça ? Tu n'étais pas obligée de prendre ma défense. » Demanda-t-elle l'air de rien. Rosalie haussa les épaules.
« J'aime pas ce genre de garces superficielles et vantardes qui se croient supérieures à tout le monde parce que leur papa est riche. Et surtout celles qui ne pensent qu'à rabaisser les autres. »
Bella se renfrogna. Elle avait toujours rangé Rosalie dans cette catégorie de filles odieuses et capricieuses. Elle était surprise de voir qu'apparemment, ce n'était pas le cas. Cependant elle fit semblant de ne pas lui montrer à quel point elle lui était gratifiante.
« Oui et bien ne t'attends surtout pas à ce que je te remercie. » Répliqua-t-elle avec dignité. Rosalie eut un sourire amusé au coin des lèvres.
« Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises merci. » Répondit-elle.
Bella détourna les yeux, les bras toujours croisés en signe de bouderie. Puis elle jeta un coup d'œil à Rosalie qui la regardait patiemment, un sourcil haussé. Elle leva les yeux au ciel et prit une profonde inspiration avant de parler comme si ça lui écorchait la bouche.
« Merci. »
La blonde lui sourit légèrement, un peu gênée de la situation.
« Pas de quoi. »
Un silence prit place tandis que Bella trouvait la situation embarrassante. Elle soupira et consentit à rendre les armes.
« Bon, et si on allait s'asseoir ? » Proposa-t-elle. « Puisqu'apparemment tu as des trucs à me dire. » Rosalie hocha la tête avec appréhension mais également avec soulagement.
« D'accord. »
Elles trouvèrent un banc vide près de là où elles étaient et s'assirent, un silence agréable se faisant, mais qui fut rompu par Bella qui était apparemment impatiente.
« Alors ? Je t'écoute, qu'est-ce que tu as à me raconter ? » Rosalie baissa les yeux vers ses mains qu'elle entortillait maladroitement.
« Déjà, je sais que tu crois que je suis une fille à papa fortunée qui a les moyens de se payer tout ce qu'elle veut. Mais ce n'est pas le cas. » Bella secoua la tête d'ironie.
« Pourtant, un ensemble Dior et une Lamborghini en guise de voiture, ça porte à confusion. » Répliqua-t-elle durement. Rosalie eut un faible sourire amer.
« Il s'agit de cadeaux. Enfin, pas exactement. » Rectifia-t-elle. « Vois-tu, avec mes parents et ma sœur, nous n'étions pas très riches et nous habitions un petit appartement à Seattle que mes parents louaient. Ma mère était femme au foyer et mon père possédait un garage assez rentable. Je crois que ma passion pour les voitures est venue de là. Je l'aidais souvent à réparer des voitures, les laver et m'occuper à changer les roues. J'ai fini par y prendre gout. Enfin bref, je suis entrée à l'université de Seattle et j'y ai rencontré un type là bas prénommé Royce. On est sorti ensemble, tout se passait très bien et j'avais l'impression d'être amoureuse. » Elle prit une bouffée d'air pour se donner du courage afin d'annoncer ce qui allait suivre. « Mes parents et ma sœur sont morts dans un accident de voiture. » Annonça-t-elle sans oser lever les yeux vers Bella qui fut choquée par cette révélation.
Elle commençait à réaliser que Rosalie n'avait peut être pas finalement la vie rêvée qu'elle croyait qu'elle avait. Elle attendit patiemment, le regard triste.
« Je suis désolée. » Murmura-t-elle compatissante. Rosalie secoua la tête.
« Peu importe… Je n'étais pas avec eux ce jour là, j'étais en train de batifoler avec mon petit ami et quand je l'ai appris, je me suis sentie coupable car pendant que moi je m'amusais, eux ils se faisaient percuter par un fourgon. » Rit-elle nerveusement pour cacher sa peine. « Ce jour là j'ai tout perdu. Je n'avais plus de famille, plus de toit, plus rien. Comme je t'ai dit, l'appartement nous était loué donc je n'ai pas pu le garder, n'ayant pas assez d'argent pour payer le loyer. Et puis dans le testament de mes parents, il n'y avait pas grand-chose puisqu'ils n'avaient rien. Juste le garage de mon père. Je l'ai repris pour lui mais il a vite coulé, manque de moyens et de fonds. Je me suis donc retrouvée à la rue et sans le moindre sou. Puis Royce m'a hébergée. »
« Mais… je ne comprends pas. » S'exclama Bella perdue. « La voiture et les vêtements ? » Rosalie soupira.
« La voiture est un cadeau d'anniversaire offert par mes parents. Ils s'étaient cotisés pendant des années, avaient mis de l'argent de coté pour m'offrir une superbe voiture pour mes vingt ans. Quant à mon ensemble Dior que tu as malencontreusement sali en renversant ton café dessus, il appartenait à ma sœur. J'ai gardé les vêtements de ma sœur car c'était la seule chose qui me restait d'elle. Il faut que tu comprennes Bella, que lorsque tu as renversé ton café sur moi ce jour là, c'était comme si tu salissais la mémoire de ma sœur. Je sais que c'est idiot d'avoir agi ainsi et de t'avoir blâmée et persécutée, mais le chauffard qui les a tués est mort lui aussi dans l'accident et je n'avais strictement personne sur qui crier et reporter la faute. Alors quand tu es arrivée, je l'ai vu comme une attaque directe et j'ai décidé de me défouler sur toi pour soulager ma douleur. Je consens que ça n'excuse en rien mon comportement avec toi, mais je tenais quand même à te l'expliquer. »
Bella hocha la tête silencieusement, ne sachant pas du tout quoi dire. Elle avait toujours de la rancœur envers Rosalie et il était clair qu'elle aurait du mal à digérer et même pardonner l'attitude monstrueuse dont la blonde avait fait preuve envers elle. Mais elle comprenait ses raisons. Elle comprenait que Rosalie avait dû traverser tout ça toute seule. Bella était entourée. Rosalie en revanche était seule et personne n'avait été là pour l'aider et l'épauler lorsqu'elle en avait eu besoin. Et quand personne n'est là pour nous aider, il arrive la plupart du temps que l'on fasse les mauvais choix, ce que Rosalie a sans aucun doute fait.
« Il n'y a pas que ça » Reprit-elle. Bella cligna des yeux et sortit de sa léthargie. « Au début de ma cohabitation avec Royce, tout allait bien, enfin il m'aidait un peu à surmonter la mort de mes parents et de ma sœur mais je voyais bien qu'une petite amie dépressive, ça finissait par l'agacer. Au fil des jours, il a commencé à s'énerver souvent, il partait au quart de tour, était limite insultant et il ne me respectait plus vraiment. En temps normal, j'aurais déjà rompu avec lui pour un tel comportement envers moi, mais j'étais beaucoup trop perdue à ce moment là. Et puis je n'avais nulle part où aller. Royce a justement profité de ça pour faire de moi ce qu'il voulait et pour s'imposer. Il rentrait tard le soir, bourré la plupart du temps. Il ne faisait aucune tache dans la maison, ce qui fait que c'est moi qui m'occupais de tout lorsque je rentrais de la fac sans aucune reconnaissance de sa part. Et lorsque je n'avais pas eu le temps de lui préparer son repas car j'avais eu beaucoup de travail à faire à la fac, il s'emportait et hurlait comme si j'avais commis un crime. Puis il a fini par se montrer violent. Ça a commencé par une gifle de temps en temps quand je le contredisais, puis ça a empiré à mesure que le temps passait. Il finissait par me frapper plus fort, faisant ainsi apparaitre des bleus sur mes avant bras et sur mon corps en général. Plusieurs fois j'ai fini à l'hôpital car il me cognait trop brutalement sans se contrôler et je finissais inconsciente. J'ai même fait un traumatisme crânien un jour. Enfin ce n'était qu'une commotion cérébrale. Mais j'ai quand même réalisé à ce moment là que je ne pouvais pas continuer comme ça. J'étais devenue une femme battue sans même m'en rendre compte. »
Bella était bouleversée d'entendre ça. Jamais elle n'aurait pu imaginer que Rosalie avait pu connaitre et subir tout ça. Elle avait l'impression d'avoir face à elle, une toute autre personne que Rosalie Hale. Ou du moins autre que la Rosalie Hale qu'elle connaissait. Et puis elle réalisa finalement, qu'au bout du compte, elle ne connaissait pas du tout Rosalie. Elle avait juste d'elle, son coté garce et odieuse. Mais en réalité, elle avait faux sur toute la ligne. Rosalie n'était ni hautaine, ni méchante, elle était juste perdue. Elle ne s'était pas trompée durant le diner précédant Noël, où ils s'étaient tous retrouvés autour d'une table au Lodge. Rosalie s'était forgée une carapace afin de se protéger. Mais elle la détestait trop à ce moment là pour vouloir chercher plus loin et essayer de la comprendre. À présent elle ne la détestait plus, elle était seulement triste. Triste et désolée pour elle.
