La vie pouvait être vraiment cruelle, quand elle le voulait. En une soirée, je venais d'être anéantie. J'avais perdu mon mari, ma maison et ma fierté. J'étais une femme battue, Edward venait de me battre. Je ne pensais pas ça de lui, lui qui d'ordinaire était si tendre, si doux. Il a fallu d'un moment de faiblesse, pour qu'il soit violent. Certes, je voulais divorcer, mais je n'aurais jamais désiré être violentée pas mon époux, ni même qu'il me déteste. Je savais qu'entre lui et moi, l'amour n'était plus, mais à ce point-là, je l'ignorais.
Je marchais à présent, depuis une bonne partie de la nuit. Mes pleurs me trahissaient, mais cela m'était complètement égal. Je voulais seulement reposer mes pieds, seulement trouver un toit, au plus vite. J'étais complètement épuisée. Marcher avec un sac, sous la pluie, ne me facilitait guère la tâche. Au bout d'une heure, j'étais enfin arrivée à destination. Habituellement, il ne m'aurait fallu que dix minutes, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui. Mes bras, mon corps souffraient de douleur. Je bénissais le moment, où je vis la maison d'Alice. Je criais son prénom, étant à bout de souffle. Je m'affalais par terre, ne pouvant plus continuer. La fatigue et la douleur me rongeaient. Il ne fallut que quelques minutes, avant que mon amie n'arrive à mon encontre. Je l'en remerciais.
- Bella, mais... Oh, Bella, que s'est-il passé ? Dit-elle une fois près de moi.
- Alice, je..., sanglotai-je.
- Viens, rentrons. Tu vas me raconter ce qu'il s'est passé, me proposa-t-elle.
- Jasper, hurla-t-elle, alors qu'elle tentait de me relever.
Celui-ci rappliqua presque immédiatement.
- Aide-moi, veux-tu ? Lui intima-t-elle.
Tous les deux me conduisirent à l'intérieur. Alice ma donna des vêtements afin de me changer et me tendit une tasse de chocolat chaud.
- Bella, qu'est-ce qu'il se passe, commença mon beau-frère.
- Jasper, je... Edward m'a mise dehors, avouai-je.
- Quoi ? Mais quel con ! Assena Alice.
- Tu veux en parler ? me demanda Jasper.
- Une fois que vous êtes partis, j'ai crié sur Edward. Je lui ai demandé pourquoi il avait agi comme cela envers vous. Je lui ai, enfin j'ai tenté de lui expliquer, qu'il n'avait pas le droit de réagir ainsi. Cela ne lui a pas plus. Du coup, il est rentré dans une colère noire. Il m'a affirmé vouloir lui prendre son argent. Il croit que je ne l'ai épousé que pour cela. J'ai tenté de démentir, de dire que c'était faux, mais il ne m'a pas cru.
- Quel imbécile !
- Ce n'est pas tout, Alice. Quand il a vu que j'insistais, il a cherché tel un fou son papier.
- Quel papier ? S'enquit mon amie.
- Celui qui, selon lui, permet de protéger son argent. Il est convaincu que je ne l'ai épousé que pour prendre son argent et sa maison. Non, mais tu te rends compte, Alice ! Moi, son argent ! Non mais tout de même.
- Surtout quelqu'un comme toi, confirma-t-elle.
- Oui, mais attends, ce n'est pas fini. Quand il a vu que je ne lui communiquais pas l'endroit où était censé être rangé ce papier, que j'ignore d'ailleurs, il m'a demandé de sortir. Je ne voulais pas quitter cette maison. Puisque je ne bougeais pas, il est parti chercher ma valise. Mais cela ne servait à rien, car j'étais toujours immobile. Cela ne lui a pas plu et là, il est devenu menaçant. Il est rentré dans une colère noire. Je commençais à avoir peur. Ensuite, l'inimaginable s'est produit.
Je pleurais derechef. Alice tentait de me calmer, comme elle le pouvait. Une fois calmée, elle enchaîna :
- Bella, si mon frère a réagi ainsi, certes il est le roi des cons, mais ce n'est pas dans sa nature de réagir ainsi. Je veux dire, je... Je ne le plains pas, loin de là, mais... Il était ivre. L'alcool a agi pour lui.
- Oui, mais tout de même Alice.
- Je sais Bella, il n'avait pas le droit, mais comprends-le. Il était à bout.
- A bout, à bout ! Rétorquai-je, en me levant. Non mais attends Alice, il n'a pas le droit. Il me doit le respect. Certes, il n'a jamais été ainsi, mais la première fois était de trop.
- Je sais.
