PDV Edward
Ma journée avait été exécrable et pour cause : la dispute ainsi que la gifle que j'avais donné à ma femme, me tracassaient toute la journée. Je m'en voulais. Je n'aurai jamais dû faire cela, mais pourtant, je l'ai fait. Certes, le fait qu'elle m'ait poussé à bout ne pardonne en rien mon geste, mais reparlé du passé, me met dans un état, que je ne contrôle plus rien. Je voulais oublier et rien d'autre.
Il était déjà 18 heures passées, quand mon beau-frère et meilleur ami Jasper, qui travaille avec moi, passa me saluer. Heureusement qu'il était là dans les moments difficiles, car sinon, je ne sais pas où je serai à cette heure-ci.
- Coucou Ed, je rentre. Tu veux que je t'attende ou tu préfères fermer seul ? Voulut-il savoir dans l'entrebâillement de la porte.
- Je... Non, merci je fermerai moi. Tu peux rentrer.
- OK ! Ah au fait, ajouta-t-il en revenant sur ses pas, je t'ai déposé le dossier de Mme Richardson sur mon bureau. Tu pourrais jeter un oeil et me donner ton avis ? Non, car le procès a lieu bientôt et nous sommes associés, alors...
- Ne t'inquiètes pas, finis-je à sa place. Je regarderai cela avant de partir.
- Oh, mais je ne disais pas cela pour ce soir. Non, je pensais demain, ou après-demain. Je ne veux pas que tu rentres tard, sinon Bella me...enfin bref, ne rentre pas trop tard et fais attention à toi.
- Oui, merci. A demain !
- C'est ça, à plus tard, fit-il avant de disparaître.
J'étais enfin seul. Epuisé, mais seul. Ce qui était certain, c'est que je ne pouvais pas rentrer tôt encore une fois, car ce soir, j'avais du boulot. C'est vrai, à mon âge je gagnais super bien ma vie, ma paie était identique à celle d'un avocat exerçant depuis 10 ans, alors qu'en fait, j'étais dans le monde du travail que depuis bientôt un an. Mais, je ne me plaignais pas, enfin pas de ce niveau là disons, car je passais une partie de mes nuits et mes journées à travailler. L'autre partie servait à dormir et manger. Je voulais monter très vite dans le métier, c'est pourquoi je restais ici très tard. Bien sûr, je délaissais ma femme, mais apparemment, cela ne la dérangeait pas, car elle avait un amant. Oh, c'était ainsi, bien avant l'obtention de ma place ici. Non, entre Bella et moi, les relations se sont détériorées depuis ce fameux... Depuis que... Je m'étais promis de ne plus y penser, mais en ce moment c'était plus fort que moi. Pourtant, je l'aimais, oui je crevais d'amour pour elle. Cependant, je devais passer à autre chose, car comme dirait ma soeur, on ne revient jamais sur des évènements passés.
- Bonsoir, Monsieur Cullen, me sortit de mes songes ma secrétaire.
- Bonsoir Tanya, la saluai-je.
- Je m'apprêtais à partir et je voulais savoir, si avant que je m'en aille, vous aviez besoin d'un..., me proposa-t-elle.
- Non, merci, je..., ça va aller, la remerciai-je.
- Vous êtes sûr ? Insista-t-elle.
- Certain !
- OK, alors si jamais vous changez d'avis, n'hésitez-pas. Voici, mon numéro privé. Je suis disponible à toute heure, du jour et de la nuit, m'annonça-t-elle en me lançant sa carte de visite.
- Très bien, merci, la remerciai-je froidement.
Je connaissais les pratiques de ma secrétaire, pour les avoir déjà vues. Tanya était jolie, mais elle usait de son charme pour obtenir ce qu'elle voulait. Bien souvent, il s'agissait de sexe. Si je n'étais pas marié, je me serais sans doute laisser tenter par elle, car depuis un certain temps, elle me chauffait, mais étant encore marié, l'infidélité n'était pas pour moi. Il fallait que je finisse ce dossier, pour ensuite rentrer chez moi, mais je ne pouvais pas. Trop de choses occupaient mon esprit. Je repensais à cet accident. Si tout cela n'était pas arrivé, rien ne serait... Je devais retourner à mon dossier.
Quelques minutes plus tard, on frappa à ma porte. Qui pouvait me déranger en pleine nuit ? Il ne devait y avoir personne à cette heure-ci, à part un crétin comme moi. J'étais quand même curieux, et invitais mon visiteur à entrer, espérant y trouver Bella, en tenue sexy. Rêve pas Cullen, cela n'arrivera plus !
