Ce matin, je me réveillais avec un horrible mal de crâne. Je savais à quoi j'avais passé une bonne partie de ma nuit, ce qui m'avait valu cet état. Cependant, comment réparer mes pleurs, mes tourments de la veille ? En arrivant, Alice et Jasper s'étaient montrés très gentils avec moi, mais je savais que quelque part, cette vie ne me convenait plus. J'avais confié à ma belle-soeur le fait de vouloir divorcer, bien qu'elle en avait déjà eu connaissance auparavant. Néanmoins, je n'étais pas informée, du fait que mon mari désirait, lui aussi divorcer. Apparemment, il me pensait vouloir prendre son argent. Stupide, c'était complètement stupide. Comme si, une fille banale comme moi, s'intéressait à cela. Surtout que je n'étais pas de ce genre-là. Il le savait, Edward me connaissait. Mais depuis que cette..., depuis que Tanya était arrivée dans sa vie, en tant que sa secrétaire, ma vie avait changé. Il était différent, Edward n'était plus le même. Je ne savais pas quoi faire, car au fond de moi, j'espérais que mon mari avait encore un peu de sentiments pour moi. Certes, j'avais tout gâché, mais il ne pouvait pas cesser de m'aimer à cause de cela. Il ne devait pas me punir ainsi. Notre mariage était si fort avant cela, que rien ne pouvait nous détruire. Rien, même pas un accident. Malheureusement, la vie était faite ainsi et je devais divorcer. C'était décidé, aujourd'hui était le jour de la demande. J'allais tout faire pour rendre à mon mari sa liberté, tout faire pour qu'il soit heureux, à nouveau.
Je me levai donc et partis en direction de la salle de bain. J'ôtai mon peignoir et me glissai sous la douche. Je savais qu'aujourd'hui, rien ne me soulagerait, excepté les bras de mon mari, mais cela était désormais à exclure. Je laissai la tristesse m'envahir, et me glissai sous l'eau. Une fois mon désarroi évacué, enfin pour le moment, je sortis de l'eau et me rendis dans la chambre. Je mis mes habits, que Edward avait entreposé dans ma valise. Il ne me fallut pas longtemps pour remarquer que dans son empressement de la veille, mon si gentil mari, avait oublié une partie de mes affaires. Il était donc inévitable pour moi de revenir récupérer le reste. Je me décidais finalement pour un haut à manches courtes, dans les tons bleu, violet, vert, ainsi qu'un jean moulant, de couleur bleu.
Dès que je fus prête, je me rendis à la cuisine. Je pus apercevoir Alice s'afférer derrière les fourneaux. Plutôt rare pour ma belle soeur, qui il faut dire, n'était pas un cordon bleu. C'était normalement le rôle de son mari Jasper. Elle s'arrêta en me voyant.
- Bella, tu es déjà réveillée ? Quelle bonne surprise ! Fit-elle en se rapprochant de moi, afin de me serrer dans ses bras. Je prépare le petit déjeuner, tu veux quelque chose ?
- Je..., non merci. J'allais partir. Je... Edward a fait ma valise et... il a oublié certaines affaires. Si je désire partir, il faut récupérer le reste de mes affaires.
- Quoi, comment cela partir ? S'enquit-elle.
- Ben oui, il m'a virée de la maison, alors...
- Ce que tu crois, me coupa-t-elle. Il ne peut agir ainsi avec toi.
- C'est vrai, mais que faire ? Si tu as une solution Alice, dis-le. J'ai déjà réfléchi et... le divorce n'est autre que la seule solution. Je ne peux faire autrement. Mon mari a...décidément tourné la page. Je l'aime, mais plus lui, apparemment. Mais vu que toi, oh la grande Alice, a une solution, vas-y. Dis-moi, je suis toute ouïe !
- Bella, mets-toi assise ! Me proposa-t-elle.
- Je..., non !
- Bella, assis et mange ! M'ordonna-t-elle.