« Et… » Tenta-t-elle d'une voix à peine audible. « Qu'est-ce que tu as fait ensuite ? » Rosalie fixa un point au loin et se retint de soupirer.
« C'est le moment où Jacob entre en action. » Déclara-t-elle sombrement. Bella se figea et retint sa respiration avec appréhension. « Quand tu t'es battue avec moi et que tu m'as déchirée mon tee-shirt ce jour là, il appartenait également à ma sœur et avec Royce qui me violentait, j'avais perdu les pédales. J'ai voulu me venger sur quelqu'un et naturellement, il fallait que ce soit toi. J'ai voulu me renseigner plus sur toi mais quand je t'ai vue avec Jake, je me suis dit qu'au final, tout ce que j'avais à faire était de coucher avec ton petit ami et que tu finisses par l'apprendre. Je ne suis vraiment pas fière de moi pour cela, mais dans le fond je ne le regrette pas. Jacob ne te méritait vraiment pas et je suis contente que mon initiative te l'ait prouvé. »
Bella secoua la tête d'incrédulité avec amertume. Elle sentit sa colère refoulée remonter progressivement.
« J'ai suivi Jacob un jour où il s'est rendu à un garage sur la réserve de la Push. Et c'est à partir de là que j'aie entamé mon plan pour le séduire, me faisant passer pour une cliente. Ça n'a vraiment pas été difficile, il était déjà prêt à coucher avec moi dès le début. Personnellement, ce type m'a dégoutée, même si je ne t'appréciais pas, la façon dont il te considérait était pitoyable et j'avais même de la peine pour toi. »
« Pourtant ça ne t'a pas empêché de coucher avec lui plusieurs fois et de me le piquer. » Répliqua Bella sèchement et méchamment.
Rosalie écarquilla les yeux, comme si elle entendait quelque chose d'incroyable.
« Je te demande pardon ? Tu… tu crois que j'ai couché avec lui plusieurs fois ? » S'exclama-t-elle outrée.
« Il me l'a dit ! » S'emporta Bella énervée.
Rosalie la regardait abasourdie, avec un léger rire tellement elle était incrédule.
« Il t'a dit… qu'on avait… » Elle secoua la tête avec véhémence. « J'y crois pas, ce type est encore plus con et gamin que je ne le pensais. » Soupira-t-elle. Bella fronça les sourcils.
« Quoi, il m'aurait menti ? » Demanda-t-elle sceptique.
« Bella, la seule fois où j'ai couché avec Jacob Black, c'était le jour de ton anniversaire parce je savais que tu allais arriver. Jamais je n'aurais supporté de m'envoyer en l'air avec lui plus d'une fois, il est tellement médiocre. Une vraie calamité… »
« Mais… mais enfin il m'a dit qu'il était tombé amoureux, que ça faisait un bout de temps et que… »
« Il t'a menée en bateau. » Coupa-t-elle déplorée. « Je lui ai bien fait comprendre que cela n'était que le coup d'une seule nuit et que jamais ça ne se reproduirait. Et il a quand même été d'accord, tout en sachant que c'était le jour de ton anniversaire. » Bella en resta déconfite et blessée dans son orgueil.
« Quel salaud… » Marmonna-t-elle haineuse. « Comment il a pu me mentir et me faire croire que vous étiez amoureux et que vous vous fréquentiez dans mon dos ? Et puis pourquoi ? Quelle raison avait-il de me raconter des bobards ? » Rosalie haussa les épaules.
« Je crois qu'il n'avait pas vraiment envie de se sentir ridicule et que tu saches que finalement, il se retrouvait tout seul comme un con. »
Bella leva les yeux au ciel. Elle n'aurait jamais cru que Jacob était capable d'un tel manque de maturité, bien qu'elle avait déjà eu affaire à son côté gamin, immature et égoïste. Elle se tourna vers Rosalie, se rendant compte qu'il y avait encore une question laissée en suspend.
« Pourquoi avoir fait croire à tout le monde que vous étiez ensemble si vous ne l'étiez pas ? »
« Jacob était au courant de ma situation avec Royce, et du fait que je n'avais aucun endroit où aller pour m'en sortir. Alors il m'a proposée ce deal. Si j'acceptais de faire croire qu'on était ensemble, il acceptait de me laisser vivre chez lui et de me protéger si Royce venait me récupérer. Au début j'étais contre, il en était hors de question, je refusais de perdre ma dignité. Mais lorsque je suis rentrée chez moi ce soir là, Royce était particulièrement remonté. Il avait bu et il a commencé à me hurler dessus et me frapper parce que je rentrais tard. Puis il a essayé de me violer ce soir là. J'ignore comment j'ai réussi à m'en sortir, la chance sans doute mais quelqu'un a frappé à la porte, un voisin qui voulait savoir si tout allait bien. J'en ai profité que la porte était ouverte pour m'enfuir en courant. Et comme j'étais à la rue, le seul endroit où je pouvais aller était chez Jacob. Donc j'ai fini par accepter. Le lendemain, il s'est rendu chez Royce pendant son absence pour récupérer mes affaires que j'avais laissées là bas. Jacob a parlé à Billy de ma situation et il n'a vu aucun problème à ce que je vive chez son fils, même s'il savait que le comportement de Jake n'était pas correct. »
« Et le soir de Noël ? Quand tu as appelé mon frère ? » Demanda Bella stupéfaite.
« J'étais seule et Royce m'avait retrouvée. Il m'avait menacée à plusieurs reprises de revenir si je voulais m'en sortir indemne mais je l'ai ignoré. Il m'a enlevée et m'a séquestrée dans son appartement car il voulait se venger pour avoir disparue et pour lui être si peu reconnaissante d'avoir gentiment accepté de me loger. » Bella faillit s'étouffer en entendant ces absurdités.
« Et tu as décidé d'appeler Emmett. » Déduit-elle.
« Royce s'était absenté je ne sais où et j'en ai profité pour appeler Paul car je savais que Jacob était occupé à faire la fête et qu'il refuserait de faire le déplacement. C'est lui qui m'a passée le numéro d'Emmett. Il a fait le voyage jusqu'à Seattle pour venir me secourir ce soir là. Je lui avais passé l'adresse au téléphone. Cette nuit là, Emmett m'a sauvée la vie. Il est venu me chercher et quand Royce est arrivé, il l'a tabassé. Il l'a menacé que si un jour il s'en prenait à moi de nouveau, il le tuerait de ses propres mains. J'ignore s'il était sincère en disant cela, mais Royce a vraiment pris peur et depuis, je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Et depuis, Emmett est devenu mon confident. J'ai fini par tout lui raconter. Et puis je suis tombée amoureuse de lui. » Avoua-t-elle avec un sourire au coin des lèvres. Elle releva le visage vers Bella et parla avec sérieux. « Je ne te mens pas Bella. Je te jure que j'ai vraiment énormément d'affection et de considération pour lui. Je ne lui ferai jamais de mal. »
Bella hocha la tête de compréhension et d'acceptation. Après toutes ces révélations, elle ne pouvait plus refuser la relation qu'ils entretenaient. Elle n'avait d'autre choix que de l'approuver.
« Pourquoi Jacob a-t-il proposé ce marché ? Qu'est-ce qu'il avait à y gagner de vous faire passer pour un vrai couple ? » Demanda Bella hébétée et consternée.
« Il n'avait pas envie de paraitre pour un nul devant toi après la façon dont il t'a larguée pour une conquête qui n'existe pas. Et puis il aimait le fait d'avoir une superbe petite amie plantureuse que la plupart des mecs lui envient. »
« Quel con… » Marmonna Bella sidérée. « Je n'arrive pas à croire que j'ai pu sortir avec un salaud pareil pendant deux ans sans réaliser à quel point il n'était qu'un pauvre connard. »
« Là-dessus je suis bien d'accord. » Approuva Rosalie en rigolant brièvement. « Quand j'ai voulu arrêter ce marché y a pas si longtemps parce que je me suis rendue compte que j'étais en train de tomber amoureuse de ton frère, il a refusé. Il m'a interdit d'arrêter cette mascarade et j'avais beau lui expliquer que j'étais intéressée par quelqu'un, il me disait que ce n'était pas son problème. Emmett m'a conseillée de me tirer mais je ne voyais pas où je pouvais aller et un ou deux jours après ça, il s'est fait arrêté par le F.B.I. La suite tu la connais. Emmett a débarqué chez Jacob le soir de sa libération et depuis on s'est vu en cachette jusqu'à ce que tu nous découvres aujourd'hui. »
Bella médita quelques instants, dubitative. Elle avait reçu beaucoup trop d'informations pour une seule journée et elle avait besoin de les assimiler dans son cerveau. Une chose était sûre, c'est que la colère et la haine envers Rosalie étaient parties. Mais elle n'était pas encore prête à tirer un trait sur tous les évènements et l'accepter en tant qu'amie.
