Hey Everyone !
Tout d'abord je vous souhaite une très bonne année 2011 à tous, tous mes vœux de bonheur ! =D
Vous pouvez m'applaudir, normalement ce chapitre était sensé arriver la semaine prochaine mais je me suis pressée rien que pour vous *-*
Merci infiniment pour toutes vos reviews qui sont vraiment extra =D Vous assurez, vraiment !
Au dernier chapitre, tout le monde a adoré la dérouillée qu'Emmett se prend par Edward^^ Sachez qu'en temps normal elle n'était pas vraiment prévue donc si vous voulez remercier quelqu'un, remerciez ma Passion Mzlle-Moon qui m'a suppliée pour qu'Edward cogne Emmett ! Quant à Super Papa Charlie, il a comme toujours, à nouveau fait sensation !
Beaucoup d'entre vous ont pas hésité à lyncher Bella pour la fin du chapitre... Mais no panic, j'ai pas encore écrit qu'elle l'acceptait il me semble xD Quant à Dark Daddy Cullen... sans commentaire, vous vous êtes encore tous passés le mot pour lui infliger mille et une tortures toutes plus cruelles et les unes que les autres dans vos reviews xD
J'en profite pendant que je vous tiens pour m'adresser à une personne qui plusieurs fois, a tenté de pirater mon compte fanfiction. Je ne sais pas qui c'est et honnêtement, je ne veux pas le savoir. Seulement je lui demande et conseille fortement de cesser ce petit manège parce que la dernière fois, je ne pouvais carrément plus accéder à mon compte car le mot de passe avait été changé. Donc voilà, j'ai dû changer d'adresse, d'identifiants etc... et j'espère que ces tentatives de piratages cesseront car ça me soule royalement. Merci d'ailleurs à ma Vilaine pour m'avoir aidée quand j'étais en plein moment de panique xD
Merci aux anonymes :
Camo: Effectivement ce serait drôle que Bella ruine les Cullen, mais tu ne crois tout de même pas que cela se passerait réellement comme ça n'est-ce pas xD Je suis légèrement plus sadique et vilaine que tu ne le penses ;)
Elodie52: Je suis d'accord, Edward Cullen vaut plus que des milliards *-* Pour ce qui est des longs doigts, tu ne penserais pas à Robert Pattinson par hasard? Parce que lui c'est pas des doigts qu'il a mais des vraies mygales à la place des mains ^-^" Quant à la grosseur et les capacités de son atout masculin, je ne vais pas faire de commentaire dans la mesure où je ne serai plus capable d'aligner deux mots après ça... Hum... Bref ! J'adore aussi mon Charlie, et si tu crois qu'ils sont beaucoup à la maison, attends de voir la suite^^ N'aie pas honte de dire que tu regardes Ugly Betty, j'ai regardé la saison 1 ! Bon ok, c'était plus parce que j'avais rien d'autre à faire... mais quand même xD Contente que ma fic te plaise en tout cas !
sarahzubo: Je suis désolée mais je n'ai pas pu t'envoyer de teaser dans la mesure où ton adresse mail ne s'est pas affichée. Une chose à savoir à propos de FF, c'est qu'ils ne tolèrent pas les liens, donc je te conseille la prochaine fois de mettre des espaces ou des parenthèses ;)
Au: Tu as parfaitement raison, mieux vaut tard que jamais pour laisser une review ;) Tu n'es pas la seule à avoir des envies de meurtres envers Carlisle, je pense que tout le monde en as xD Par contre, je ne pense pas que Bella aura l'idiotie de foutre un coup de poing à Carlisle, en sachant que ça pourra lui porter préjudice à elle et Edward ^^
Nadalexx: On m'a déjà posé cette question plusieurs fois mais je vais te répondre quand même ^^ Je pense qu'il reste encore une dizaine de chapitres avant l'épilogue. Après je ne peux pas te garantir le nombre exact car j'ai tendance à rajouter et lorsque l'inspiration me vient... je ne peux pas la contrôler ;) Mais j'ai le plan de cette fiction depuis le début, donc je sais qu'il y aura environ une trentaine de chapitres pour cette fiction ;)
Ana: Comme je l'ai déjà dit, ne panique pas ! Bella n'a pas encore accepté le chèque, et je pense que depuis le temps que vous me lisez, vous devriez me connaitre depuis le temps et savoir que je suis une éternelle romantique qui adore vous causer des frayeurs ^^ Contente que mon Charlie te plaise ! =D
Juste une Fan 8: Déjà merci beaucoup pour cette longue review qui m'a profondément touchée. Je sais que je ne devrais pas, mais je suis toujours heureuse quand on me dit qu'on a pleuré en lisant ma fiction. Non pas parce que j'aime voir les gens pleurer, mais parce que ça veut dire que j'ai réussi à vous toucher de la façon dont je le souhaitais =) donc je suis contente de t'avoir fait pleurer ^^ Et ça me ravit de voir que tu trouves mon couple Edward/Bella aussi original par rapport à d'autres fictions, car je suis une fille qui a horreur de faire du déjà vu ou de la banalité. J'aime innover, alors si je réussis et ben j'en suis ravie ;) Mon imagination est génialement hallucinante ? O_o j'avais encore jamais entendu ce compliment mais je l'adore ! Et effectivement, je m'éclate vraiment à écrire cette fiction, tu n'imagines même pas à quel point. J'ai tellement à faire avec chaque personnage que je m'ennuie jamais, surtout lorsque je fais interagir les Cullen. En tout cas merci de comprendre le temps que je peux mettre à poster ;)
marie: Ta review m'a énormément surprise... Tu trouves que mes lemon partent dans le sadomasochisme ? O_o On m'avait encore jamais fait cette réflexion xD Si tu fais référence au dernier lemon contre le mur, c'est vrai que c'était assez bestial... mais rassure-toi je ne suis loin d'être sadomasochiste ;) En tout cas ravie que ma fiction te plaise ^^
Yumiichou: Je te remercie infiniment pour tous ces compliments, je suis touchée que ma fiction puisse autant passionner les gens =D Pour le personnage de Carlisle, en effet je suis assez fière de moi, j'en avais marre de retrouver à chaque fois les parents Cullen qui sont parfaits, et que Charlie soit relégué au second plan. J'ai voulu changer pour une fois, surtout parce que j'adore le personnage de Charlie dans la saga. Et ne t'en fais pas, j'adore les longues review donc ne te gêne pas ;)
Angelik: Ça va super bien je te remercie, j'espère que toi aussi =) Arrête de t'inquiéter, Bella n'a pas encore accepté le chèque, et puis effectivement que ferait-elle sans Edward ^^ Pour Jasper, il fait son grand retour dans ce chapitre donc tu n'as plus qu'à lire =D
ShouxJesse: Tu viens tous les jours pour voir si la fiction est mise à jour ? Je ne sais pas quoi dire à part que je suis vraiment contente que ma fiction te rende si accro xD Je comprends que tu n'aimes pas mettre de commentaire, ça peut être embarrassant ou gênant, mais sache que c'est le seul moyen pour nous de savoir que ce qu'on écrit est lu et apprécié. Je suis contente que tu aimes en tout cas, et inutile d'aller visiter tous les jours, je poste environ toutes les 3 semaines ou tous les mois, c'est toujours un samedi en général =)
Merci aussi à :
Lolie-11, Martine 16, lea, laccro, Gween, Edwardxbella, Bellacullen, nini, Leslie, the moon, loliti, moi-lio, fanny, TeamEdward, twilight-poison, Julia, medleine, lola, Ammy, onja, Celestin, loola, SB, beebul, Caroline, lolo, sultana, Anais21, kodelle, urbangirl, Mnon, Aude, 4-trynn 20-100 et Melanos
J'ai eu plusieurs reviews sans nom donc pour les anonymes qui ne voient pas leur nom s'afficher, c'est que vous avez oublié de mettre votre pseudo!
Sur ce, je vous laisse avec le chapitre que vous attendez. Alors Bella acceptera-t-elle? Le déchirera-t-elle? Edward va-t-il surgir à l'improviste ? C'est l'heure, des révélations...
« « Tu pourrais réaliser ton rêve. » Continua-t-il avec détermination. « Ton rêve d'aller à Dartmouth pourrait devenir réalité. Tout ce qu'il te suffit de faire, c'est de faire une croix sur Edward, de le laisser vivre sa vie, et tout redeviendrait à la normale. C'est facile Bella. »
Dartmouth… Songea-t-elle. »
Chapitre 21: Unlucky
oO "Break Your Heart" Oo – Taio Cruz
Cela faisait plusieurs minutes déjà que Bella n'avait pas décroché ses yeux du chèque sans montant qu'elle tenait dans les mains. Elle avait l'impression que cela faisait des heures. Des heures qu'elle avait passées à étudier toutes ses options. C'était comme si sa vie laissait place à un chemin avec deux portes. (N/Yoro: Bella si t'acceptes ce chèque je te défonce !lol)
L'une, représentait le désir secret, l'espoir perdu… Son rêve.
L'autre, représentait l'amour de sa vie, son cœur entier… Edward. (N/Marie : C'est marrant mais vu comme ça, le choix me paraît évident -_-')(N/Yoro: D'accord avec toi, espérons qu'elle soit pas assez gourde pour faire le mauvais)
Le cœur a ses raisons que la raison ignore… Bella en cet instant, ne pouvait que trop bien comprendre le sens de cette célèbre phrase. Il existe plusieurs tentations dans la vie. La plus connue d'entre elles, est la tentation de la chaire. Beaucoup de personnes trompent leur partenaire, car ils n'auront pas pu résister à l'appel de leur corps et de leurs pulsions. Il existe également la tentation de l'argent, comme dans ce cas précis. On peut être tenté de faire de nombreuses choses, afin de s'enrichir. Et la plupart du temps, on cède, tout ça pour un sacré pactole. Les coups bas envers une personne, sont également une forme de tentation. On est tenté de faire de mauvaises choses contre quelqu'un, dans l'unique but de réussir et d'arriver à ses fins. C'était le cas de Carlisle Cullen ici présent. C'est aussi le cas d'un bon nombre de personnes faisant carrière dans le monde de la mode, de la danse, de la musique, du théâtre… ou même une personne travaillant en entreprise et qui n'aspire qu'à monter et faire n'importe quoi pour obtenir une promotion…
Mais il y avait une chose, une seule, selon Bella, qui soit capable de résister à toute forme de tentation. Une chose incassable, impossible à briser, inviolable… L'amour. (N/Marie : Elle est peut-être pas si bête que ça après tout, Bella… j'espère pour elle !)
Pour elle, le choix ne s'est jamais fait devant ces deux portes. Sa route ne s'est pas arrêtée parce qu'elle ne retrouvait plus son chemin. Elle savait exactement quelle voie emprunter, quelle direction choisir, quelle porte ouvrir… (N/Marie : Pitié, dites moi que c'est la porte « Edward » !) (N/Dazzling : j'aurais déjà ouvert la porte)
Et tandis qu'elle remontait les yeux sur Carlisle Cullen, qui lui souriait pleinement et jubilait, face à son manque de réponse, elle lui sourit faussement en retour.
Hypocrisie tu donnes, hypocrisie tu reçois… Pensa-t-elle.
Sympa ta nouvelle philosophie ! Congratula sa conscience.
Merci ! Et j'ai pas eu besoin du Dieu Bouddha ni de Gandhi pour m'aider !
Tout en fixant son prétendu beau père droit dans les yeux, avec conviction et détermination, elle fit une chose auquel il ne s'attendait surement pas. Elle déchira tout simplement le chèque, comme on déchire un morceau de papier. Et le tout, sans une once d'émotion ni de culpabilité sur le visage. (N/Marie : Ma Sister, c'est à ce moment que j'aime ta Bella ! *_* ) (N/Yoro: Alléluia! Je t'adore Bella!) (N/Dazzling : Prend toi ca dans les dents beau papa *_*)
Carlisle la regarda la bouche ouverte, effaré d'un tel geste venant d'elle. En la voyant concentrée et réfléchir avec autant d'application devant cette offre exceptionnelle, il était sûr d'avoir réussi à la faire flancher. Il pensait sincèrement qu'elle se serait emparée du chèque avec vivacité, n'hésitant pas à laisser tomber son fugueur de fils. Bien sûr, il avait longuement hésité et pesé le pour et le contre, à lui offrir de l'argent en échange de son abandon. Il aurait sincèrement préféré parvenir à ses fins en la faisant souffrir le martyr, à elle et sa famille. Mais Bella s'était finalement révélée être une adversaire redoutable, et pas facile à mettre au tapis. Il n'avait eu d'autre choix que d'avoir recours à des méthodes plus persuasives, et plus profitables pour elle. Et même si ça lui encourait de faire une telle action, pour une sale pauvre qui ne le mérite pas du tout, si cela était le seul moyen pour lui de récupérer son fils pour le remettre dans le droit chemin et ainsi, assurer la survie du nom des Cullen, alors il n'hésiterait pas, il était prêt à tout pour ça, même si ça impliquait de devoir verser un énorme pot de vin à cette démon, tout droit sortie des enfers pour le nuire.
Mais elle venait de le déchirer. Et il ne savait pas du tout quoi en penser. Mais comment osait-elle profaner un tel cadeau ? Une telle charité ? Un tel présent ? Une telle faveur ? Une telle offrande, digne des Dieux ? (N/Marie : Ca va les chevilles ? xD)
C'était inconcevable ! Pas une personne étant saine d'esprit, ne refuse quelque chose d'aussi extraordinaire. Il était l'un des hommes les plus riches de la planète ! Beaucoup de gens, pour ne pas dire tout le monde, tuerait pour un jour obtenir, un chèque sans montant, à l'ordre de Carlisle Cullen. Personne ne pouvait refuser un tel don, autant d'argent. Ou alors cette fille n'était pas humaine… (N/Dazzling : * roule des yeux*)
« Comment… » Il cherchait ses mots. « Isabella, avez-vous une idée de ce que vous venez de faire ? » Murmura-t-il outré, encore atterré par son geste si inconscient.
« Je pense que oui. » Affirma-t-elle sûre d'elle. Carlisle eut comme une irrésistible envie de la gifler, pour son audace et son manque de discernement total.
« Vous n'avez pas conscience de ce que ce chèque représentait, Isabella. » Fit-il avec consternation. « Certains auraient fait n'importe quoi pour obtenir un tel privilège de ma part. Ce chèque était aussi votre seule et unique chance de satisfaire tout le monde, et de tout faire rentrer dans l'ordre, sans que ne vous en souffriez. Et vous, vous vous le déchirez sans le moindre scrupule, sans la moindre notion de lucidité. » Conclut-il dépité et horrifié.
