Salut à tous !
Comme vous voyez, je suis de retour, à peine une semaine après le dernier post, si ça c'est pas génial *-* (moment où vous êtes sensés m'applaudir ^^)
Merci beaucoup aux gens qui ont reviewé, ce sont vos reviews qui m'encouragent =D
Je suis assez contente de voir que la première partie du chapitre vous ait plu malgré son coté guimauve et gneugneu, d'ailleurs cette seconde partie est toute aussi guimauve, hormis la scène de la fin qui est un peu plus sérieuse ;)
Au sujet de Renée, j'ai vu que la plupart d'entre vous était contre son retour, et je ne peux que m'en réjouir dans la mesure où je pense pareil. Comme je l'ai expliqué en répondant aux reviews, je ne tiens pas à faire revenir la mère de Bella juste pour rajouter du drame à cette fiction qui n'en a clairement pas besoin. Si Renée doit faire son apparition, ce sera pour une raison bien précise et utile à cette fiction. D'autant plus qu'il ne reste que quatre chapitres et un épilogue (sans compter celui là).
Je vous laisse avec la seconde partie du chapitre, au moment où Bella et Edward se trouvent à Harlem devant l'école où est sensée travailler sa mère.
Bonne lecture !
Chapitre 25 partie 2 : New York, New York
« Est-ce que ça va ? » S'enquit-il.
Elle resta silencieuse quelques secondes avant de finalement hocher la tête.
« Oui, ça va… on peut y aller. » Murmura-t-elle décidée.
« D'accord. » Dit-il en lui prenant la main pour l'entrainer vers l'entrée.
Ils se dirigèrent vers l'interphone et il appuya sur le bouton. Ils entendirent un grincement puis un bruit assourdissant, avant que la porte ne finisse par se déverrouiller.
« On y est… » Déclara Edward en jetant un coup d'œil à sa partenaire.
Bella inspira puis décida d'entrer la première, ayant peur de ne plus en avoir la force si elle ne le faisait pas maintenant. Il la suivit de près et ils s'avancèrent dans un couloir typique d'une école primaire. Une femme âgée d'une cinquantaine d'année arriva et s'avança vers eux, un air assez sympathique sur le visage.
« Je peux vous aider ? » Demanda-t-elle poliment.
Bella entrouvrit la bouche, sentant son courage s'envoler progressivement. Edward sentit qu'elle allait avoir du mal à parler alors il répondit à sa place.
« Vous travaillez ici ? » Se renseigna-t-il.
« A vrai dire je suis la directrice. J'avais de la paperasse à régler alors je suis passée exceptionnellement, vous avez de la chance j'allais justement m'en aller dans quelques minutes. » Répondit-elle.
Bella sourit, amusée de voir que pour une fois ils étaient chanceux. C'était même tellement incroyable qu'elle avait l'impression de rêver et qu'à tout moment elle allait se réveiller.
« En fait nous aimerions vous poser quelques questions, à propos d'une personne qui aurait travaillé ici. » Intervint Edward en voyant que Bella n'était toujours pas décidée à ouvrir la bouche.
La femme les regarda mitigée.
« Je veux bien vous répondre dans la mesure du possible, mais si c'est trop personnel je… »
« Non pas du tout ! » S'empressa de contredire Bella, parlant pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés. « On voudrait seulement savoir si vous connaissez une certaine Renée. Renée Swan. » Précisa-t-elle, n'arrivant pas à croire qu'elle avait sauté le pas.
« Swan ? » S'étonna la directrice. Elle réfléchit quelques secondes. « Non ça ne me dit rien. »
Bella fronça les sourcils.
« Vous êtes sûre ? » Insista-t-elle. La femme hocha la tête.
« Non vraiment, je ne me souviens pas qu'une Renée Swan ait fait partie du corps enseignant. » Répondit-elle.
Bella soupira de déception, elle était pourtant certaine que sa mère avait enseigné ici, c'est pourquoi elle n'arrivait pas à croire les dires de cette femme.
« Mais il y avait une Renée Dwyer. » Apprit-elle. Bella écarquilla les yeux et sa curiosité rebondit.
« Dwyer vous dites ? »
« Oui elle a enseigné ici jusqu'à l'année dernière. Elle s'occupait des classes de CM1 et nous venait tout droit de Phoenix. »
« C'est elle. » Soupira-t-elle, soulagée qu'il s'agisse de la bonne personne.
« Elle a enseigné chez nous pendant cinq ans. Et puis son mari a eu un post en Floride, alors elle l'a suivi. »
« Vous voulez dire qu'elle est mariée ? » S'exclama Bella incrédule.
« A un joueur de baseball il me semble. Ils étaient déjà mariés lorsqu'elle est venue à New York. »
« Et… vous pensez qu'elle est toujours en Floride ? » Demanda-t-elle, son cœur battant la chamade. La directrice secoua la tête.
« Je ne sais pas du tout. Elle était sensée vivre à Jacksonville avec son mari mais... vous savez c'était il y a un an, je ne saurais vous dire ce qu'elle est devenue depuis. »
Bella resta silencieuse, encore sous le choc de toutes ces révélations. Ainsi sa mère était en Floride, mariée de surcroît. Elle trouvait ça étonnant de voir à quel point cette femme a l'air de mener une vie complètement à part, sans aucun lien avec Emmett et elle. C'est comme ci elle ne les avait jamais mis au monde, comme si elle les avait oubliés et s'était créée une vie différente, une vie bien à elle, sans jamais penser ne serait-ce qu'une seconde à eux, ses enfants. Cette constatation lui fit mal au cœur, elle savait que sa mère avait mené sa vie après les avoir abandonnés, mais en avoir la preuve et la confirmation n'était pas une chose facile à avaler. Elle soupira et fit comme si de rien n'était.
« Je vous remercie. » Gratifia-t-elle d'une voix faiblarde. La femme lui fit un sourire bienveillant.
« Pas de problème, j'espère avoir pu vous aider. » Sourit-elle.
Edward qui avait préféré rester en retrait commença à s'inquiéter pour sa petite amie qui semblait être perturbée. Il décida de mettre fin à cette entrevue.
« On vous souhaite une bonne journée. » Salua-t-il en prenant Bella par la taille pour sortir de l'école. Celle-ci se laissa faire sans mal, encore sous le choc pour protester.
Lorsqu'ils furent à l'extérieur, elle souffla tandis qu'il se positionnait face à elle pour la regarder avec inquiétude.
« Comment tu te sens ? » Fit-il concerné. Elle détourna la tête.
« J'en sais trop rien… ça me fait drôle de me dire qu'elle s'est mariée et… qu'elle se trouve à l'autre bout du pays par rapport à nous, comme si nous n'avions rien avoir du tout. » Bafouilla-t-elle désœuvrée.
Il lui fit un sourire désolé, puis la prit dans ses bras en voyant l'état fragile dans lequel elle était. Elle passa ses bras derrière son dos et colla son visage contre son torse.
« Je comprends. » Murmura-t-il en embrassant le haut de sa tête. « Tu comptes la rechercher à Jacksonville ? » Questionna-t-il après quelques secondes de silence.
« A quoi est-ce que ça servirait ? » Répliqua-t-elle amère. « Je n'ai pas envie de la retrouver et de tomber sur une famille heureuse, de la voir avec des enfants et un mari aimant… Tu imagines si c'est le cas ? »
« Je suis désolé Bella. Si tu veux mon avis elle ne sait pas ce qu'elle rate. »
Bella sourit légèrement, puis releva la tête pour embrasser son menton.
« Merci. » Dit-elle sincèrement.
« Tu veux qu'on rentre ? » Proposa-t-il. Il savait que cette visite l'avait un peu assommée alors il ne voulait pas lui en demander trop. A son plus grand étonnement elle secoua la tête.
« Il est encore tôt pour rentrer. » Fit-elle remarquer.
« Alors où tu veux aller ? » Demanda-t-il sans cacher sa curiosité.
Elle se mordit la lèvre violemment avant de se détacher de lui et de lui prendre la main en souriant.
« Time Square. » Déclara-t-elle solennellement.
Edward l'emmena donc là où elle désirait : Time Square.
Bella était énormément fascinée et regardait partout autour d'elle cette rue géante avec tous les panneaux publicitaires qui clignotaient. C'est à ce moment là qu'elle réalisa à quel point elle était petite comparé au monde. Elle commença à prendre des photos de partout, ce qui amusait Edward dans la mesure où en temps normal, elle détestait les photos. C'était d'ailleurs la première fois qu'il la voyait autant sourire en si peu de temps. Il avait vu ce sourire si rarement ces derniers temps qu'il avait oublié à quel point il aimait la voir aussi enjouée et pleine de vie. Il était aussi heureux de voir qu'elle avait totalement oublié l'épisode Renée et qu'elle ne se souciait plus de ce qu'elle avait appris à l'école primaire.
Ils avaient déambulé dans Time Square durant une bonne partie de la fin d'après midi, puis ils étaient rentrés à leur hôtel. Edward lui avait ordonné de se mettre sur son trente-et-un car il avait prévu de l'emmener dans un grand restaurant pour marquer le coup, ce que Bella trouvait fort étonnant dans la mesure où ils étaient sensés être complètement à sec niveau argent. Elle avait plusieurs fois essayé de le cuisiner pour savoir comment il comptait payer mais il avait refusé d'en parler et lui avait répondu qu'il en faisait son affaire. C'est ainsi qu'elle se retrouvait vêtue d'une robe de soirée rouge qu'Alice avait discrètement glissé dans sa valise. Elle se demandait si ce n'était pas sa meilleure amie qui l'avait conçue puisqu'elle ne l'avait encore jamais vue auparavant. Toutefois elle ne se posa pas plus de questions lorsqu'elle vit Edward habillé dans un costume classe qui le rendait encore plus irrésistible qu'à l'accoutumé.
