PDV Edward

Je venais d'arriver devant ma maison. Je ne savais pas comment l'annoncer à ma femme, mais je devais le lui dire. Une chose était sûre, cela ne me serait guère facile. Vu dans l'état dans lequel j'étais, j'avais marché afin de ne pas avoir d'accident, dû à mon fort taux d'alcoolémie. Je titubais jusqu'à la porte d'entrée et cherchais mes clés, non sans difficulté mes clés dans la poche de ma veste. Je fis tomber mon trousseau sur le sol. Je me penchais pour le ramasser, quand soudain, je remarquai les plis de mon pantalon. Je l'avais mis à l'envers. Quel sot j'étais ! Je pris mes clés, cherchai la serrure et ouvris la porte. Il me fallut bien quelques secondes pour comprendre que la porte n'était pas verrouillée.

J'ouvris la porte et me dirigeai au salon. Ma femme, ou devrais-je dire ex, car bientôt, je vivrai avec Tanya, m'attendait dans le salon. Elle y avait invité ma soeur et son mari, ainsi que le reste de la famille. Pourquoi avait-elle fait cela, sans même le dire ? Elle complotait, encore. J'étais énervé contre elle pour m'avoir menti, mais aussi pour cela. Avant même que la colère ne monte d'avantage, je demandais d'un ton dur et ferme, à la petite troupe de quitter les lieux. Ils ne bougèrent cependant pas. Ils ne m'avaient donc pas entendus. Je répétais, espérant qu'ils m'entendent. Cependant, quand je vis qu'ils étaient encore là, je leur ordonnais de quitter les lieux, en criant. Ma petite soeur, si fragile, prit peur et partit. Elle vint serrer Bella dans ses bras, lui soufflant un « courage, appelle si tu as besoin ». Son frère fit de même. Voyant que les embrassades duraient, je pris mes convives par le bras et les amenais moi-même dehors. J'en profitais pour leur balancer des insultes et rentrais dans la maison, non sans pour autant quitter Bella des yeux.

PDV Bella

Je n'aurai jamais cru que mon mari était aussi idiot et mal poli. C'est vrai, de quel droit se permettait-il d'agir ainsi ? De quel droit pouvait-il être aussi désagréable ? Certes, l'alcool le faisait agir ainsi, car habituellement, il n'était pas comme ce soir, mais tout de même. Si je ne le connaissais pas, j'aurai juré qu'il n'avait aucune éducation, car pour insulter sa soeur de trainée d'égout et son beau-frère de petit connard, de fils de pute, ou encore moi, en me traitant comme de la merde, me disant que je n'étais qu'une salope, une pouffiasse. Il avait ajouté, que ma place était sur les trottoirs. J'en passe et des meilleures. Cependant, le pire ce fut quand il leur ordonna de partir, les mettant lui-même à la porte, voyant qu'ils ne bougeaient pas. Je ne savais plus quoi faire, je ne l'avais jamais vu ainsi. J'entendis donc que mes convives furent partis, pour déverser toute ma colère sur mon mari.

- Tu n'es qu'un imbécile, comment peux-tu... Comment oses-tu te comporte ainsi ? M'emportai-je.

- Quoi ? Je fais ce que je veux, je suis chez moi que je sache.

- Oui, peut-être, mais cela tu n'as pas le droit !

- Ah oui, dit-il en se rapprochant de moi. Et qui es-tu, toi qui ne m'as épousé que pour mon argent, toi qui a fait exprès d'avoir ce... C'est de ta faute si on en est là aujourd'hui.

- Ma faute ! Ma faute ! Hurlai-je à présent.

- Parfaitement, confirma-t-il. C'est à cause de toi, si aujourd'hui notre bonheur du début n'est plus. Mais au fait, ce moi que tu décris, tu ne le connais pas, puisque tu t'es mariée avec moi que pour avoir mon fric, mais tu vois, je ne suis pas si naïf. Tu ne l'auras pas !

- Quoi ? Non mais tu délires, là ?

- J'en ai l'air ? Fit-il sérieusement.

Il semblait visiblement très furieux contre moi. Qui avait bien pu lui mettre cette idée en tête, aussi fausse puisse-t-elle être ?

