JE VOUS INFORME QUE DESORMAIS, JE POSTE TOUS LES 2 JOURS. ON SE RETROUVE EN BAS

6 h 30

Bip, bip, bip

Saleté de réveil. Je n'avais pas envie de me réveiller et pourtant, j'y étais obligée. Mon travail, ainsi que mes élèves, m'attendaient. Même si je pouvais décemment m'en passer, il était inconcevable pour moi de vivre sans, car quand mon divorce serait prononcé, de quoi vivrai-je ? La grasse matinée n'était donc pas pour aujourd'hui. Je me levais donc à contrecoeur pour aller me doucher.

Arrivée à la salle de bain, je me contemplais devant le miroir. Ce que je pouvais faire peur ! Des cernes apparaissaient sous mes yeux gonflés et rougis par les pleurs. J'avais passé une bonne partie de la soirée, à me demander ce qui n'allait pas chez moi, à me morfondre sur moi-même. Mon couple était dans le déclin et je ne savais plus quoi faire pour le sauver. Je ne savais pas comment faire pour reconquérir mon mari, car même si je voulais divorcer, je l'aimais encore. J'espérais tant que notre amour redeviendrait comme avant, même si, une partie de moi, savait que tout était perdu entre lui et moi. Plus rien n'était envisageable à ses côtés. Et tout cela à cause de quoi ? A cause de cette foutu... A cause de ce... Ce problème aura ruiné mon couple, sans compter sur cette salope, qui m'aura volé mon mari. Non, il fallait pour pouvoir enfin être heureuse, que le divorce soit prononcé. J'entrai donc dans la douche, oubliant cette partie de ma vie. L'eau chaude eut pour effet de détendre mes muscles. Cela me soulageait quelque peu.

Quinze minutes plus tard, quand je fus enfin prête, je partis à la cuisine, me préparer mon petit déjeuner. J'enclenchai la cafetière, afin de me faire un café. Je me retournais et jetais un regard sur le canapé, vide également de la présence de mon homme. Encore une nuit passée avec cette pouffe, à son bureau. Je me demandais bien ce qu'elle avait de plus que moi, pour qu'Edward semble s'intéresser à elle. Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit et révéla la présence de... Qu'est-ce qu'il était magnifique avec ses cheveux décoiffés ! Je lui aurai bien sauté dessus, mais... Non, Bella, cet homme te trompe tous les soirs avec sa secrétaire ! En plus, il avait cessé de m'aimer depuis... Mais le voir ainsi, le savoir avec une autre et non avec moi, me faisait mal. Il fallait que je dise quelque chose, pour lui faire comprendre tout le mal que j'avais. Peut-être était-ce ce dont il désirait ? Peut-être voulait-il que je souffre ? Oui, certainement.

PDV Edward

Un claquement de porte me fit sursauter. Je m'étais donc assoupi. Rien d'étonnant, cela m'arrivait souvent, pour ne pas dire tous les soirs. Je regardai l'heure à ma pendule : 6 h 35. Merde, j'ai passé la nuit ici, à travailler et...dormir. J'ai laissé ma Bella seule, oui, mais elle, elle ne se gênait pas pour... Bon, il fallait que je rentre, avant qu'un collègue ne me voie ici, à cette heure. Les soupçons ne devaient pas être faits : personne ne devait savoir que mon couple était dans le déclin ; qu'entre ma femme et moi, la guerre était lancée. Je pris donc mes clés, allai à ma voiture et partis à mon domicile.