« Rosalie… »
« Je ne te demande pas d'être amie avec moi Bella. » Interrompit Rosalie, comme si elle avait deviné ce que Bella s'apprêtait à lui dire. « Mais au moins maintenant tu sais tout. Et j'espère que tu n'en voudras pas à Emmett. Il n'a jamais souhaité que cette situation arrive. »
« C'est d'accord. » Déclara Bella. « Tu peux fréquenter mon frère et… » Elle baissa les yeux vers ses genoux. « Et tu peux loger chez nous si tu veux, je crois que c'est ce qu'Emmett voudrait. » Elle sourit. « De toute façon je n'ai pas réellement mon mot à dire. »
Rosalie la regardait avec de grands yeux. Elle n'arrivait pas à croire que Bella venait finalement d'accepter non pas d'être amies, mais de faire la paix et de tirer un trait, en acceptant sa relation avec Emmett.
« Bella je… »
« Mais s'il te plait Rosalie. » Coupa-t-elle les yeux implorants. « Épargnez-moi les démonstrations et les embrassades devant moi pendant quelques temps, juste histoire que je m'y fasse. » Rosalie se mit à rire, soulagée et légère comme jamais ça ne lui était arrivé.
« Aucun souci, je comprends tout à fait. » Bella sourit à son tour.
« Merci. »
Un silence se fit, ne troublant aucune des deux filles qui étaient perdues dans leurs songes. Bella décida qu'il était temps de s'en aller.
« Retourne à la maison sans moi, je n'ai pas très envie de voir Emmett et j'espère que tu le comprendras si je ne lui reparle pas tout de suite. » Rosalie hocha la tête.
« Crois-moi, je te comprends mieux que personne. Et je suis d'accord avec toi, il vaut mieux que tu le fasses languir un peu car ce qu'il a fait est inexcusable, surtout pour moi. »
Bella la regarda tristement. Elle aurait du mal à regarder Rosalie comme la femme battue et torturée qu'elle était. Elle allait devoir se faire à cette nouvelle personne qui s'introduisait dans sa vie et qui n'en sortirait que lorsque son frère l'aurait décidé.
« Prends soin de lui Rosalie. C'est vraiment quelqu'un de bien. »
« Je le ferai. » Promit-elle.
Sur ces dernières paroles, elles se levèrent et prirent chacune, des chemins différents. Bella quitta le parc par une sortie différente et se mit à déambuler dans les rues de Forks sans savoir où aller.
…
Sans trop savoir comment ni pourquoi, elle arriva par mégarde devant l'immeuble de son appartement. Elle leva les yeux vers le ciel, se demandant s'il était là ou non. Puis son regard se posa sur une voiture qu'elle reconnut comme étant sa Volvo. Elle poussa un profond soupir de soulagement. Il était là. Si sa voiture était garée, alors il se trouvait chez lui. Elle allait enfin le voir, le revoir, l'entendre à nouveau. Et la première chose qu'elle ferait serait de lui demander des explications. Non. La première chose qu'elle fera sera de l'embrasser, ensuite de lui demander de s'expliquer. L'embrasser d'abord, le serrer dans ses bras et savourer pleinement sa présence, avant de le bombarder et de l'incendier comme il se devait. Elle prit une inspiration pour se donner du courage et s'engouffra à l'intérieur de l'immeuble, la peur au ventre.
Elle se souvint alors de la fois où elle s'était ruée chez lui, après l'avoir évité pendant des jours et ne pouvant plus le supporter. Elle était désespérée ce soir là, tellement elle avait eu besoin de le sentir auprès d'elle. Cette fois-ci elle était tout autant désespérée mais ne faisait pas son maximum pour arriver le plus vite possible, bien au contraire elle avançait presque à reculons. Ses pas étaient amoindris, aussi petits que ceux d'une petite de trois ans. Au lieu de se précipiter sur l'escalier, elle décida d'attendre l'ascenseur. Elle ignorait totalement ce qui la rendait aussi peu pressée de se retrouver face à lui, probablement la peur d'être déçue, qu'il ne soit pas là ou d'être mal reçue. L'ascenseur arriva rapidement et elle s'immisça à l'intérieur, les doutes et les questions plein la tête. La montée des trois étages en ascenseur lui parut cependant interminable. Elle trépignait, se dandinait, croisait les jambes, les décroisait, jouait avec ses doigts…
Puis enfin la cage se stoppa nette et les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Bella prit une inspiration, pas rassurée ni convaincue et avança à la vitesse d'un escargot, jusqu'à se retrouver devant sa porte. Elle hésita avant de sonner. Et s'il ne voulait pas la voir ? S'il l'avait remplacée par une autre femme ? Cela expliquerait le fait qu'il l'évite depuis des jours et fasse croire qu'il a du travail…
Non.
Pas Edward. Il n'était pas comme ça. Elle n'avait peut être pas confiance en elle, mais elle avait confiance en lui. Quoi qu'à présent, elle ne savait plus trop comment le croire alors qu'il ne cessait de lui mentir. Elle ferma les yeux, puis avec une main fébrile, elle appuya sur la sonnette. Elle rouvrit les yeux et regarda la porte fermée, attendant – priant même – pour qu'elle finisse par s'ouvrir.
Et qu'elle ne fut pas sa surprise lorsque la porte s'ouvrit bel et bien, à la volée, et laissa place à l'homme qu'elle avait désespérée voir et entendre pendant des jours. L'homme qui n'avait plus donné signe de vie, qui l'avait fuie, qui lui avait mentie, qui lui avait fait la plus belle des déclarations d'amour dont elle puisse un jour rêver recevoir, et qui avait déserté le lendemain. L'homme dont elle était toujours éperdument amoureuse et dont elle le serait toujours, jusqu'à ce que la mort ne l'emporte, que sa vie ne s'achève et que dans un dernier souffle, elle ne pousse son dernier soupir.
Son cœur à cet instant se stoppa, comme s'il n'avait plus aucune raison de battre frénétiquement, comme s'il était en paix maintenant qu'il avait retrouvé sa moitié. Bella fut époustouflée de le voir, toujours aussi beau, toujours aussi parfait, toujours aussi stupéfiant… Elle aurait pu sourire, elle l'aurait fait, si elle n'avait pas remarqué son visage cerné et ses traits marqués et prononcés, comme s'il avait vieilli en quelques jours. Il était exténué et avait l'air perturbé. Il ne souriait pas. En revanche quand il a ouvert la porte et s'est rendu compte qu'il s'agissait de Bella, ses yeux s'étaient agrandis de stupéfaction et d'ébahissement, ainsi qu'un scintillement d'émerveillement. Mais ils étaient très vite passés à une sorte d'indifférence et de lassitude qui la déstabilisèrent complètement.
« Bella… » Salua-t-il comme si ça le dérangeait de lui adresser la parole. (N/Lou: ça sens pas bon... Y a pas plus chaleureux comme accueil moi j'dis ^_^)
La jeune fille ne savait plus où se mettre tellement elle était déroutée. Jamais Edward n'avait été froid avec elle. Jamais. Que lui arrivait-il ? Elle eut un mouvement de recul instinctif mais s'abstint car elle avait vraiment envie d'être proche de lui.
« Edward… » Murmura-t-elle pour répondre à son « bonjour enthousiaste ».
« Qu'est-ce que tu fais ici ? » Demanda-t-il avec impassibilité. Elle entrouvrit la bouche et prit sur elle pour ne pas fondre en larmes.
« Est-ce que je peux entrer ? » S'enquit-elle, sans se démotiver.
« Écoute Bella, je ne crois pas que ce soit une bonne idée que tu entres maintenant… »
« Tu sais quoi ? En fait j'en ai rien à secouer de ta permission. » Répliqua-t-elle piquée au vif. « Si je veux entrer, j'entre et tu fais avec. » (N/Lou: ça, c'est cash.)
Edward parut étonné de son soudain franc parler. Il ne connaissait pas Bella aussi direct et peu aimable. C'est à ce moment là qu'il se rendit compte qu'il était vraiment allé trop loin et qu'il allait devoir changer de comportement s'il voulait un jour obtenir son pardon. Il détourna les yeux et s'effaça pour la laisser rentrer. Lorsque Bella entra dans l'appartement, elle se rendit tout de suite compte que quelque chose clochait, que quelque chose avait changé. Mais elle était tellement obnubilée par Edward qui la suivait qu'elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qu'il y avait de changé.
Arrivée dans le salon, elle essayait de déterminer ce qu'il y avait d'anormal mais lorsqu'elle vit qu'Edward se dirigeait vers la table à manger sans même faire attention à elle, elle oublia l'espace dans lequel elle se trouvait pour se focaliser sur lui. Il s'assit sur une des chaises et se prit la tête dans les mains, comme s'il était torturé, ce qui surprit Bella au plus au point. Elle fronça les sourcils. Elle n'aimait pas du tout le voir comme ça, aussi sombre et mal en point. Que s'était-il passé pour qu'il soit dans un tel état ? Et pourquoi l'avait-il mise à l'écart ?
