Je sais, j'ai posté le chapitre 11 hier.

Comme vous adorez cette fiction

et qu'une fois je n'avais pas posté, je vous met la suite.

J'espère que cela vous plaira.

Bon, allez je vous laisse lire.

On se retrouve plus bas.

Alice m'avait demandé de venir chez elle, une soirée très importante selon elle. Je me doutais qu'elle cachait quelque chose, mais quoi ? Que pouvait-elle bien prévoir ? Sans doute nous remettre ensemble Edward et moi. Si cela était le cas, ce serait impossible. Mon mari m'avait déjà remplacée. Je devais cependant dire que cette idée... était grotesque. Si Alice avait fait ça, elle était tout simplement stupide, idiote, écervelée, fantasque, géniale, super. Je l'adorais. Mais qu'est-ce que je racontais moi ? Mon couple était fini et je devais m'en convaincre.

Je venais d'arriver devant la maison de ma belle-soeur et meilleure amie. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais comme un pressentiment. Stupide je sais, mais que voulez-vous ? Quand ces choses-là sont là, on ne peut les enlever malheureusement. Je soufflais un bon coup, comme pour me donner du courage et me préparer à annoncer ma présence. Je ne pus faire grand-chose, car Alice ouvrit la porte et me tira à l'intérieur. Même si j'y étais habituée à ce comportement, j'étais cela dit, bien étonnée.

- Bella, il faut que je te parle !

- Du calme Alice, je ne vais pas m'envoler, tentai-je de la calmer.

- Bella, il faut que je te parle ! Répéta-t-elle.

- Je t'écoute, fis-je simplement.

Je ne pouvais faire que cela.

- Bella, je..., je sais que cela ne doit pas être facile, mais...

Elle ne put finir sa phrase, que la sonnette retentit. Alice se rendit à la porte d'entrée et ouvrit.

- Salut la compagnie, lança Emmett en entrant.

- Salut, me levai-je, en le serrant dans mes bras.

Je fis de même avec Rose, sa femme.

- Salut Lili, salua cette dernière.

- Salut Rosie ! Heureuse de te revoir.

- Moi aussi Alice !

- Bon les amis, j'ai une chose à vous dire, lâcha-t-elle soudainement.

- On t'écoute, l'autorisa Emmett.

- Voilà, je... Porte d'entrée, encore.

- Je reviens, s'excusa son mari.

Que voulait-elle donc nous dire ? Pourquoi tout ce mystère ?

- Carlisle, Esmée, contente que vous soyez venus, se réjouit l'homme de maison.

- Jasper, ce plaisir est pour nous, tu le sais bien, lui répondit-elle.

J'aimais ces deux personnes. Même si mon couple n'était plus, je ne pouvais m'empêcher d'apprécier les parents de mon mari. Contrairement à Edward, Carlisle et Esmée étaient des gens formidables. Ils s'aimaient depuis des années et lorsque que je les voyais, je ne pouvais m'interdire d'être jalouse et heureuse en même temps. Jalouse, car jamais je n'aurai cela et heureuse, car ils prouvaient que l'amour existait encore.

- Isabella, c'est bien de te voir, m'enlaça ma belle-mère.

- Moi aussi !

- Carlisle, souris-je.

- Bella, me prit-il dans ses bras.

- Bon, asseyez-vous. J'aimerai que l'on passe à l'apéritif, souhaita Alice.

Nous nous dirigions donc vers le divan, afin de nous y installer comme le désirait ma belle-soeur. Alice revint, suivie d'un Jasper complètement changé, avec des bouteilles de champagne. Fêtait-on quelque chose de spécial ? Et pourquoi mon beau-frère avait des étincelles de joie dans les yeux ? Pourquoi depuis quelques jours, il semblait plus heureux ?

- Bella, une coupe ? Me proposa l'hôtesse de maison, en me tendant une flûte à champagne.

- Merci !

Je pris le verre et attendis que tout le monde soit servi. Enfin, si on peut dire cela ainsi.

- Les derniers retardataires, plaisanta Alice, en se dirigeant à nouveau vers la porte.

Quelques secondes plus tard, elle en revient avec son ou ses invités. Je ne savais pas combien ils étaient exactement, car je me tenais de dos. Pas très pratique pour percevoir qui était là. Cela dit, j'aurai mieux fait de ne pas venir. Mon coeur battait la chamade, sans que je ne sache pourquoi. J'avais la tête en ébullition. Pourquoi réagir ainsi ? Je me retournai et compris. J'avais reconnu ses pas, mais ne voulais pas me l'avouer.

- Bonsoir tout le monde !

Que faisait-il ici ? Alice avait bien prévu son coup. Elle avait prévu tout cela. Son unique but était de nous remettre ensemble.

- Edward, te voilà enfin, l'atteignit Jasper en lui tapotant l'épaule. Vieux, comme c'est bon de te revoir.