« Au contraire, Monsieur Cullen. » Contra-t-elle avec conviction. « Je suis extrêmement lucide et je sais exactement ce que je fais. Et ça… votre chèque… ce n'est rien d'autre qu'un manque de respect et de considération venant de vous. Ça vous rend encore plus méprisable. » Cracha-t-elle haineusement.
« Vous êtes folle ! » Cria-t-il avec véhémence, n'osant toujours pas croire le crime qu'elle venait de commettre.
« Oui je suis folle ! » Confirma-t-elle en élevant la voix. « Folle de votre fils. Est-ce que c'est si difficile à comprendre ? »
« Mais arrêtez vos sornettes ! » S'exclama-t-il énervé. « Vous n'aimez pas mon fils, tout ce que vous voulez, ce sont des intérêts. »
« Si c'était ce que j'avais voulu, alors je n'aurais pas déchiré ce putain de chèque sous vos yeux ! »
« Je vous interdis de jurer dans MON domaine ! » Tonna-t-il d'une voix implacable et autoritaire. « Gardez votre langage de petite roturière loin de chez moi. »
« Allez-vous faire foutre, Monsieur Cullen. » Provoqua-t-elle avec un sourire cynique, dénué de joie. (N/Dazzling : Si je l'avais crue lucide au début...la j'ai de gros doutes ^^)
Carlisle Cullen, choqué de s'être fait insulter de la sorte par une sale prolétaire, une fille ordinaire et plébéienne, se leva subitement de sa chaise, frappant son poing sur son beau bureau en bois massif.
« Mais qu'est-ce que vous voulez à la fin ? » Tempéra-t-il, épuisé de ne pas parvenir à ses fins après tout ce temps. « Qu'est-ce que vous voulez pour laisser mon idiot de fils en paix ? » (N/Marie : Idiot ? IDIOT ? ! J'aime Dark Carlisle, mais là… ) (N/A: J'étais sûre que tu réagirais ma Sister ;) )
« Je vous interdis de l'insulter ! » S'écria-t-elle incrédule. « Mais quel genre de père êtes-vous bon Dieu ! Comment osez-vous dire du mal de votre propre enfant, surtout quand tout ce que vous dites n'est que calomnies ? »
Elle était complètement terrassée par la façon dédaigneuse dont il parlait de son fils. Si elle avait eu un fils comme lui, elle en aurait été fière.
« Ce ne sont pas des calomnies. » Contredit-il. « C'est la pure vérité. Edward est un pauvre idiot, de par ses choix, et cet entichement ridicule envers vous. »
« Mais moi, si je représentais le quart de ce qu'il est, j'en serais fière, je serais fière de ce que je suis. Votre fils est incroyable et vous n'en avez même pas conscience, parce que vous ne pouvez pas regarder plus loin que vos longs couloirs de vingt mètres ! Vous êtes juste pitoyable. » Lâcha-t-elle avec un profond dégout, réprimant même une envie de lui cracher à la figure.
« Réponds à ma question, Isabella. » Ordonna-t-il impatient, sans se rassoir. « Dis-moi ce que tu veux réellement. Si c'est l'argent de mon compte en banque que tu veux, tu en avais l'occasion il y a cinq minutes et tu n'as pas su saisir cette opportunité. Alors pour l'amour de Dieu, dis-moi ce que tu veux en échange de rendre à mon fils sa liberté. »
Elle le regarda déplorablement, en secouant la tête répugnée.
« Je ne suis pas à vendre, Monsieur Cullen. » Déclara-t-elle simplement, le laissant sans voix.
Depuis toujours, il avait passé son temps à soudoyer, payer, vendre, s'enrichir… Pour lui, tout passait par l'argent, la vie était une question d'argent, l'amitié était une affaire de business et les compromis étaient une forme de chantage, passant obligatoirement par l'argent. (N/Yoro: Dans ce cas, c'est qu'il a rien compris à la vie…)
Alors que cette fille, lui dise qu'elle n'était pas à vendre, qu'il ne pouvait point l'acheter, il n'arrivait pas à le croire. Carlisle Cullen pouvait acheter tout ce qu'il voulait, objet ou personne. Et Isabella Swan n'allait certainement pas déroger à cette règle. N/Dazzling : Les chevilles...être imbu comme ca lui va pas au teint ^^) (N/A: Dixit la fille qui a les chevilles plus grosses que la ville de Paris elle même^^)
« C'est impossible… » Murmura-t-il pour lui-même. « Tout le monde a un prix. Dites-moi le vôtre, Bella. Vous ne pouvez pas ne pas avoir de prix, ça n'existe pas ! » Bella réprima un sourire de désespoir face à cet être dépourvu d'humanité et de compassion.
« Vous vous trompez lourdement, Monsieur Cullen. Vous devriez sortir de chez vous, vous promener dans la rue et voir comment sont vraiment les gens. Car chez moi, là d'où je viens, les gens ne s'achètent pas, les sentiments ne s'achètent pas, et notre âme n'est certainement pas à vendre. »
Sur sa tirade, elle finit avec un sourire fier et pour la première fois, supérieur face à cet homme. Parce que oui, en cet instant, elle se sentait supérieure à lui. Il était vil, imbu, mauvais, corrompu… il était dans le néant, dans le noir. Elle, elle était dans la lumière. Elle n'avait jamais été du genre vantarde, ni n'avait une profonde estime de soi, bien au contraire. Mais là, il était impossible de ne pas se sentir géniale et fantastique, devant un tel monstre, un tel pourri avarié et putréfié.
« Mais… mais alors si vous ne voulez rien, pourquoi êtes-vous avec mon fils ? » Demanda Carlisle perdu, devant une telle réponse étonnante. (N/Yoro: Pour l'amour peut-être… Ah mince, il connait pas lol)
« Parce que je l'aime, tout simplement. » Répondit-elle avec conviction. Carlisle resta silencieux, méditant ce qu'elle disait avec fascination. « Je l'aime comme j'ai jamais aimé personne avant lui. Je veux me marier avec lui, je veux qu'on ait des enfants, je veux pouvoir le taquiner sur ses premiers cheveux blancs, pendant qu'il se moquera de mes rides, que j'aurais essayé de cacher à l'aide de tout un tas de crèmes inutiles. Je veux le voir faire un interrogatoire des plus hargneux à son futur gendre, ou pleurer à la naissance de ses petits enfants… Je veux ressembler à l'un de ces beaux couples âgés qui perdurent, et qui passent à la télévision parce qu'ils fêtent leurs cinquante ou soixante ans de mariage. Et je me fiche d'aller à Dartmouth, de vivre dans une caravane, ou d'être respectée par la population de la ville. Je le veux lui, envers et contre tout. Mais si vous voulez vraiment savoir, la seule chose que je regretterai réellement, ce sera que mes enfants, nos enfants, n'auront jamais l'occasion de connaitre leur grands-parents. » Acheva-t-elle avec un regard et un visage qui n'avaient encore jamais été aussi sérieux et sincères. (N/Marie : Waouh… ça c'est beau !) (N/Dazzling : Tellement romantique... xD) (N/Yoro: J'en ai la larme à l'œil.)
Elle venait de lui faire part de ses secrets les plus intimes, de lui dire ce que jamais, elle n'oserait dire à Edward de vive voix, tant qu'elle ne serait pas certaine qu'il souhaite la même chose.
Bella n'avait jamais cru en l'amour. Mais depuis qu'elle avait rencontré Edward, elle y croyait. Bella avait toujours considéré sa vie comme ordinaire et sans intérêt. Mais depuis qu'Edward avait surgi devant elle, elle trouvait sa vie exceptionnelle et extraordinaire. Bella n'avait jamais cru au mariage. Mais depuis qu'elle avait rencontré Edward, elle rêvait d'une belle robe blanche. Bella n'avait jamais souhaité avoir d'enfant, ne s'étant jamais trouvée très à l'aise avec les bébés. Mais depuis qu'Edward était entré dans sa vie, elle aspirait à regarder ses nombreux enfants jouer dans le jardin, en leur préparant de la limonade. Bella n'avait jamais cru en ces couples qui passent leur vie ensemble. Mais depuis qu'elle avait rencontré Edward, elle voulait mourir à ses cotés. Enfin Bella avait toujours rêvé d'aller à Dartmouth et de faire de belles études. Mais depuis qu'elle avait rencontré Edward, elle n'y pensait plus.
Carlisle restait bouche bée devant son discours épatant. Personne ne lui avait jamais sorti une tirade aussi dénuée de sens et aussi altruiste. Ou du moins, pas depuis très longtemps… c'est dire s'il a oublié. Alors en fin de compte, Isabella était réellement amoureuse d'Edward… Cela expliquerait le fait qu'elle n'ait toujours pas cédé aux attaques qu'il a dirigées contre elle et sa famille de prolétaires. Il éprouva soudainement de la pitié pour cette pauvre fille. Oui, c'était ça. Il avait pitié d'elle, car elle aimait un homme qu'elle ne pouvait avoir. Parce que bien sûr, il était tout simplement hors de question qu'il ne tolère qu'une roturière n'entre dans sa famille, et ne déshonore le nom de famille Cullen, si convoité par tellement de filles, dix fois plus méritantes que cette pauvre misérable et infortunée.
« C'est bien dommage, Isabella. Si seulement vous aviez voulu quelque chose en échange, vous ne seriez pas partie sans rien, vous auriez été dédommagée. Là, lorsqu'Edward et vous vous séparerez parce que vous ne supporterez plus votre situation pitoyable, vous n'aurez strictement rien. » Sourit-il avec un sourire faussement concerné.
Bella secoua la tête en un faisant sourire désolé. Désolé pour lui.
« Vous ne comprenez toujours pas. » Murmura-t-elle pour elle-même. « C'est vraiment triste. » Fit-elle avec honnêteté. « L'homme du journal, aurait compris lui. »
Carlisle releva soudainement la tête vers elle, affublé et surpris par sa dernière phrase.
« Que venez-vous de dire ? » L'agressa-t-il avec étonnement. Bella le regarda droit dans les yeux, et balança sans se soucier des conséquences.
« L'homme du journal qu'Edward m'a montré il y a plusieurs semaines. Votre journal intime, ou plutôt le journal de votre ancien vous. Car il est clair que vous n'êtes plus du tout cette personne. »
« Arrêtez ça Isabella. » Susurra-t-il d'une voix venimeuse, dénuée de toute trace de plaisanterie et d'amusement. « Vous ne savez pas du tout de quoi vous parlez. »
« Vous étiez un homme bien, Carlisle Cullen ! » Continua-t-elle sans réfléchir. « Vous étiez tellement bien, Edward n'a jamais été aussi fier de son père que le soir où il m'a parlée de ce journal. Mais regardez-vous aujourd'hui. » Cracha-t-elle médisante. « Vous n'êtes plus qu'un monstre, un monstre assoiffé d'argent. C'est tout ce que vous êtes. »
« Ça suffit Isabella ! » Asséna-t-il d'une voix puissante. « Taisez-vous tout de suite et sortez ! Sortez de chez moi ! Disparaissez ! »
« C'est la vérité qui vous fait mal, pas vrai ? » Provoqua-t-elle avec un sourire amer et sarcastique. « Vous savez que j'ai raison, vous savez très bien ce que vous êtes devenu. VOUS N'ÊTES PLUS L'HOMME DE CE JOURNAL ! » Hurla-t-elle sans s'en rendre compte. (N/Dazzling : Bella veut vraiment mourir...)(N/A: Tu prendras sa place xD)
Sans qu'elle ne réalise ce qui lui arrivait, Bella se retrouva cognée au mur, une main enserrant sa poitrine avec violence, tandis que l'autre lui lacérait le poignet d'une de ses mains. Face à elle, Carlisle Cullen, qui s'était empressé de faire le tour de son bureau et de se jeter sur elle brusquement, la fixait de ses yeux noirs corbeaux, et d'un air plus menaçant que tout ce qu'elle a jamais pu voir jusque là. Ses yeux assombris par la fureur, la fixaient avec une envie si meurtrière qu'elle frémissait de tout son être. Sa main se resserra autour du haut de sa poitrine, Bella retint sa respiration, en clignant des yeux et en se mordant la joue pour ne pas gémir. Elle était prise au piège, aucune échappatoire ne lui était possible, vue la faible carrure dont elle était dotée. Si tout à l'heure, elle l'avait comparé à un monstre, ce n'était rien comparé à ce dont il ressemblait en cet instant. On aurait dit un prédateur, prêt à bondir sur sa proie. Exceptée qu'il avait déjà bondi, et qu'il ne lui restait plus qu'à la dévorer. Ses lèvres s'étaient retroussées, laissant entrapercevoir ses dents bien aiguisées qui grinçaient. Un vampire. Voilà à quoi il ressemblait. Vous mettez une perruque blonde à Dracula, et c'est le portrait craché de Carlisle Cullen. En beaucoup plus beau tout de même, malgré sa laideur intérieure. Mais le cœur est le même. Froid, inerte… à supposer que Cullen ait un cœur, ce qui est loin d'être confirmé.
Bella commençait à manquer d'air et suffoquer, tandis que Carlisle la maintenait toujours fermement, rapprochant son corps du sien pour la serrer encore plus.
« Vous avez voulu me chercher, Isabella. Et bien maintenant vous m'avez trouvé. » Susurra-t-il entre ses dents, avec venin.
Les yeux de Bella étaient désormais affolés et suppliants, sa peau s'était glacée d'effroi, et elle tentait tant bien que mal de se débattre pour se défaire de son emprise, sans grand succès. Elle commençait à paniquer sérieusement.
« Me… Monsieur Cullen, j-je vous en p-prie… vous me faites mal. »
« Oh, je te fais mal ? » S'exclama-t-il, faussement outré et désolé. « Tu m'en vois désolé. » S'excusa-t-il sans trace de culpabilité dans la voix. C'était même de l'ironie. « Cela dit, tu fais suffisamment de mal à notre famille pour qu'on te rende la pareille, tu ne penses pas ? » Sa main se resserra au point de l'étrangler. Bella cligna des paupières avec force, quelques larmes perlèrent au coin de ses yeux, qu'elle ne pouvait réfréner. « Ça te plait de détruire une famille ? Hein Bella ? » S'énerva-t-il en l'étranglant carrément. « Ma femme est épuisée, déprimée, et tout ça parce que tu refuses de lui rendre son fils. Je suis à bout de nerfs et de patience parce tu me fais perdre mon temps et que tu me pose problèmes. Tu nuis à notre famille, Isabella ! Tu ternis notre nom, et à la vérité, tu ne devrais même pas exister ! »
Le cri de Bella mourut dans sa gorge, tellement elle souffrait. La poigne du PDG Cullen était bien trop forte pour qu'elle puisse y résister. Les larmes se répandaient lentement sur son visage, avant de tomber par terre et de mouiller le sol, silencieusement.