En le voyant, Bella se dit qu'aucun homme ne portait mieux la cravate qu'Edward Cullen. Ça lui donnait presque envie de ne pas sortir de la chambre et de passer directement à la deuxième partie de soirée. Cependant elle savait de source sûre qu'Edward refuserait catégoriquement, étant trop habitué aux bonnes manières. Il voulait toujours faire les choses bien, convenablement, ce qu'elle appréciait par ailleurs. Même si elle aurait préféré qu'il ait un peu moins le sens des convenances et qu'il soit plus laxiste. Ça l'aurait rendu moins parfait et les différences entre eux se seraient amoindries. Mais il fallait qu'elle se fasse à l'idée qu'elle et lui ne venaient pas du tout du même milieu et qu'ils n'avaient pas du tout été élevés de la même façon. Lui était né avec une cuillère en argent dans la bouche et avait été éduqué à l'ancienne, tandis qu'elle, était née dans un milieu rural avec pour éducation uniquement celle de son père Charlie qui ne faisait au final qu'improviser et pour qui la question la plus importante était de savoir ce qu'ils allaient avoir pour le diner, ainsi qu'avec pour exemple son grand nigaud de frère Emmett qui passait plus de temps au commissariat qu'à la maison.
Dans un certain sens, elle n'arrivait pas à comprendre comment ils avaient fait pour sortir ensemble et tomber amoureux, tant leurs différences étaient susceptibles de les séparer. Elle avait l'impression qu'un mur était érigé entre eux, les séparant de bien des manières. Et pourtant, Edward Cullen était l'amour de sa vie, elle n'avait aucun doute là-dessus. C'est pourquoi elle avait cette constante impression que tout ceci n'était qu'un rêve, que le fruit de son imagination pure et simple. Mais heureusement pour elle, Edward était bel et bien réel, dans son costume noir et sa cravate qui lui allait comme un gant.
Lorsque Bella découvrit le restaurant dans lequel il l'emmenait, elle n'en crut d'abord pas ses yeux. Plus classieux et luxueux tu meurs. Elle était certaine que même la plus infimes des salades vertes devaient te couter tout ton salaire du mois. Elle redemanda à Edward ce qu'ils foutaient dans un endroit pareil et comment il comptait payer le repas, mais là encore il lui répondit simplement de ne pas s'inquiéter, qu'il avait la situation bien en main. Ce qui fit bien évidemment frémir Bella car ça ne lui ressemblait pas de faire des cachotteries de ce genre. Et pour couronner le tout, elle vit qu'aucun prix n'était indiqué sur la carte que le serveur lui avait donnée. Elle supplia d'abord Edward de lui refiler sa carte mais il ne céda pas, ce qui l'énerva plus encore. Edward savait bien qu'elle n'était pas du tout à son aise dans un restaurant pareil et encore plus de ne pas savoir combien lui couterait le plat qu'elle commanderait. Et il devait avouer que ça l'amusait pas mal de voir l'état dans lequel elle se mettait, quand d'autres filles auraient tout simplement apprécié et auraient commandé ce qui leur plait. Mais d'un autre coté, il connaissait l'aversion et l'embarras de Bella pour ce genre d'endroits, il savait que c'était à cause de ses faibles moyens et de son coté indépendant, ce qu'il respectait aisément. C'est pourquoi il s'était résolu à ne pas l'emmener très souvent dans des restaurants de luxe comme celui-ci.
Au final, Bella oublia bien vite son malaise et put enfin passer une soirée digne de ce nom en compagnie de l'homme de sa vie. Elle avait oublié à quel point elle avait la langue facile avec lui. Elle pouvait parler une heure sans s'arrêter et sans même s'en rendre compte, ce qui était assez exceptionnel quand on connaissait Bella comme étant la fille timide et réservée qui n'aimait pas du tout être le centre de l'attention. Alors qu'elle pensait qu'elle lui avait déjà tout dit à propos de sa misérable vie insignifiante, elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait encore et toujours quelque chose de nouveau à dire, tout comme il la surprenait à chaque fois en racontant une chose à propos de lui ou de ce qu'il pensait et qu'elle ignorait jusque là. C'était comme si elle pouvait lui parler éternellement, sans jamais réussir à le connaitre entièrement. Et rien que pour ça, elle passait l'une des plus belles soirées de sa vie dans l'une des plus belles villes du monde en compagnie de l'homme le plus parfait qui soit.
Ce fut au moment de demander l'addition, que Bella comprit enfin comment il comptait payer la note.
« Bella… » Arbora-t-il d'une voix tout ce qu'il y a de plus sérieux. « Est-ce que tu es déjà partie d'un restaurant sans payer ? » Finit-il d'une voix faible après le départ du serveur.
Bella cligna des paupières pour s'assurer qu'elle n'était pas folle, puis le regarda méfiante.
« Pourquoi cette question ? » Accusa-t-elle en appréhendant la suite. Il sourit mystérieusement.
« J'en conclus que non. » Murmura-t-il sans surprise.
« Edward ? » S'impatienta-t-elle, le cœur battant plus vite qu'à l'ordinaire, redoutant ce qu'il était sur le point de lui dire.
« Écoute… » Commença-t-il avec embarras tandis qu'elle avait le visage blanc et livide. « Je crains que tu ne doives enfreindre la loi ce soir, parce que visiblement, on n'a pas du tout les moyens de payer l'addition. »
Le visage de la brune se décomposa subitement et elle sentit la colère lui monter.
« C'est pas vrai, dis-moi que c'est une blague ! » Chuchota-t-elle horrifiée. « T'as pas pu oser faire ça… » Il lui fit un sourire contrit et haussa les épaules comme un gamin pris en faute.
« Je savais que si je te l'avais dit tu n'aurais pas été d'accord donc… »
« Donc tu as préféré prévoir ton coup en douce et nous foutre dans le pétrin. » Coupa-t-elle d'une voix sèche.
« On n'est pas dans le pétrin. » Contra-t-il en se retenant de sourire. « Tout ce qu'il nous suffit de faire, c'est de… »
« De quoi ? » Pressa-t-elle en connaissant déjà la réponse, le regard noir.
« De nous enfuir en courant. » Finit-il désolé.
Bella soupira de désespoir et se passa une main sur le visage pour contenir son énervement.
« J'arrive pas à croire que c'est en train de se produire… » Murmura-t-elle incrédule. « Sérieusement Edward, qu'est-ce qui t'a pris d'avoir cette idée ? Parce que soyons réaliste, tu savais dès le départ que ça allait finir comme ça, autrement tu ne m'aurais pas emmenée dans un endroit pareil pas vrai ? » Lâcha-t-elle contrariée. « T'avais prévu le coup et c'est pour ça que tu refusais de me dire comment tu comptais payer. Tu savais que je ne serais pas d'accord. »
« Je reconnais que j'ai pas été très fairplay sur ce coup là mais… mais c'était le seul moyen pour t'offrir un resto digne de ce nom et… »
« Mais t'étais pas obligé ! » Protesta-t-elle atterrée. « Une simple pizza aurait fait l'affaire. » Il lui lança un regard peu amène.
« J'allais pas t'emmener manger une pizza ! C'est la Saint Valentin, et puis on en mange quasiment tous les jours à cause d'Emmett. » Se défendit-il.
« Mais je m'en moque que ce soit la Saint Valentin, la Saint Pierre ou la Saint Robert ! » S'exclama-t-elle d'une voix assez forte pour que certaines personnes se retournent vers eux, ce qui la mit mal à l'aise à souhait.
Il y eut un silence à la table, tandis qu'Edward lui faisait les gros yeux pour avoir parlé fort, jusqu'à ce que plus personne ne les regarde.
« Et bien pas moi. » Reprit-il d'une voix presque murmurée. « C'est la première qu'on passe tous les deux, et je voulais faire ça bien. »
Bella le regarda à la fois touchée et énervée. C'était tellement difficile de lui en vouloir dans ces moments là que c'était surtout contre elle qu'elle était en colère. Elle tenta de ne pas montrer à quel point elle était attendrie et revint au sujet principal.
« Oui et bien en attendant, trouve une solution parce qu'il est hors de question que je ne parte sans payer. »
Il se mit à rire à la fois d'amusement et d'ironie.
« Que veux-tu que je trouve comme solution ? La situation est simple : Soit tu sors cinq-cents dollars de ta poche, soit on finit en taule ou à faire la plongée dans les cuisines. » Déclara-t-il simplement, comme s'il lui annonçait la météo du jour. Bella le fusilla du regard.
« Donc toi ta solution, c'est de partir sans payer. » Conclut-elle acerbe. « C'est super, venant d'un inspecteur de police. D'ailleurs ôte-moi d'un doute, tu l'as eu comment ton badge ? Dans une pochette surprise ? »
Il rigola à sa remarque, affichant l'un de ses sourires ravageurs qui avaient le don de l'agacer tant elle était incapable de rester sérieuse.
« Ne t'en fais pas Bella, tout va bien se passer d'accord ? » Essaya-t-il de la rassurer.
Elle lui fit un regard suppliant, paniquant déjà à l'idée de faire ce qu'il l'obligeait à faire.
« Edward s'il te plait… je ne le sens vraiment pas, en plus je sais même pas comment procéder et… »
Il lui prit les mains et ancra son regard dans le sien, espérant l'apaiser.
