Je venais d'arriver à l'hôpital. Durant tout le chemin, je ne pouvais m'empêcher d'angoisser. Que s'était-il réellement passé ? Pourquoi était-il à l'hôpital, si ce n'était grave ? Pourquoi..., pourquoi était-ce lui et pas un autre ? Que deviendrais-je sans lui ? Bon, certes, je n'allais plus être seule, mais tout de même ?

- Bella ? M'interpella Alice.

Pas de réponse.

- Bella ?

- Hein, quoi ? Me sortis-je enfin de mes pensées.

- Tu as entendu ce que je t'ai dit ?

- Euh... non, désolée. Je... Que m'avais-tu dit ?

- Je disais, comment ce fait il que tu sois enceinte, alors que mon Ed et toi, vous...

- Ben, on a couché ensemble. Tu sais, Edward a planté sa graine, lui appris-je faussement.

Alice n'était pas née de la dernière pluie. Elle savait pertinemment que les rapports sexuels, cela pouvait...

- Je sais comment on fait les bébés. Ce que je ne sais pas, c'est quand et où ?

- Oh, en fait, tu veux tout savoir, constatai-je.

- Oui et je compte bien tout savoir, le temps qu'il soit en examen !

- Je préfère voir si mon frère n'est pas sorti, histoire de ne pas le manquer, tentai-je de m'enfuir.

- Tu le verras passer devant toi, car dès qu'un malade sort du bloc opératoire ou de la salle d'examen, il passe automatiquement par ici. Alors ?

- Je..., je dois vraiment tout de dire ? M'inquiétai-je.

Je n'avais aucune envie de lui raconter toute ma nuit avec lui. Malheureusement, elle acquiesça, bras croisés sur sa poitrine, signe qu'elle attendait.

- Je... OK, alors, le jour du divorce, soit il y a deux semaines, en rentrant, je me suis détestée d'avoir parlé à Edward ainsi et n'arrivant pas à dormir, car il faut le dire, il me hantait, je lui ai téléphoné et...

- Ben alors, continue !

- Il m'a proposé de le rejoindre et j'ai dit oui ! Puis, quand je l'ai vu, il était ivre. Il avait bu. Le voir ainsi, m'a fait mal. Je me suis détestée encore plus qu'avant. Je voulais réparer mes erreurs, alors j'ai bu une gorgée, puis deux. Pour finir, j'ai fini comme lui, ivre et sur ses cuisses dans la voiture.

- Ben cela alors ! Et moi qui croyait qu'il ne te touchait plus.

- Maintenant, je me dis que si jamais il ne s'en sort pas...

- Mais tu es sûre ? Me coupa-t-elle.

- J'ai fait cinq tests et tous ont donné le même résultat, lui répondis-je.

- Mais c'est génial, se réjouit-elle.

- Oui, mais que vais-je devenir ? Si jamais Edward ne s'en sortait pas ? Que deviendrais-je ? Commençai-je à paniquer.

- Tu vas le savoir maintenant !

Je me retournai et vis Edward sur son lit d'hôpital, les yeux ouverts, mais avec un visage bien fatigué

- Bella, je..., je suis désolé, me dit-il.

- Chut, ne dis rien ! Je sais que ce n'est pas de ta faute ! Le rassurai-je

- Ecoute, il faut qu'on parle, lâchai-je d'une traite.

PDV Edward

Je me réveillais par une lumière aveuglante. Je ne savais pas où j'étais, ni pourquoi j'y étais, mais j'entendais des voix autour de moi. Je tentai de me relever et je compris enfin. Tout me revint en mémoire.

- Non, monsieur Cullen vous devez vous reposer, m'informa une infirmière.

- Que fais-je ici ? J'ai eu un accident et...

- Vous êtes en vie, finit-elle pour moi.

- Tout ce dont je me souviens, ce sont ces lumières et ma voiture se diriger vers un arbre.

- Vous êtes en salle de réveil. Nous allons vous ramener à votre chambre. Vos examens se sont bien passés et d'ici peu, nous aurons les résultats.

Je ne pus rien répondre, étant trop fatigué encore, pour en dire davantage. Je n'avais qu'une envie, parler à Bella et vite !

Quelques minutes plus tard, je me retrouvais à l'extérieur, serpentant les couloirs. Je tentais de réfléchir, à comment réparer mon couple, quand soudain, je vis son visage, rongé par l'inquiétude et les pleurs. Elle avait pleuré, c'était certain.

- Bella, je..., je suis désolé, m'excusai-je, lorsque mon lit arriva à sa hauteur.

- Chut, ne dis rien ! Je sais que ce n'est pas de ta faute !

- Ecoute, il faut qu'on parle, fit-elle d'une traite.

- Oui, je le crois aussi !

J'attendis d'être dans ma chambre, pour lui parler. Je n'avais pas lâché sa main. Je ne le voulais pas.