Cinq minutes plus tard, je fus enfin arrivé devant ma maison. Je soufflais un bon coup, car je savais que Bella était réveillée à cette heure-ci et qu'elle ne se gênerait pas pour avoir une dispute avec moi. Une fois, prêt à affronter celle qui partageait ma vie, je sortais de ma voiture et rentrais. Avant même que je ne parle, elle me fixa de son regard. Qu'est-ce qu'elle était belle ! Je n'avais qu'une envie, me jeter sur ses lèvres et la prendre ici même. Seulement, je devais ranger cette idée au placard et prendre sur moi. Il est vrai que du plus profond de mon être, j'aimais toujours ma femme. Cependant, avec elle plus rien était possible, car depuis qu'elle... Depuis que ce...depuis qu'il est arrivé dans nos vies, depuis que ma femme fricotait avec cet homme, plus rien n'allait entre nous !

- Tu as vu l'heure qu'il est ? Me demanda-t-elle, les bras croisés sur son torse.

- Et alors, je n'ai de compte à rendre à personne, dis-je.

- Je te signale que je suis ta femme et que j'aimerais savoir avec qui tu passes tes nuits.

Pourquoi disait-elle cela ? C'était elle qui était infidèle, pas moi.

- Pardon, mais j'ai passé la nuit au bureau à travailler et étant trop fatigué sans doute, je me suis assoupi, avouai-je.

- C'est toujours la même excuse que tu me sors. Il va falloir trouver autre chose Edward, cela en devient pathétique !

- Pathétique ? Rétorquai-je. Pathétique ? Mais qui se tape un mec différent chaque jour ?

- Quoi ? Hey, mais attends ! Au cas où tu ne le saurais pas, je passe mes journées au travail. Ensuite, je vais faire quelques courses et je rentre illico à la maison, espérant te voir, mais cela n'est pas le cas, car Monsieur se tape sa secrétaire tous les soirs et étant trop fatigué, il préfère découché.

On y était. Avec Isabella, j'avais le droit chaque jour, au même discours. Elle m'affirmait que c'était moi l'infidèle, et non elle.

- Non, mais je rêve là ! Qui est-ce qui n'était pas là quand je rentrai avant ? Qui s'est qui s'habillait de manière provocante ? Oh et puis tu sais quoi ? J'en ai marre, je vais me doucher, assenai-je.

- C'est cela, vas-y ! Barre-toi, comme l'a fait ton père, comme l'as fait ton grand-père. Apparemment, c'est une question de famille ; c'est dans les gênes.

Il fallait que ça s'arrête, je ne pouvais pas supporter cette situation. Je ne pouvais plus entendre ces propos qui me faisaient mal. Je n'en pouvais plus. Je m'étais donc approché d'elle.

- Vas-y, qu'est-ce que tu attends, frappe-moi, me défit-elle, voyant ma main levée, prêt à cogner.

- Tu aimerais bien, hein ?

- Au moins, ça me fera un avantage par rapport à toi, pour le divorce ! M'annonça-t-elle.

Je baissai ma main et partis. Je ne pouvais pas la frapper. Je n'avais jamais fait cela avant et ce n'était pas aujourd'hui que cela commencerait. Ce n'était pas mon caractère d'être violent. Je détestais cela. Je m'étais donc écarté d'elle, ne voulant la toucher que par amour et non par violence.

- C'est ça, barre-toi. De toute façon, tu n'as pas de couille. Même cela, tu n'arrives pas faire. Tu n'es qu'un faible. Et tu veux que je te dise, au lit tu es nul. Tu n'as pas de...

Là, s'en était trop. La claque partit toute seule. Je m'éloignais aussitôt, regrettant amèrement mon geste. C'était la première fois que je la frappais et déjà, je m'en voulais. Je savais que cela, Bella s'en servirait contre moi. Il fallait que je parte d'ici et vite.

IL FAUT BIEN COMMENCE UN JOUR, ALORS JE SUIS PRETE A TOUT LIRE.

VOTRE AVIS ?

RAPPELEZ-VOUS QUE JE POSTERAI TOUS LES 2 JOURS.

ON SE RETROUVE DEMAIN OU MARDI SUR "LE PIANISTE ET LA DANSEUSE"

ET MERCREDI OU JEUDI SUR "UNE MARIEE PAS COMME LES AUTRES".