« Écoute-moi. Dans une minute tu vas te lever, enfiler ta veste et sortir du restaurant, comme si de rien n'était. Les serveurs vont penser que je te fais partir avant pour ne pas que tu puisses voir le résultat de l'addition et tu ne devrais pas avoir de problème. »
« J'ai peur. » Marmonna-t-elle indécise.
« Tout ce que t'as à faire c'est de te comporter le plus sereinement possible. Une fois sortie attends-moi devant l'entrée du restaurant. »
« D'accord mais… et toi ? » Paniqua-t-elle.
« Moi je connais la méthode, je vais me débrouiller. » Dit-il avec un petit clin d'œil comme si ça allait la rassurer. Elle le regarda mitigée, complètement angoissée à l'intérieur.
« Et si y a un problème ? »
« Y aura pas de problème. » Assura-t-il d'un air confiant. « Fais ce que je te dis et tout ira bien, ne t'inquiète pas pour moi. »
« Tu ne peux pas me demander de ne pas m'inquiéter pour toi. » Fit-elle remarquer avec anxiété.
Il sourit avant de porter l'une de ses mains à ses lèvres et de lui faire un baisemain qui eut pour effet d'accélérer les battements de son cœur.
« Vas-y. Et ne te retourne pas. »
Elle le sonda d'un regard sceptique et plein d'incertitudes, avant de soupirer et de se lever, tachant de faire comme si de rien n'était. Elle enfila sa veste qui était posée sur le dossier de sa chaise et accorda un dernier sourire à Edward avant de quitter la table. Elle se mit dans son dos et entoura ses épaules à l'aide de ses bras, avant de murmurer dans le creux de son oreille.
« T'as intérêt à ce que ton plan marche, parce que sinon ce sera moi ton pire cauchemar. » Menaça-t-elle d'une voix douce, avant de l'embrasser à la commissure des lèvres, tandis qu'il souriait légèrement.
Puis elle se détourna d'un pas tranquille, saluant les serveurs qui lui souriaient et qui lui souhaitaient une bonne soirée. Elle passa les doubles portes du restaurant et fit exactement ce qu'Edward lui avait demandé de faire, c'est-à-dire attendre. Elle guetta les portes durant ce qui lui semblait être une éternité. Inutile de préciser à quel point elle était tétanisée et terrifiée de ce qui allait suivre. Si Edward ne réussissait pas à franchir ces portes, ils seraient dans une sacrée merde. En même temps elle n'y était pour rien, elle n'était pas du tout au courant de ses petites manigances et si elle l'avait su plus tôt, elle n'aurait jamais été d'accord pour le suivre.
Elle attendit, puis attendit, puis attendit encore.
Jusqu'au moment où elle vit enfin Edward arriver… ou plutôt courir.
Elle eut à peine le temps de le voir venir qu'il franchit les portes en un rien de temps avant de lui ordonner de courir en lui prenant la main. Il l'entraina dans la rue et elle fut contrainte de courir, perchée sur ses talons qui lui faisaient un mal de chien. Elle distinguait à peine des mecs courir derrière eux car Edward la tirait à une vitesse folle dans les rues. C'est à ce moment là qu'elle le haïssait, pour oser lui faire faire des choses que jamais, au combien jamais elle n'aurait accepté de faire. Ils se mirent à courir de plus en plus vite, tandis qu'elle avait de plus en plus mal aux pieds et était grandement essoufflée. Elle entendait les types derrière les héler et les insulter en même temps, ce qui la faisait rire intérieurement.
Au bout d'un moment interminable, il l'attira brusquement dans un coin d'une ruelle déserte et la colla contre son torse en lui couvrant la bouche, l'empêchant ainsi de bouger la tête, d'émettre le moindre son ou la moindre respiration. Bella sentait les pulsations de son cœur tambouriner dans sa poitrine, l'adrénaline lui ayant montée à la tête. Ce qui l'étonnait, c'était que le corps d'Edward était tellement calme et détendue, qu'elle trouvait ça vraiment contradictoire par rapport à ce qu'ils venaient de faire. Elle avait eu la peur de sa vie, alors que pour lui c'était normal. C'était à se demander lequel des deux était flic.
Il finit par la relâcher après plusieurs minutes incessantes, la laissant à bout de souffle.
« C'est bon on est tranquille. » Annonça-t-il.
Aussitôt Bella toussa et se mit à respirer comme une dératée, essayant de reprendre son souffle vainement. Elle le regarda, à moitié pliée en deux, tandis qu'il se retenait de rire en la voyant dans un tel état.
« Plus jamais… plus jamais… tu me fais… faire ça. » Fit-elle essoufflée, d'une voix complètement hachurée.
Il éclata de rire.
« Avoue que c'était marrant. »
Elle lui lança un regard glacial, avant de se relever et de s'emporter.
« C'était pas drôle ! J'ai eu la peur de ma vie ! » Incendia-t-elle, ce qui le fit rire encore plus.
Il se rapprocha d'elle et la prit par les épaules, essayant de l'amadouer avec un regard qui tue.
« Bella… » Murmura-t-il avec un sourire en coin.
Elle baissa les yeux et secoua la tête, refusant de se laisser avoir par un coup aussi bas.
« Bella tu veux bien me regarder ? » Supplia-t-il d'une voix étonnamment envoutante et séduisante.
Elle soupira et fit l'erreur de lever la tête pour croiser ses yeux implorants. Et quand elle le voyait comme ça, il était impossible pour elle de résister. Il avait une bien trop grande emprise sur elle et le pire, c'est qu'il le savait et qu'il en jouait. Constamment il en jouait pour se faire pardonner. C'était le genre de trucs qui la mettaient totalement hors d'elle. Ne pas réussir à lui en vouloir plus d'une seconde. Elle aurait tellement voulu être plus forte que ça, et plus indépendante. Mais elle en était tellement incapable…
Elle finit par rouler des yeux et lui donner un coup de poing dans l'épaule.
« Tu fais chier Edward Cullen ! » Plastronna-t-elle, énervée contre elle-même tandis qu'il éclatait de rire à nouveau.
Il prit son visage en coupe et l'embrassa. Elle tenta de protester mais se dégonfla bien vite, préférant savourer ce baiser plutôt que de le saboter.
« Moi aussi je t'aime. » Sourit-il contre sa bouche, tandis qu'elle soupirait d'aise.
« Bon d'accord. » Avoua-t-elle à demi-mots. « C'était peut être, un peu amusant. » Accorda-t-elle.
Il émit un rire léger puis l'emmena hors de cette ruelle, un bras autour de ses épaules. Bella regardait aux alentours, légèrement apeurée de rencontrer un des hommes qui les avaient coursés tout à l'heure. Mais elle s'aperçut bien vite que la rue était remplie de passants en tout genre et qu'elle ne courait plus aucun risque. Ils commencèrent à marcher en parlant de tout et de rien comme ils en avaient l'habitude. Finalement il avait raison, ça avait été plutôt marrant de s'être barré d'un resto pareil sans payer.
Le seul inconvénient était que l'adrénaline qui était montée en elle n'était toujours pas redescendue, et qu'elle se retrouvait excitée comme jamais. Elle avait donc plus que hâte de passer à la deuxième partie de soirée tout de suite. Ce n'était pas vraiment un inconvénient en fait, mais il fallait juste convaincre Edward de rentrer à l'hôtel, lui qui ne jurait que par les bonnes manières et son coté gentleman. Oh et puis pourquoi se prenait-elle la tête ? Après tout c'était lui qui n'avait pas hésité à la prendre sur le capot d'une voiture en plein orage à bord d'une autoroute, c'était lui qui avait cédé à ses avances et lui avait donné un fabuleux orgasme dans un cinéma, et c'était encore lui qui, hier à peine, la comblait dans les toilettes d'un avion. Alors pourquoi refuserait-il d'abandonner son coté romantique ? D'autant plus qu'elle avait prévu le coup, elle savait qu'il ne lui résisterait pas une fois qu'elle aurait sorti sa carte maitresse.
Elle s'arrêta et se mit devant lui, entourant son cou avec un sourire mystérieux.
« Edward… Et si on rentrait ? » Fit-elle d'une petite voix.
Il fronça les sourcils, sachant d'ors et déjà où elle voulait en venir.
« Tu ne veux pas attendre un peu ? Il est encore tôt. » Fit-il remarquer. Elle secoua la tête impunément et le regarda avec des yeux suppliants.
« Disons que notre petite course de tout à l'heure m'a donné envie de faire autre chose. » Sourit-elle malicieusement.
Il soupira, sachant que quoi qu'il arrive il n'arriverait pas à résister à sa moue suppliante. D'autant plus qu'il avait envie d'elle depuis le début de la soirée, lorsqu'il l'avait vue dans cette superbe robe rouge qui descendait jusqu'aux genoux. Il s'était retenu toute la soirée car il avait voulu faire les choses dans l'ordre et marquer le coup. Mais si maintenant elle se mettait à lui faire du rentre-dedans, il avait perdu d'avance.
Il se recula d'elle, un léger sourire au coin des lèvres.
« Tu sais que t'es vraiment intenable ? » Observa-t-il avec une lueur de désir dans les yeux.
Elle se retint de crier victoire et se contenta d'hausser un sourcil suggestif.
« Je sais. Je suis intenable et en plus je ne porte pas de soutien-gorge. » Déclara-t-elle l'air de rien, comme s'il n'y avait rien de choquant dans sa phrase. « Alors on rentre ? » Dit-elle en se rapprochant de lui à tel point qu'elle fut enivrée par son souffle et son odeur.