- Ecoute Edward, tentai-je de le calmer, je... Tu es un peu fatigué, tu... Je te prépare un bon bain ?

- Lâche-moi, de toute façon, mon argent personne ne l'aura. Toi et ton amant, vous ne l'aurez pas. Et oui, je sais tout !

- Mais Edward ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Voulus-je comprendre.

- Il m'arrive que j'ai découvert que ma femme a fait exprès d'avoir cet accident il y a deux ans. Cependant, j'ignorais complètement que ma femme a cessé de m'aimer depuis cette période, moment où son amant est apparu dans sa vie.

- Quoi ? Non, mais Ed comment peux-tu croire une chose pareille ? Assenai-je.

- Ose-me dire que c'est faux, ose-me dire que mon argent ne t'intéresse pas !

- Non, c'est faux. Je me fous de ton argent, lui dis-je.

- Sale petite trainée de menteuse de merde, me secoua-t-il fortement.

- Edward, arrête, mais lâche-moi ! Tu me fais mal, arrête !

Il s'exécuta et partit au salon, fouillant dans le meuble.

- Tu cherches quoi là ? Osai-je demander.

Pas de réponse.

- Edward ?

Il se leva, toujours sans aucune réponse et partit à la salle à manger.

- Edward, mais tu fais quoi ? Que cherches-tu enfin ?

J'en avais assez de ne pas être entendue. Je me dirigeai vers lui et lui touchai le bras, pour lui montrer ma présence. Grosse erreur. Mon mari me lança un regard noir, un regard qui fit peur. Apparemment, il n'avait pas apprécié mon geste. Je retirai immédiatement ma main.

- Putain, c'est vrai. Où est-ce foutu papier, grommela-t-il.

- Quel papier ?

- Le papier qui me permet de changer de banque. Je tiens à protéger mon argent, m'avoua-t-il.

- Fais ce que tu veux, de toute façon, quand tu as une idée, toi, on ne peut plus t'arrêter, maugréai-je en m'éclipsant vers la chambre.

- Où vas-tu ? S'enquit-il.

- Ben, cela ne se voit pas ? Je vais dormir !

- Ca je vois, mais ici, ce n'est pas pour toi !

- Oh, et ? Où veux-tu que je dorme ? Demandai-je.

- Ca je ne sais pas, mais en tout cas, pas ici. Ton connard voudra peut-être t'héberger.

- Non, mais attends Edward, je suis ta femme et...

- Toi ma femme ? Toi la salope qui se fait sauter pas ton salaud ? Me coupa-t-il.

- Et mais moi je suis fidèle, contrairement à toi, qui saute ta secrétaire.

- J'aimerai bien, car avec toi, c'est mort au lit. Tu es nulle, tu ne vaux pas un clou, me lança-t-il.

- Pardon ? Ce n'est pas ce que tu disais, chaque fois que tu m'utilisais pour te les vider, hurlai-je.

- La simulation, tu connais ? Assena-t-il.

- Oh, mais...

- Je ne veux plus te voir, ni t'entendre, tu me comprends ? Je veux que tu sortes de ma vie et de ma maison, me poussa-t-il vers la porte.

- Mais... Edward, attends. Mais... mes affaires, je... Attends !

Il partit dans la chambre et en ressortit quelques minutes plus tard, avec mes affaires qui dépassaient d'une valise.

- Voilà tes affaires ! Maintenant, sors de ma vie et de chez moi, insista-t-il.

- Mais...

- Tu m'entends ? Vas-t'en !

Je pleurais à chaudes larmes désormais.

- Sale trainée, tu fais peur à regarder. Sors, avant que je ne m'énerve et que je ne devienne violent.

Vu que je ne réagissais pas, il en vint aux mains. Il me gifla, lorsque j'eus le malheur de répliquer. Je me sentais mal et partis sans dire un mot de plus. Mon couple n'était plus ce qu'il était, ma vie n'était la même. Mon avenir venait de changer.

PARDONNEZ EDWARD,

IL N'EST PAS COMME CELA D'HABITUDE.

SI VOUS VOULEZ VOUS DEFOULER,

TANYA EST LA POUR CA.

C'EST DE SA FAUTE A ELLE.

ON SE RETROUVE DEMAIN SUR " Le pianiste et la danseuse "