Je sortais du bureau de mon mari. Ma vie venait de prendre un tournant. Je savais, même si cela ne me plaisait guère, ce que je devais faire. A peine assise dans ma voiture, je me lassais aller. Les larmes retenues pendant trop longtemps semblaient vouloir sortir. Même si, je tentais de prouver le contraire, je n'étais pas si forte. Je me soulageais de ma vie gâchée, du désastre que j'ai crée, de tout ce que j'ai détruit. J'étais responsable de mon enfer.
Alors que je me lamentais toujours sur mon sort, je fus surprise d'entendre mon téléphone sonner. Je sortis ce dernier de mon sac et décrochai immédiatement.
- Allô, sanglotai-je.
- Bella, comment vas-tu ? Jasper viens de me téléphoner et m'a tout raconté. Que t'a donc répondu Edward ?
- Je... Alice, je vais divorcer, pleurnichai-je.
- Je suis désolée ma puce, mais...cela vaut mieux ainsi. Edward se rendra compte de sa bêtise et...
- Non, je ne veux pas. Je l'aime en...encore, articulai-je difficilement sous les larmes qui m'assaillirent.
- Bella, il faut qu'il se rende compte de son erreur. Et crois-moi, cela le fera changer d'avis, à moi que...
- Aliiiice, redoublai-je mes pleurs.
- Bella, écoute. Tu n'es pas en état de conduire. Je passe te prendre. Où es-tu ?
- Non, je..., je soufflais un bon coup. Je vais retourner travailler.
- Mais Bella, tu...
- Alice, arrête ! Dis-je à nouveau dans les larmes.
- Bon, où es-tu ?
- Devant le cabinet d'Edward !
- OK, j'arrive ! Ne bouge pas ! M'ordonna-t-elle.
Elle raccrocha sans que je puisse riposter. Que pouvais-je faire d'autre ? Les larmes ne voulaient pas s'arrêter et je n'étais pas vraiment en état de conduire. Je n'en avais pas l'envie, ni même le courage à vrai dire. J'attendis donc patiemment la venue de ma belle-soeur et meilleure amie.
PDV Edward
Bella était partie et depuis, je n'arrivais plus à me mettre au travail. Je pensais constamment à elle, à notre histoire bientôt terminée. J'aurai tellement voulu améliorer les choses, mais cela n'était guère possible. Je devais penser à mon avenir et notamment à mon travail. Je me remis donc dans mes dossiers. Enfin, je l'espérai.
- Edward Cullen, hurla Alice en entrant dans mon bureau, telle une furie ! Permets-moi de te dire, que tu es un imbécile. Comment peux-tu... non, comment oses-tu, te comporter ainsi avec ta chère femme ?
- Mais de quoi parles-tu ?
- Ne fais pas l'innocent ! Bella m'a contactée en pleurs. Ce que tu lui fais vivre est un enfer. Elle ne supporte plus cette situation.
- Et moi, qui se soucie de moi ? Assenai-je.
- On se soucie de toi, Bella aussi ! Elle t'aime encore, malgré tout ce que tu lui fais subir !
- Je n'ai pas été très correct avec elle, c'est vrai, mais...
- Pas très correct ? Me coupa-t-elle. Tu as été une véritable ordure avec elle, oui !
Alice ne mâchait pas ses mots, comme toujours !
- Tu lui as fait vivre un enfer, elle ne vit plus depuis des années ! Ajouta-t-elle.
- Et moi, tu crois que je n'ai pas souffert de la perte de mon bébé ?
- Ecoute Edward, ce n'est pas à moi qu'il faut dire cela. Je te connais depuis longtemps maintenant et..., je sais que tu es un homme bien. Il t'arrive par moment de déconner, mais... Souviens toi, de par le passé, comme vous étiez heureux, comme vous étiez bien !
- Oui, mais tu l'as dit toi-même, c'est le passé !
- Oh, ce que tu peux être têtu par moment ! Je sais que tu aimes Bella et que Bella t'aime. Seulement, si vous ne vous efforcez pas, cela ne résoudra pas vos soucis de couple.
- Et qui te dit que nous le voulons ? M'énervai-je presque.
- Tu es bouché ou quoi ? Pourquoi t'entêter à ce point ? Pourquoi ne pas vouloir admettre que...
- Que ? Finis-je, à sa place.
- Qui t'a raconté tous ces propos ? Qui te fait croire tout cela ?
- Personne ! Répondis-je, ne sachant pas vraiment où elle voulait en venir.
- Et comment se passe ta relation avec ta secrétaire ? M'interrogea-t-elle.