- Excusez-moi, monsieur Cullen, mais je suis passée devant un fast-food et j'ai pensé à vous. Je me suis proposée à vous ramener un plat. Vous connaissant, vous n'avalerez pas grand-chose ce soir, donc j'ai jugé bon de...
Tanya ! Encore elle ! Ce n'est pas qu'elle me dérangeait, quoi que...mais je refusais toute invitation de sa part. Une fille pareille, vous retourne le cerveau.
- Oh et bien, je...
Elle m'avait ramené à diner. Par politesse, je devais accepter...
- Merci, posez cela sur mon bureau, lui ordonnai-je en replongeant le nez dans mon dossier.
Sachant que je l'avais déçue, je relevai la tête et par politesse, pour la remercier de son geste, je l'invitais.
- Cela dit, je n'aime pas trop dîner seul. Accepteriez-vous de vous joindre à moi ?
- Avec plaisir, dit-elle, en refermant la porte derrière elle.
Elle vint s'asseoir sur la table basse et sortit de son sachet une bouteille de vin. Je fus surpris, mais content de son geste. Au début, la réticence me gagnait, mais petit à petit, je me laissais aller avec elle. Nous parlions de notre enfance, de notre passé. J'en étais même venue à lui parler de mon couple. Pathétique, j'étais pathétique. Non, complètement triste ! Tanya, quittant le canapé me faisant face, était venue s'asseoir à mes côtés. Son verre de vin à la main, elle me surplombait de son regard provocateur. Je ne pouvais pas y résister, car c'était un appel au sexe, si bien que je préférais baisser mon regard.
- Ne baisse pas tes yeux, ils sont trop beaux pour les cacher, m'aguicha-t-elle en se rapprochant de moi.
Elle avait décidé de me tutoyer, très bien. Je pense que c'était dû à l'alcool, quoi que, elle n'a bu qu'un verre, contrairement moi, qui ait pratiquement fini la bouteille. Elle se rapprochait de plus en plus de moi et instinctivement, je m'en éloignais. J'arrivais bientôt au bord du canapé, quand Tanya vint se placer à califourchon sur moi.
- Tu sais que tu ne me facilites pas la tâche ? En t'éloignant de moi, tu me fais mal, me provoqua-t-elle.
Elle défit les boutons de sa chemise. Si elle continuait ainsi, je ne pourrai plus tenir. Je suis un homme tout de même et quand je bois, ce qui est rare, je perds ma raison.
- Tanya, je ne crois pas, que...
- Que quoi ? Me coupa-t-elle. Que ta femme approuve ? Mais tu m'as dit toi-même que tu allais divorcer.
Elle avait ôté sa chemise désormais, ainsi que la jupe de son tailleur. Elle n'était plus qu'en sous-vêtements. Elle se retourna pour aller s'installer sur le canapé d'en face, beaucoup plus grand et me fit un signe pour que je vienne la rejoindre. Durant son déplacement, je pouvais observer ses fesses, dû à son string. Bon sang qu'elle était sexy comme femme. Ma raison, me disait de rester et mon envie, de me le lever et de céder à la tentation. Je savais que, dû à l'alcool, je ne pouvais pas réfléchir correctement, mais n'y tenant plus, je me levais. Je suis un homme tout de même. J'en profitais pour retirer mon pantalon et ma chemise. Ma veste de costume était parti depuis bien longtemps, tout comme celle de Tanya.
Une fois en boxer, j'allais m'installer sur le canapé, aux côtés de ma maîtresse, enfin celle qui allait le devenir. Je n'étais pas encore entièrement assis, qu'elle se jeta sur mes lèvres. Elle entreprit une danse endiablée avec mes lèvres et ne pouvant comprendre ce qui m'arrivait, je me laissais aller. J'étais complètement à sa merci. Elle faisait ce qu'elle souhaitait de mon corps. Alors qu'elle me parcourait de ses baisers, Tanya s'allongea sur le canapé et me demanda de faire de même. Je m'exécutais aussitôt. Avant même que ma tête ne touche l'oreiller, elle tenta telle une folle, de m'enlever mon boxer. Je la laissais faire, ne voulant pas l'énerver. Ce qui était certain, c'était qu'elle était pressée de m'avoir en elle. Soudain, une sensation de bien être envahie mon corps. Ma partenaire avait pris entre ses mains, mon sexe et lui infligeait une douce torture. Bon sang, que c'était bon ! A ce rythme-là, je n'allais pas tarder à venir. Il fallait qu'elle arrête, sinon...Trop tard, je me déversais dans sa main. Ma secrétaire essuya, ou plutôt me goûta avec sa langue, qu'elle déposa sur mon gland. Je me sentis bien, tellement bien, que mon envie, se réveillait à nouveau. Cependant, si elle m'avait branlé, il fallait que je fasse de même avec elle. Je la pris, la retournai et me plaçai au-dessus d'elle. Je déposai un doigt à son entrée et vis qu'elle mouillait. J'entrai deux doigts en elle et entrepris des mouvements. Il ne fallut pas longtemps pour que l'orgasme la submerge à son tour.