- Edward, ce que Tanya a manigancé m'a fait beaucoup de mal. J'ai été très, pour ne pas dire énormément blessée, mais maintenant, tout est arrangé. Alice m'a tout expliqué.

- Ecoute, je te dois une explication. Je n'avais qu'une envie, c'était de te retrouver. Mais avant, j'avais un rendez-vous super important. Si je le loupais, je pouvais dire adieu à ma carrière. Alors, j'ai fait la chose la plus stupide de ma vie, j'ai confié mon téléphone à cette garce et je lui ai demandé de réserver le restaurant, mais je n'avais, sur le coup pas pensé à elle. Je n'ai été qu'égoïste, je...

- Chut, ce n'est rien. Je suis désolé que cela se passe ainsi, mais tout est la faute de Tanya.

- Comment peux-tu tout à coup, le penser ? C'est vrai, qu'est-ce qui te le prouve ?

- Alice m'a fait comprendre que tu m'aimais ! Et en y réfléchissant bien, ce n'est pas ton style d'écriture. Et puis..., une femme, censée n'aurait pas cassé le couple, elle ne se serait pas permise de cela. Elle aurait tout fait pour essayer d'arranger, pour l'épauler. Non, Tanya n'est pas de ce genre-là !

- Je t'aime, fis-je simplement !

- Moi aussi, je t'aime, me dit-elle.

- Alors, embrasse moi !

- Et pourquoi ferai-je cela ? Hein ? Plaisanta-t-elle.

Et pour accompagner mes dires, elle déposa ses lèvres sur les miennes. J'aimais tellement lui montrer mon amour et qu'elle en fasse de même. Notre contact me donna des frissons.

- Tu as froid ? S'inquiéta-t-elle.

- Non, c'est juste ton baiser qui me fait frissonner.

- Oh, je vois !

- Salut la compagnie !

- Alice ! La gronda ma douce.

- Ben dis donc ! Tu voulais jouer les aventuriers ou quoi ? Rit Emmett.

- Em, je...

- Je ne trouve pas cool..., ce que tu as fait à ma soeur, c'est déguelasse, mais ce qui t'est arrivé, est loin d'être sympa aussi. Enfin bref, on a tous le droit à une seconde chance et je crois que pour toi aussi !

- Emmett, je...

Je regardais Bella, qui me donna son accord, puis elle sortit Alice et Jasper de la chambre. Quant à moi, je savais ce que je devais faire, je savais que le pardon pour mon beau-frère serait long. Il m'en voulait encore pour tout.

PDV Bella

J'avais compris qu'Edward désirait s'entretenir avec Emmett. Ces deux-là, avaient besoin de se retrouver, mais surtout de s'expliquer. Pour leur laisser de l'intimité, j'avais emmené Alice et Jasper avec moi.

- Bella, peux-tu nous expliquer ?

- Alice, Edward a besoin de s'entretenir sur certaines choses en privée avec mon frère

- Et comment le sais-tu ?

- Je le sais, c'est tout !

- Ah oui ? Et comment ?

- Alice, tu m'emmerdes avec tes questions !

Elle se tut immédiatement. Ce que je venais de dire, fit l'effet d'une bombe. Au moins, elle se calmerait.

- Alors, si je t'emmerde, comme tu le dis si bien, pourquoi m'as-tu menti ?

- Je ne t'ai pas menti !

- Si ! Tu jouais l'épouse délaissée, éplorée. Tu..., tu me disais ne plus rien faire avec lui et là j'apprends que...

- Je me suis dit que cela était trop fragile, pour chanter à tout va ce bonheur fraichement retrouvé, la coupai-je. Et puis... Edward était trop ivre pour se souvenir de cette nuit. Nous étions ivres, sauf que moi, je m'en souviens bien.

- Tu crois qu'Edward a oublié cette nuit ?

- J'en suis certaine ! Affirmai-je

- Très bien, soit, mais..., que feras tu du bébé ?

Là, elle était pire que chiante.

- Alice, je... Ce bébé, je l'ai fait avec Edward et jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas censé le savoir, tant que quelqu'un ne lui dit pas.

- Mais tu l'aimes pas vrai ? Insista-t-elle.

- Bien sûr que je l'aime, mais... Ce bébé, c'est encore un peu tôt pour y songer, je trouve, pas toi ? Ce bébé, c'est... Oh ! Et puis merde, tu m'énerves.

Je la laissais en plan et retournais voir mes deux hommes.

- Bella, je n'ai pas fini !

- Emmett, dehors !

- Mais Bella, je...

- Dehors et plus vite que cela !

Je ne pus finir ma phrase, qu'il fut déjà dehors. Quant à moi, une envie me prit, certes soudaine, mais une envie tout de même. Sans doute est-ce dû à ma grossesse, ou que sais-je ?

Je vérifiai que la porte soit fermée et rejoignis mon mari. Celui-ci parut étonné, mais je ne le laissais pas parler, que je me jetais sur ses lèvres. J'avais besoin de le retrouver et je savais déjà comment.