Il s'immobilisa soudainement, la bouche entrouverte d'étonnement face à ce qu'elle venait de dire. Il balaya son corps du regard puis la regarda avec des yeux assombris et brillants d'une étincelle de concupiscence, tandis qu'elle avait le regard rivé sur ses lèvres, ne désirant qu'une chose, les embrasser.
Puis sans plus tarder il plaqua ses lèvres sur les siennes avec virulence. Si Bella fut d'abord choquée d'un tel geste, elle se laissa faire avec grand plaisir et y répondit tout de suite. Ses bras s'enroulèrent autour de sa nuque et ses doigts vinrent se nicher dans sa tignasse désordonnée, il serra sa taille fermement et elle colla son corps au sien sans éprouver un quelconque embarras à se comporter aussi honteusement en pleine rue.
Elle ouvrit la bouche et il fourra sa langue à l'intérieur sans ménagement, mélangeant ainsi leurs haleines capiteuses. Leurs langues se soudèrent et entamèrent un ballet sensuel qu'aucun des deux ne fût capable d'arrêter. Si ça ne tenait qu'à lui, Edward aurait carrément pu la prendre là, dans la rue, à la vue de tous sans la moindre gêne. Mais il n'avait pas vraiment envie de finir en prison pour libertinage et attentat à la pudeur, c'est pourquoi il la repoussa tant bien que mal, sous son regard effaré.
« Il vaut mieux qu'on trouve un taxi. » Fit-il d'une voix légèrement essoufflée.
Elle hocha la tête faiblement, secouant la tête pour reprendre ses esprits tandis qu'il arrêtait le premier taxi qui passait. Elle tenta de recoiffer ses cheveux qui dans la précipitation du moment, s'étaient un peu ébouriffés. Lorsqu'elle vit qu'Edward lui faisait signe de monter dans le taxi qu'il avait dégotté, elle prit une profonde inspiration pour calmer ses ardeurs, sachant qu'elle n'allait pas tenir tout le trajet. Il lui tint la porte galamment et elle s'engouffra à l'intérieur de la voiture jaune non sans lui avoir jeté un regard impatient et plus qu'éloquent, ce qui le fit rire intérieurement. Il entra dans le taxi à son tour en refermant la portière.
« Au New York Palace. » Ordonna-t-il d'une voix pressante.
« Ça marche. » Répondit le conducteur en démarrant la voiture.
Aussitôt Bella prit son visage en coupe et se jeta sur ses lèvres avec fougue, le prenant de court. Le choc passé il mit une main sur sa taille et la poussa à s'allonger sur la banquette. Elle lui ôta sa veste d'un mouvement sec, caressant le haut de son dos ainsi que ses épaules avec ses paumes de main à travers sa chemise blanche, avant de revenir à son col ouvert. Elle desserra sa cravate d'un geste empressé, puis elle commença à défaire les premiers boutons de la chemise, voulant toucher sa peau comme si c'était une question de vie ou de mort.
Le taximan qui jusque là était concentré sur la route remarqua ce que les deux jeunes gens étaient en train de faire et monta sur ses grands chevaux.
« Wow ! Alors là je vous arrête tout de suite, il est hors de questions que vous vous mettiez à forniquer dans mon taxi ! » S'exclama-t-il outré.
Il écarquilla les yeux lorsqu'il vit Edward lui tendre un billet de vingt dollars, le tout sans décoller sa bouche de sa partenaire. Il regarda le billet avec hésitations, avant de finalement pousser un soupir d'exaspération et de s'en emparer vivement.
« Je déteste la Saint Valentin. » Marmonna-t-il blasé.
Il tenta de se concentrer uniquement sur la route et d'oublier ces deux là qui semblaient complètement perdus dans leur état d'ébriété.
Edward colla son corps contre le sien, ce qui la fit gémir lorsqu'elle sentit sa pressante érection qui déformait son pantalon. Il descendit l'une de ses mains, la glissa sous sa robe et empoigna sa cuisse fermement. Elle plia légèrement le genou, tout en passant ses mains sur le haut de son torse comme si elle était sur le point de le dévorer. La tension qui régnait dans la pièce ainsi que leur désir étaient pire que palpables. La température avait grimpé en flèche, si bien qu'elle gémissait de frustration et qu'il grognait de mécontentement, réprimant son envie de lui arracher cette robe d'un coup sec.
Bella était prise d'un besoin et d'une soif de lui tellement vitale qu'elle faisait des allers-retours entre son visage, son cou et sa cage thoracique, incapable de tenir en place. Il passa une main à l'intérieur de son string et frôla son clitoris du bout des doigts. Elle arqua le dos soudainement, l'embrassant avec plus de férocité tant elle était sur le point de mourir de combustion. La chaleur dans son bas ventre était bien trop déflagrante pour ne pas être apaisée. Désireux de plus de contact lui aussi, il introduisit un doigt dans son antre déjà mouillée à souhait. Elle poussa un gémissement de plaisir presque inaudible tant elle manquait de souffle, décollant leurs lèvres pour la première fois depuis le démarrage de la voiture. Elle vit à quel point son regard était brulant de désir pour elle et cela augmenta son degré d'excitation à un tel point qu'une personne avec des problèmes cardiaque n'aurait pas pu survivre. Même elle avait énormément de mal à respirer à cet instant, son cœur battait à vive allure, ses battements étaient saccadés et la martelaient douloureusement, et elle ne possédait plus le moindre souffle.
Edward n'attendit pas qu'elle reprenne ses esprits et fondit sur sa bouche sans lui laisser le temps d'analyser. Elle ferma les yeux tandis qu'il insérait un deuxième doigt au fond de ses lèvres intimes, la faisant souffrir de plus en plus tant son désir de lui était insupportable. Il commença à bouger ses deux doigts dans cet espace humide et confiné, Bella tentait tant bien que mal de réfréner les sons qui sortaient de sa bouche, ne voulant pas mettre un terme à leur baiser enflammé.
« Oh ! On est arrivé ! »
La voix du conducteur les rappela à l'ordre et ils se décollèrent à contre cœur pour regarder le taximan qui avait l'air assez impatient. Le temps semblait s'être arrêté autour d'eux, ils ne se rappelaient même plus être à bord d'un taxi sur le point de rentrer dans un hôtel luxueux. En voyant que la voiture était déjà garée ils se relevèrent et arrangèrent un peu leur présentation dans un moment embarrassant. Bella n'osait même pas lever les yeux pour regarder le type tellement elle était confuse et toujours sous le choc de ce qu'il venait de se produire dans cette voiture. Elle remit sa robe correctement pendant qu'Edward remettait sa veste qu'il avait perdue en cours de route.
« Combien pour la course ? » Demanda-t-il au bout d'un moment en s'éclaircissant la gorge pour retrouver un semblant de dignité.
Le type roula des yeux avant de secouer la tête.
« Laissez, c'est pour moi. » Offrit-il contre toute attente.
« Vous êtes sûr ? » S'enquit Edward étonné en cachant mal son sourire.
« Mais oui allez y ! » S'exclama-t-il impatient. « Après tout c'est pas la Saint Valentin tous les jours. »
« Avec lui si. » Murmura Bella en souriant tandis qu'il sortait du taxi et lui tendait la main pour l'aider à s'extirper du véhicule.
« Merci infiniment ! » Héla-t-il de dehors à l'adresse du conducteur.
« Bonne soirée les jeunes ! » Dit-il en redémarrant la voiture, après qu'Edward ait claqué la portière.
Elle lui accorda un regard à la fois amusée et anticipant, se mordant la lèvre inférieure.
« T'as vu la chance qu'on a ? » S'exclama-t-elle enjouée.
« Je vais finir par croire que t'as raison avec ton effet New York. » Répondit-il avec incrédulité, en repensant à une phrase qu'elle avait dite.
En effet Bella était persuadée que la chance qui les accompagnait depuis des jours était due au fait qu'ils étaient à New York.
Elle éclata de rire avant de lui prendre la main et de l'attirer vers l'hôtel.
« Tu viens ? » Incita-t-elle avec un regard aguicheur qui avait le don de le mettre dans tous ses états.
Il ne se fit pas prier plus longtemps et la suivit à l'intérieur du grand hall. Elle marchait d'un pas précipité vers les ascenseurs, impatiente d'en finir au plus vite avec les moyens de transports et d'arriver à leur chambre d'hôtel au plus vite. Une fois devant les cages d'ascenseurs elle tamponna sur le bouton d'appel plusieurs fois, Edward se retenait de rire en la voyant aussi empressée.
« Qu'est-ce que ce bouton t'a fait pour que tu te défoules sur lui ? » Se moqua-t-il en arquant un sourcil. Elle se tourna vers lui et lui lança un regard noir.
« Sans commentaire. » Râla-t-elle.
Les portes de l'ascenseur finirent par s'ouvrir et elle se faufila à l'intérieur tandis qu'il la suivait de près. Elle appuya sur le bouton de leur étage et regarda droit devant elle les portes de l'ascenseur se refermer tandis qu'il faisait de même, retenant son sourire qui menaçait de sortir. Au moment où ils commencèrent à monter, Edward la poussa contre le mur, se collant à elle de manière outrageuse et écrasa violemment ses lèvres contre sa bouche. Bella était tellement impatiente qu'elle se mit à approfondir dès le départ, quémandant l'accès à sa bouche en passant le bout de sa langue sur ses lèvres. Et pendant que leurs langues s'enchevêtraient et menaient une bataille sans merci pour la lutte du pouvoir, Edward caressa la silhouette de Bella de haut en bas à travers sa robe, ce qui la fit frissonner. Elle n'hésita pas à fourrager dans ses cheveux avec engouement, les décoiffant au possible. Leurs visages étaient presque collés tant leur baiser prenait de l'ampleur, leurs dents s'entrechoquaient, et leurs salives se mélangeaient.