« Arrêtez, je vous en supplie… » Couina-t-elle, à bout de souffle.
Son cœur émettait des pulsations bien trop irrégulières. Sa vue commençait progressivement à se voiler, rendant sa vision floue et presque douloureuse pour les yeux. Elle regrettait amèrement sa venue, de s'être jetée tout droit dans le repère des vampires, sans en avoir averti personne. Mais qu'est-ce qui lui avais pris de vouloir débarquer ici ? Cette fois Edward n'était pas là pour la protéger et lui venir en aide. Tout ce qu'elle avait voulu était de bien faire, elle avait simplement espéré qu'en le suppliant, il accepterait de laisser son fils tranquille. Juste Edward. C'était juste pour lui qu'elle avait fait tout ce chemin et pris tous ces risques. Elle était folle et irresponsable, mais c'était comme ça, elle n'y pouvait strictement rien. L'amour nous pousse parfois à commettre de drôles de choses. Et Bella savait qu'elle aurait vraiment fait n'importe quoi par amour pour Edward. La preuve, en venant ici, elle avait fait n'importe quoi.
« C'est la première fois, que l'envie de tuer quelqu'un m'attire autant. » Murmura-t-il, tout près de son visage, son souffle effleurant sa peau.
Bella avait l'impression d'être asphyxiée. Elle cherchait un moyen de reprendre sa respiration, de retrouver un semblant de souffle, mais n'y parvenais pas.
« Monsieur Cullen… Carlisle… » Implora-t-elle d'une voix rauque, étranglée.
« Tu ne disposes d'aucun droit pour m'appeler par mon prénom ! » Hurla-t-il en cognant l'arrière de sa tête contre le mur, provoquant un gémissement plaintif venant d'elle. « Aucun ! » Répéta-t-il véhément. « Tu n'es qu'un pauvre parasite, une égoïste qui détruit la vie de plusieurs personnes, à commencer par celle d'Edward. Tu ne le mérites pas, tu salis notre image et tu ferais mieux de disparaitre avant de détériorer cette famille plus encore. »
« S-s'il vous plait… » Suffoqua-t-elle, les yeux larmoyants, tentant vainement de se débattre.
« Disparais ! Va-t-en et fais-toi oublier, avant d'aggraver les choses. Éloigne-toi de lui, pour le bien de tous… »
« Carlisle ! »
La voix de Jasper Withlock s'était élevée dans la pièce, le choc bien visible dans son timbre de voix. (N/Yoro: Mon héros!)
Il venait d'entrer dans le bureau, et regardait la scène révulsé. Son ami Carlisle en train de violenter une pauvre femme. Jamais il ne l'aurait cru capable d'un tel acte des plus infâmes et grotesques. Aussitôt que Carlisle avait entendu la voix de Jasper, sa tête s'était tournée vers lui avec étonnement, tandis que Bella parvenait très mal à distinguer la voix du jeune blond, tellement elle était en passe de lâcher prise et de s'évanouir. Jasper fit l'aller retour plusieurs fois entre la pauvre Bella, et le salaud qui la maintenait contre le mur, la main abattue violemment sur son sternum pour la serrer, l'empêchant de respirer. Il écarquilla les yeux avec horreur.
« Mais bon sang relâche-là tout de suite ! » S'écria-t-il atterré.
Carlisle reporta son attention vers Isabella qui tournait légèrement de l'œil. Il soupira pour tenter de reprendre son contrôle, les jointures de ses phalanges se détendirent lentement, sa prise se desserra doucement, son visage se recula, et enfin, il finit par la relâcher complètement, presque à contre cœur. Bella plia les genoux, se courbant en perdant son équilibre. Jasper accourut vers elle et l'aida à se relever en la tenant par les épaules, tandis qu'elle toussotait avec douleur, et se massait le cou ainsi que le haut de la poitrine quelques instants, comme si ça allait apaiser la douleur qui refusait de s'estomper.
« Est-ce que ça va ? » Lui demanda le blond soucieusement.
Elle ne put lui répondre et se contenta d'hocher la tête, étonnée de son soudain comportement attentionné. Elle s'éloigna de lui, trouvant cette situation légèrement incommodante et insupportable, avant de se remettre à tousser en se courbant le dos. Jasper la regardait avec inquiétude et incrédulité, horrifié par ce qu'il voyait. Il s'emporta.
« Non mais enfin t'es malade ? ! Qu'est-ce qui t'a pris d'agresser une jeune fille ? T'aurais pu lui faire mal ! »
« Il m'a fait mal. » Confirma Bella avec dédain, avant de se remettre à tousser pour avoir voulu parler.
« Oh ça va… » Soupira Carlisle blasé. « Je n'ai pas la force de Superman, je ne l'ai pas blessée non plus, on ne voit absolument rien. »
« Bah heureusement qu'on ne voit rien ! » Réprimanda Jasper. « Non mais je le crois pas, t'as vraiment dépassé les bornes. »
« La ferme Withlock ! » Tonna Carlisle durement. « T'as peut être oublié pourquoi je t'ai fait venir ? » Argua-t-il en haussant un sourcil suggestif.
Jasper baissa les yeux, se sentant soudainement anxieux.
« Non je… je n'ai pas oublié. » Murmura-t-il. Carlisle sourit avec amertume.
« Alors t'es gentil et tu arrêtes de la ramener. Isabella, je vous remercie de vous être déplacée jusqu'ici, mais je dois m'entretenir avec ce cher Jasper donc je vous prierais de bien vouloir déguerpir. » Finit-il en direction de Bella qui était toujours courbée en deux, reprenant petit à petit sa respiration.
Elle se releva avec difficulté, ravalant sa salive et séchant les dernières larmes qui restaient. Elle tourna son visage vers Jasper, les sourcils froncés. C'était lui, le monstre, celui qui avait osé déposer une fausse plainte et envoyer son frère en prison. C'était de sa faute si Charlie et Emmett s'étaient fait embarquer par le F.B.I. Et par conséquent, c'était de sa faute, si Edward l'avait quittée le temps d'une journée et qu'elle avait cru en mourir. Ce type était un enfoiré. Après Carlisle et Esmée Cullen, c'était lui qu'elle détestait le plus, pour avoir fait souffrir sa meilleure amie, fait souffrir son frère, son père, tout le monde. Alors non, elle ne pouvait se résoudre à le remercier pour lui avoir sauvé la mise à l'instant même. À la place, elle se contenta de lui asséner un regard noir, froid, glacial même, tandis que celui de Jasper était bas et désolé envers elle.
Elle passa devant lui, le visage dur, tandis qu'il détournait les yeux avec appréhension vers Carlisle. Bella ne savait pas pourquoi il était ici exactement, mais elle s'en doutait un peu. Elle était certaine que ça avait un rapport avec son soudain revirement et le fait qu'il ait retiré sa plainte. Et elle avait raison, car intérieurement, Carlisle était impatient de lui rendre la monnaie de sa pièce pour l'avoir trahi aussi impunément.
Au moment de sortir de la pièce, Bella se tourna une dernière fois vers Carlisle Cullen, l'air dégouté.
« C'est de votre faute si votre famille est détruite, pas la mienne. » Déclara-t-elle d'une voix austère. « Et vous avez raison, je ne le mérite pas. Mais une chose est sûre, c'est que vous non plus, vous ne le méritez absolument pas. Bonne journée, Monsieur Cullen. »
Sur ce, elle s'en alla d'un pas décidé et désireux de quitter cet endroit le plus vite possible, laissant les deux blonds seuls dans le bureau.
« Assieds-toi Jasper, il y a beaucoup de choses dont il faut que l'on discute, toi et moi. » Fit Carlisle d'une voix tranchante…
…
Bella fut reconduite par le majordome prénommé Riley, qui l'avait attendu expressément. Il ne s'était permis aucun commentaire, ni aucune parole en voyant son visage défait et les marques de ses larmes. Mais il n'avait quand même pas hésité à la mater sous tous les angles, lorsqu'elle est passée devant lui pour sortir…
Elle accourut vers sa voiture qu'elle avait pris soin de garer sur la belle pelouse verte, et s'engouffra à l'intérieur, s'inspectant dans le rétroviseur avec soin. Elle soupira. Comment allait-elle expliquer ça à Edward ? Elle ne pouvait décemment pas lui dire qu'elle était allée là bas… elle n'ose même pas imaginer sa réaction s'il l'apprenait. Et pire, s'il apprenait la façon dont Carlisle s'en était pris à elle. Il n'avait pas hésité à frapper Emmett furieusement pour une simple gifle, alors là… surtout que Carlisle était loin d'être son meilleur ami comme l'était Emmett, il n'était après tout, que la personne qu'Edward déteste le plus au monde. Et bien que Bella ait une folle envie de voir la tête de ce connard embrochée, elle ne voulait pas causer encore plus de problèmes à Edward. Qui sait ? Carlisle serait très bien capable de l'envoyer en prison si Edward le cognait. Après tout ce à quoi elle a assisté ces derniers temps, plus rien ne l'étonnait…
Elle n'avait plus qu'à rentrer chez elle pendant qu'il était encore au travail, et faire comme si de rien n'était. Sa voiture démarra et après avoir effectué un virage sur le beau gazon, le salissant à l'aide de ses roues boueuses, elle sortit de la magnifique et luxueuse propriété, le portail s'étant ouvert et refermé tout seul sur son passage. Elle emprunta le même chemin qu'à l'allée, en bordure de la forêt, lorsque soudainement sa voiture émit un clignotement.
Bella fronça les sourcils, puis inspecta le bouton qui clignotait à coté de son volant. Elle comprit ce qui était en train d'arriver et se mit à gémir et protester sur son siège, priant pour que ça n'arrive pas. Quelques secondes plus tard, la voiture se stoppa, et Bella se renfonça profondément dans son siège. Dans la précipitation, elle en avait oublié de faire le plein d'essence.
Bien joué, pour une fille qui ne voulait pas que ta petite excursion se sache…
La ferme et aide-moi à trouver une solution ! Râla-t-elle intérieurement.
Je suis ta conscience, je te signale. Pas un GPS ni une dépanneuse.
Et maintenant ? Que devait-elle faire ?
Prier pour ton âme…
Retourner à la villa à pied ?
Que Dieu te vienne en aide…
Sa conscience avait raison, ce n'était certainement pas une bonne idée. C'était beaucoup trop loin et en plus, ce n'est pas comme si Carlisle Cullen allait bien accepter de l'aider en lui prêtant l'une de ses décapotables. Et puis elle ne voulait pas le voir. Mais pourquoi était-elle venue d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'il lui avait pris ce matin ?
En même temps, t'étais en serviette en train de te faire allumer par Edward Cullen. Normal que t'aies plus toute ta tête à ce moment là…
Elle soupira en sortant son portable de sa poche et en inspectant la liste de contacts qui défilait sous ses yeux. Appeler Alice ? Hors de question. Cette dernière lui avait dit en partant qu'elle devait se rendre à Seattle pour rendre visite à ses parents qu'elle n'a pas vus depuis longtemps. Plutôt étonnant d'ailleurs, étant donné que ses parents ne donnent jamais de nouvelles. Mais après tout, c'était une bonne chose n'est-ce pas ? Elle continua de faire défiler la liste et vit le prénom de Charlie, un peu derrière celui d'Alice.
Ola… mauvaise idée, passe vite à quelqu'un d'autre.
Pour une fois, elle écouta sa conscience sans rechigner ni protester. Il était clair que Charlie était la dernière personne à appeler. Si elle lui disait de venir la chercher ici, aucun doute qu'il lui passerait un savon mémorable, avant d'aller trouver Cullen pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Son père venait tout juste de sortir de prison. Ce n'était pas le moment pour lui d'y retourner. En plus, connaissant son père, il mettrait Edward au courant en moins de deux et ils viendraient ici tous les deux. Au moment où justement, elle pensait à Edward, son prénom apparut devant ses yeux. Elle resta longtemps les yeux rivés dessus, se demandant si elle devait l'appeler ou non. Après tout, elle le devait. C'était le seul qui connaisse la route, le seul qu'elle avait vraiment besoin de voir en cet instant, le seul qui méritait vraiment d'être au courant.
Mais Edward était également celui qui réagirait le plus mal. Elle préférait largement les savons que lui passaient son père, qu'une dispute avec l'homme de sa vie. Et puis… il voudrait qu'elle lui rende des comptes, qu'elle lui dise ce qui s'est passé dans ce bureau. Et qu'est-ce qu'elle lui dira ? Que son père est pire que tout ce qu'il pouvait imaginer ? Qu'il lui a offert de l'argent en échange de sa coopération ? Qu'il s'en est pris à elle et en est allé jusqu'aux mains ? Edward avait déjà une piètre image de ses parents, il avait déjà énormément de mal à le supporter. Et bien qu'il ne le montre pas vraiment, bien qu'il tente tant bien que mal de faire comme si de rien n'était, elle savait que ça l'atteignait plus que tout. Elle l'avait déjà vu désemparé, bouleversé de cette situation. Elle ne voulait pas enfoncer le couteau dans la plaie qui ne s'était toujours pas refermée. Elle n'avait pas le droit de diminuer encore plus l'estime qu'Edward avait de son père. Ce n'était pas pour Carlisle Cullen qu'elle faisait ça, au contraire, elle voudrait tellement que le monde entier sache à quel point cet homme était infâme et sans cœur. Non c'était pour Edward qu'elle faisait ça. Il était déjà détruit par le comportement de ses géniteurs, en faisant empirer la considération qu'Edward avait pour son père, elle ne réussirait à qu'à lui enfoncer un coup de poignard en plein cœur.
Une chose à propos d'Edward était qu'il culpabilisait pour toutes les actions que les Cullen faisaient, et elle aurait beau lui tenir tête en lui certifiant qu'il n'y était absolument rien, ça ne l'empêcherait pas de se sentir coupable pour tout. Et en le mettant au courant de tout ce qu'il venait de se passer aujourd'hui, qu'adviendrait-il ? Il éprouverait une rage immense envers son père, tout en culpabilisant et en endossant l'entière responsabilité. Elle ne pouvait pas faire ça. Elle ne pouvait pas le détruire, le dévaster plus qu'il ne l'était déjà. C'est là que la réponse à sa question apparut sous ses yeux.