- Sais-tu ce que j'endure moi ? Sais-tu ce que cela fait de se sentir rejetée par son mari ? Alice, il ne m'a plus touchée depuis plus de deux ans. Au début, je me disais que cela était dû à ce foutu accident, qui m'a enlevé une partie de moi, mais ensuite, je... On a fait chambre à part. Je me disais que cela allait s'arranger, qu'il avait du mal à encaisser le fait d'avoir perdu... Je me sentais coupable, car s'est moi qui conduisait, mais... J'aurai dû l'écouter, j'ai tout gâché.
- Bella, tu n'y es pour rien. Cesse de te punir ainsi.
- Alice, tout est de ma faute. Si au début, on a fait chambre à part, je me disais que cela allait passer, mais plus le temps avançait, plus je comprenais que non. Et tout ça, par ma faute.
- Bella, cesse de te culpabiliser. Tu n'y es pour rien.
- Alice, c'est ma faute et entièrement ma faute. Jamais j'aurai dû conduire ce jour-là.
- Bella, voyons !
- Alice, tu ne comprends rien, ou quoi ? La coupai-je. Je l'ai tué.
PDV Edward
Ma douce venait de partir, ou devrais-je dire, mon hypocrite. Je ne revenais pas de ce que Tanya, m'avait révélé. Je n'aurai jamais pensé cela de Bella. Comment avait-elle pu se marier avec moi, rien que pour..., rien que pour mon argent. Bella était partie, enfin, je l'avais mise à la porte, il y a de cela deux heures et depuis, je n'avais pas dormi. J'étais resté ainsi, à contempler l'obscurité, qui régnait dans la maison. Je réfléchissais à ma vie, à comment améliorer mon existence. J'étais bien assis dans mon canapé, à me demander ce qui avait bien pu m'arriver, pour me tromper à ce point sur Bella, quand mon téléphone sonna.
- Oui, Jasper, c'est encore ta femme qui a fait des siennes, dis-je après avoir décroché.
- Edward, je... Bella est ici !
Je me figeais et me redressais immédiatement. Je reposais ma canette de bière sur la table basse.
- Quoi ? Fis-je tout simplement.
- Bella est ici, répéta-t-il. Et elle ne va vraiment pas bien !
- M'en fou, elle le mérite, assenai-je.
- Edward, tu es mon beau-frère et meilleur ami. Je te connais comme personne. Je sais que tu tiens à Bella, plus que tout.
- Je ne crois pas, sinon tu m'aurais empêché de l'épouser. Tu aurais remarqué cette manigance qu'elle a fait !
- Quoi, quelle manigance ? S'intéressa-t-il.
- Jasper, tu sais aussi bien que moi, que Bella ne m'as épousé que pour mon argent.
- Bella nous a dit que tu lui as dit cela. Je sais que c'est faux, que tu te trompes. Je connais Bella et jamais, au grand jamais, elle ne ferait cela.
- Comment peux-tu en être sûr ?
- Edward, arrête un peu.
- Non, toi arrête, l'interrompis-je. Tu ne sais pas ce que Tanya a découvert sur elle.
- Quoi, Tanya ? Mais qu'est-ce que cette salope a encore fait ? Cria-t-il.
- Jasper, je ne suis pas sourd. Arrête de crier !
- Alors, cesse de dire des absurdités, je te prie. Edward, réagis en grand s'il te plaît. Ne te comporte pas tel un enfant ! Montre que tu as... 25 ans et non 10 ou... Edward, ressaisis-toi ! Ne laisse pas passer cette chance, ne laisse pas Bella t'échapper. Rattrape tout avant qu'il ne soit trop tard.
- Il est déjà trop tard, lui confiai-je.
- Quoi, mais non. Enfin, Edward ! Bella t'aime, tu l'aimes et... Vous allez avoir plein d'enfants ensemble.
- Non, affirmai-je.
- Quoi non ? Mais enfin Edward, tu...
- Les bébés, c'est fini. Tanya me l'a dit, finis-je à sa place.
La bombe était lâchée, je venais de lui dire. Je ne voulais plus parler avec lui. Il ne comprenait rien à ma douleur. Seule Tanya le pouvait.
COUCOU TOUT LE MONDE.
JE SAIS CE QUE VOUS VOUS DITES : EDWARD VOUS ENERVE.
MAIS JE VOUS ASSURE, TANYA LUI A FAIT PRATIQUEMENT UN LAVAGE DE CERVEAU.
NE VOUS INQUIETEZ PAS, CELA S'ARRANGERA,
MAIS PAS DANS L'IMMEDIAT.
JE SAIS, JE SUIS SADIQUE,
MAIS J'AIME QUAND IL Y A DU SUSPENSE.
MALHEUREUSEMENT,
JE NE POURRAI POSTER AVANT MERCREDI,
DONC ON SE RETROUVE JEUDI SUR " Le pianiste et la danseuse "