Il remonta ses mains avec lenteur, provoquant un déferlement de brulures à l'intérieur du corps de Bella, avant d'empoigner ses seins à travers se robe. Elle gémit puissamment et son dos se décolla du mur, s'arquant de plaisir. À bout de souffle, il décolla sa bouche de la sienne et enfouit sa tête dans son cou, embrassant sa peau dénudée comme on dévore une friandise. Elle inclina la tête pour lui laisser un libre accès, les yeux fermés et le souffle bruyant. Ses paumes de mains pressèrent ses mamelons avec force, avec toutefois une immense frustration due au tissu de vêtement qui faisait barrage entre eux deux. Sa bouche descendit jusqu'au haut de sa poitrine et Bella dût s'accrocher à ses épaules pour ne pas tomber, ses jambes flageolantes et tremblantes comme jamais.
« Edward… » Soupira-t-elle telle une supplique, désirant qu'il mette fin à ce supplice, à ce feu ardent dans son corps qui menaçait de la carboniser.
Il releva la tête et la regarda avec des yeux noirs, remplis de désir et de luxure. Il plongea vers ses lèvres à nouveau, juste au moment où les portes de l'ascenseur se rouvrirent en émettant un bruit de clochette annonçant qu'ils étaient arrivés à leur étage.
Sans mettre fin à leur connexion elle le tira hors de l'ascenseur, agrippant son cou comme on s'agrippe à une bouée, pendant qu'il la faisait avancer dans le couloir, serrant sa taille fermement. Il la poussa contre une porte et se sépara d'elle pour sortir la clé magnétique.
« Dépêche-toi… » Pressa-t-elle à bout de nerfs.
« C'est ce que je fais. » Souffla-t-il, impatient lui aussi.
Il réussit tant bien que mal à sortir sa clé et la passa dans le champ magnétique rapidement. Bella le vit froncer les sourcils et repasser la clé dans le champ une deuxième fois, ce qui la fit froncer les sourcils à sont tour.
« Qu'est-ce qui se passe ? » Demanda-t-elle sans cacher son agacement.
Il leva la tête pour regarder la porte avant qu'une lueur de compréhension ne vienne traverser ses pupilles.
« C'est pas la bonne porte. » Fit-il penaud. Le visage de Bella se décomposa.
« Quoi ? »
« On s'est trompé de porte, regarde. » Répéta-t-il avec nervosité. Bella jeta un coup d'œil au numéro puis soupira d'exacerbation.
« C'est pas vrai… » Marmonna-t-elle agitée, tant elle était sur le point de mourir de frustration.
« Viens. » Ordonna-t-il d'une voix douce.
Il lui prit la main sans attendre, et marcha d'un pas rapide et précipité, avec la seule hâte d'arriver une bonne fois pour toutes à la chambre. Il vérifia cette fois ci de ne pas se tromper, puis inséra la clé magnétique une nouvelle fois avec fureur. Il ouvrit la porte avec soulagement et entra dans la chambre, tenant la porte à Bella qui le regarda presque choquée de voir qu'il avait encore la décence de faire des bonnes manières maintenant. Elle leva les yeux au ciel et entra rapidement dans la chambre à son tour.
À peine eut-il fermé la porte que Bella le plaqua contre cette dernière, et écrasa sa bouche sur la sienne avec une passion revigorante. Il se laissa faire sans mal, réjoui de voir autant d'enthousiasme de la part de sa belle.
« Cette fois on y est. » Susurra-t-il sans dessouder leurs lèvres.
« Enfin… » Soupira-t-elle soulagée, avant de l'embrasser avec plus de zèle et de vivacité.
Edward souriait de satisfaction, devant autant d'impatience de sa part. Même s'il savait déjà qu'il lui faisait de l'effet, c'était toujours plaisant de voir à quel point elle le désirait et lui était totalement dévouée. Elle lui retira sa veste qui tomba mollement au sol, puis entreprit de défaire tous les boutons qui restaient de sa chemise, les doigts grelottant.
Une fois cela fait, elle put enfin apprécier la vue son de son torse pleinement, et le toucher comme elle le souhaitait. Elle caressa son torse dans tous les sens avec voracité, comme une lionne affamée qui se jette sur sa proie. Edward maintenait sa taille fermement, l'embrassant goulument et ardemment. Il fit glisser l'une de ses mains vers sa cuisse et l'empoigna fermement, collant ainsi encore plus son érection contre son bas ventre, la faisant gémir de surcroît. Elle en profita pour frotter sa jambe contre son pantalon, ce qui le fit grogner d'excitation contre sa bouche.
Il remonta sa main vers son string et le lui arracha d'un coup sec, ce qui provoqua chez elle un désir incommensurable et une excitation sans borne. Elle s'écarta de lui et se mordit la lèvre en souriant légèrement, le regard aguicheur. Il la regarda fasciné, désireux de mettre fin à cette frustration qui était à son apogée ainsi que la tension qui régnait dans l'air. Elle se recula et le tira par la cravate, le sourire anticipateur sur les lèvres. Il la rejoignit avec joie, l'embrassant avec allégresse tant elle lui faisait perdre la tête. Ils avancèrent jusqu'au lit, et une fois à destination Bella les fit pivoter et le poussa à s'asseoir sur le lit. Elle se mit à califourchon sur lui tandis qu'il la regardait avec convoitise. Elle sourit avant de l'embrasser, les bras autour de son cou, son torse nu collé à sa poitrine encore recouverte. Il savait que cette robe était le seul obstacle qui l'empêchait de voir sa femme entièrement nue, étant donné qu'elle ne portait plus aucun sous-vêtement, et c'est ce qui le frustrait et l'énervait le plus.
Désirant la lui enlever au plus vite, il passa ses mains dans son dos et fit glisser la fermeture éclair avec douceur. Bella se leva légèrement et il fit passer la robe par-dessus sa tête avant de l'envoyer valser au sol. Il prit un moment pour l'admirer entièrement nue à sa guise. Bella se retenait de rougir devant un regard aussi perçant et pénétrant. Ses yeux exprimaient une telle dévotion et une telle adoration, on aurait dit qu'il la vénérait, et qu'il la regardait comme s'il la voyait pour la première fois. Même dans un moment comme celui-ci, où ils étaient entièrement guidés par leurs instincts primitifs et leur désir d'assouvir leurs pulsions, il trouvait le moyen de rendre la situation romantique et passionnée. C'est une des choses qui la fait autant craquer pour lui, aucun homme n'avait un tel don pour rendre n'importe quel instant magique et inoubliable.
Elle lui ôta sa chemise et la jeta dans un coin de la pièce puis fondit sur ses lèvres avec une ferveur sans égal. Il caressa son corps nu, allant de son dos à sa taille, remontant vers sa poitrine, effleurant la courbe de ses seins avec ses doigts. Elle réprima un gémissement et s'enflamma. Leur baiser prenait de plus en plus d'ampleur, devenait de plus en plus fougueux et torride et il finit par la renverser sur le lit, se remit debout et se déshabilla complètement, n'y tenant absolument plus. Bella le mata sans vergogne, se sentant la plus chanceuse de l'univers en cet instant précis. Il revint vers elle tel un prédateur tandis qu'elle souriait. Elle écarta les jambes et il se mit entre ces dernières, ses deux bras tendus de part et d'autre du visage de Bella.
Il la regarda intensément avant de pencher la tête et de l'embrasser pendant qu'elle s'accrochait à ses épaules. Lorsque son torse se plaqua contre sa poitrine dénudée elle gémit d'excitation et c'est ce qui lui fit perdre ses moyens complètement et le fit perdre le contrôle. Il se plaça à son entrée et elle enroula ses jambes autour de sa taille. Puis il poussa au fond d'elle, la faisant pousser un cri d'extase.
Il commença ses va-et-vient à l'intérieur de son antre et accéléra le rythme rapidement, tant la fièvre qui les animait était à son zénith. Elle caressait ses épaules de haut en bas, leur plaisir augmentant à chaque seconde, les faisant atteindre des sommets, leur donnant toujours envie de plus. Il descendit sa bouche vers sa poitrine dont il embrassa le creux. Elle caressa ses cheveux d'une main alors qu'il allait prendre son sein droit en bouche la faisant se cambrer et soupirer d'aise. Il mordilla son téton tout en s'enfonçant plus profondément en elle, Bella était en feu, son corps tout entier s'embrasait et des centaines de spasmes la prenaient de toute part.
Plus le temps passait, et plus ses poussées se faisaient de plus en plus fortes et vigoureuses, la faisant perdre pied totalement. Elle bougeait son bassin en symphonie avec lui, accentuant ainsi le contact entre leurs deux sexes qui ne faisaient qu'un. Il passa à l'autre sein, lui administrant le même traitement tout en s'emparant du premier mamelon encore humide dans sa main et en le malaxant. Bella ne retint pas les cris de plaisir qui sortaient de sa bouche et poussait son bassin vers lui plus fortement, voulant faire éteindre ce feu à tout prix mais n'y parvenant pas.