Elle se souvint alors des propos que Tanya avait tenus à son égard et commença à se demander si elle n'avait pas raison, si Edward n'était pas en train de l'éjecter de sa vie comme il le faisait avec tout le monde… Après tout, qui était-elle pour oser prétendre être l'exception qui confirme la règle ?
« Bon, qu'est-ce que tu veux ? » Finit-il par demander avec froideur. (N/Lou: t'es idiot ma parole? c'est toi qu'elle veut!) (N/A: Lou, je t'ai déjà dit de pas traiter Edward d'idiot !)
Ce ton distant et limite méchant venant de lui fit ramener à son bon souvenirs toute la rage et la colère qu'elle éprouvait envers lui pour l'avoir délaissée, menti, oubliée et ainsi de suite. Elle le lorgna du regard méchamment, tellement elle était énervée.
« Ce que je veux ? Tu… Bon sang tu es en train de me demander ce que je veux ? » Ses nerfs étaient sur le point de lâcher. « Mais où étais-tu passé Edward ? ! » Cria-t-elle soudainement. « Pourquoi tu ne réponds plus au téléphone ? Pourquoi tu ne m'appelles plus ? Pourquoi tu ne veux plus me voir et pourquoi tu m'éjectes de ta vie ? Qu'est-ce que je t'ai fait au juste ? »
Elle sentait les larmes lui monter à mesure que sa colère éclatait. Edward était décontenancé par la colère de Bella, mais s'y attendait tout de même. Il savait qu'elle serait très énervée après lui, il le méritait. Cependant il ne releva pas sa tête de ses mains.
« Désolé de ne pas t'avoir appelée. » Marmonna-t-il.
Bella écarquilla les yeux, abasourdie comme hébétée. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait.
« Désolé ? » Répéta-t-elle incrédule. « Tu es désolé ? ! Enfin tu… tu imagines comment je me suis sentie mal durant des jours ? J'ai passé des journées atroces et toi tu es désolé ? »
« Oui je suis désolé ! » S'énerva-t-il en relevant la tête pour l'affronter. « Moi aussi j'ai eu des problèmes et on ne peut pas dire que ça s'arrange alors désolé de ne pas t'avoir rappelée, ni donnée signe de vie. »
Bella détourna les yeux, incapable de croire ce qu'elle entendait. À ce moment là, elle le détestait. Oui profondément, Bella détestait Edward.
« Vendredi Alice et moi on s'est fait virer d'un magasin à cause de tes foutus parents. Qu'est-ce que tu as fait quand j'ai voulu t'appeler car je n'étais pas bien ? Tu m'as raccrochée au nez ! » Cracha-t-elle.
Edward fronça les sourcils.
« Vous vous êtes fait virer d'un magasin ? » Demanda-t-il surpris.
« On est sur liste noire. Je crois qu'on ne peut plus aller nulle part désormais. » Répondit-elle glaciale. Edward soupira.
« J'ignorais qu'ils t'avaient posé des problèmes à toi aussi. » Elle leva les yeux au ciel.
« Tu l'aurais su si tu ne t'étais pas comporté comme un sale con. » Répliqua-t-elle cinglante.
Il ferma les yeux quelques secondes, ayant du mal à supporter les répliques de Bella qui lui faisaient plus de mal qu'un poignard, avant de les rouvrir tristement.
« Excuse-moi Bella, mais tu n'es pas la seule à avoir eu des problèmes. »
« Mon frère et Rosalie sont ensemble. Tu le savais non ? » Continua-t-elle en l'ignorant. Il cligna des paupières, étonné.
« J'ignorais qu'ils s'étaient mis ensemble. Je savais juste ce qu'il éprouvait pour elle et il m'a raconté ce qu'elle lui avait dit à propos de Royce, Black et du décès de sa famille. Comment tu l'as appris ? »
« Je te l'ai dit dans le message que je t'ai laissé tout à l'heure… Je vois que tu ne l'as pas écouté… »
« Bella… Je ne réponds plus à mon téléphone, je l'ai laissé éteint. » Expliqua-t-il.
« Ça je suis au courant merci ! Sais-tu le nombre de fois où je t'ai téléphoné ? »
« Excuse-moi, j'avais juste besoin d'être seul… » Tenta-t-il une nouvelle fois excédé.
« Mais arrête de t'excuser à tout bout de champ, je me contrefiche de tes excuses Edward ! Tu n'étais pas là quand j'avais besoin de toi ! Je vis un cauchemar en ce moment et toi tu n'es même pas là ! Tu ne t'es même pas soucié de moi une seule fois ! »
« Mais merde tu ne vois pas que moi aussi j'ai des problèmes ? ! » S'emporta-t-il soudainement en se levant.
« Et comment pourrais-je le voir idiot ? Tu m'ignores et fais comme si je n'existais pas ! »
« Tu es vraiment égoïste Bella… » Murmura-t-il déploré.
Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit, tellement elle était consternée qu'il la traite ainsi. Surtout après le comportement qu'il avait eu. C'était lui l'égoïste.
« Moi je suis égoïste ? ! » S'exclama-t-elle ahurie et débordante de rage. « Non mais tu t'es vu ? C'est toi l'égoïste ! Tu me jures que tu ne me quitteras jamais, que tu m'aimeras toujours et l'instant d'après, tu te tires et tu fais comme si je n'existais pas ! Quand j'ai besoin de parler avec toi, tu fuis ! Tu refuses d'entendre parler de mes problèmes, tout ce qui t'importe, c'est toi ! »
« Oh arrête ! » S'écria-t-il. « Si quelqu'un est égoïste ici, c'est bien toi ! Tout ce que tu veux de moi, c'est que je sois là pour te réconforter quand tu ne vas pas bien. Tu ne t'inquiètes pas de savoir si je vais bien, ou si moi aussi j'ai des emmerdes dans ma vie, tout ce qui t'importe c'est toi, toi et toi seule !
Bella avait les larmes aux yeux de l'entendre dire des choses aussi incroyablement fausses. Elle n'avait pas arrêté de s'inquiéter pour lui, ça l'avait rongé de l'intérieur de ne pas savoir ce qui lui arrivait. Et d'entendre ça, le peu de considération qu'il avait pour elle, elle en fut blessée, comme jamais auparavant elle ne fut blessée. Elle avait l'impression de se prendre une deuxième claque en pleine figure.
« Je n'arrive pas à croire que tu puisses penser ça de moi… » Murmura-t-elle sanglotante. « Enfin Edward je n'ai fait que ça m'inquiéter pour toi ! Ça ma tué de ne pas savoir si tu allais bien, ce que tu faisais, pourquoi tu m'évitais… Je ne fais que ça, penser à toi ! Comment peux-tu dire une chose pareille ? »
« Mais regarde autour de toi ! » Hurla-t-il. « Tu ne vois donc pas du changement dans cet appart ? Tu es tellement centrée et focalisée sur toi-même que tu ne t'en rends même pas compte ? ! »
Belle fronça les sourcils d'incompréhension à travers ses pleurs et se mit à regarder autour d'elle. Elle avait su dés le départ que quelque chose clochait dans cet appartement, mais elle n'avait pas réussi à définir ce que c'était, car elle avait été trop obnubilée par Edward qu'elle venait tout juste de retrouver. Et maintenant qu'elle inspectait l'appartement, elle se rendit compte de ce qu'elle était en train de réaliser, à propos de ce qui s'était passé ici et elle en resta bouche bée.
« Edward… » Fit-elle désœuvrée et apeurée. « Où sont passés les meubles ? Et pourquoi ton salon est rempli de cartons ? » (N/Lou: Enfin...)
Il baissa les yeux avec une lueur de mélancolie.
« Tu vois, si tu avais pris la peine de faire un peu attention à ce qui se passe autour de toi au lieu de débouler chez moi pour m'incendier sans penser à rien d'autre, tu l'aurais vu tout de suite. »
Bella n'osa pas le regarder, comprenant soudainement qu'il avait de réels problèmes et qu'une fois encore, il ne lui en avait pas parlé.
« Edward… Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Supplia-t-elle. « Je t'en prie, dis-le moi. » Il soupira.
« Je suis expulsé. » (N/Lou: *se prépare à massacrer C.C...*)
Elle pâlit tellement qu'Edward se demanda si elle n'était pas en train de faire un malaise.
« Tu… tu peux répéter ? » Il détourna les yeux et fixa un point droit devant lui.
« L'appel que j'ai reçu jeudi dernier, il venait du propriétaire de cet appartement. Il voulait me voir et m'attendait ici, c'est pour ça que je suis parti précipitamment. » Il baissa le regard vers la table. « Il m'a donné cinq jours avant d'être viré de l'appartement. » Elle écarquilla les yeux, interdite.
« Mais… c'est impossible… Enfin pourquoi ? » Balbutia-t-elle paniquée.