Elle savait qui appeler. D'accord, ce n'était peut être pas une très bonne idée, en vue des derniers évènements qui s'étaient déroulés, mais c'était la seule solution. Et puis cela permettrait de tirer un trait et de se réconcilier avec cette personne qu'elle aimait profondément. En prenant une profonde inspiration pour se donner du courage, elle cliqua sur le prénom s'inscrivant juste en dessous d'Edward.
« Allô ? » Fit une voix d'ours dans le combiné, au bout de plusieurs tonalités.
« Euh Emmett, c'est… moi. » Bafouilla Bella, mal à l'aise.
Il y eut un silence et Bella se tortilla sur son siège.
« Bella… » Murmura Emmett avec étonnement. « Je suis surpris que tu m'appelles… »
« Euh… je te dérange ? » S'enquit-elle embarrassée.
« Non ! » S'empressa-t-il de la rassurer. « Pas du tout, je suis vraiment content de t'avoir au téléphone… » Il s'interrompit soudainement, faisant sourire Bella légèrement.
« Hum ben j'avais un service à te demander… enfin si tu veux. »
« Tout ce que tu veux. » Répondit-il rapidement.
« Tu… tu es occupé là ? » Demanda-t-elle.
« Bah avec Rosalie on vient de rentrer à la maison. D'ailleurs tu es où ? Alice est avec toi ? »
« Justement euh… » Elle se mordit la lèvre avant de continuer. « Je suis toute seule et ma voiture est en panne d'essence. Tu pourrais venir me chercher ? »
« Comment ça se fait que tu ne demandes pas à Edward de le faire ? » Fit-il remarquer étonné.
« Euh, il travaille et je ne veux pas le déranger et… et puis Alice est à Seattle donc tu es le seul à pouvoir m'aider. » Baragouina-t-elle avec appréhension et incertitude.
« Où es-tu ? »
Bella soupira et ferma les yeux, hésitant à poursuivre.
« A l'extérieur de la ville, sur la route en bordure de la forêt… »
« Mais qu'est-ce que t'es allée foutre dans la forêt ? » S'exclama-t-il abasourdi. « Et sans essence en plus ! »
« Je… c'est compliqué. Bon tu peux venir ou pas ? » Abrégea-t-elle impatiente.
« Comment veux-tu que je sache quelle route moi ? T'as pas une meilleure indication à me donner ? »
« Très bien ! » S'écria-t-elle à bout de nerfs. « La propriété des Cullen ! Ça te va ? »
De nouveau un silence au téléphone, si bien que Bella eut peur d'en avoir trop dit.
« Bella… qu'est-ce que… »
« Ne pose pas de question Emmett. » Supplia-t-elle. « Viens s'il te plait, c'est tout ce que je te demande. »
« Mais je sais pas où ils vivent moi, ces deux trous du cul ! » Bella se retint de rire face à sa répartie et secoua la tête en levant les yeux au ciel.
« Que veux-tu que je te dise ? Regarde sur internet. » Rétorqua-t-elle. Elle l'entendit soupirer.
« Très bien j'arrive. Mais tu as intérêt à m'expliquer dans quelle merde tu t'es encore fourrée. »
« Merci Emmett. » Soupira-t-elle de soulagement, en éludant sa condition.
Elle raccrocha et attendit patiemment, se renfonçant dans son siège les yeux fermés. C'était comme si un lourd poids venait de s'être déchargé de ses épaules. Elle était sauvée car si elle se débrouillait bien, Edward n'aurait pas à être au courant. Tout ce qu'elle avait à faire était de le persuader de ne rien dire à personne. De toute façon, Emmett lui en devait bien une. Elle venait quand même de faire le premier pas vers lui, alors que ce n'était pas vraiment à elle de le faire. Bon d'accord, c'était surtout intéressé, mais bon un pas est un pas quand même.
Elle attendit au moins une bonne trentaine de minutes dans sa voiture, en profitant pour s'inspecter et vérifier qu'elle n'avait pas une tête à faire peur. Lorsqu'Emmett arriva, Bella soupira de soulagement. Elle l'avait trouvé drôlement long pour un fou du volant. Elle sortit de son véhicule tandis qu'il se garait devant elle et sortait lui aussi.
« T'en as mis du temps. » Fit-elle remarquer.
« Je trouvais pas la route. » Fit-il simplement, tout en mettant le crochet sur le pare-choc avant de la voiture de Bella pour pouvoir la tirer. « Allez grimpe. » Dit-il en faisant un signe de tête vers sa voiture.
Elle sourit et s'empressa de s'engouffrer dans la Jeep, coté passager. Emmett fit le tour après avoir fini son installation, et prit place devant le volant, en démarrant la voiture.
« Merci Emmett. » Murmura-t-elle reconnaissante.
« Y a un truc qui m'échappe. » Marmonna-t-il. « Pourquoi t'es allée là-bas ? Je veux dire… tu les détestes ces types, non ? »
« Mais bien sûre que oui. » Soupira-t-elle. « C'est juste… » Elle souffla et abandonna sa phrase. « N'en parle pas à Edward s'il te plait. Ni à qui que ce soit. »
« A une condition. » Parlementa-t-il en inclinant la tête pour la regarder.
« Quoi ? » Fit-elle en fronçant les sourcils.
« Je veux que tu m'expliques ce qui s'est passé. » Elle leva les yeux au ciel. Elle aurait dû s'en douter le connaissant…
« Très bien… » Accorda-t-elle à contre cœur. « Je suis allée là bas dans le but de lui demander d'arrêter ses persécutions. »
Aussitôt Emmett éclata de rire, sous son regard courroucé.
« T'es sérieuse ? T'as vraiment cru que tu pouvais te pointer chez eux comme ça et leur demander d'arrêter ? Dis, tu t'es shootée à quoi ce matin ? »
« Oh ça va ! » Râla-t-elle excédée. « Je le reconnais, c'était un acte irréfléchi et irresponsable et… j'ai vraiment été une imbécile. » Marmonna-t-elle d'une faible voix. Emmett la regarda tristement.
« Ça n'a pas marché. » Conclut-il désolé. Elle secoua la tête.
« C'était pire que ce que je pensais. » Murmura-t-elle avec une voix haineuse. Emmett la jaugea du regard quelques instants avant de soupirer et de reporter son attention sur la route.
« T'es loin d'être une imbécile. » Contredit-il avec un piètre sourire. « En fait t'es juste… trop intelligente pour ses sales ploucs. » Bella pouffa légèrement.
« Tu trouves que j'ai eu commis un acte intelligent en allant là bas ? » S'étonna-t-elle, choquée qu'il lui dise ça.
« Ah non, pour ça t'as carrément été la pire des idiotes. » Rit-il. « Inconsciente même. »
« Je te remercie. » Ironisa-t-elle, le faisant rire encore plus.
« Mais ce qu'il y a c'est que… malgré tout ce qu'ils nous ont déjà fait subir et toutes leurs saloperies, tu trouves quand même la foi de croire que tout peut s'arranger avec diplomatie. Gandhi serait fier de toi. » Elle sourit.
« Je croyais que tu n'aimais pas la diplomatie ? » Fit-elle remarquer. « Que toi ton truc, c'était les bonnes bagarres où tout le monde se retrouve à l'hôpital ? » Il partit dans un rire incontrôlable.
« Ça c'est vrai. Je te jure, la violence, c'est le pied ! » S'exclama-t-il de sa voix tonitruante. « Cela dit, je n'ai jamais dit que j'étais un exemple à suivre. Au contraire, ça a toujours été toi l'exemple et la prodige de la famille. Et ton pauvre espoir d'instaurer la paix et de faire une trêve entre les Cullen et les Swan le prouve. Moi si j'avais dû aller là bas, ça aurait été pour leur démonter leur sale face de riches. Et résultat des courses, encore une taule. Heureusement que je m'entendais bien avec les gardiens là bas. » Bella secoua la tête amusée.
« Donc au fond, tu trouves que c'était pas si débile de vouloir aller là bas ? »
« Si. » Contra-t-il. « Mais la raison pour laquelle tu as voulu y aller… je te reconnais bien là. » Rigola-t-il tandis qu'il roulait en direction de la maison.
Bella resta songeuse quelques instants.
« Tu ne diras rien à Edward, pas vrai ? » Fit-elle avec des yeux de chien battu. Il tourna sa tête vers elle avec sérieux.
« Tu ne pourras pas lui cacher un truc comme ça. Tôt ou tard il va forcément le savoir. »
« Pas nécessairement. » Se renfrogna-t-elle. « Ça peut être notre secret, à toi et à moi. » Il fronça les sourcils.
« Sérieusement Bella, t'as vraiment dit à personne où tu allais ? » Fit-il incrédule.
« Bah non, tu crois qu'on m'aurait autorisée à y aller sinon ? » Il se tapa le front.
« T'es pire que je croyais, ma parole. Tu imagines s'il t'était arrivé quelque chose ? Personne n'aurait su où tu étais allée. »
« J'avais mon portable sur moi je te rappelle. La preuve, je t'ai appelé. »
« Même, c'était totalement inconscient. Et si Edward l'apprend, t'es foutue ma grande. »
« Raison de plus pour qu'il ne l'apprenne pas. S'il te plait Emmett… » Elle lui fit une moue suppliante, priant mentalement pour qu'il cède. Il soupira en roulant des yeux.
« Notre secret à toi et moi. » Consentit-il difficilement. (N/Dazzling : Un secret de plus...* se tape le front*)
Elle sourit de toutes ses dents, heureuse qu'il accepte de ne rien divulguer.
« Merci infiniment, tu me sauves la vie. »
« Ouais ouais… Mais dis-moi Bella, est-ce que ça veut dire qu'on peut enfin faire la paix ? »
…
« Il faudra bien le leur dire un jour, Charlie. » Déclara Edward avec sérieux. (N/Yoro: Leur dire quoi? *Se gratte la tête*)
« Je sais bien, mais c'est impossible pour l'instant. » Contra le paternel. « Ils sont déjà assez anxieux comme ça, en particulier Bella. »
« Mais enfin ce n'est pas rien ! Vous avez été viré, votre famille est obligée d'être mise au courant ! » Protesta le jeune inspecteur qui n'arrivait pas à comprendre pourquoi son beau père refusait de dire la vérité à ses enfants. (N/Marie : What ? Charlie viré ? Mais c'est la catastrophe ! Au fait, j'aime beaucoup le « jeune inspecteur », ça fait trop classe (H)) (N/Dazzling : Beau Papa a encore frappé...ca fait mal )
« Regarde les choses en face Edward. » Se défendit Charlie. « Qu'est-ce que ça apportera que je le leur dise ou non ? Est-ce que ça les fera se sentir mieux ? Est-ce que ça apportera quelque chose à la situation actuelle ? Non. Ça ne fera que leur apporter plus de tourments. Et puis le fait que je sois viré ne change absolument rien, puisque je vais quand même passer toutes mes journées ici, au poste à participer à cette foutue enquête. Je le fais juste sans toucher un centime, ce n'est pas la mort. »
« Vous semblez oublier une chose, c'est qu'ils vont bien se rendre compte à un moment ou un autre, que vous n'avez plus aucune rentrée d'argent. » Fit remarquer Edward en arquant un sourcil.
« Détrompe-toi. » Contra Charlie. « Mon compte est suspendu, je ne peux déjà plus retirer d'argent, donc le fait que je sois viré ne change absolument rien, puisque je ne touchais déjà plus d'argent. »
Edward se pinça l'arête du nez. Dans le fond, Charlie avait raison, son licenciement passait totalement inaperçu, étant donné qu'il ne touchait déjà rien. Et puis en plus, tous les collègues le laissaient quand même enquêter et diriger, en secret. Charlie était un atout majeur au sein de la police de Forks, et il était également grandement utile à Edward depuis que ce dernier avait commencé une enquête en parallèle sur la Cullen&Volturi International.
En effet, depuis que Garrett l'avait appelé pour à plusieurs occasions pour lui rapporter des conversations ou des actions douteuses, Edward avait pris l'initiative de faire des recherches pour trouver un moyen de contrecarrer son père. Il savait que le seul moyen de pouvoir arrêter ce massacre et vivre enfin la vie dont il rêve avec Bella, c'était de réussir à le faire tomber. Il était certain que la C&V n'était pas clean. Une banque ne pouvait pas s'enrichir aussi rapidement, en un claquement de doigts. Il devait forcément y avoir une faille, anguille sous roche. Et pourtant, à chaque fois qu'il effectuait des recherches, il ne trouvait rien d'autre que des transactions légales. Aux yeux du monde, la Cullen&Volturi était tout ce qu'il y a de plus honnête, droite et intègre. C'était une banque irréprochable. Mais justement, pour Edward, elle était beaucoup trop irréprochable pour l'être réellement. Il devait forcément y avoir des failles, il fallait juste les trouver. Et lorsqu'il les trouverait, car il savait qu'il finirait par mettre la main sur les actions malhonnêtes, il n'hésiterait pas à attaquer ces salauds et les faire croupir en prison, pour le restant de leurs jours.
« Même si officieusement, vous êtes toujours le bienvenu ici et vous êtes toujours de la police, officiellement vous êtes viré, Charlie. Vous n'avez plus d'emploi, et vous êtes normalement, interdit de venir bosser ici. Donc le minimum que vous devez à vos enfants, est de les prévenir que vous êtes au chômage. »
« Pas maintenant. » Réfuta-t-il catégorique. « Ça leur ferait beaucoup trop de peine. » Dit-il en secouant la tête.
« Charlie… »
« Laisse-moi faire Edward. » Le coupa-t-il soudainement, les yeux presque suppliants. « Il s'agit de mon problème, pas du tien. Entre nous, tu as suffisamment de choses à régler comme ça, pour t'occuper d'un vieux crouton comme moi. »
Edward le regarda amusé avec incertitude.
« Ce vieux crouton comme vous dites, c'est quand même lui qui accepte de m'héberger et m'accepte dans sa famille sans rien attendre en retour. »
Charlie ouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose lorsque la porte s'ouvrit.
« Inspecteur, un type avec un bandana sur la tête demande à vous voir. » Edward hocha vivement la tête.
« Je l'attendais, fais-le entrer. »
Le jeune flic referma la porte en allant chercher Garrett.
« Je crois que je vais te laisser. » Annonça Charlie. « Tu gardes mon renvoi pour toi. »
« Vous faites une énorme erreur en ne leur disant rien. » Il haussa les épaules en ouvrant la porte.
« Mais c'est mon erreur, pas la tienne. » Il s'apprêta à s'en aller mais se ravisa et se retourna vers son futur gendre. « Merci Edward. » Puis il referma la porte derrière lui, le laissant seul.