Leur ébat finit par devenir plus brusque et plus puissant, les entrainant tous deux dans une exaltation sans pareille. N'y pouvant plus, elle les fit rouler sur le lit et inversa les rôles, se retrouvant au-dessus de lui, puis plaqua ses mains sur son torse et l'embrassa avec avidité. Elle ondulait sur lui tandis qu'il agrippait ses fesses pour la stabiliser et qu'ils se perdaient dans leur exaltation. Au bout d'un long moment de pure plaisir qui les épuisait, il la fit sortir de lui soudainement, avant de la faire replonger sauvagement et s'empaler sur lui plus profondément, lui coupant le souffle par la même occasion. Elle rejeta la tête en arrière en poussant un hurlement impossible à contenir. Leurs corps étaient tellement en chaleur qu'ils étaient couverts de sueur et transpiraient pire qu'un bronzé sur une plage en pleine canicule. Sentant que leur rédemption était sur le point d'arriver, notamment grâce aux gémissements et autres cris de jouissance qui ornaient et remplissaient la pièce, Edward entreprit des poussées plus effrénées et plus violentes à l'intérieur de son vagin. Ils roulèrent une nouvelle fois et il se plaça au-dessus d'elle, sortant d'elle avant de la regarder avec un regard déterminé et dominant, alors qu'elle écarquillait les yeux.
Il poussa brutalement en un coup de rein habile au fond d'elle et déclencha ainsi l'orgasme de Bella. Son corps se mit à convulser légèrement et elle poussa un hurlement strident tandis que ses parois se resserraient autour de sa verge, ce qui le fit atteindre un puissant orgasme à son tour. Il poussa une dernière fois dans son antre et se déversa en émettant une longue plainte rauque du fond sa gorge.
Il retomba sur elle la respiration complètement hachurée tandis qu'elle était encore sous le choc, son cœur battant à cent à l'heure. Elle tenta de reprendre son souffle vainement, encore harassée par cet effort surhumain qu'ils avaient fourni. Il remonta sa tête pour la regarder, l'embrassa tendrement sur les lèvres, faisant bondir son cœur débordant d'amour pour lui. Elle repoussa sa tête légèrement et le regarda dans les yeux avec un énorme sourire plaqué sur son visage.
« C'était définitivement la meilleure Saint Valentin que j'ai jamais passée. » S'exclama-t-elle enjouée d'une voix énormément essoufflée.
Il haussa un sourcil énigmatique, presque mystérieux, avant qu'un sourire en coin ne prenne place sur ses lèvres et qu'il ne la regarde avec des yeux arrogants.
« Mais chérie, la nuit est loin d'être terminée. » Susurra-t-il d'une voix suggestive, ravivant ainsi la flamme à l'intérieur d'elle qu'elle s'était évertuée à éteindre depuis le début de la soirée.
Elle déglutit bruyamment, son cœur cessant de battre durant un bref instant, complètement sonnée par le ton qu'il avait employé, son antre mouillant déjà pour signifier qu'elle était prête pour un nouveau round.
La nuit promettait d'être longue…
oO "New York" Oo – Paloma Faith
« C'est encore loin ? » Demanda-t-elle d'une voix impatiente.
« Patience, on y est presque. » Répondit-il sans ôter les mains de ses yeux, faisant en sorte de lui cacher la vue.
« Tu sais que j'ai l'air ridicule là ? T'en es conscient au moins ? » Fit-elle remarquer avec ironie.
« Je ne vois pas pourquoi, c'est courant de bander les yeux à quelqu'un il me semble non ? » Rappela-t-il d'un ton amusé.
« Dans les films oui ! Mais pas dans la vraie vie. »
« Bella, tu sais que je t'aime, mais s'il te plait arrête d'accorder trop d'importance aux gens, surtout aux gens que tu ne vois même pas. » Rit-il, tandis qu'elle soupirait pour contenir son énervement.
« La faute à qui si je les vois pas ? » Répliqua-t-elle vexée. « Le pire c'est que tu sais très bien que j'ai horreur des surprises… »
« Peut être, mais moi ça me plait, alors tu te tais, et tu marches. » Murmura-t-il à son oreille.
Bella se sentit fondre avec cette simple phrase et son cœur se mit à battre de façon irrégulière, sa respiration se coupant tant il l'enivrait. Voilà comment Edward Cullen s'y prenait pour l'exciter au plus au point. Une phrase, et c'était gagné.
« Et si j'ai envie de t'embrasser, je peux ? » Lança-t-elle avec un sourire dans la voix.
« Bella ! » Râla-t-il.
« Quoi ? » Répliqua-t-elle innocemment.
« Reste concentrée s'il te plait. » Ordonna-t-il.
« Mais je fais que ça ! » Se défendit-elle. « Ça fait une heure que tu me fais marcher je ne sais où, en me masquant les yeux je te signale. »
« Une heure ? » S'écria-t-il atterré. « Je te bande les yeux seulement depuis qu'on est sorti du taxi, c'est-à-dire il y a trois minutes. » Objecta-t-il en se retenant de rire.
« Oui bah pour moi ça fait une éternité. » Bouda-t-elle.
Il soupira d'exaspération, pas étonné pour un sou. Bella avait le chic pour gâcher chaque fois où il essayait de la surprendre. Même si dans le fond il trouvait ça attachant, il aurait bien aimé pouvoir lui faire une surprise sans qu'elle ne joue les chieuses.
« Et bien ton éternité n'aura pas eu à attendre très longtemps, on est arrivé. » Annonça-t-il en lui ôtant les mains des yeux.
Bella ouvrit les yeux et put enfin voir ce qu'Edward avait voulu lui cacher, que ce soit en faisant des confidences au type du taxi dans son dos, ou en lui cachant les yeux. Elle entrouvrit la bouche, incapable d'émettre un son. Son regard scindait l'horizon devant elle avec ébahissement et émerveillement.
Elle se tourna vers lui, le regard stupéfait.
« Central Park ? » S'exclama-t-elle d'une voix faible, mourant dans sa gorge. « Tu m'as emmené à Central Park ? »
Il haussa les épaules, un sourire au coin des lèvres.
« Je ne pouvais pas partir d'ici sans t'avoir montré le plus grand parc de New York. » Répondit-il comme si c'était évident.
Bella le regarda fascinée et touchée, sans pouvoir décocher un mot. Les parcs avaient toujours représenté quelque chose de symbolique pour eux et le fait qu'il l'emmène dans un des plus beaux et célèbres du monde, c'était tout simplement extraordinaire. Du Edward Cullen tout craché. Quand d'autres allaient jusqu'à oublier la date des anniversaires de mariage, lui se souvenait carrément des petits détails qui constituaient leur histoire.
C'est dans ces moments là qu'elle se demandait comment elle avait fait pour mériter un homme aussi merveilleux et incroyable, parce qu'honnêtement, la seule chose qu'elle avait faite avait été d'enfreindre la loi en roulant trop vite et de se faire arrêter pour excès de vitesse. Mais après tout, pourquoi se poser la question ? Elle l'avait entièrement pour elle, rien que pour elle et puis c'est tout !
Ne sachant comment réagir, elle ne trouva rien d'autre que de se jeter à son cou et l'embrasser avec enthousiasme, le prenant au dépourvu.
« Je t'aime ! » Fit-elle dans un élan de fougue. « Je t'aime tu le sais ça ? »
« Oui je sais. » Murmura-t-il souriant avant de lui faire un clin d'œil.
Elle se mordit la lèvre inférieure puis se recula de lui pour lui prendre la main et l'inciter à avancer, ce qu'il fit sans hésiter.
Ils passèrent l'après midi à se balader main dans la main dans Central Park, sous les yeux émerveillés de Bella. Elle avait l'impression qu'elle pouvait passer toute sa vie dans cet endroit, en compagnie de l'homme qu'elle aime. Elle qui avait été habituée au misérable parc de Forks, la voilà propulsée dans le plus grand espace vert de toute la ville de New York. Et rien que le paysage était magnifique. Les lacs, les pelouses, la verdure… elle se serait crue dans un film tellement tout ceci représentait un décor de rêve. Edward était amusé de la voir avec autant d'enthousiasme et de fascination pour un endroit. Il allait vraiment falloir qu'il pense à remercier Kate pour ce voyage, sachant pertinemment qu'elle était à l'origine de tout. Même si intérieurement il était plutôt réticent de savoir qu'elle avait tout payé, au fond il était heureux qu'elle l'ait fait, car pour rien au monde il n'aurait voulu manquer le sourire de Bella depuis deux jours. Et puis ça lui avait permis de décompresser et faire un break. Il faut dire qu'oublier leurs soucis personnels pendant un moment faisait beaucoup de bien.
« Comment avance ton enquête ? » Demanda-t-elle au bout d'un moment. « Ça fait longtemps que tu ne m'en as pas reparlé. »
Il fut étonné qu'elle évoque ce sujet, dans la mesure où ils n'avaient fait que parler de tout et de rien depuis le début, sans évoquer ce qui les attendait à Forks.
« J'avoue que je n'y ai pas accordé assez d'importance ces dernières semaines. » Fit-il honnêtement.
« Tu avais tes propres problèmes à gérer, c'est normal… » Tenta-t-elle de rassurer.
« Oui mais plus le temps passe et plus c'est du temps perdu. Je vois bien que le procureur s'apprête à classer l'enquête, il ne fait que répéter que ce ne sont que des attaques d'ours. »
Bella se tourna vers lui et le sonda. Il avait l'air contrarié et quelque chose le démangeait.
« Toi tu penses quelque chose. » Devina-t-elle sans cacher sa curiosité. « Dis-moi. »
Il soupira longuement, en pleine réflexion.