Alors que je la fixai de mes yeux, je vis dans son regard l'envie grandissante de m'avoir en elle. Je lui annonçais alors, que je n'avais pas de préservatif, mais elle m'informa qu'elle en avait dans son sac. Elle se leva et alla en chercher. Cependant, voir ce spectacle, voir ses fesses, était bien trop beau, mais cela ne pouvait pas durer. Je me levais et la plaquais contre le mur. Je pris le préservatif, le mis sur ma verge et me plaça à son entrée, prêt à la pénétrer, quand soudain, mon téléphone, se mit à sonner. Je courus immédiatement jusqu'à mon bureau, la laissant nue et seule. Ce que je vis me choqua. Une photo de ma femme, envoyée par... Ma petite soeur, Alice. Je me retournais et compris l'erreur que je m'apprêtais à faire.
- Mais que fais-tu ? Paniqua Tanya en me voyant ramasser et mettre mes habits.
- Je me rhabille !
- Quoi ? Mais... Oh, non, mon gars, ça ne peut pas se passer ainsi. Tu dois finir ce que tu as commencé, rétorqua-t-elle en me déboutonnant mon pantalon.
- J'aimerai bien, mais je ne peux pas. Désolé, je... Peut-être une autre prochaine fois.
- Quoi... non, maintenant, assena-t-elle.
- Tanya, je... Arrête, maugréai-je, devant son entêtement.
Il ne fallait pas que je la laisse finir, car si elle continuait, une bêtise que je voulais éviter arriverait.
- Je te promets que... On finira un autre jour, je dois y aller.
- Et quand ? Voulut-elle savoir.
- Bientôt !
Et je partis précipitamment, emportant avec moi ma sacoche contenant mes dossiers. Je laissais Tanya en plan et partis rapidement. Je voulais au plus vite oublier cette affreuse chose, que j'étais en train de faire, mais si merveilleuse aussi.
- Edward, si tu ne quittes pas ta femme, je lui raconterai tout ce que l'on a fait, hurla-t-elle depuis mon bureau.
- Quoi, comment ça ?
Je m'étais arrêté, voulant connaitre sa pensée.
- Je t'aime et si tu ne quittes pas ta femme, je lui raconte que tu étais prêt à la tromper, répéta-t-elle.
- De toute façon, qu'est-ce que cela changera, elle le pense déjà, fis-je.
- Oui, mais je sais que je ne te laisse pas indifférente et puis, en plus, une fois j'ai surpris une discussion entre Bella et Jacob, son amant. Elle disait...
Elle me murmura la suite à l'oreille. Ce que j'entendis me fit l'effet d'une bombe. Je ne pouvais pas le croire. C'était l'alcool qui me faisait halluciner, rien de plus. Ce ne pouvait être que cela.
- Alors ?
- Je vais la quitter et dès ce soir, lui répondis-je.
Ce qu'elle fit, ne m'étonna guère. Elle se jeta sur mes lèvres, en m'embrassant follement. Je la pris dans me bras et la souleva.
- Tu sais que tu me rends dingue, toi. Je deviens fou, avec toi, criai-je joyeusement.
- C'est pour cela que tu m'aimes mon chéri.
Soudain, blocage. Je l'aimais moi ? Je n'en étais pas sûr. En tout cas, Bella, me cachait des éléments importants et je devais la quitter. Grâce à ma secrétaire, j'avais enfin ouvert les yeux sur mon couple. Après un nouveau baiser, je partis pour rentrer. Je ne savais pas si, j'avais le bon choix en écoutant Tanya, mais quoi qu'il en fut, ma vie allait changer.
PETIT REBONDISSEMENT.
EDWARD VA-T-IL CROIRE TANYA,
QUI SEMBLE LE VOULOIR POUR ELLE TOUTE SEULE ?
VOUS PENSEZ QU'ELLE EST SINCERE AVEC EDWARD,
QUI LUI, SEMBLE COMPLETEMENT PERDU ?
A VOTRE AVIS, QUE VA-T-IL SE PASSER ?
J'AI HATE DE CONNAITRE VOS OPINIONS LA DESSUS.
ON SE RETROUVE DEMAIN SUR
" Le pianiste et la danseuse "