Edward soupira en fermant les yeux. Il était encore une fois en train de culpabiliser pour quelque chose que son père avait fait. Si seulement il ne s'était pas arrêté ce jour là sur l'autoroute, peut être que rien de tout ça ne serait arrivé… quoi que, quand il y réfléchissait bien, il était sûr qu'il aurait quand même fini par sortir avec Bella. Il l'aurait vue arriver le jour où elle est allée chercher son père lorsqu'elle a obtenu son emploi, et il n'aurait pu détacher son regard de cette magnifique brune aux yeux chocolat. Ils auraient surement mis plus de temps avant de sortir ensemble, étant donné qu'il n'aurait pas passé une nuit ensemble au préalable. Mais ils auraient quand même fini par s'aimer, de la même façon dont ils s'aiment à présent. Ils étaient faits l'un pour l'autre, c'était quelque chose d'inévitable. Peu importe la façon dont ils pouvaient se rencontrer, ou le nombre d'année qu'ils mettent avant de se connaitre, Edward savait qu'il était lié à Bella pour la vie, et qu'elle lui était destinée.
Et tandis qu'il secouait la tête pour s'extirper de ses pensées et se reconcentrer, la porte s'ouvrit et Garrett entra dans le bureau sans même, y avoir été invité au préalable.
« Tu peux t'estimer heureux d'être mon pote, en temps normal jamais j'accepte de mettre les pieds dans un lieu bourré de flics. »
Edward sourit devant la désinvolture de son ami, qui marchait une main dans une poche et l'autre, qui tenait une pomme.
« Et pourquoi donc ? Aurais-tu par hasard peur de te faire arrêter pour un crime dont tu serais le commanditaire ? » Suggéra-t-il en arquant un sourcil. Garrett haussa les épaules en croquant dans sa pomme bruyamment.
« Pas du tout. Je les évite, c'est tout. »
Edward s'appuya contre son bureau, les bras croisés sur son torse et regarda Garrett avec sérieux.
« Quelles sont les nouvelles ? » S'enquit-il d'emblée. Garrett prit une mine offusquée.
« Tu pourrais au moins me demander comment je vais. » Fit-il remarquer, faussement outré.
Edward leva les yeux au ciel en réprimant un sourire.
« Désolé. Comment tu vas ? » Se rattrapa-t-il.
« C'est la merde Ed. » Dit-il avec rapidité, presque paniqué. « Vous avez complètement semé le grabuge, là haut. »
« Est-ce que par là haut tu entends les riches qui nous servent de famille ? » Devina Edward en fronçant les sourcils, supposant qu'il voulait désigner ceux qui règnent au sommet.
« Ils sont tous dans un état d'agitation et de désarroi. » Continua-t-il en balayant la question rhétorique de son ami au passage.
« Pourquoi ? »
« A ton avis ? » S'exclama Garrett d'une voix forte. « Tu as oublié tout le remue-ménage qui s'est crée lorsque Jane s'était entichée de ce brésilien ? »
« Bien sûr que non. » Marmonna-t-il songeur.
« Et bah c'est la même chose maintenant. Mais en pire. » Edward le regarda étonné.
« Comment ça en pire ? » S'écria-t-il atterré. « Enfin Jane est une Volturi, et moi j'avais déserté bien avant cette histoire. Je ne vois pas pourquoi mon cas serait pire que le sien. »
« Parce que vous, vous refusez d'abandonner ! » Apprit-il avec un semblant d'affolement dans la voix. « Carlisle a recours aux mêmes méthodes qu'Aro, si ce n'est plus, et ça n'a toujours aucun effet, vous n'êtes toujours pas séparés et tu n'es toujours pas rentré au bercail. Carlisle est sérieusement énervé, Esmée aussi, et résultat en pâtit. De plus avec la trahison de Jasper à la dernière minute, ça devient chaud bouillant. Carlisle ne laissera pas passer ça. » Edward se pinça l'arête du nez avec anxiété.
« Qu'est-il arrivé à Jasper du coup ? » Demanda-t-il avec une légère inquiétude.
« J'en sais rien, il était sensé voir Carlisle aujourd'hui justement. J'imagine que ton père a attendu plusieurs jours avant de le convoquer, dans l'unique but de tout préparer et de tout mettre en place pour lui reprendre ses parts et lui piquer tout son argent. »
Edward soupira. Il réalisa soudainement que Jasper avait quand même risqué gros et sacrifiait beaucoup en se mettant de leur coté. Bon d'accord, c'était tout à fait normal qu'il le fasse, car on n'envoie pas un innocent en prison pour de l'argent. Mais pas tout le monde n'aurait fait preuve de bon sens et d'humanité, et n'aurait accepté de tout perdre pour rendre la liberté à quelqu'un qui nous a démoli et battu à sang comme l'avait fait Emmett. Dans le fond, Jasper était toujours le même, quelqu'un de droit et honnête. Il s'était seulement perdu en chemin. Et à présent il était en train de retrouver sa route progressivement. Il fallait seulement lui laisser du temps. Peut-être même qu'ils pourraient redevenir amis… certainement pas comme avant… mais renouer un peu, si Bella n'y voyait pas d'inconvénient, car il n'était pas certain qu'elle veuille à nouveau entendre parler de lui, après tout ce qu'il a fait.
« Donc… » Reprit-il avec intérêt. « J'ai mis tout le monde dans un état de trouble et d'affolement. C'est bien ça ? »
« Si tu savais… » Soupira Garrett. « Carlisle est tellement préoccupé qu'il n'a pas mis les pieds à la banque de Washington depuis des semaines. Esmée passe son temps chez les Denali à se plaindre de ce qu'il leur arrive et de cette « sorcière » qui t'aurait attiré dans ses filets. » Dit-il en mimant bien les guillemets. Edward rit brièvement, secouant la tête d'exaspération.
« Donc si mon père n'a pas mis son nez dans les affaires de la C&V depuis un bout de temps, ça veut dire qu'il ne reste plus que les Volturi pour faire marcher les banques, non ? »
« Surtout après la désertion de Jasper. Peter avait déjà abandonné la fusion et laissé son frère tout seul, mais maintenant que Jasper est fini, il n'y a plus de Withlock et comme Carlisle ne fait plus rien, les Volturi sont seuls à tout gérer. Si bien sûr on omet leurs milliers d'employés qui sont embauchés. »
« Oui mais au final, ils sont quand même seuls à tout gérer, tant que Carlisle ne mettra pas les pieds dedans. Ça nous laisse un avantage. S'ils sont tous seuls, ils seront plus distraits et moins attentifs à ce qui se passe autour d'eux. » Conclut Edward avec un sourire anticipateur. (N/Marie : Je crois que j'aime beaucoup ce sourire ^^)
« Ça sent l'infiltration à plein nez ça. » Fit Garrett avec une voix pleine de sous-entendus. « Et qui c'est qui va devoir s'y coller hein ? »
« C'est bien toi qui t'y colles depuis plus de trois semaines. Tu peux bien continuer. » Répliqua Edward innocemment.
« C'est bien parce que t'es mon pote et que je peux pas blairer ces enfoirés que je continue à errer autour d'eux pour les coincer. » Rétorqua son ami avec lassitude.
« Et puis c'est pas moi qui pourrais le faire à ta place, pas vrai ? » Lança Edward amusé.
« C'est clair que toi et ta chère Bella Swan, vous êtes loin d'être les bienvenus. » Rigola Garrett. « Mais il y a un truc que je comprends pas. Pourquoi ne pas faire semblant ? Je veux dire, tu joues la carte du fils qui abandonne et revient près de ses parents et comme ça, tu pourrais enquêter de l'intérieur, ce serait plus simple, tu crois pas ? » Edward resta silencieux, dubitatif, avant de secouer la tête chagriné.
« Non, c'est impossible. » Déclara-t-il désolé. « Si je devais jouer un rôle et entrer dans son jeu, il me forcerait à abandonner mon boulot. Et si je ne suis plus de la police, je n'aurai plus les mêmes droits. Tous les logiciels qu'on utilise, les dossiers auxquels on a accès. Si je veux réussir à coincer C&V, il faut que je continue à être flic, surtout que j'ai pas mal de relations au F.B.I et à la C.I.A, grâce à mon nom de famille, alors nous n'y arriverons pas si je ne suis plus inspecteur. Et puis… » Il s'arrêta, ayant du mal à continuer. Garrett comprit où il voulait en venir et eut un sourire au coin de la bouche.
« Et puis t'as pas envie de quitter ta chérie, c'est ça ? » Devina-t-il. Edward lui fit un sourire contrit, réprimant un léger rire.
« Tu trouves ça pathétique hein ? » Garrett haussa les épaules. (N/Dazzling : C'est loin d'être pathétique quand Edward est concerné :p)
« Bof, ça ne m'étonne pas vraiment. Pourquoi quitter ta petite vie tranquille avec la femme que tu aimes pour retourner dans ce monde de pourris ? »
« Pas si tranquille que ça, crois-moi. » Répliqua Edward avec amertume. « Mais tu vois, je me sens enfin chez moi, et pour la première fois de ma vie j'ai l'impression d'avoir trouvé une famille. Je ne peux pas… me résoudre à abandonner tout ça pour revenir dans ce repère de requins, devoir revivre tout ce pourquoi je suis parti et essayer de me fondre dans le décor et devenir comme eux. Sans parler du fait que jamais mon père ne me fera assez confiance pour me laisser pénétrer dans son bureau ou dans les locaux de Washington. Et puis devoir couper ton contact avec Bella… c'est au-dessus de mes forces. Je sais que c'est égoïste de ma part, mais je ne peux pas quitter le seul endroit où je me sens à ma place. » (N/Dazzling : * étoile plein les yeux * C'est tellement chou)
« C'est vrai que c'est un peu égoïste mais… » Il réfléchit quelques secondes avant de continuer. « Après tout t'as bien le droit d'être égoïste pour une fois dans ta vie. Alors euh… je te comprends. Et je vais continuer de faire mon enquête de mon coté pour te rapporter les infos que je trouve. » Edward le gratifia d'un sourire sincère.
« Merci mec. » Garrett balaya ses remerciements d'un revers de la main.
« Ouais, y a pas de quoi. Et puis j'ai hâte moi aussi de faire tomber ces enflures pour que Kate et moi on puisse se la couler douce. »
Edward hocha la tête, compréhensif, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
« Est-ce que t'as appris quelque chose de nouveau depuis ? » Demanda-t-il soudainement, changeant de sujet.
Garrett prit une profonde inspiration avant de parler.
« Toujours rien. L'affaire au Brésil ne donne rien. J'ai beau chercher, je ne vois rien qui sorte de l'ordinaire. »
« Pourtant c'est forcément par là qu'il faut chercher. » Réfléchit Edward. « La société dont ils ont acheté les parts au Brésil, y a un truc qui colle pas. »
« Pourquoi ? C'est une simple affaire comme une autre. »
« Quand nous sommes allés au Brésil cette année là, tu te rappelles bien qu'il n'y a qu'Aro, Caius et Marcus Volturi qui sont allés signer le contrat. Carlisle n'y était pas présent. Ils devaient forcément avoir quelque chose à cacher. » Conclut Edward.
« Oui bon d'accord, mais quoi ? » S'impatienta Garrett. « Parce que tu m'as demandé de chercher, mais je t'assure que je n'ai strictement rien trouvé ! »
« Moi si. » Déclara Edward avec un sourire satisfait. (N/Marie : J'aime encore plus ce sourire… *bave*) (N/A: Marie-Loving-Edward mesdames messieurs ! Je comprends pourquoi t'as choisi ce pseudo :P)(N/Dazzling : sa me dit rien qui vaille ^^)
Garrett fronça les sourcils, tandis qu'Edward se retourna et tourna l'écran de son ordinateur vers son ami, pour lui montrer la page internet qu'il avait laissée ouverte.
« Regarde. » Fit Edward en montrant de la tête, l'article qui parlait de la fameuse société dont C&V étaient devenus les actionnaires majoritaires.
Garrett étudia l'article qui semblait plus s'apparenter à un dossier judiciaire qu'à un article de Wikipédia.
« Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il.
« Un dossier rapportant les méfaits de cette société. Apparemment il y a quinze ans, elle aurait été condamnée pour blanchiment d'argent. Elle aurait ensuite été reprise cinq ans plus tard par un nouveau patron. » Garrett resta dubitatif.
« Comment tu as eu ça ? » Fit-il étonné. « J'ai cherché partout sur internet et pas une fois je n'ai trouvé quoi que ce soit. »
« J'ai accès à des dossiers confidentiels. Au Brésil, ce genre d'affaire est souvent passé sous silence, donc c'est surement normal que tu n'aies rien trouvé. Et puis tu n'as peut être pas pensé à remonter plus loin dans le temps. » Garrett rit brièvement.
« Ouais, c'est peut être vrai. » Avoua-t-il. « Mais en quoi est-ce que ça nous aide ? »
« A ton avis ? Si ça se trouve cette société continue toujours à blanchir de l'argent. »
« Et les Volturi seraient au courant ? » Supposa Garrett.
« Ils en seraient les commanditaires. » Affirma Edward, un air plutôt sombre sur le visage.
Les deux restèrent silencieux, songeant chacun de leur coté à ce qu'ils étaient probablement amenés à découvrir. Au bout de quelques minutes, Garrett finit par rompre le silence.
« Et tout cet argent, où est-ce qu'il irait et à quoi il servirait ? » Edward soupira.
« C'est justement ce qu'il nous faut découvrir. Tu as cherché dans l'international ? » Demanda-t-il. Garrett hocha la tête.
« Oui mais je n'ai rien trouvé d'anormal du tout, aucune transaction louche, ni aucun chose compromettante. Y a rien de bizarre, enfin à part… » Il semblait hésiter, ce qui intrigua Edward.
« A part quoi ? » Questionna-t-il en voyant qu'il ne comptait pas finir sa phrase.
« Et ben… y a quand même quelque chose qui me chiffonne. T'as jamais remarqué que le pôle international était entièrement dirigé par Aro ? » Edward fronça les sourcils.
« A vrai dire, je n'avais encore jamais mis mon nez dans les affaires de la C&V avant aujourd'hui. » Répondit-il sincèrement. Garrett réprima un rire.
« D'accord, enfin peut être que c'est moi qui déraille, mais tu ne trouves pas bizarre que Carlisle n'est pas accès au pôle international ? »
« Bien sûr que si il y a accès. Mon père a tous les droits sur la banque. »
« Dans ce cas pourquoi ne s'occupe-t-il jamais des affaire outre-Atlantique ? »
« Ils se sont peut être mis d'accord avec Aro pour que l'un gère le pays et l'autre les banques en Europe. »
« Sûrement… » Murmura Garrett songeur.