« C'est juste que le procureur est tellement bizarre, j'ai l'impression qu'il tient à ce que ce soit catalogué comme un accident provoqué par les ours. »
« Tu penses qu'il a quelque chose avoir là dedans ? » S'enquit-elle.
« Ça ne m'étonnerait pas qu'il soit corrompu vue son attitude. » Marmonna-t-il agacé.
« Mais alors qu'est-ce que tu comptes faire ? Parce que s'il est comme tu dis, corrompu, il va clore l'affaire et tu ne seras plus en mesure d'enquêter non ? »
« Et bien pour le moment il y a les déclarations du légiste qui sont assez contradictoires avec la théorie des ours, mais ce ne serait pas surprenant que le procureur demande une nouvelle autopsie pour les deux cadavres et que cette fois, le médecin légiste soit lui aussi soudoyé. Dans ce cas il faudra que j'enquête seul, comme je l'ai fait pour C&V. »
Bella hocha la tête silencieusement.
« Et vous n'avez aucune piste concernant les corps retrouvés ? »
« Toujours pareil. On a passé une annonce à la télévision pour que des proches se manifestent, mais une affaire de meurtres dans un petit patelin tel que Forks passe vite à la trappe, et on n'a encore reçu aucun appel. »
« J'espère que tu finiras par trouver. »
« Je l'espère aussi… » Soupira-t-il. « Tu sais dans le fond je suis heureux d'avoir eu cette enquête. » Confia-t-il avec un sourire au coin des lèvres. « Ça m'a permis de te rencontrer. »
Bella se sentit fondre rien qu'avec ces mots. Elle lui offrit un large sourire puis se serra contre lui, tandis qu'il l'encerclait à l'aide de ses bras.
Leur conversation dériva sur quelque chose de plus futile et c'est comme ça qu'ils continuèrent leur marche dans Central Park, l'un dans les bras de l'autre. Elle savait qu'il ne leur restait plus beaucoup de temps avant de devoir reprendre le cours de leur vie et retourner à la réalité. Mais elle n'en avait clairement pas envie. Elle voulait s'entêter et continuer à vivre dans cette bulle qu'elle s'était créée durant tout le weekend. Elle avait enfin le plaisir de voir à quoi ressemblait la vie avec lui quand tout était simple et ordinaire, et c'était loin d'être décevant. Parce qu'au final tout ce que Bella souhaitait c'était vivre une vie simple, banale et ordinaire à ses cotés. Et puis être avec Edward était en somme quelque chose de déjà extraordinaire. Elle n'avait pas besoin de plus. Il fallait qu'elle s'accroche à cette idée que dans un futur proche, elle et lui pourraient vivre un long fleuve tranquille, ensemble.
Elle observait les gens assis sur l'herbe, certains avec leurs enfants, d'autres en couple uniquement, et se mit à rêver de l'avenir. Elle savait que son avenir était avec l'homme qui était à ses cotés à cet instant précis, mais elle ignorait de quoi demain serait fait. Et si ça avait tout de même un petit coté excitant, elle aurait quand même aimé en savoir un peu sur ce que l'avenir leur réservait à tous les deux, histoire de la rassurer.
« Edward… tu crois qu'un jour on sera comme tous ces couples ? » Demanda-t-elle.
Il fronça les sourcils.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Fit-il incertain.
« Bah tu sais… le genre de couple marié, avec des enfants et uniquement des problèmes de factures à payer. » Dit-elle en essayant tant bien que mal de réfréner les rougeurs qui apparaissaient sur ses joues.
« Quitte à rêver, autant oublier le problème des factures. » Rit-il.
« D'accord, alors on a qu'à dire qu'on aura notre propre maison. » Rectifia-t-elle sans cacher son sourire. Il tourna la tête pour la regarder, légèrement amusé.
« Promets-moi juste qu'on ne vivra pas à Forks. » Supplia-t-il avec un semblant de sérieux. Elle cligna des yeux, étonnée et prise de court.
« Pourquoi tu ne veux pas vivre à Forks ? » S'enquit-elle indiscrète.
« Je préfère vraiment les grandes villes. » Répondit-il songeur. « Et puis je n'aime pas le climat. »
Elle éclata de rire avant de se hisser sur la pointe des pieds pour l'embrasser à la commissure des lèvres.
« T'en fais pas, je n'ai jamais compté vivre à Forks toute ma vie. J'aimerais bien voir un peu à quoi ressemble le soleil. »
« Le soleil tu l'as juste au-dessus de ta tête. » Fit-il remarquer.
Elle leva la tête et admira le ciel bleu, sans nuage, avec le soleil tapant. Voilà une des principales choses qu'elle allait regretter une fois qu'elle serait de retour à la maison. Elle soupira de lassitude, se rendant compte que le temps avait passé à une allure rocambolesque.
« Quelle heure est-il ? » Demanda-t-elle tristement, sans cacher la déception dans sa voix.
« L'heure de partir. » Dit-il sans aucune motivation.
Bella le regarda longuement, sachant qu'il avait raison, qu'ils avaient prolongé ce moment suffisamment et qu'il n'était pas raisonnable de continuer à perdre du temps. La réalité était en train de les rattraper, et elle détestait ça.
« On rentre ? » Murmura-t-elle déçue. Il hocha la tête.
« Direction l'aéroport. » Annonça-t-il d'un ton las.
Sans pour autant se séparer, ils quittèrent Central Park et prirent un taxi pour rentrer à leur hôtel. Ils ne parlèrent pas des masses, se contentant de préparer leurs affaires et de partir pour l'aéroport. D'un certain coté, Bella était contente de rentrer pour revoir ses proches. Alice et Charlie lui avaient manqués tant elle n'était pas habituée de partir tout un weekend. Emmett aussi lui avait quand même manqué mais avec un petit peu de réserves néanmoins. Elle avait peur de rentrer et de découvrir qu'il était toujours en colère contre son beau frère, et que de nouvelles disputes risquaient d'éclater.
Mais d'un autre coté, Bella était révulsée à l'idée de retrouver sa piètre situation de chômeuse, trainée dans la boue par ses beaux parents et sans argent. Elle craignait aussi qu'une fois rentrés, elle et Edward recommencent à se disputer au quotidien comme ils en avaient l'habitude. Toutes les disputes qu'ils avaient eues étaient dues à leur manque de sommeil, aux tensions qui s'accumulaient, à leur incapacité à communiquer car trop têtus tous les deux, tout ce qui faisait que Bella avait fini par douter et se laisser manipuler par Esmée Cullen. Elle espérait de tout cœur ne pas avoir à subir à nouveau les sévices des innombrables disputes qu'ils avaient connues jusque là. Mais les connaissant, elle savait que ce serait difficile.
Et tandis qu'ils étaient confortablement installés dans l'avion et qu'elle regardait à travers le hublot, elle ne put s'empêcher de penser que ce séjour dans la plus belle ville des Etats Unis d'Amérique les avait renforcés et qu'ils arriveraient sûrement à tout endurer comme ils l'ont fait jusqu'ici.
Edward passa son bras autour de ses épaules et lui déposa un baiser dans les cheveux.
« J'aimerais tant savoir à quoi tu penses. » Murmura-t-il dans le creux de son oreille.
Elle réprima une vague de frissons et fit comme si de rien n'était, se contentant d'admirer une toute dernière fois le ciel bleu qu'elle ne reverrait pas de si tôt.
« Je me disais que l'effet New York allait me manquer. » Répondit-elle avec un sourire nostalgique.
Il eut un léger rire et secoua la tête avant de reprendre son sérieux.
« On reviendra Bella. » Déclara-t-il d'une voix légèrement grave et solennel.
Elle quitta le paysage pour se tourner vers lui, les yeux pleins d'espoir.
« Tu me le promets ? »
Il sourit à son tour.
« Je te le promets. »
Elle se pencha vers lui et l'embrassa doucement, tandis qu'il se laissait faire sans protestation. Elle passa un bras autour de sa nuque pour se rapprocher de lui, tout en bougeant ses lèvres avec lui. Leur baiser finit par s'amplifier et elle mordit sa lèvre inférieure pour le forcer à approfondir.
Il réprima un grognement et ouvrit la bouche, alors qu'elle insérait sa langue à l'intérieur. Ce qui ne devait être au départ un baiser simple et chaste se transforma vite en un baiser ardent et passionné. Il descendit l'une de ses mains sur sa cuisse, ce qui accentua la douleur de son bas ventre. Elle se mit à sourire soudainement contre sa bouche, sachant d'ors et déjà ce qui allait suivre.
« Edward ? » Appela-t-elle avec sa voix qui voulait clairement dire : "Faisons l'amour dans un endroit insolite."
« Bella ? » Murmura-t-il contre ses lèvres d'une voix amusée qui avait compris exactement où elle voulait en venir.
« On dit qu'il faut toujours revenir de la même façon qu'on est parti. » Fit-elle suggestive, sans décoller ses lèvres des siennes.
« C'est toi qui as inventé ce proverbe ? » Devina-t-il.
« Ça n'a pas d'importance. » Éluda-t-elle en se retenant de lever les yeux au ciel. « Mais je me disais qu'on pouvait prolonger notre weekend un peu plus longtemps avec ce vol de retour… »
« Attends au moins qu'on ait décollé. » Susurra-t-il sans cacher l'amusement dans sa voix.
Elle rit contre sa bouche, avant de l'embrasser avec plus de ferveur et d'empressement que précédemment.
Finalement, ce retour à Forks s'annonçait beaucoup plus divertissant qu'elle ne l'aurait cru…
« Et c'est ça que tu appelles arranger la situation ? » Agressa sèchement Carlisle Cullen en regardant sa femme d'un œil mauvais.