« Mon père a suspendu mon compte, je n'ai plus accès à l'argent qui était dessus. J'imagine que le proprio a dû le savoir et ne veut plus d'un locataire qui n'a pas les moyens de payer le loyer. Ou alors mon père lui a versé un gros pot de vin. C'est ce qu'il fait à chaque fois. »
« Alors… tu es… »
« Sans argent et à la rue. » Conclut-il sombrement. (N/Lou: Putain... y a pas plus cash que ça.)
La vérité s'imposa elle-même aux yeux de Bella et elle le regarda tristement, désolée et prise au dépourvu. Le visage abattu qu'il affichait lui donnait envie de crier et de détruire les personnes responsables de son malheur. Elle voulait le voir sourire, et non le voir aussi désespéré. C'était pire que de regarder un film de Freddy à la télévision lors d'un vendredi treize. Elle avait le sourire lorsqu'il était heureux. Il était tellement beau dans ces moments là… Et même si là elle le trouvait toujours aussi beau, c'était complètement différent et ça ne dégageait pas du tout le même aura merveilleux qu'il dégage habituellement. Elle s'approcha légèrement, ne voulant pas en faire trop car elle ignorait comment il réagirait si elle le touchait, bien qu'elle en mourait désespérément d'envie.
« Edward… » Murmura-t-elle les yeux emplis d'un profond intérêt pour lui. « Edward je suis désolée. »
Il jeta un rapide coup d'œil vers elle avant de reporter son regard vers la table qui était le seul meuble qui n'avait pas encore été démonté ou recouvert d'une bâche.
« C'est bon Bella. J'ai pas besoin d'entendre de la pitié venant de toi. »
Elle tressaillit, comme si ses paroles l'avaient brulée. Elle ne comprenait pas ce jugement à son égard et elle en fut déroutée.
« De la pitié ? Mais… tu penses vraiment que j'éprouve de la pitié ? » Il lui lança un regard dédaigneux.
« Si ce n'est pas de la pitié alors qu'est-ce que c'est ? » Rétorqua-t-il acide.
Elle le regarda à moitié blessée dans son amour propre.
« De la compassion, crétin ! » Répliqua-t-elle vexée. « Ça me déplore que tu aies à vivre ça, d'autant plus que tu ne le mérites pas. Et j'ai juste envie de lui casser les dents à ton père pour oser te faire subir tout ça. Mais de la pitié enfin… Jamais je n'aurai pitié pour toi, la seule personne pour qui j'en ai c'est pour lui car il n'arrive même pas à voir ce qu'il a sous les yeux, c'est-à-dire un fils merveilleux et des amis pourris ! »
Il médita quelques instants sur ses paroles. Aucun doute qu'il était touché par ce qu'elle venait de dire. Il avait d'ailleurs toujours su que Bella était du genre à être compatissante, et non à éprouver de la pitié. Il savait que son comportement envers elle était exécrable et sans fondement. Mais il n'arrivait pas à s'en empêcher. C'était plus fort que lui. Il savait qu'il lui faisait du mal en agissant comme ça, en la repoussant sans raison, alors qu'elle ne demandait qu'à le soutenir, et il s'en faisait aussi. Car leur distance et leurs barrières le heurtaient et lui étaient insupportables.
« Excuse-moi. » Murmura-t-il comme si ça lui écorchait la bouche. « Je suis à cran, c'est tout. »
Elle ne rétorqua rien, se contentant d'acquiescer silencieusement, les yeux rivés sur ses chaussures.
« Pourquoi tu ne m'en as pas parlée ? » Finit-elle par demander timidement. Il haussa les épaules.
« Qu'est-ce que ça aurait changé ? »
« J'aurais pu être là pour toi si tu m'en avais donnée l'occasion. » Il soupira et se passa une main au visage.
« Tu n'as pas à vivre ça Bella. » Elle se retint de ne pas éclater.
« Mais bien sûr que si voyons ! On est un couple, on est sensé affronter les problèmes tous les deux ! Si on doit finir nos jours ensemble, comment veux-tu que ça marche si tu m'évinces à chaque fois et que tu ne me fais jamais part de quoi que ce soit ? »
Il soupira une nouvelle fois, avant poser son front contre son poing, refusant de répondre en sachant qu'elle avait raison. Un silence pesant et intenable se créa et Bella ne put supporter son silence plus longtemps.
« Qu'est-ce que tu comptes faire ? » Changea-t-elle de sujet abruptement, sachant très bien qu'elle n'arriverait à rien en tirer.
« J'en sais rien. Que veux-tu que je fasse ? Je suis sensé déposer la clé sous le paillasson demain et je dois avoir déménagé toutes mes affaires. » Annonça-t-il.
« Mais où tu vas aller ? » S'enquit-elle paniquée. « Si tu n'as pas d'argent… »
« Je l'ignore Bella ! » S'emporta-t-il. « Si je le savais, tu crois que je serais dans cet état ? » Fit-il sarcastique.
« Mais tu ne peux pas te retrouver à la rue comme ça ! Tes parents n'ont pas le droit de faire ça à leur propre enfant ! » Protesta-t-elle incrédule.
« Pour la énième fois, ils ont tous les droits. Et puis… je pense à vendre mon piano. Avec ça je pourrais en tirer quelque chose. » Bella en resta déconfite et abasourdie.
« Quoi ? Mais tu ne peux pas faire ça ! » S'exclama-t-elle révulsée. « Ton piano a toujours été important pour toi. Je ne te laisserai pas faire. » (N/Lou: Même avis que la colérique... NO TOUCH au piano!)
« Et que veux-tu que je fasse ? ! » S'écria-t-il avec rage. « Je n'ai plus d'argent, tu comprends ce que je te dis ou quoi ? »
« Tu veux bien arrêter de me parler comme à un chien ? Je n'ai rien fait pour me faire insulter de cette façon ! » S'énerva-t-elle. « Et peut être que si tu m'en avais parlée dès le début, on aurait pu trouver une solution. »
« Mais bien sûr… » Soupira-t-il avec ironie. « Parce que pour toi, c'est facile pour un mec d'annoncer à sa copine qu'il se retrouve pauvre et sans domicile ! »
« Arrête ça ! C'est pas comme si c'était la première fois que tu me mentais et que tu refuses de te confier à moi ! C'est toujours comme ça avec toi ! Sans arrêt tu me caches tes problèmes, tu refuses de me faire entrer dans ta vie, je ne sais pas ce que tu cherches à prouver en faisant ça mais ça commence à m'énerver et je peux plus continuer comme ça. »
« Et bien barre-toi dans ce cas, la porte est juste là, je ne te retiens absolument pas ! » Hurla-t-il. (N/Lou: ça me rappelle quand je te disais que la porte était ton ami, ma passion... n'empêche... c'est hard.) (N/A: Sauf que toi tu rigolais...^^)
Bella le regarda la bouche à moitié ouverte en réalisant qu'il se fichait complètement qu'elle soit là ou non. Elle le regarda blessée et dégoûtée, se sentant profondément ridicule d'être là alors qu'il était clair qu'elle l'embêtait et qu'il ne changerait pas son attitude. Elle secoua la tête de désespoir et ravala ses larmes. Elle prit une profonde inspiration et laissa sa colère ressurgir.
« Tu sais quoi ? Si tu veux que je m'en aille et bien t'as gagné. Tu veux finir tes jours tout seul ? Très bien ! Je ne vais pas rester une minute de plus ici pour me faire insulter. Je me tire, salut Edward ! »
Elle se dirigea vers la porte de l'appartement en colère. Elle posa une main sur la poignée et s'apprêta à l'ouvrir lorsqu'elle sentit une pression sur son bras. Elle n'eut pas le temps de tressaillir qu'Edward la fit se retourner brusquement et la plaqua sans ménagement contre le mur à coté de la porte avant d'écraser ses lèvres sur les siennes avec brutalité.
Elle gémit de protestation face à cette agression et tenta de se dégager prestement mais il l'en empêcha en coinçant ses bras au-dessus de sa tête d'une main et en les serrant plus que de raison, si bien que Bella gémit de douleur contre sa bouche. Sans le vouloir, son corps se mit à réagir et une vague de désir emplit son bas ventre. Bien qu'elle tentait par tous les moyens de se dégager, elle voyait ses forces et sa volonté s'amoindrir petit à petit. Edward en la voyant lutter, redoubla de fougue et de puissance, raffermissant sa prise autour de ses poignets suspendus au-dessus d'elle et collant son corps contre le sien, mettant en contact son début d'érection avec le bas de son ventre. Cette fois Bella gémit de désir et ses barrières finirent par s'effondrer presque complètement. Elle se sentait perdre la tête et ferma les yeux tandis qu'il prenait possession d'elle en caressant son corps de sa taille à sa cuisse, tout en effleurant volontairement la silhouette de son sein gauche par-dessus son vêtement. Le dos de la jeune fille s'arqua sans qu'elle ne le veuille, se décollant du mur pour se coller encore plus contre son torse.