« Cela dit… » Hésita Edward, incertain. « Peut être qu'Aro a mis en place cet accord parce qu'il ne voulait effectivement pas, que Carlisle ne s'occupe des affaires étrangères. Et dans ce cas, il doit avoir quelque chose à cacher. »
« Tu veux que j'essaye de chercher dans les actions faites en Europe ? » Proposa-t-il.
« Pourquoi pas. » Répondit Edward. « Mais fais attention quand même. Je ne suis pas encore certain des méthodes qu'utilise Aro lorsque qu'il apprend que quelqu'un met le nez dans ses affaires. »
« Ne t'en fais pas pour moi. » Ricana Garrett. « Tout le monde me prend pour l'imbécile, le boulet qui ne comprend rien à que dalle. Jamais on ne me soupçonnera de fouiller partout. »
« Mais tout le monde sait que toi et Kate êtes en contact avec moi. Ils peuvent facilement devenir paranos et se faire des idées. Donc surtout pensez à rester en retrait. »
« Aucun problème. Je te tiens au courant dès que j'en sais plus. » Promit-il.
« De même pour moi. Si tu veux me trouver, tu sais où se trouve la maison des Swan. » Renchérit Edward en lui tendant la main.
Garrett la prit et ils se serrèrent la main avant que celui-ci ne se détourne vers la porte.
« Fais attention à toi. » Dit-il avant d'ouvrir la porte. « Carlisle est loin d'avoir dit son dernier mot. »
Il referma la porte derrière lui, laissant Edward avec les pensées complètement en vrac. Plein de choses ne collaient pas, et pourtant il n'arrivait pas à mettre le doigt sur la moindre action douteuse. De plus, ils allaient devoir redoubler de vigilance car avec la défection de Jasper, son père devait surement être encore plus en colère. Il était persuadé que s'il ne trouvait pas rapidement le moyen de le contrer, lui et Bella allaient encore subir beaucoup plus que ce qu'ils ne subissent déjà.
C'est la tête pleine de questions sans réponse, qu'Edward rentra chez les Swan, là où il se sentait vraiment chez lui. Lorsqu'il passa la porte, il eut la surprise de trouver Bella en train de rire de bon train avec Emmett, sur le canapé. Apparemment ces deux là s'étaient réconciliés durant son absence. Il fronça les sourcils, un peu déçu. Il aurait espéré qu'elle lui tienne tête un peu plus longtemps, histoire de lui faire passer l'envie de lever la main sur elle une nouvelle fois, mais après tout il s'agissait de son frère, et puis Bella était connue pour son grand niveau de tolérance.
Lorsque Bella vit Edward arriver dans la pièce, un sourire se forma sur ses lèvres. Elle oublia un instant le monde autour d'elle et l'endroit où elle se trouvait, comme si son univers entier gravitait autour de lui, ce qui était sans aucun doute le cas. Il la regardait avec un visage circonspect, et elle comprit qu'il n'était vraiment enthousiaste de la voir de nouveau rabibochée avec son frère. Elle se leva, puis se dirigea vers lui avec une légère appréhension dans le regard. Elle passa ses bras autour de son cou et il haussa un sourcil curieux. Elle se mordit violemment la lèvre, espérant qu'il ne lui en voudrait pas, tandis qu'intérieurement, il s'amusait de la voir aussi embarrassée et honteuse, comme si elle avait commis un meurtre.
« Euh… je sais que tu ne voulais pas vraiment qu… »
« C'est bon Bella, j'ai compris. » L'interrompit-il en lui faisant un sourire rassurant. Bella écarquilla les yeux.
« Tu ne m'en veux pas alors ? » Fit-elle étonnée et soulagée.
Il porta une main à sa joue, secouant légèrement la tête de négation.
« C'est ton choix, tu es libre de prendre tes propres décisions et je n'ai pas à interférer, ni à m'en mêler. » Bella sourit en approchant son visage du sien lentement.
« Si, un petit peu quand même. » Murmura-t-elle en effleurant ses lèvres.
Il élargit son sourire avant de déposer ses lèvres sur les siennes pour un baiser passionné, en ayant toutefois compte de la présence d'autrui à coté. Emmett fit semblant de ne pas regarder, reportant son attention sur la télé, tandis que Rosalie et Alice étaient dans la cuisine. Bella était bien heureuse de le retrouver et de l'embrasser à nouveau, comme si cela faisait une éternité. En effet, elle avait vraiment trouvé cette journée anormalement longue, notamment à cause de son entrevue avec Carlisle Cullen qui l'avait épuisée. En ce moment, elle avait vraiment l'impression que ses journées duraient quarante huit heures au lieu de vingt quatre, tellement elle les trouvait longues et interminables.
Elle était aussi rassurée de le retrouver, après toutes les questions qu'elle s'était posée chez les Cullen. Le voir et l'embrasser la certifiaient dans son choix. Elle ne s'était pas trompée, elle avait fait le meilleur choix en déchirant ce chèque. De toute façon, elle n'avait jamais hésité, donc ce n'est pas comme si elle avait dû prendre une quelconque décision.
« Moi je te dis que la collection Jimmy Choo de 2009 était meilleure que celle de l'année passée. »
La voix d'Alice sortant de la cuisine leur fit interrompre leur baiser qu'ils avaient entamé.
« Je ne pense pas, tu sais, c'est difficile d'innover de nouvelles chaussures qui valent vraiment le coup d'œil. » Répondit Rosalie qui marchait à coté d'elle.
« Tu n'y connais rien en chaussures ! » Tempéra Alice en croisant ses bras sur son torse. Rosalie s'offusqua.
« Moi je n'y connais rien ? C'est toi qui n'y connais rien oui ! La collection de l'an dernier est nulle ! Jimmy Choo n'a rien rénové du tout ! »
« La ferme les pipelettes ! » Râla Emmett. « Y en a qui aimeraient bien suivre la télévision au lieu de vos discussions sur les chaussures. »
« Qu'est-ce que tu peux bien regarder à la télé de toute façon ? » Pesta Alice. « T'as plus le câble pour regarder ton catch. » Il haussa les épaules.
« Bah là y a un reportage sur les pingouins. » Répondit-il penaud. « C'est pas si mal. » (N/Yoro: Les pingouins? Mdr)
Bella se retint d'éclater de rire.
« Alors comme ça la banquise du pôle sud t'intéresse ? » Rit-elle amusée. Emmett lui asséna un regard noir.
« Idiote ! Les pingouins ne vivent pas au pôle sud mais sur l'hémisphère nord. » Lui apprit-il, bougon. « Tu confonds avec les manchots. »
Bella crut que sa mâchoire allait se décrocher tandis que tout le monde regardait Emmett bouche bée.
« Est-ce qu'il vient vraiment de m'apprendre un truc de culture générale là ? » Murmura-t-elle à Edward étonnée.
« Apparemment. » Répondit-il incrédule.
La porte de la maison s'ouvrit, et Charlie entra avec un sac de plats surgelés.
« Je suis allé chez Billy et il nous a dépanné en nourriture. » Annonça-t-il en arrivant.
« Charlie ! Mon héros, je désespérais de manger ! » Sautilla Alice comme si c'était la nouvelle du siècle.
« Ouais bah ne vous attendez pas à ce que je demande encore aux autres de nous filer à bouffer. » Rétorqua le paternel. « Il est hors de question que je dépende de qui que ce soit. »
« Si tu veux demain je peux aller faire les courses avec mon salaire du mois dernier. » Proposa Bella. « Je te l'ai dit qu'il m'en restait. »
Charlie se gratta l'arrière de la tête avec gêne.
« Ça m'ennuie que tu fasses ça Bella… mais à vrai dire là on n'a plus trop le choix. »
« Ne t'en fais pas Papa. » Conforta-t-elle. « C'est à ça que l'argent sert et puis… c'est aussi le seul qui nous reste puisque plus personne ici ne peut retirer. »
« Bon alors Bella si tu fais les courses demain, tu vas pouvoir m'acheter ma crème hydratante ! » S'enthousiasma Alice.
« Et mes bretzels ! » Renchérit Emmett qui s'était rué sur le sac de surgelés que son père tenait dans les mains.
Bella les regarda en fronçant les sourcils.
« Euh, je ne crois pas que les crèmes et les bretzels soient vraiment la priorité pour le moment… » Murmura-t-elle hésitante.
« Bella… » Prévint Alice d'un regard menaçant, lui montrant qu'elle avait intérêt à s'exécuter.
« Bon on verra ça plus tard. » Conclut Charlie excédé. « En attendant, moi j'ai faim. »
La soirée se passa sans encombre, étant déjà six à vivre ici, sans compter qu'Emmett avalait le triple d'une portion normale, les plats surgelés ne firent pas long feu. Seul Edward ne mangea pas beaucoup, la tête pleine de pensées par rapport à sa discussion avec Garrett de cet après-midi, ainsi que Bella qui repensait encore à la peur qu'elle avait éprouvée lorsque Carlisle Cullen s'était transformé en véritable furie et avait eu l'air d'un monstre.
Remarque, un monstre il en est déjà un.
Emmett suivait toujours son documentaire sur les pingouins, Rosalie dans ses bras qui se retenait de rire devant le ridicule de la scène. Bella regardait Rosalie avec incertitude et embarras. Elle avait toléré qu'elle vienne vivre ici, ainsi qu'approuvé sa relation avec son frère. Mais elle voyait toujours cette situation d'un mauvais œil. C'était plus fort qu'elle, elle n'arrivait pas à apprécier sa présence ici. Elle ne la détestait plus, ça c'était certain. Mais elle avait tout de même du mal à tirer un trait sur toutes les années de pure haine à son égard. Elle avait tellement haï Rosalie, qu'elle avait du mal à ne plus ressentir ce sentiment de révulsion pour elle. Pour elle, ça avait toujours été évident qu'elle doive détester cette jolie blonde. Mais à présent tout s'inversait, et elle se devait de la supporter, de la côtoyer, de l'apprécier… Elle allait vraiment avoir beaucoup de mal à parvenir à oublier tout ça et passer à autre chose. Et il allait falloir beaucoup de temps, avant qu'elle ne finisse par vraiment l'apprécier et ne plus avoir envie de vomir lorsqu'elle la voit avec son frère.
Vers le courant de la soirée, tandis que tout le monde était assis sur le canapé, ou le fauteuil en train de regarder la télévision et s'ennuyait du documentaire gonflant qu'Emmett regardait, la porte sonna.
Tout le monde se regarda étonné, se demandant qui pouvait bien sonner à la porte à une heure aussi tardive.
« Je vais ouvrir. » Fit Edward, espérant que ce soit Garrett qui venait lui annoncer une bonne nouvelle.
Il lui avait dit qu'il pouvait venir ici s'il avait la moindre info concernant la C&V qui puisse être susceptible de leur permettre de déclencher un procès. Et Edward priait pour que ce soit le cas. Malheureusement ce ne fut pas Garrett qui avait sonné. Lorsqu'Edward ouvrit la porte, sa mâchoire tomba.
Aucun son ne sortait de sa bouche, tandis qu'il regardait face à lui, son ancien meilleur ami, les traits fatigués et désolés. Jasper Withlock.
Cet enfoiré avait encore le culot de se pointer ici, après tant de remue-ménages. Edward ne savait pas comment réagir, dans le fond, il le trouvait courageux de venir ici, en sachant qu'il prenait le risque de se faire démolir encore une fois. Mais après toutes les crasses qu'ils avaient dues essuyer par sa faute, il n'arrivait pas à tirer un trait. Après tout, c'était tout de même à cause de sa plainte, qu'il avait quitté Bella l'espace d'une journée, et qu'il en avait souffert le martyr, comme jamais il n'avait souffert auparavant.
Jasper prit une profonde inspiration, n'osant pas le regarder tellement il se sentait embarrassé et en même temps, honteux.
« Bonsoir. » Salua-t-il d'une voix légèrement anxieuse, tandis qu'Edward le regardait impassiblement. « Navré de venir vous déranger aussi tard… » S'excusa-t-il, avant de laisser sa phrase en suspend, ne sachant trop quoi dire.
Bella, qui s'était levée et avait suivi Edward, se figea lorsqu'elle reconnut la voix. Jasper Withlock, et il est clair que son frère n'allait pas laisser passer ça. Ni Charlie. Elle n'arrivait pas à croire qu'il ose débarquer ici après tout ce carnage. De quel droit ? Elle appréhendait aussi le fait que Jasper soit en contact avec Edward, car si Jasper faisait par erreur, allusion à l'altercation qui s'était jouée ce matin entre elle et Carlisle Cullen, elle était sûre que ça virerait au cauchemar.
« Qu'est-ce que tu viens faire là ? » Interrompit sèchement la voix d'Edward en la sortant de ses pensées. Jasper détourna les yeux, se sentant déjà ridicule d'avoir fait tout ce chemin jusqu'ici.
« C'est qui ? » Demanda Charlie qui arrivait et ne comprenait pas la réaction d'Edward.
Edward s'écarta alors, montrant ainsi la silhouette de Jasper dans la nuit sombre. Lorsque Charlie vit le blond qui se trouvait sur le palier, il entrouvrit la bouche. Il se souvenait de lui. Il avait vu sa tête dans le journal, lorsqu'il avait lu l'article sur lui et Carlisle Cullen qui auraient fusionné. Il le reconnut sans grand mal.
« En parlant de pingouins… » Marmonna-t-il d'un regard haineux en sa direction.
« Non mais je rêve ! » S'écria Emmett derrière Bella. « Espèce de connard, tu fais bien de pointer ton nez ici ! » Tonna-t-il en s'avançant vers lui d'un pas décidé.
Bella comprit qu'il avait l'intention de se jeter sur lui et sans se rendre compte de ce qu'elle faisait, elle accourut pour se mettre entre eux, l'empêchant ainsi de cogner sur le blond.
« Emmett non ! » Cria-t-elle avec des yeux suppliants. Son frère ne l'entendit pas de cette oreille.
« Pousse-toi de mon chemin Bella, ça ne te regarde pas ! »
« Je t'interdis de le frapper ! » Tempéra-t-elle, les yeux affolés.
« Ce salopard m'a envoyé en prison ! C'est à cause de lui que notre père a été foutu en taule, et tu voudrais que je reste là sans rien faire ? ! » Hurla-t-il.