- Qui ça ? Tanya ?
Oh non, si on parlait de Tanya, cela allait encore plus m'embrouiller et ce n'est pas ce dont j'avais besoin.
- Oui, Tanya, confirma Alice.
- Oh ! Et bien, c'est une bonne secrétaire, rien de plus !
- Et sexuellement ! Insista-t-elle.
- Alice, mais tu es dingue ! Je ne suis pas de ce genre-là, voyons !
Devais-je lui parler de l'autre soir ? Devais-je lui dire que j'ai failli commettre une erreur ? Non, décidément, Non !
- Ouai, affirma-t-elle, peu convaincue. Bon, je vais y aller, mais je t'ai à l'oeil. Fais gaffe, me menaça-t-elle presque.
- Ah, au fait... Alice, tu pourras dire à ton cher frère, que j'ai réussi à avancer la date de préparation au divorce. Ce sera demain matin, 8 heures.
- Non !
- Quoi ? Pourquoi non ?
- Tu le feras toi-même !
Elle s'éloigna, sans que je puisse la retenir. Décidément, quand Alice avait décidé, on devait s'y tenir. Quelle tête de mule, aussi têtue que moi ! J'allai donc me débrouiller seul.
- Si tu veux, revint-elle dans la pièce, passe ce soir à la maison. Cela me permettra de passer du temps ensemble.
- Je ne sais pas, j'ai beaucoup de boulot, m'excusai-je.
- Soit, si tu le dis ! Esmée et Carlisle auraient été heureux, ainsi que Jasper.
- Je le sais, mais crois-moi, j'ai énormément de travail en retard ! Insistai-je.
- Comme tu le veux, mais sache que si...
- ... je change d'avis, la coupai-je, je passerai, je sais !
Elle me sourit, et partit. Alice était une vraie chieuse, quand elle le voulait ; elle savait toujours comment obtenir satisfaction. Il valait mieux ne pas la contrarier. J'allais donc devoir passer la soirée avec elle, enfin ma famille.
PDV Bella
J'attendais patiemment dans ma voiture. Alice m'avait promis de venir me récupérer, ne me jugeant pas assez apte à prendre le volant dans mon état. Je tentais de m'occuper l'esprit. Je me demandais comment j'avais pu en arriver là ! Comment avais-je fait pour que mon couple soit si...désastreux, si... Plus rien n'était envisageable, tout était de ma faute et rien que de ma faute J'étais une meurtrière. Si j'avais... rien ne se serait produit, et j'aurai garder mon couple.
- Bella, m'interpella Alice.
Je sursautais.
- Tu m'as fait peur !
- Cela t'apprendra à être pensive, me nargua-t-elle. Allez, pousse-toi que je conduise.
- Je peux le faire, tu sais !
- Oui, pour qu'ensuite tu m'appelles en plein milieu de la bande d'arrêt d'urgence et que tu paniques ? Non, merci !
- Quoi, mais..., mais non, je...
Je soufflais.
- Alice, peux-tu me dire ce qu'il ne va pas chez moi ?
- Rien Bella, rien ! Tu es juste trop...
- Trop quoi ? Alice, je...
Les larmes me reprirent de nouveau.
- Pourquoi tout échoue autour de moi ? Sanglotai-je. Pou...pourquoi mon couple va si mal ? Au début, on..., on s'aimait, mais depuis que Tanya est entrée dans sa vie, je...
- Chut, me consola-t-elle.
Je ne pouvais pas la rejeter, sa présence m'apaisait. Cela dit, les larmes étaient toujours là et il me faudrait un temps, avant qu'elles ne se calment. Je le savais. Heureusement pour moi, ça ne dura guère longtemps.
- Bella, tu vibres ! M'apprit-elle.
- Qu...quoi ?
- Tu vibres ! Ton téléphone vibre.
Je compris enfin ce qu'elle me disait. Je recevais un appel, mais mon téléphone étant en silence, il vibra simplement, m'indiquant cet appel.
- Je...je reviens, à tout de suite !
Elle partit, me laissant de l'intimité. Je la regardais du coin de l'oeil, avant de m'apercevoir que sa direction était celle du bureau d'Edward. Pourquoi allait-elle le voir ? Pourquoi voulait-elle lui parler ? Allait-elle lui raconter mon petit moment de faiblesse ? Il rirait en entendant cela, c'était certain. Et cet occupant qui ne voulait pas me lâcher. J'avais un répondeur tout de même. Enfin, je le crus. J'attrapais mon cellulaire et décrochais.
- Allo, répondis-je, sans prendre le temps de voir l'identité de l'appelant.