Ne voulant pas réveiller la lionne en furie, j'obéis à la soeur de mon époux.
- Bon, Alice, crache le morceau, dis-je, en voyant son regard fixé sur moi.
- Je... Jasper a téléphoné à Edward hier soir, m'apprit-elle.
- Quoi ? Mais..., mais pourquoi ? Demandai-je soudainement.
- Il a voulu le comprendre. Crois-moi, il a été embobiné dans cette affaire. Ce n'est pas lui, il...
- Alice, il m'a frappée. Certes, il était ivre, mais tout de même. L'alcool n'excuse pas tout, m'énervai-je. Et puis, tu as vu comment il vous a parlé à vous tous quand il est rentré ? Non, sérieusement, il a abusé sur ce coup-là.
- Bella, il ne sait plus où il en est, m'avoua-t-elle.
- Et moi ? M'emportais-je. Moi, personne ne se soucie de savoir si je vais bien ou mal, personne ne se demande comment je vais ? Tu crois que c'est facile pour moi, tu crois que..., que cette situation me plaît ? Je n'ai pas choisi cette vie. Tout autour de moi est...merdique. Et le pire, c'est que je ne sais plus quoi faire.
- Ben rentre chez toi et...
- Sympa, je ne savais pas que je dérangeais, l'interrompis-je en me levant.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Bella, écoute, ça ne sert à rien de fuir et de s'énerver. Tentez, toi et mon imbécile de frère, de parler. Essayez d'expliquer clairement les choses.
- Mais quelles choses Alice ? On a rien à se dire, lui et moi. Il a choisi d'être infidèle, c'est son choix. Pas le mien. Il veut être désagréable, c'est son caractère du moment. Je ne veux pas être sa prochaine victime.
- Victime ? Pourquoi dis-tu cela ? S'inquiéta-t-elle.
- Il, soufflai-je. Il passe ses nerfs sur moi. Je ne veux plus que cela dure, j'en ai assez. Je suis lasse de cette situation.
- Je comprends Bella, mais... Je t'assure qu'il n'a pas cessé de t'aimer. Tu es sa raison de vivre !
- Alors, pourquoi se comporter ainsi avec moi ? C'est vrai, pourquoi être si... Depuis deux ans, mon mari ne me touche plus. Il m'a frappée deux fois. Le plaisir, je ne le connais plus et..., entre lui et moi, le sexe est mort. Depuis ce foutu..., cet accident a ruiné nos vies.
- Bella cesse de dire des absurdités, veux-tu ? Cet accident, n'était pas là au bon moment, certes, mais aujourd'hui, vous avez la chance de vous reconstruire un bonheur. Vous êtes... C'est facile pour vous d'obtenir un foyer, alors que pour moi, c'est...
- Ne gâche pas le bonheur que pourrait t'apporter la vie, poursuivit ma meilleure amie. Ton mari t'aime, crois-moi. Ne le laisse pas filer, ne laisse pas cette salope te le voler. Il n'y a rien eu entre eux.
- Comment peux-tu en être si sûre ?
- Je peux te le prouver.
Je me figeais. Je connaissais cette voix, pour savoir que cela ne serait pas simple. Je n'étais donc pas libre de si tôt. En était-il mieux ainsi ? Sans doute, à les voir s'acharner autant. Je me retournais et le fixais du regard. Que faisait-il ici ? N'était-il pas au travail à cette heure-ci ? Je devais payer de mes actes, c'était certain, mais à quel prix ?
SALI SALUT,
ALORS, VERDICT ? QUI EST CETTE PERSONNE ?
QUE VA T'IL SE PASSER MAINTENANT ?
VOUS AIMEZ ? J'AIMERAI AVOIR VOS THEORIES.
SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS, N'HESITEZ PAS.
ON SE RETROUVE DEMAIN SUR " Le pianiste et la danseuse " BIZ
J-37 AVANT MES 21 ANS
ET J-49 AVANT LA SORTIE D'ECLIPSE