Dans un éclair de lucidité, elle tenta de recouvrer ses esprits et fit appel à toute sa mentalité et son énergie pour essayer de se dégager, sans succès. Elle tenta de détourner la tête afin de rompre le baiser qu'il avait commencé sans qu'elle ne l'y autorise. Par un pur miracle qu'elle croyait perdu, elle parvint à rompre leurs lèvres et en ressentit comme un énorme vide à l'intérieur. Il la regarda avec des yeux emplis de désir et d'impatience tandis que les siens étaient suppliants.
« Edward s'il te plait…. » Implora-t-elle. « T'as pas le droit de me faire ça maintenant, après la façon dont tu t'… »
« Tais-toi Bella. » Interrompit-il sèchement avant de l'embrasser une nouvelle fois, toujours avec autant d'ardeur et de férocité.
Bella gémit une nouvelle fois d'objection mais ses pensées se firent incohérentes et elle laissait petit à petit son désir parler pour elle. Ses tétons s'étaient durcis sous son chandail, son corps se laissait faire et réagissait instantanément aux endroits où il la touchait avec sa main libre. Lorsqu'il força le passage de sa bouche avec sa langue, elle finit par rendre les armes pour de bon et se laissa faire, perdue dans son excès de luxure et d'allégresse.
Edward sentit qu'elle abandonnait ses réserves et s'évertua à l'embrasser avec plus d'agressivité qu'il ne l'avait jamais fait. Sa langue ne lui laissait aucun moyen de gagner la bataille qui se jouait dans leurs bouches, il faisait d'elle ce qu'il voulait, il était maitre de la situation et il avait besoin de libérer toute la colère et la torture qu'il éprouve depuis des jours. Bella gémit de délice contre sa bouche lorsqu'il prit sa lèvre inférieure entre ses dents et la mordilla jusqu'à en laisser une coupure, avant de replonger sa langue dans sa bouche, impatient. Sa main libre empoigna sa cuisse à l'intérieur de sa jupe et la ramena contre lui en la tirant sans ménagement. Bella voulait le toucher, elle voulait passer ses doigts dans sa tignasse désordonnée, empoigner son sexe durci dans ses mains, caresser son corps abondamment… Mais il l'en empêchait en serrant ses poignets, la frustrant plus que de raison.
D'un coup sec et sans qu'elle ne le voie venir, il arracha sa jupe en jean sauvagement qui se trouva propulsée à terre. Bella étouffa un cri de surprise et sa culotte se mit à mouiller inconsciemment et sans prévenir. Elle enroula ses jambes autour de sa taille instinctivement et son intimité fut pressée contre sa bosse désormais douloureuse, ce qui accentua gravement le désir qui montait en elle. Edward grogna de façon rustre et fondit sur elle farouchement en faisant cogner son dos contre le mur une nouvelle fois. Sa main emprisonnant ses poignets lâcha sa prise et descendit ardemment sur sa taille. Puis il lui fit passer son chandail par-dessus sa tête avec rapidité avant de se ruer sur ses lèvres pour un nouveau baiser enragé. Bella était complètement soumise à sa volonté. Son corps ne lui obéissait plus. La seule personne ayant une emprise sur elle, c'était lui. Elle abaissa ses bras pour les placer autour de son cou et fourragea dans ses cheveux âprement, tandis qu'il faisait glisser ses mains sur son corps dévêtu. Il prit ses deux seins en coupe qui étaient bien durcis à travers le soutien gorge et grogna de frustration à cause de la barrière créée par le sous vêtement. Il passa une main furieuse et rageuse dans son dos et défit violemment l'agrafe. Le soutien gorge tomba de ses épaules et aussitôt, ses mains plongèrent sur sa poitrine qu'il pressa fermement, la faisant crier d'extase mais également de douleur face à la brutalité avec laquelle ses seins étaient compressés. Sa bouche descendit vers sa mâchoire et il se mit à l'embrasser sous son oreille, avant d'effectuer un trajet brusque et impatient vers son cou, tandis qu'elle perdait la notion de la réalité et qu'elle fermait les yeux en expirant bruyamment, et en inclinant la tête dans le sens inverse pour lui laisser plus d'espace. Elle avait du mal à respirer convenablement et ses mains avaient du mal à tenir ses cheveux tellement sa force lui manquait.
Cela faisait des jours qu'elle n'avait pas été aussi proche de lui. Ça remontait même au matin de l'emprisonnement d'Emmett, soit pour elle, l'époque de Cro-Magnon. Et en parlant de Cro-Magnon, elle devait avouer que la façon rude et sauvage avec laquelle il se jetait sur elle comme si elle était un morceau de viande n'était pas très différente des hommes de cette époque là. Il ne faisait pas du tout attention à elle, ni ne s'occupait d'elle. Il ne faisait que s'occuper de lui, comme un animal ou un prédateur dévorant sa proie. Et elle reconnaissait que cette vision d'un Edward réduit à l'état de brut animal l'émoustillait plus qu'elle ne l'aurait voulu. Le désir grimpait en flèche et se multipliait dans son organisme, à ce stade, elle était sur le point d'exploser s'il ne la prenait pas ici et maintenant. Il fit descendre ses mains vers sa culotte d'ors et déjà trempée et sa bouche se dirigea vers sa poitrine qu'il lécha avec passion, effectuant des allers-retours entre ses deux mamelons qui étaient aussi durs que la pierre. Sans ménagement, il lui arracha sa culotte d'un geste brusque qui la fit hoqueter et alors que sa bouche était toujours occupée avec sa poitrine, il la pénétra soudainement, d'une telle violence qu'elle en eut le souffle coupé, comme si elle manquait d'air.
Elle ne s'était même pas rendu compte qu'il avait eu le temps d'abaisser son pantalon et son sous-vêtement, elle était totalement déconnectée de toute pensée, oublieuse du temps et de l'espace. Il n'attendit pas qu'elle se soit habituée à sa présence et se mouvait en elle avec une rapidité que Bella trouvait beaucoup trop agressive, mais cependant, carrément excitante. Edward ne prenait pas soin d'elle comme il le faisait si bien les fois précédentes. Il ne montrait pas ses sentiments, ni la considération immense qu'il avait pour elle. Au contraire il se servait d'elle que comme d'un moyen de se soulager et d'extraire tous ses tourments, sa colère et sa frustration de ne pas avoir été dans son antre humide et chaude depuis si longtemps.
Il effectua des poussées violentes et bestiales dès le début, si bien qu'elle en éprouvait une certaine douleur du fait qu'il ne la ménageait pas. Mais d'un certain coté, la douleur qu'elle ressentait aggravait l'excitation et le plaisir intense qu'elle ressentait. Elle descendit ses mains en tenta en tremblant de déboutonner sa chemise, frustrée d'être la seule entièrement nue alors qu'il portait encore tous ses vêtements sur lui. Mais il ne l'entendait pas de cette oreille et d'une main, il lui prit à nouveau les poignets pour les coller au mur, au-dessus de sa tête, tandis qu'elle grognait de frustration de ne pas être capable de le toucher physiquement, ni de sentir son corps nu contre le sien.
Il accéléra le mouvement, toujours plus irascible, plus hargneux et emporté alors que Bella roulait des hanches à la mesure du possible, poussant son bassin contre le sien, son intimité contre son sexe ancré en elle, qui commençait sérieusement à devenir extrêmement serrée. La bouche d'Edward était toujours en pleine possession de sa poitrine et sa main libre se baladait sur son corps nu, de sa silhouette à sa taille, en passant par son sein qui n'était pas tenaillé par sa langue, puis allait tenir sa fesse fermement, avant de pousser celle-ci contre lui, la faisant crier de surprise et émettre un râle de plaisir alors qu'il grognait puissamment. Bella se sentait défaillir, la tête lui tournait et elle ne retenait même pas la puissance de ses gémissements qui emplissaient la pièce. Elle était complètement à sa merci, même elle n'avait pas une telle emprise sur son propre corps. Elle était sur le point de venir, à mesure qu'il accélérait la cadence et qu'il la prenait plus sauvagement et férocement à chaque nouvelle poussée. Il ne s'arrêtait pas, ne lui laissant aucune seconde de répit. Il poussait inlassablement en elle, la faisant hurler sans s'en rendre compte tellement le plaisir qu'elle ressentait était à son apogée.
Au moment d'atteindre l'orgasme, il se retira d'elle l'espace d'une seconde, la faisant gémir de frustration et revint en elle de façon plus virulente et impitoyable, si bien que ses parois se resserrèrent autour de son sexe qui se déversait à l'intérieur d'elle et l'emplissait totalement. Ils se laissèrent aller dans leur orgasme et Edward laissa reposer son corps contre le sien collé au mur tandis qu'ils reprenaient leur respiration hachurée. Il enfouit sa tête au milieu de sa poitrine tandis que la sienne était collée au mur. Bella avait toujours ses mains suspendues au dessus d'elle, ce qui faisait que son corps était encore plus étiré et arqué lorsqu'elle respirait bruyamment, ce qui la fit se coller contre le corps d'Edward encore vêtu et il n'en fallut pas plus pour qu'il en redemande.