- Bella, c'est Mike. Je voulais savoir, enfin..., je me fais du souci pour toi. Tes élèves m'ont appris que tu n'étais pas très en forme aujourd'hui et...
- Je suis... euh... pas très en forme, mais je vais bien. Je serai la demain.
- Tu veux en parler ? Me proposa-t-il.
- Je..., pas trop envie !
- Laisse-moi deviner, c'est à propos de ton mari !
Que ne comprenait-il pas, dans "je n'ai pas envie d'en parler" ? Ce n'est pas dur à comprendre pourtant, si ?
- Mike, je...
- Tu m'appelles juste pour cela ? Remarquai-je.
- Non, je..., non ! Je... ça te dit d'aller boire un verre toi et moi ? Juste entre deux collègues ?
- Non, pas trop envie !
- J'arriverai jamais à t'inviter, lança-t-il faussement déçu.
Que pouvait-il m'arriver de bien pire ? Cela allait-il me faire du bien ? En tout cas, rien ne serait plus pire que ma vie en ce moment !
- T'es bête !
- Oui, oui je sais, ça fait partie de mon charme, oui ! Se vanta-t-il. Elégant aussi, mais bête
- Allez, viens boire un café !
Décidément, je n'allais jamais avoir la paix.
- D'accord, j'accepte, mais tu as oublié quelque chose, hein !
- Quoi ? Voulut-il savoir.
- Têtu !
- Ah oui, têtu ! Se souvint-il.
Il avait compris. Il savait que le fait de me harceler avec cela, ne me permettrait pas de prendre les décisions.
- Alors, va pour vendredi ? Me soumit-il.
- Et pourquoi pas demain ? Renchéris-je.
- C'est pas ton jour de congé demain ?
- Si, mais j'ai..., j'ai besoin de travailler !
- Bella, Bella ! Cela ne sera pas bénéfique pour toi, mais... OK, vas pour demain. Disons, 20 heures ?
- Ce n'est plus un verre, mais carrément un repas ?
- Cela te dérange ?
Je ris. Décidément cet homme n'était pas si énervant que je le pensais. Nous verrons bien demain.
- A demain !
Je raccrochais, ne souhaitant pas en entendre d'avantage. Il m'avait légèrement troublée.
- Qui c'était ?
- Alice, cela te plaît-il de me faire peur ?
- Apparemment ça marche avec toi ! Gloussa-t-elle de joie.
- Alors !
- Alors quoi ? Bella, pousse-toi que je roule.
- Non, je suis tout à fait capable de rouler.
- Pas aujourd'hui. J'ai besoin de toi.
- Alice, tu n'as jamais besoin de moi, sauf pour...
Elle sourit.
- Tu m'emmènes faire du shopping ? Alice, je... Non !
- Bella, ce soir, Jasper et moi organisons une fête très exceptionnell, et il faut s'habiller en conséquence.
- Hors de question ! Maugréai-je.
- Bella, tu obéis !
- Sinon, quoi ? Alice, faut arrêter ce jeu-là avec moi. Je ne marche plus.
- Très bien, j'aurai au moins essayer ! Abdiqua-t-elle.
Incroyable ! J'ai réussi à ne pas céder à Alice. C'était tout simplement génial. En général, il ne fallait pas refuser une idée d'Alice, mais là, waouh ! Cela dit, je ne savais toujours pas ce qu'elle me réservait pour ce soir et ça me faisait encore plus peur. Même si je savais que tôt ou tard, ma belle-soeur se rattraperait avec une combine. Je m'inquiétais pour la soirée. Alice était désormais la première cachotière du monde.
BONJOUR, BONSOIR
CE CHAPITRE N'EST PAS CELUI QUE VOUS ATTENDEZ,
MAIS PAS DE PANIQUE, CELA NE DEVRAIT PLUS TARDER.
JE PENSE QUE VOUS L'AUREZ DANS LE PROCHAIN OU DEUX CHAPITRE(S).
CE QUI EST SUR, C'EST QU'IL SERA LA LORS DE LA SOIREE.
POUR CE QUI EST DU DIVORCE, VOUS NE PENSEZ TOUT DE MEME PAS QU'IL AURA LIEU, SI ?
MOI, JE LE SAIS, MAIS... DOIS JE VOUS LE DIRE ?
JE LE REVELERAI QUE SUR MSN.
JE SUIS SADIQUE APPAREMMENT ET J'AIME CELA VISIBLEMENT.
AHAHAH !
BON, OK J'ARRETE !
BONNE SEMAINE.
LUNDI RDV SUR " LE PIANISTE ET LA DANSEUSE "