- Moi aussi !

- Maman, papa, se réjouit-il.

Ils firent la même chose que précédemment. Ce fut une étreinte chaleureuse.

- Edward, donne-moi ta veste, lui proposa Alice.

- Installe toi ! Tu veux une coupe ? Lui demanda Jasper.

- Merci, je veux bien.

- Et toi mon amour, reprit-il devant sa femme.

- Ah non, surtout pas dans mon état !

- Quoi ton état ? Tu es malade ? S'enquit Rosalie.

Qu'avait donc Alice ? Pourquoi nous avait-elle fait venir ici, si ce n'était pour nous réunir Edward et moi ? Etait-ce si important ?

- Bon Alice, accouche ! M'énervai-je presque.

J'en ignorais la raison, mais je savais que j'allais regretter ces paroles.

- Vous savez tous mon désir d'enfant, mais mon incapacité à en avoir. Vous êtes tous au courant que l'adoption nous avait tenté, mais que finalement, le projet bébé est tombé à l'eau suite à cette histoire de bébés volés ?

- Oui, confirmions-nous tous en choeur.

- Et bien il se trouve que...

- On va avoir un bébé, termina Jasper.

Alice était enceinte. Choses incroyable, mais vrai. Enceinte ? Ce n'était pas possible ! La chance semblait vouloir me tourmenter, me quitter. Pourquoi n'avais-je pas ce bonheur que nos hôtes avaient droit ? Tellement perdue dans mes pensées, je n'avais pas remarqué que la famille Cullen se réjouissait de la nouvelle. Mais moi, comment étais je censée réagir, comment devais-je faire ? Je fis semblant de me réjouir, même si ce n'était qu'un demi-mensonge.

- Bon et si nous passions au repas ?

- Alice, on te suit ! Annonça mon frère.

Alice enceinte ! Ces mots ne quittaient pas mon esprit depuis le début de la soirée. Le repas était servi depuis un petit moment déjà, mais je ne pouvais m'empêcher d'être envieuse de ma meilleure amie et en même temps, heureuse. Moi, le seul bébé que j'ai eu, est mort et maintenant, je ne pouvais plus en avoir.

- Bella, ça va ? Me sortit Rosalie de mes pensées.

- Oh, je..., je réfléchissais. Alice, as-tu songé aux prénoms ? M'intéressai-je pour montrer ma presque fausse joie.

- Non, pas encore. C'est trop tôt ! Je ne suis enceinte que de deux mois seulement, mais si tu as des idées...

- Tu verras, ce sont des moments merveilleux. Nous, on les a adoré, n'est-ce pas Esmée ?

- Oui, d'ailleurs, je ne sais pas si Carlisle t'a raconté, mais Jasper quand il était petit, avait une habitude. Il ne pouvait pas sortir dehors sans se rouler dans la boue. Moi cela m'énervait pour les lessives, mais intérieurement, je riais.

Je pus voir qu'elle était heureuse de se remémorer le passé et j'étais heureuse moi aussi, pour elle. D'ailleurs tout le monde lʼétait, sauf le principal intéressé.

- Oh et tu te souviens, enchaîna-t-elle, le moment où il a trouvé intéressant de manger les...

- Maman, stop ! L'arrêta-t-il.

- Oh désolée ! Alice, ce sont des moments formidables. Tu ne verras pas le temps passé, qu'il ou elle, sera déjà à l'université, ou marié(e).

- En tout cas, si tu as besoin, demande-nous !

- Promis Carlisle !

Il n'allait tout de même pas parler de cette soirée bébé, si ? Ce qui était sûr, c'est que cela, je ne le supporterai pas.

- Et si nous mangions ce délicieux gigot que nous à préparer Alice ?

- Bien dit Emmett ! Approuva Jasper.

Nous commencions a manger. J'aurais dû me réjouir, mais je ne faisais que me sentir coupable, coupable d'avoir tué mon enfant, celui d'Edward et moi. J'avais tout gâché, tout détruit.

PDV Edward

Alice m'avait invité à souper chez elle. Elle me disait que c'était important. Malgré un manque de temps important dû à des gros dossiers, je m'étais donc attaché à ma tâche. J'avais, chez ma soeur Alice et son mari, trouvé ma famille, bien évidemment, mais aussi celle de mon coeur. Elle me tournait le dos, assise sur le canapé. Je pouvais facilement voir ses boucles de cheveux tombant sur son dos. Elle était si belle, j'aurais voulu la toucher, l'embrasser, la tenir dans mes bras, mais hélas.