Après s'être assuré qu'elle ait repris ses esprits et sa respiration, il remonta son visage et l'embrassa fiévreusement avec ardeur. Elle se sentit encore divaguer et le feu de son bas ventre s'allumer ainsi que son intimité s'humidifier une fois de plus. Elle ouvrit la bouche et leurs langues entrèrent en contact et se livrèrent une bataille sans merci.
Puis sans crier garde, il s'immisça une nouvelle fois en elle d'un habile coup de reins, sans même attendre qu'elle soit prête.
Bella eut la sensation d'un horrible déchirement qui la fit se crisper de douleur. Le fait qu'elle n'était pas encore prête à le recevoir en elle lui fit atrocement souffrir et la douleur eut vraiment du mal à s'estomper. Cependant, la sensation de la douleur subie par son sexe qui la pénétrait durement provoqua chez elle un fort sentiment d'intense plaisir et d'un désir incommensurable. Elle était peut être masochiste d'éprouver du plaisir quand il lui faisait mal, mais c'était indépendant de sa propre volonté. Tout ce qu'Edward était susceptible de lui faire subir, elle l'acceptait et y prenait goût. Car dans le fond, le fait qu'il joue au rôle du dominateur, de la brute primitive et qu'il la prenne cruellement et sans sentiment, ça lui plaisait de manière inconditionnelle. Parce qu'il était clair que leur ébat n'était en rien comparable aux ébats si fusionnels, si passionnés et exaltants qu'ils ont l'habitude d'avoir. Là en l'occurrence, il s'agissait tout simplement d'une pure baise.
Une baise sauvage, acharnée, agressive et Ô combien excitante.
L'affreuse douleur qui tiraillait son intérieur s'évaporait progressivement pour laisser place à un pur plaisir et une jouissance enchanteresse. De plus, elle sentait qu'Edward avait besoin de cet ébat rustre et lancinant pour se soulager de toute la pression qu'il avait accumulée ces derniers jours. Il n'avait plus aucun contrôle sur rien dans sa vie et ça ne lui plaisait guère. Il avait besoin d'avoir le contrôle sur au moins une chose dans sa vie qui partait en cacahouètes et le corps de Bella était justement quelque chose sur lequel il avait un total contrôle, qu'il possédait et qui ne le désobéissait ni ne le trahissait jamais. Il se mit à la pénétrer furieusement, déclenchant une frénésie de coups plus brutaux les uns que les autres. Bella laissait échapper des gémissements intensifiés contre sa bouche qui se faisait plus pressante et qui elle aussi, était agressive. Jamais Edward ne l'avait embrassée comme ça, de façon si farouche et féroce. Elle avait du mal à respirer, comme si elle était sur le point de faire un coma. Il allait finir par la tuer à ce rythme là.
Il accélérait le rythme sans cérémonie et grognait son plaisir, tout en continuant à l'embrasser goulument et violemment. Ses mains s'étaient emparées de son corps et se déplacèrent dans son dos, jusqu'à se placer sur ses fesses pour les maintenir solidement. Il la tira brusquement vers lui, la faisant décoller du mur tandis qu'elle prenait appui sur lui. Puis il poussa en elle, la plaquant une nouvelle fois avec acharnement contre le mur, la faisant crier son plaisir, aussi puissant que la douleur du choc dans son dos. Elle sentait ses muscles lâcher prise et l'abandonner et heureusement qu'Edward la maintenait car elle n'aurait jamais pu se stabiliser toute seule, les jambes enroulées autour de lui. Il recommença son manège plusieurs fois, la ramenant vers lui et la poussant contre le mur en la pénétrant puissamment. Chaque nouvelle poussée était plus intense, ardente et bestiale que la précédente. Leur cerveau à chacun était en ébullition et en effervescence, tellement ils étaient pris dans leur déchainement fougueux.
Ils ne purent tenir debout plus longtemps et finirent allongés par terre, elle à califourchon sur lui et son corps entièrement nu pressé contre le sien. L'instinct primitif de Bella se réveilla et elle lui arracha sa chemise violemment, tout en l'embrassant avec dévotion et brusquerie. Il émit un grondement tandis qu'elle le débarrassait de tous ses vêtements, tandis qu'ils fusionnaient toujours, le plaisir les traversant de toute part. Elle se mit à caresser son corps avidement et ondulait son bassin sur lui. Leur ébat ne tarissait pas et était toujours aussi puissant, même encore plus à chaque seconde. La bouche de Bella partit à l'assaut de son torse avec fièvre, comme si elle était affamée. Elle l'embrassait à tous les recoins, avant de remonter vers sa bouche pour un baiser passionné. Edward la maintenait par les hanches et il la releva pour sortir d'elle volontairement, avant de la ramener sur lui avec force, tandis qu'elle s'empalait sur sa verge une nouvelle fois. Ils crièrent tous deux, puis il réitéra le même mouvement.
Au bout de ce qui semblait être une éternité, les parois de Bella se resserrèrent pour la deuxième fois consécutive et elle quitta sa bouche pour pousser un cri fracassant qui envahit la pièce alors qu'il émettait une longue plainte rauque provenant de sa gorge, leur orgasme les traversant de toute part. Ils prirent leur temps pour reprendre leur respiration et leurs esprits tellement ils étaient vidés et essoufflés.
Bella n'arrivait pas à croire qu'il l'avait envoyée au septième ciel deux fois d'affilés, sans aucune pause ni aucun moment de répit entre les deux. À chaque fois qu'elle avait droit à un orgasme digne de ce nom avec lui, elle avait droit à un nouveau plus puissant, plus intense et plus fort que le précédent. Edward était fait pour elle, elle n'avait aucun doute là-dessus. Jamais personne ne pourrait la combler et la remplir autant que lui, le fait. Elle se déplaça pour s'allonger à coté de lui, la respiration encore agitée et tumultueuse, les yeux dirigés vers le plafond.
« Désolé. » S'excusa-t-il entre deux souffles tapageurs. « Je n'aurais pas dû me jeter sur toi et te prendre comme je l'ai fait. »
Elle fut étonnée qu'il s'excuse pour lui avoir offert deux sublimes orgasmes mais après tout, il s'agissait d'Edward alors elle décida de ne pas se poser de question.
« Oh euh… Je te pardonne. » Murmura-t-elle en respirant bruyamment. (N/Lou: Ah ben... tu m'étonnes.)
Il tourna sa tête vers elle, ses yeux étaient emplis de culpabilité qui la décontenança.
« Bella je… » Il semblait hésitant et elle lui fit un sourire encourageant pour l'inciter à poursuivre. Il finit par soupirer. « Je m'excuse. J'ai dit des choses tout à l'heure… que je ne pensais pas. » Termina-t-il dans un murmure. Bella le regarda attendrie. « Tu n'es pas égoïste, au contraire tu es tout ce qu'il y a de plus altruiste. C'est moi qui le suis, en me renfermant sur moi et en te faisant du mal de cette façon. Je ne te mérite pas. » Conclut-il sombrement.
Elle se retint de soupirer d'exaspération. Elle détestait lorsqu'il se dénigrait comme ça. Elle aurait tellement aimé qu'il voie à quel point il est quelqu'un de merveilleux, d'intègre et de juste. Elle méprisait les Cullen pour avoir donné à leur fils un tel sentiment d'infériorité et cette impression de ne jamais être à la hauteur. Edward était une personne magnifique à l'intérieur, comme à l'extérieur. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne le remarquait pas. Elle souleva une de ses propres mains et la porta à sa joue en émettant un léger sourire flottant sur ses lèvres. Puis elle approcha lentement sa tête de lui et l'embrassa tendrement, en parfait contraste avec leur étreinte brutale de tout à l'heure.
« Si je suis égoïste. » Déclara-t-elle d'une voix douce en le regardant dans les yeux, leurs nez se touchant presque. « Avec toi. » Précisa-t-elle.
Il lui offrit un sourire léger mais resplendissant puis l'attira à lui. Elle se retrouva allongée contre son torse et ferma les yeux en soupirant de bien être de l'avoir enfin retrouvé.
« Ce n'est pas une si mauvaise chose. » Répondit-il amusé en lui caressant les cheveux doucement. Elle rouvrit les yeux et reprit son sérieux.
« Il faut que tu arrêtes de toujours tout garder pour toi. Je ne supporte plus que tu ne me parles jamais des problèmes qui t'arrivent. On est ensemble et que tu le veuilles ou non, tes problèmes sont mes problèmes. Je veux pouvoir être là pour toi Edward, et j'ai besoin que tu saches que tu pourras toujours t'épauler sur moi en cas de coups durs. » Elle releva sa tête pour le regarder et vit qu'il arborait un visage tiraillé et indécis. « Tout comme je sais que je pourrai toujours compter sur toi quoi qu'il arrive. » Finit-elle avec un sourire tendre.