« Merde, tu l'as déjà cogné une fois, et t'as vu où ça t'a conduit ? Et au cas où tu l'aurais oublié, il a retiré sa plainte ! »
« Rien à foutre qu'il l'ait retirée ! » S'égosilla-t-il, s'apprêtant à la pousser de lui-même pour aller mettre une baigne à Jasper qui le regardait avec crainte et appréhension.
« Emmett je t'en prie… » Implora-t-elle. Il fronça les sourcils, effaré.
« Pourquoi est-ce que tu le défends ? » S'enquit-il incrédule. « Après tout ce que ce type a fait, comment oses-tu encore prendre sa défense ? ! »
« Mais je ne le défends pas ! » Protesta-t-elle avec véhémence. (N/Dazzling : * lève les yeux au ciel tellement elle est pas crédible ^^ *)
Elle savait qu'il avait raison, elle prenait sa défense sans le vouloir. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Il lui avait quand même sauvé la mise tout à l'heure, elle ne pouvait pas le laisser se faire brutaliser alors que lui, n'avait pas hésité à hurler sur Carlisle Cullen pour la défendre, en sachant très bien ce que ça allait lui coûter par la suite. Il fallait qu'elle le reconnaisse. Malgré le fait qu'elle ne le veuille pas, elle lui était quand même reconnaissante pour ce qu'il avait fait pour elle. Et maintenant qu'elle avait les idées plus claires, elle se rendait compte qu'elle aurait dû le remercier tout à l'heure, au lieu de l'avoir fusillé du regard et s'être montrée glaciale.
« Bella je te connais bon sang, tu défends ce merdeux, arrête de dire le contraire ! » S'emporta Emmett.
« Mais regarde les choses en face ! Ce type a abandonné sa plainte Emmett, c'est grâce à lui que toi et Charlie êtes sortis de prison ! »
« Grâce à lui ? ! » S'exclama-t-il atterré. « Tu veux rire ! C'est à cause de lui qu'on a été foutu en taule ! Et si on a été libéré, c'est uniquement grâce à Alice, pas à lui ! »
« Il n'était pas obligé de le faire ! » Contra-t-elle désespérée. « Bon Dieu, est-ce que tu sais ce que ça a dû lui coûter de s'être rétracté ? »
« Laisse-moi deviner. » Fit-il avec une voix sarcastique. « Sa belle voiture toute neuve ? Ou alors non attends, sa grande amitié avec ce cher Cullen tout gentil ? »
« C'est bon Emmett. » Tempéra Charlie d'un ton las. « Elle a raison, laisse-le un peu tranquille. » (N/Marie : Merci Papa Charlie qui va nous permettre enfin de savoir ce que Jasper veut !) (N/Dazzling : Hallelujah!)
Emmett le regarda outré et consterné.
« Mais Papa il… »
« Y a pas de mais qui tienne ! C'est moi qui commande ici alors tais-toi et laisse-le nous dire la raison de sa présence. » Clama-t-il d'un ton autoritaire qu'Emmett n'osa contredire.
Il soupira et se recula, tandis que Bella réprimait un soulagement. Tout le monde avait au final accouru, et Jasper se retrouva face à six paires d'yeux, plus ou moins haineuses. Il se sentit soudainement penaud et petit, se dandinant d'un pied sur l'autre avec embarras.
« J'espère que vous avez une bonne raison de venir perturber ma soirée. » Asséna Charlie cinglant. « J'ai horreur qu'on me dérange, même si c'est quand je suis en train de regarder un documentaire sur les pingouins. » (N/Yoro: Mdr !)
« Je… je tenais d'abord à m'excuser. » Bafouilla-t-il décontenancé. « Je me suis vraiment comporté de façon… inappropriée et… »
« Inappropriée ? ! » S'exclama Charlie affublé. « Inappropriée ? C'est comme ça que vous qualifiez tout ce que vous avez fait à mes enfants ? ! » Il s'emporta. « Vous avez humilié deux belles jeunes filles, vous les avez considérées comme des moins que rien ! Ensuite vous avez osé déposer une plainte ignoble pour faire emprisonner mon fils, qui n'avait strictement rien fait ! Ce n'est pas inapproprié ce que vous avez fait, c'est juste monstrueux ! »
« Bon ça va Papa ! » S'énerva Bella. « Il a compris je crois. »
Charlie soupira et se renfrogna, tandis que Jasper ne savait plus où se mettre. Il réalisait enfin tout le mal qu'il a pu faire à cette famille qui n'avait rien mérité. Et il avait honte. Honte de ce qu'il était devenu, après la disparition d'Edward il y a plus de quatre ans. Il n'aurait jamais dû abandonner, se faire entrainer. Il aurait dû être fort, il aurait dû lutter, comme l'avait fait Edward, comme le faisaient Kate et Garrett. Mais non, au lieu de ça il s'était montré faible. Il avait rejoint ce qu'auparavant il détestait, c'est-à-dire l'univers impitoyable des riches sans scrupules. Et à présent il regrettait.
« Je… je suis sincèrement désolé. » Fit-il sincèrement. « Je ne sais pas quoi vous dire d'autre pour expliquer ma conduite, je n'ai aucune excuse. Je voulais juste vous dire que j'étais désolé. Profondément désolé. »
Si Bella était heureuse de le voir s'excuser, les autres s'en fichèrent complètement. Charlie attendait qu'il s'en aille, Emmett voulait voir sa tête embrochée et détestait sa sœur pour l'empêcher de se jeter sur lui. Rosalie regardait la scène avec inquiétude, se sentant surtout extérieure à toute cette histoire, n'étant pas du tout au courant de qui était cet homme, et de ce qu'il avait fait. Edward fusillait du regard Jasper, n'arrivant pas à décolérer. Quant à Alice… elle était juste figée, la bouche entrouverte. Elle ne savait pas du tout quoi penser. Elle attendit seulement, en retrait, que quelqu'un ouvre la bouche et dise quelque chose.
« C'est bon ? T'as fini, tu peux foutre le camp maintenant ? » Railla Emmett avec impatience. Il se retenait pour ne pas lui foncer dessus et le marteler de coups jusqu'à lui en faire perdre ses dents.
« Emmett ! » Cria Bella en rage. « Ça suffit arrête ça ! »
« Mais quoi ? » S'étrangla-t-il. « C'est lui le connard et c'est moi qu'on engueule maintenant ? »
« Il est venu pour s'excuser ! » Proféra-t-elle. « Bon sang qu'est-ce qui te faut de plus ? »
« Sa tête amochée, voilà ce qui me faut. » Répliqua-t-il sardonique. Bella secoua la tête, désespérée.
« Oui et bien tu vas te retenir parce qu'il est hors de question que tu ne le brutalises. » Déclara-t-elle cinglante.
Edward fronça les sourcils, n'arrivant pas à comprendre son revirement, tandis qu'Emmett soupirait pour contenir son envie de le fracasser. Il venait tout juste de se réconcilier avec sa sœur, ce n'était pas le moment de refaire un faux pas, surtout à cause de ce sale con de Withlock.
« Bien. » Rappela Charlie à l'ordre. « C'est tout ce que vous aviez à nous dire ? » Demanda-t-il froidement en direction de Jasper qui remerciait intérieurement Bella pour empêcher le gros ours de lui sauter dessus. Il répondit à la question de Charlie avec un air plutôt sérieux.
« A vrai dire… » Hésita-t-il. « J'aimerais vous aider à faire tomber la C&V. »
« Pardon ? » S'enquit Bella qui ne comprenait rien.
« Jasper… » Murmura Edward incertain.
« Je t'en prie Edward. » Supplia-t-il. « Je sais que tu enquêtes sur eux pour les coincer, et je veux t'aider à le faire. »
« Comment est-ce que t'es au courant de ça ? » S'étonna Edward. Les seules personnes à qui il en avait parlé, étaient Charlie, Kate et Garrett.
« Je l'ai deviné. » Répondit simplement Jasper. « Je te connais Edward, je sais que tu ne te laisses pas marcher sur les pieds sans riposter. »
Bella regarda Edward avec effarement tandis qu'il restait songeur.
« C'est vrai ? » S'enquit-elle d'une petite voix, encore sous le coup de la surprise. « Tu mènes une enquête sur eux ? »
Edward soupira et hocha la tête.
« Je n'allais pas les laisser continuer à s'en prendre vous sans rien faire. Il faut bien penser à les arrêter d'une manière ou d'une autre. »
Bella ne sut quoi penser. Elle venait d'apprendre qu'une fois de plus, Edward lui avait caché la vérité. (N/Marie : Si elle lui gueule dessus, je la tue, ok ?)
Et en même temps, elle n'appréciait pas le fait qu'il veuille arrêter son propre père, malgré que ce dernier soit un monstre sans gêne ni sans limite.
« Ça fait combien de temps ? » Demanda-t-elle, la voix toujours faible.
Il détourna la tête. Il avait compris qu'il avait une fois de plus commis une erreur et qu'elle le prenait pour elle.
« Depuis le jour de la fermeture du site web et de l'interdiction à la salle de sport. » Bella écarquilla les yeux, incrédule.
« Depuis le tout début ? » S'écria-t-elle affligée. « Tu enquêtes sur eux depuis le début et tu n'as rien dit à personne ? »
« Bah… je l'ai dit à Charlie. » Contredit-il embarrassé.
Bella le lorgna du regard, avant de se tourner vers son père avec ahurissement.
« Tu le savais ? » Lui demanda-t-elle surprise.
Charlie qui ne comprit pas la réaction de sa fille, haussa les épaules.
« Bien sûr, je me suis même proposé de l'aider. » Répondit-il simplement.
Bella soupira pour contenir l'énervement qui lui montait. Elle se tourna vers Edward qui lui fit un regard désolé tandis qu'elle baissait les yeux, déçue encore une fois. . (N/Dazzling : elle a le culot d'être déçue...alors qu'elle lui cache aussi des choses...c'est dingue!)
« Je n'en ai pas parlé parce que je voulais attendre d'avoir du concret. » Se justifia Edward qui savait qu'elle lui en voulait. « Je ne voulais pas te donner de faux espoirs et puis… je ne voulais pas non plus que ça se sache et que ça vienne aux oreilles de mon père. C'est une enquête privée, je ne suis pas en droit de le faire et s'il venait à l'apprendre, j'aurais vraiment des problèmes. »
« C'est sûr qu'en m'en parlant, tu prenais le risque que j'aille tout lui raconter. » Marmonna-t-elle d'une voix ironique, plus pour elle-même que pour lui. (N/Dazzling : J'ai envie de la frapper!)
« Bella… » Tenta-t-il.
« Et si on en revenait au sujet principal ? » Interrompit Jasper, qui n'avait certainement pas envie d'assister à une scène de ménage, à l'instar de toutes les autres personnes présentes.
« Quoi ? » Soupira Edward, légèrement exaspéré.
« Laisse-moi t'aider. » Quémanda-t-il.
« Et pourquoi j'aurais besoin de toi ? » Lâcha-t-il sarcastique. « Je me débrouille très bien sans ton aide. »
« Je dispose de documents auxquels tu n'as pas accès. J'ai travaillé avec eux, et je détiens des informations que tu n'as pas. Tu as besoin de mon aide, et tu le sais. » Edward se pinça l'arête du nez, comme à son habitude lorsqu'il est en pleine réflexion.
« Et pourquoi tu veux nous aider ? » Finit-il par demander.
« Ce connard m'a ruiné. » Répondit-il avec du venin dans la voix. « Il m'a tout pris, alors tout ce que je souhaite à l'heure qu'il est, est de le voir croupir dans une cellule de dix mètres carré, avec des rats pour seuls compagnons. »
« Y a pas de rats en prison. » Contra Emmett. « En tout cas dans ma cellule y en avait pas. » Précisa-t-il alors que tout le monde avait tourné la tête vers lui.
« Y en aura forcément un si Carlisle se retrouve en prison. » Répondit Bella amusée. Son frère réprima un rire.
« Bien parlé, petite sœur. » Approuva-t-il.
« Alors tu me laisses t'aider ? » Demanda Jasper à Edward.
Ce dernier soupira avant de se décider à hocher la tête.
« Où se trouvent les documents dont tu parles ? » S'enquit-il.
Jasper eut un air soudainement embarrassé sur le visage.
« Hum… et bien, comment dire… » Murmura-t-il ennuyé.
« Quoi ? » S'impatienta Edward.
« Ben disons que… ils sont chez moi, ou plutôt dans mon ancien chez moi, étant donné que Maria m'a foutu à la porte. »
Tout le monde ne pipa mot, jusqu'à ce qu'Emmett se mit à avoir un sourire de clown sur le visage.
« Voyez-vous ça ! » S'exclama-t-il en se retenant d'éclater de rire. « Le pauvre riche qui passait son temps à nous dénigrer, nous les infâmes prolétaires, se retrouve sans un sou et mis à la porte. Pas trop dure la vie de clochard ? » Fit-il avec une moue faussement inquiète.
« Emmett ! » Cingla sa sœur une fois de plus. « Non mais t'as pas honte ? »
« Pas du tout. » Rigola-t-il.
« Je te rappelle qu'Edward et Rosalie sont dans le même cas de figure, donc évite de te moquer. » Réprimanda-t-elle.
« Sauf qu'Edward et Rosalie ne m'ont pas envoyé en prison et ne vous ont pas dénigrées, Alice et toi. » Trancha-t-il avec dégout.
« Euh, je crois que je vais y aller. » Annonça Jasper qui se sentait de trop. « Je crois que ma présence vous importune. »
« Je confirme. » Répondit Edward agacé.
« Edward ! » Fit Bella, outrée en se retournant vers lui.
« Quoi ? » Râla-t-il. « C'est la vérité non ? C'est lui-même qui l'a dit. » Bella le foudroya du regard.
« Mais vous êtes vraiment deux gros imbéciles ! » Soupira-t-elle excédée.
« C'est lui l'imbécile ! » Protesta Emmett en désignant Jasper du doigt.
« Il s'est ruiné pour toi Emmett ! » S'emporta Bella. « Il n'a plus de toit, plus d'argent, plus rien, tout ça parce qu'il s'est rangé de ton coté, pour te faire sortir de prison ! Comment peux-tu te montrer aussi odieux ? »
« Il n'aurait pas eu à me faire sortir de prison, s'il ne m'y avait pas d'abord envoyé ! » Tonna-t-il d'une voix horriblement forte.
« Il a fait des erreurs, comme tout le monde. Mais il a fini par se rétracter. Ne connais-tu donc pas le pardon ? »
« Mais qu'est-ce qui te prend Bella ? » S'exclama Edward étonné par son attitude. « Tu le détestais encore il y a deux jours pour avoir envoyé ton père et ton frère en prison. À présent tu prends sa défense et tu lui donnes le bon Dieu sans confessions ? »
« C'est complètement faux ! Seulement réfléchissez, il a quand même fait d'énormes sacrifices en retirant sa plainte. Et c'est inutile de s'acharner sur lui alors qu'il est dans le même camp que nous ! » Souligna-t-elle.