Je devais d'ores et déjà me faire une raison. Elle était avec ce type, un certain Jacob Black. Je pris donc sur moi. D'ailleurs, Bella m'avait bel et bien oublié. Elle voulait divorcer, c'était un signe. Le moment le plus merveilleux pour moi fut quand Alice nous annonça sa grossesse. Enfin, merveilleux, oui et non, car je ne pourrai jamais oublier la perte de mon bébé. C'était de ma faute s'il était mort aujourd'hui. Je voyais bien qu'Isabella en souffrait, mais ne voulait pas le faire comprendre. Je me taisais et me réjouissais pour mon beau-frère. Lui, qui avec sa femme avait tant voulu être parent, ce rêve, après de nombreuses tentatives, allait enfin être exaucé.

- Alors Ed, comment vont tes amours en ce moment ?

Je recrachais ma bouchée de viande. J'allais m'étouffer avec ses idioties, tellement je m'en étonnais.

- Jasper, je..., j'aimerai qu'on ne parle pas de cela.

- Oh, allez ! Pour moi, insista-t-il.

- Et bien, je...

Je vis sur son visage se dessiner un sourire angélique. Il l'avait fait exprès. Il voulait que je parle de ma vie. Et bien, j'allais le faire. Peut-être un peu trop !

- Je..., le bonheur total. Je suis comblé, mentis-je.

Je vis du coin de l'oeil que Bella souffrait encore plus.

- Et j'ai entendu dire que Tanya était une vraie tigresse au lit !

Punaise, mais il n'allait jamais arrêter ? Je vis qu'il aimait jouer, alors on allait jouer

- Tout dépend de quel sens tu l'entends.

Tout le monde ouvrit de grands yeux, choqué par ma réponse.

- Est-ce qu'elle..., débuta Emmett.

- A pleine bouche, ris-je de mon mensonge.

- Et tu..., hésita-t-il.

- J'adore, c'est absolument divin, finis-je pour lui.

- Combien de fois ?

- Tous les jours !

- Tous les jours ? S'étonna-t-il.

- Et oui !

Je me réjouis de l'image que les hommes de cette maison avaient de moi. Eux qui me croyaient toujours impuissant, ils avaient la pseudo preuve que non. Je savais que tôt ou tard, ils apprendraient que j'ai menti, mais je voulais profiter de cet instant de gloire un moment.

PDV Bella

Le diner se passait bien, enfin presque. J'essayais du mieux que je pus de prendre sur moi, mais cela ne fut pas facile. Entre les exploits sexuels de mon mari, enfin futur ex et le bébé d'Alice, j'étais au bord de la crise de nerfs.

- Alice, il y a une chose que je ne comprends pas, remarqua tout à coup Rosalie. Comment peux-tu être enceinte, si tu es stérile ?

Pourquoi demandait-elle cela ? Pourquoi voulait-elle savoir ? Ne savait-elle pas que cela m'angoissait ?

- Je, commença-t-elle.

Ce fut la goutte de trop et je partis. Je quittais cette pièce. Je n'en pouvais plus de rester ici.

- Bella, me rattrapa Edward. Bella, attends !

- Lâche-moi, maugréai-je.

- Bella, attends !

- Lâche-moi, Edward !

- Bella ! Répéta-t-il. Pourquoi es-tu partie ?

- Je... Alice est enceinte !

- Oui et c'est merveilleux, fut-il content.

- Merveilleux ? Oui, pour elle, mais pas pour moi ! Avouai-je.

- Allons, je ne comprends pas pourquoi tu réagis ainsi ?

- Tu ne comprends pas ? M'emportai-je. Alice est enceinte, ce qui est bien pour elle, mais pour moi...

- Bella, calme-toi !

- Me calmer ? Mais pourquoi ? Je sais que tu es égoïste, mais par rapport au passé, tu pourrais au moins faire semblant de te soucier de moi. Tu pourrais me dire que tu comprends mon désarroi, ma douleur.

- Je la comprends, Bella !

- Ah oui ?

Je le fixais du regard, cherchant une quelconque réponse, mais ne trouvant rien, je détournais les yeux. Je souffrais de tout cela. J'étais à bout. Je devais partir, cela m'en devenait indispensable.

- Excuse-moi !

Je partis et m'excusai auprès des autres. Il fallait que je parte. J'avais prétexté me sentir mal. Je pus lire dans leurs yeux la déception de mon inattendu départ, mais tentais de faire abstraction. Je pris rapidement ma veste, après avoir embrassé chacun de la famille et sortis dehors. Je pensais enfin être tranquille, mais je me trompais.

JE VOULAIS VOUS METTRE LA FAMEUSE DISCUSSION ENTRE NOS DEUX TOURTEREAUX,

MAIS CELA AURAIT FAIT TROP LONG.

JE LE FERAI POUR LE PROCHAIN, PROMIS.

D'AILLEURS, JE VAIS LE COMMENCER DE SUITE.

SINON, QU'AVEZ VOUS PENSE DE CE CHAPITRE ?

BONNE SEMAINE.

LUNDI RDV SUR " Le pianiste et la danseuse "