« Je sais que je peux compter sur toi Bella… Je n'en ai jamais douté. »
Elle fronça les sourcils d'incompréhension et fut en même temps soulagée, comme si un lourd poids s'était déchargé de ses épaules.
« Mais alors pourquoi… »
« C'est juste… moi. » Répondit-il amer. « J'ai du mal à me confier à toi parce que j'ai peur de te décevoir, c'est tout. Tu m'as mis sur une sorte de piédestal qui ne correspond pas à ce que je suis vraiment et j'ai peur que si je me mets à te parler de mes problèmes ou autres, tu te rendras compte que je ne suis pas aussi bien que tu le penses. »
Elle le regardait comme si ce qu'elle entendait sortait tout droit d'un épisode de Star Trek tellement elle trouvait ça dénué de sens et effarant. Il était hors que de question qu'elle le laisse penser une telle insanité. Elle mit ses mains de part et d'autre de son visage et le regarda avec conviction et détermination.
« Edward, je n'ai jamais voulu que tu sois parfait. Je te veux toi, seulement toi avec tes défauts et tes ennuis. Je suis désolée si j'ai pu te faire penser que ce que j'attendais de toi était que tu sois parfait en toutes circonstances, mais je t'assure que c'est faux. »
Il lui fit un maigre sourire, puis reposa sa tête contre lui.
« Tu me conviens parfaitement comme ça. » Murmura-t-elle, fixant un point au loin. « Tu es parfait à mes yeux. »
Edward ne trouva rien à redire. Dans le fond, elle venait de lui faire un descriptif exact de ce que lui ressentait à son égard. Peut être l'aimait-elle autant que lui l'aimait. En tout cas elle lui portait énormément d'affection et assez d'amour pour qu'il en soit comblé.
« Je t'aime. » (N/Lou: C'est mignoooooon.)
Elle sourit en raffermissant sa prise.
« Moi aussi mais je t'en prie, promets-moi qu'à l'avenir tu me parleras et tu ne te replieras pas sur toi-même comme tu le fais si bien à chaque fois. »
« Bella… » Hésita-t-il.
« S'il te plait Edward, promets-le moi. » Supplia-t-elle en relevant les yeux vers lui. « Je ne pourrai pas supporter de me retrouver exclue de ta vie une nouvelle fois. J'ai besoin d'être dans ta vie, tu comprends ? Il faut que tu te confies à moi, surtout quand tu as des problèmes. »
« Je sais… » Avoua-t-il désolé. « Mais je ne me suis jamais confié à personne et je… »
« S'il te plait… » Implora-t-elle.
Il la regarda confus et incertain. Puis il finit par rendre les armes et soupirer.
« D'accord. » Promit-il en souriant faiblement. « Je te le promets. »
Sur ces paroles, Bella se mit à sourire de toutes ses dents, explosant de joie à l'intérieur tellement elle était heureuse qu'il accepte enfin de la faire entrer dans sa vie. Elle reposa sa tête et ferma les yeux, pleinement heureuse en dépit de la situation pitoyable dans lequel ils étaient tous les deux.
« Tu ne peux pas vendre ton piano. » Déclara-t-elle après un long silence apaisant. Il fronça les sourcils.
« Bella, je voudrais bien mais je n'ai que ça qui puisse me rapporter assez d'argent pour me payer un loyer le temps que je trouve une autre solution. »
« Mais enfin il s'agit d'une des choses les plus précieuses que tu as ! » Protesta-t-elle déconcertée.
« La troisième. » Confirma-t-il.
« Quelle est la deuxième chose ? » S'enquit-elle.
« Ma voiture. » Répondit-il simplement, comme si ça coulait de source.
Elle émit un rire amusé. Il reste un homme après tout…
« Et la première ? » Finit-elle par demander.
Il eut un sourire en coin en baissant les yeux pour la regarder.
« Toi. »
Elle écarquilla les yeux et se redressa soudainement, le rouge accaparant ses joues et les yeux étincelants d'une lueur émerveillée et éblouie. Elle plongea vers ses lèvres et l'embrassa amoureusement, lui prouvant tout l'attachement et les sentiments qu'elle éprouvait pour lui. Il passa une main derrière sa nuque pour rapprocher sa tête et son autre main lui caressait son dos dénudé.
Encore heureux, tu passes avant sa voiture et son piano, la chance !
Soudain, l'évidence lui apparut sous son nez et elle se demanda alors comment elle avait fait pour ne pas y penser plutôt. Elle se recula et sourit en voyant sa mine déçue.
« Viens à la maison. » Déclara-t-elle subitement.
« Je te demande pardon ? » S'exclama-t-il abasourdi.
« Viens vivre chez nous le temps que tu trouves un moyen de te reloger. »
« Bella, c'est hors de question. » Refusa-t-il catégorique.
« Mais pourquoi ? » S'enquit-elle perplexe.
« Parce que je ne vais pas venir m'imposer et vous déranger alors que vous êtes déjà assez nombreux chez vous. »
« Arrête de te considérer comme si tu ne faisais pas partie de la famille. » Râla-t-elle. « De toute façon tu n'as pas le choix. »
« Comment ça je n'ai pas le choix ? » S'étonna-t-il amusé.
« Tu vois une autre solution toi ? » Fit-elle avec ironie. Il détourna les yeux.
« Non. » Répondit-il embarrassé. « Mais ce n'est pas une raison pour… »
« Alors le problème est réglé. » Coupa-t-elle. « Tu vas venir chez nous le temps de trouver une solution. » Conclut-elle en se levant et en allant chercher ses vêtements trônant au sol, le tout sous son regard appréciateur.
« Bella, c'est complètement absurde, je ne vais pas… »
« C'est toi qui es absurde ! » Riposta-t-elle vexée. « Alors écoute-moi bien parce que je ne le répèterai pas deux fois. Tu vas te lever, t'habiller, prendre des affaires et venir avec moi et je ne veux pas t'entendre discuter à ce sujet car je n'ai pas envie de m'énerver. »
« Tu es déjà énervée… » Murmura-t-il.
« La ferme. » Rétorqua-t-elle. « Et dépêche-toi de te lever ! » Ordonna-t-elle.
Il la regarda à la fois amusé et séduit. Cette femme arriverait toujours à trouver un moyen de le surprendre, et quoi qu'il arrive, il savait qu'il ne pourrait jamais se passer d'elle… (N/Lou: Je sais pas vous... mais cette fin, met l'eau en bouche. Edward chez les Swan en permanence! miam miam!)
Fiouuu... Plutôt long celui là - - '
Ça faisait longtemps que je vous avais pas mis un lemon d'ailleurs... 3 chapitres ! O_o Mon Dieu mais comment vous avez fait pour tenir ? ^^
Plus sérieusement, ça va peut être vous étonner mais ce chapitre là était l'un des tous premiers chapitres que j'ai imaginés avant de commencer cette fiction, donc ça montre que je sais vraiment où je vais xD J'espère néanmoins qu'il vous aura plu.
Je viens de réaliser que j'avais fait une Rosalie avec un passé torturé dans toutes mes fictions O_o Va falloir que je commence à me recycler xD Promis la prochaine Rosalie que je fais ne sera pas battue ni violée ni que dalle ^^
Je fais une petite dédicace à Ma Passion Lou (Mzlle-Moon) avec qui j'ai passé de super vacances, ainsi qu'à Ma Sister (Marie-loving-Edward) dont la rencontre était fabuleuse. Trop hâte de vous revoir les filles *_* Et j'embrasse Ma Siamoise (Edwardienne100) que je ne pourrai malheureusement pas voir avant le jour de l'an, et qui me manque horriblement.
Bon pour la devinette, je suis sûre que vous êtes tous en train de m'en vouloir car c'était impossible à deviner xD En même temps, lorsque je fais des offres de ce genre, faut pas vous attendre à une petite colle de rien du tout ^^ Et puis ma Siamoise avait trouvé elle, même si elle y a passé la soirée... ^^
J'espère que vous avez savouré cette fin pas sadique parce que le prochain s'annonce... Non vous n'avez pas envie de savoir xD
Sachez que le chapitre 20 annoncera le retour du plus aimé, du plus adulé, du plus adoré, j'ai nommé le grand DARK DADDY CARLISLE Mwahaha !
Je sais à quel point il vous manquait et que vous l'aimez celui là, vous me le prouvez à chaque nouvelle review, dans vos idées de meurtres et de tortures que vous souhaitez lui infliger ^^ Et croyez-moi, ce sera vraiment un retour en fanfare, digne de Carlisle Cullen =D
N'oubliez pas de participer au concours que j'organise avec Mzlle-Moon (lien sur mon profil) ou si vous êtes en manque de lecture, vous pouvez aller lire notre fiction en commun (Beautiful Revenge - lien sur mon profil)
Si vous voulez un teaser, cliquez sur la bulle juste en dessous et laissez une petite review, ça ne fait pas de mal =) Pour les personnes inscrite qui ont reviewé le communiqué, laissez une review en anonyme ^^
Portez vous bien et couvrez vous !
Votre dévouée Popolove