« Qu'est-ce qui nous prouve qu'on peut lui faire confiance ? » Contra-t-il d'une voix haineuse.
« Edward ! » Fustigea-t-elle une fois de plus.
Elle n'arrivait pas à croire que son frère et son petit ami se comportent de manière aussi exécrable. Elle avait vraiment honte de leur attitude. Edward détourna les yeux, autant énervé par la situation que Bella ne l'était. Emmett quant à lui lançait un regard noir à sa sœur pour oser défendre ce sale type.
« Cette fois je m'en vais vraiment, je vous souhaite une bonne soirée. » Fit rapidement Jasper qui était vraiment embarrassé par la situation.
« Attendez. » Appela Bella avant qu'il ne se détourne. « Vous ne voulez pas passer la nuit ici ? »
Cette fois ci, tous les regards – y compris celui de Jasper – se tournèrent vers elle et chacun la regardait avec horreur et effarement.
« Hein ? ! » S'étrangla Emmett affligé.
« T'es pas sérieuse ! » Fustigea Edward incrédule.
« Mais où veux-tu qu'il dorme ? Il n'a nulle part où aller. » Se défendit-elle.
« Euh Bella… » Intervint Charlie alarmé. « Tu crois pas qu'il y a assez de monde comme ça ? » Fit-il remarquer. Bella le regarda désolée. (N/Yoro: Yeah! L'auberge espagnole ! lol)
« S'il te plait Papa, on ne peut pas le laisser comme ça… » Murmura-t-elle.
« Et où veux-tu qu'il dorme ? Dans la penderie ? » S'égosilla son père. « Enfin Bella, on a même pas d'argent pour acheter à manger, et tu voudrais héberger une personne de plus ? »
« Surtout ce vaurien. » Renchérit Emmett. Bella le fusilla des yeux.
« Toi tu la fermes. » Rétorqua-t-elle remontée, avant de se tourner à nouveau vers son père. « Papa, il s'est foutu à la rue pour nous, d'accord il a fait beaucoup d'erreurs et de mauvais choix mais… tu nous as appris à être tolérants, et à pardonner. »
« Je sais Bella, mais regarde les choses en face. » Fit-il tristement. « On n'a pas de place ici. »
« Surtout pas pour un cafard. » Cracha Emmett.
« Ça suffit Emmett ! » Cria Bella.
« Non ça suffit pas. Il est hors de question qu'on héberge cette enflure. » Tempéra-t-il.
« Tout à fait d'accord. » Souligna Edward.
« Faites un petit effort, vous ne pouvez pas le laisser à la rue après ce qu'il a fait pour nous. »
« Euh, ne vous en faites pas pour moi, j'ai toujours ma voiture. » Déclara Jasper avec gêne, témoignant sa présence.
« Bah tu vois ? » S'exclama Emmett. « On a trouvé une solution, il pionce dans sa voiture et c'est réglé. » Bella se tapa le front, désespérée.
« Papa… » Insista-t-elle. « Il reste le canapé du salon. »
« Quoi ? » Explosa Emmett. « Non mais ça va pas ! Et si j'ai envie de regarder la télé ? ! » (N/Dazzling : Genre... * sifflote*)
« Tu vas pas regarder la télé pendant la nuit. » Argua Bella.
« Et pourquoi pas ? » Contredit-il.
« Pour l'amour du ciel, arrête de te comporter comme un abruti ! »
« Et toi de te prendre pour mère Theresa ! Y a plus de place ici, qu'il aille voir ailleurs. »
« Et l'hospitalité, tu connais ? » Lâcha-t-elle.
« Je vois franchement pas pourquoi tu devrais te montrer charitable avec lui. » Fit remarquer Edward. Elle tourna la tête vers lui et lui asséna un regard de tueur.
« T'as oublié que c'était ton meilleur ami ou quoi ? » Rappela-t-elle acerbe.
« C'était justement ! » Contesta-t-il acerbe. « Ça l'est plus depuis un bout de temps. »
« Mais je vous en prie… » Implora-t-elle. « Laissez-lui une chance, il est de notre coté maintenant. »
« Hors de question. » Réfuta Edward catégorique.
« Rien à foutre ! » Répliqua Emmett. « Je ne veux pas de cet enfoiré chez moi. »
« C'est la maison de Charlie ici, c'est à lui de décider. » Pointa-t-elle à bout de nerfs.
« Et il refuse alors le sujet est clos. » Riposta Emmett.
« J'ai jamais dit ça. » Protesta Charlie abasourdi.
« Mais enfin tu ne vas pas accepter de l'héberger ici ! » S'écria Emmett avec colère.
« C'est complètement absurde. » Confirma Edward, voyant d'un mauvais œil l'arrivée de Jasper.
« C'est de le laisser à la rue qui est absurde. » Contredit Bella avec un regard noir en direction d'Edward.
« Bella, tu vas trop loin. » Refusa Edward. « C'est un salaud, ce type. »
« Un salaud et surtout une belle ordure. » Rajouta Emmett avec dédain.
« Bon ça suffit, stop ! » Hurla Alice qui avait assisté silencieusement avec Rosalie à toute la scène, sans dire un seul mot.
Tout le monde la regarda, étonné qu'elle ait pris la parole. Ses nerfs lâchèrent et elle explosa.
« Vous avez pas fini de vous brailler dessus comme des chiens ? On n'est plus à la maternelle ! Il est tard, et en plus il fait froid à cause de cette foutue porte qui est toujours ouverte. » Ils la regardèrent penauds tandis qu'elle se tournait vers Charlie avec sérieux. « Bella a raison Charlie, il a accepté de tout perdre en retirant sa plainte, juste pour vous libérer, on ne peut pas le laisser dehors après ce qu'il a accepté de faire pour nous. »
« Quoi ? » S'écria Emmett affublé. « Alors toi aussi tu es de son coté ? Mais vous êtes vraiment deux tarées ma parole ! »
« Arrête Emmett, elles ont raison. » Interrompit Charlie. Emmett se tourna vers son père avec effroi.
« Papa, s'il te plait dis-moi que c'est une blague. » Supplia-t-il. Charlie lui lança un regard réprimandant, lui interdisant de le contredire.
« Comme l'a dit Bella, c'est moi qui décidé ici. Et ce Jasper t'a fait libérer Emmett. Alors il va rester ici. »
Emmett le regarda la bouche entrouverte quelques instant, avant de soupirer résigné. Il se tourna alors vers Jasper et le darda d'un regard haineux et menaçant.
« Tu peux remercier ma sœur, espèce de fumier, parce que ça fait bien longtemps que je t'aurais explosé la tête, si elle avait pas été là. » Jasper le regarda apeuré, et également étonné par toute la scène qui s'était déroulée devant lui. Jamais il n'aurait cru que cette famille allait accepter de l'accueillir, il n'était même pas venu pour ça en tout premier lieu.
« Vous… vous êtes sérieux ? Vous acceptez de m'héberger ? » Fit-il indécis. « Non parce que je peux très bien aller dormir dans ma voiture, vous n'avez pas à… »
« Dépêche-toi d'entrer. » Ordonna Charlie d'une voix sèche. « Alice a raison, on se les caille. »
Jasper s'empressa d'hocher la tête et entra dans la maison, passant devant le regard glacial d'Edward, et celui menaçant d'Emmett, qui était à deux doigts de l'étriper. Bella leva les yeux au ciel et referma la porte sur son passage. (N/Dazzling : J'adore trop...j'imagine trop bien la scène ^^)
« Euh, je ne sais pas quoi vous dire pour vous remercier… » Gratifia Jasper, toujours ébahi.
« Tu dormiras sur le canapé. » Annonça Charlie bougon. « Et évite les remerciements, je t'aime pas et c'est pas prêt de changer. » (N/Marie : C'est clair, c'est net, c'est précis, c'est Charlie Swan xD)
Edward réprima un rire tandis qu'Emmett ne se retint pas et pouffa, sous le regard noir de Bella.
« Le canapé ? » S'enquit Jasper, déçu.
« Ça te pose un problème ? » Répliqua Emmett acerbe. « T'aurais préféré un grand lit deux places en baldaquin peut être ? »
« Emmett… » Soupira Alice, sans toutefois cacher son amusement.
« Euh, le canapé ça ira. » Assura Jasper, effrayé par Emmett.
« C'est pas comme si t'avais le choix de toute façon. » Riposta Charlie exaspéré.
« Je vais lui chercher des couvertures » Déclara Bella en allant à l'étage.
« Moi je vais me coucher. » Annonça Alice en suivant Bella.
« Moi aussi. » Fit Rosalie qui n'avait pas dit un seul mot depuis l'arrivée de Jasper.
« Je vais prendre l'air. » Dit Edward en ouvrant la porte de la maison, ayant besoin de sortir.
« Je viens avec toi. » Appela Emmett en le suivant, encore énervé.
Et c'est ainsi que Jasper se retrouva seul dans le salon, comme un con, en face du patriarche qui le foudroyait du regard.
« T'as intérêt à bien te comporter mon gars. » Prévint-il sérieusement. « Au moindre écart de conduite, j'hésiterai pas à sortir mon arme et à te dégommer. » (N/Yoro: Il a encore une arme?) (N/A: Non mais ça Jasper le sait pas ^^)
Jasper déglutit, et hocha avidement la tête, véritablement apeuré par Charlie. Ce dernier après un dernier regard de remontrance, se détourna et partit en direction des escaliers, afin d'aller se coucher. Cette soirée l'avait véritablement épuisé.
Lorsque Bella revint dans le salon, avec une couverture et un oreiller, elle fronça les sourcils.
« Où est-ce qu'ils sont passés ? » Demanda-t-elle à Jasper qui était assis sur le canapé, l'air songeur.
« Sortis prendre l'air. » Répondit-il. Elle hocha la tête, avant de soupirer d'exaspération face à leur attitude.
« Il faut pas leur en vouloir. » Dit-elle désolée. « C'est dans leur habitude d'être rancuniers. » Jasper tourna la tête vers la brune et lui fit un maigre sourire.
« Non mais ils ont raison. » Murmura-t-il. « Je l'ai mérité je crois. »
Bella lui fit un sourire contrit avant de soupirer.
« Ça je ne dis pas le contraire. » Répondit-elle amusée.
Jasper resta silencieux, avant de se lever du canapé et de la regarder avec gratitude.
« Je vous remercie infiniment pour avoir pris ma défense tout à l'heure. Je ne sais pas pourquoi vous l'avez fait mais… merci. » Dit-il sincèrement.
« Pour être honnête moi non plus. » Sourit-elle. « Mais dans le fond vous m'avez l'air d'être un type gentil, et puis… je dois aussi vous remercier. » Finit-elle d'une petite voix, abaissant le regard vers ses pieds.
« Pour ? » S'enquit-il perdu. Elle haussa les épaules.
« Pour m'avoir sauvé la vie ce matin. » Souffla-t-elle.
Jasper fronça les sourcils, ne comprenant pas trop pourquoi elle lui était reconnaissante, alors qu'il avait agi de façon tout à fait normale.
« Je ne vous ai pas sauvé la vie. » Contra-t-il. « Je suis juste intervenu au bon moment. Et puis n'importe qui aurait fait la même chose. »
« Mais tout de même, vous vous êtes révolté et manifesté contre Carlisle Cullen, ce n'est pas rien. Je suis sûre que ça a dû vous coûter cher de faire ça. » Jasper rit brièvement.
« Je savais que j'avais déjà tout perdu, je ne voyais pas ce que j'avais à perdre en plus. » Apprit-il. « Et puis sa conduite à vote égard était intolérable. »
Bella sourit légèrement, le remerciant silencieusement.
« S'il vous plait, ne dites pas à Edward que je suis allée voir son père aujourd'hui. » Pria-t-elle. « Il deviendrait fou, s'il l'apprenait. »
Jasper hocha la tête en lui faisant un sourire rassurant.
« Je ne dirai rien, de toute façon, ce n'est pas comme si nous étions les meilleurs amis du monde. » Rit-il amèrement. Elle le rejoignit dans son hilarité, avant d'être interrompue par une voix sèche et puissante.
« C'est quoi cette histoire ? »
Ils sursautèrent et se tournèrent vers Edward qui venait de rentrer et regardait Bella avec un visage horrifié. Aussitôt Bella le regarda avec de la panique dans les yeux, s'insultant mentalement pour avoir commis l'erreur de parler de ça, sans imaginer que quelqu'un les entende.
« Oh non… » Murmura-t-elle affolée.
Paix à ton âme ! (N/Marie : Mais qu'est ce que c'est que cette fin horriblement sadique ! Pff, c'est injuste de faire ça !) (N/Yoro: C'est du Popo tout craché, tu devrais y être habituée depuis le temps lol) N/Dazzling : Une fin digne de ma sadique chewie! On retrouve une nouvelle fois Bella dans la mémerde ^^)
Tadaaa!
Ouais je sais, encore une fin des plus sadiques, mais que voulez-vous on se refait pas xD
Un grand merci à ma Sister adorée et ma Vilaine chewie pour avoir commenté le chapitre et à ma Yoro pour l'avoir corrigé =D
Alors que va-t-il se passer ?
1. Une dispute éclate ?
2. Bella en bonne trouillarde qu'elle est s'enfuie dans sa chambre ?
3. Jasper s'en mêle une fois encore et déballe tout à Edward ?
4. Bella lui dit la vérité et Edward devient furieux ?
5. Autre proposition ?
J'ai un petit sondage pour vous !
Le prochain chapitre sera extrêmement long, le plus long que j'ai jamais écrit puisqu'il fait pas moins de 27 000 mots, soit environ 10 000 de plus que celui-ci qui comme vous pouvez le voir, est déjà bien long xD Je pensais à le diviser en deux parties, afin de ne pas trop surcharger et vous donner envie de vous suicider en voyant la taille LOL donc à vous de me dire si vous préférez l'avoir en une seule fois, sachant qu'il est vraiment très long, ou en deux fois. Je vous promets que si je le divise en deux, j'essaierai de ne pas mettre longtemps entre les deux parties ;)
Je vous souhaite encore une merveilleuse année et n'oubliez pas de laisser une review avant de partir (en prime un teaser :p)
Pour les lecteurs de Murder in Chicago, je poste le chapitre samedi prochain ;)
Gros Bisous tout le monde !
Votre sadique et dévouée Popolove