Ils étaient en train de prendre leur brunch du dimanche dans leur jardin et monsieur lisait son journal comme à son habitude tandis que madame était pendue au téléphone en train de définir de quelle couleur serait la soie des prochains rideaux de leur immense chambre qu'elle voulait changer car elle aimait refaire la décoration de leur domaine environ tous les mois.
Esmée Cullen haussa un sourcil inquisiteur et le regarda avec incompréhension.
« De quoi est-ce que tu parles ? » Demanda-t-elle en raccrochant son téléphone sans laisser le temps à l'interlocuteur de répliquer.
« C'est bien toi qui m'as dit que tu avais la situation sous contrôle avec Isabella n'est-ce pas ? » Rappela-t-il.
« Oui pourquoi ? »
Il se leva abruptement de sa table marbrée et balança violemment son journal sur la table.
« Regarde ! » Aboya-t-il énervé.
Esmée fronça les sourcils devant son changement d'humeur et pencha la tête vers le journal, dont la première page était en évidence. Elle lut attentivement, avant d'ouvrir la bouche d'incrédulité. On y voyait une photo d'Edward et d'Isabella en train de se balader main dans la main dans les rues de New York, avec en dessous un article concernant l'affaire de C&V ainsi que les problèmes familiaux concernant les Cullen.
« Je ne comprends pas… » Murmura-t-elle sous le choc.
« Tu peux me dire ce que mon fils et cette écervelée fichent à New York ? ! » S'écria-t-il atterré. « Je croyais que tu maitrisais la situation ! »
« C'est ce que je pensais aussi ! » Se défendit-elle. « Il faut croire qu'elle est plus tenace que ce que j'avais prévu. » Marmonna-t-elle avec révulsion, n'appréciant pas du tout le fait que sa tentative de manipulation sur Isabella Swan avait échoué.
Esmée Cullen avait rarement l'habitude d'être inefficace lorsqu'il fallait effectuer un lavage de cerveau sur une personne.
« Je t'ai connue plus redoutable que ça. » Grinça-t-il méchamment.
Esmée se leva à son tour et lança un regard de défi à son mari.
« Parce que tu te crois apte à me réprimander ? Tu trouves que tes vaines tentatives idiotes ont eu un meilleur effet ? »
« Moi au moins j'ai fait quelque chose ! » Rétorqua-t-il.
« Un chèque sans montant Carlisle ! Non mais qu'est-ce qui t'es passé par la tête ce jour là pour oser prendre le risque de dilapider notre fortune ? » S'énerva-t-elle.
« Pour qui est-ce que tu me prends ? Tu crois vraiment que j'étais prêt à lui donner le moindre centime ? » Fit-il vexé. « C'était un faux. »
« Toujours est-il que ça n'a pas marché ! » Remarqua-t-elle en dissimulant son soulagement. Se retrouver pauvre aurait été pour elle le pire de tous les scénarios. « Rien de tout ce que tu as déjà tenté ne marche ! »
« C'est bien pour ça que je t'ai envoyée manipuler cette sale idiote ! » Contra-t-il. « C'était pas pour que tu te tapes la causette ! »
« Que les choses soient claires. » Asséna-t-elle durement. « C'est moi qui ai pris la décision d'agir en allant la trouver car j'en avais marre de ton inutilité et de ton impuissance, tu ne m'as rien dit du tout ! »
« C'est sûr que toi tu t'es montrée plus utile ! La preuve, ils s'offrent carrément un séjour à New York en amoureux dans un hôtel hors de prix en plein centre ville. » Répliqua-t-il sarcastique. « D'ailleurs j'aimerais bien savoir comment ils se sont débrouillés pour pouvoir se payer cette folie… »
« Je t'assure que j'avais réussi à la faire aller dans mon sens ! » Protesta-t-elle incrédule. « Cette fille était tellement perdue et vulnérable que j'arrivais à en faire ce que je voulais, elle gobait tout ce que je disais. Je ne comprends pas ce qui a bien pu se passer pour qu'elle ait à nouveau les idées claires. »
« Tu ne t'es pas dit que ton fils commençait à bien te connaitre et était susceptible de lui remettre les idées en place ? » Ragea-t-il.
« Je te rappelle qu'il est autant ton fils que le mien ! » Cingla-t-elle « Et si tu avais fait ce qu'il fallait il y a quatre ans, si tu l'avais dressé mieux que ça, il n'aurait jamais mis les voiles et on n'en serait pas là ! Il serait peut être temps que tu agisses vraiment. »
« J'ai tout fait Esmée, j'ai tout essayé et rien ne marche. Que veux-tu que je fasse de plus ? »
« Est-ce que par hasard t'es en train de dire que tu souhaites abandonner ? » S'exclama-t-elle affublée.
« Bien sûr que non ! » S'écria-t-il. « Seulement… Je ne vois pas ce que l'on peut faire, j'ai un procès dont il faut que je m'occupe, cette affaire risque de ruiner ma réputation. Et puis il faut reconnaître qu'Edward s'est montré plus intelligent et persévérant que je l'aurais cru. » Admit-il dépité. Elle le regarda avec dégout.
« Si seulement tu t'occupais mieux de notre famille, mais non, tu préfères passer ton temps à me tromper avec cette garce de Carmen Denali. » Lâcha-t-elle haineusement.
Il ouvrit la bouche, avant de la refermé choqué.
« De quel droit tu oses mettre ça sur le tapis ? » S'offusqua-t-il. « Puis tu te trouves respectable toi, à te taper le majordome sous mon nez ? Sans parler de mon notaire, de trois de mes avocats, ainsi que d'autres dont je préfère même ne pas imaginer le nombre. Regarde-toi Esmée. » Susurra-t-il avec venin. « Tu n'es rien d'autre qu'une cougar pathétique. »
« Moi au moins je ne me tape pas la femme de mon meilleur ami. » Se défendit-elle. « Et c'est toi le premier à être allé voir ailleurs, je ne l'aurais jamais fait ! »
« En tout cas aujourd'hui tu es la pire des trainées. » Cracha-t-il haineusement.
Esmée ne se retint plus et le gifla avec force, blessée dans son orgueil de femme d'avoir été souillée ainsi par cet énergumène. Carlisle se frotta la joue en grinçant des dents. Il regarda sa femme avec étonnement tandis que tout ce qu'elle exprimait n'était que froideur et dureté.
« Mais t'es complètement folle… » S'exclama-t-il horrifié. « Ne recommence plus jamais ça ! »
« Retraite-moi encore une seule fois de trainée, et je te promets que c'est le divorce assuré. » Menaça-t-elle impassible.
« Tu n'oseras pas. » Contra-t-il sûr de lui en haussant un sourcil de défi.
Esmée le sonda du regard silencieusement, réprimant ses émotions et ses sentiments de femme bafouée qui menaçaient de ressortir. D'un côté il avait raison, elle n'avait pas le courage de divorcer, car elle aimait beaucoup trop son confort et le compte en banque de son mari. Et puis bonjour le scandale si les Cullen divorçaient. De plus, au fond d'elle, enfoui quelque part, se trouvaient les sentiments amoureux qu'elle développait pour lui depuis qu'elle l'avait rencontré il y a bientôt trente ans. Mais d'un autre côté, c'était justement cette partie d'elle qui la poussait à vouloir un divorce, car aussi fort qu'elle avait pu l'aimer par le passé et qu'elle l'aime toujours bien qu'elle semble l'avoir oublié, elle ne supportait pas un mariage aussi… inactif.
La dernière fois que Carlisle s'était montré tendre avec elle de la même façon qu'elle avait pu voir son fils se comporter ainsi avec cette petite prolétaire, remontait à bien longtemps. De la fois où Edward s'était enfui sans laisser de trace, c'est-à-dire quatre ans environ. Esmée avait été dévastée à ce moment là, et son mari avait su se montrer d'un précieux soutien. Mais depuis quatre ans, la tendresse et l'affection n'étaient plus au rendez-vous. Et pourtant ils continuaient à s'aimer. Esmée le savait, elle le sentait. Et chaque jour qui passe elle avait de plus en plus de mal à supporter cet éloignement entre elle et Carlisle. Voilà pourquoi une part d'elle avait envie de se séparer de lui.
Et pourtant, elle ne regrettait pas une seule seconde toutes les liaisons, les amants, les adultères dont elle avait fait preuve envers lui. Carlisle l'avait trahie en premier, et Esmée obtenait toujours sa revanche d'une manière ou d'une autre.
Refusant de répondre à sa provocation, Esmée s'approcha de lui, toujours inexpressive et sans émotion et le foudroya des yeux.
« Je me fiche des mesures que tu prendras Carlisle, mais je veux récupérer mon fils ainsi que sauver cette famille. Et tu as intérêt à faire ce que je demande parce que j'ai horreur des déceptions. »
Puis elle fit volte face, le laissant seul dans le jardin, la tête embrouillée et pleines d'incertitudes.
Carlisle Cullen était énervé. Très énervé. Parce qu'au fond de lui, il savait. Il savait que quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, quoi qu'Esmée veuille, ils avaient déjà perdu…
Mouhaha ! Une petite scène entre les Cullen, et comme vous pouvez le voir leurs rapports ne sont pas au beau fixe ^^
J'espère que ce chapitre entier vous a plu, faites-moi savoir vos réactions en cliquant sur la petite bulle juste en dessous et en laissant une petite (ou longue) review :D
On se retrouve dans deux semaines pour la suite !
En attendant portez vous bien !
Votre Dévouée Popolove
