Bonsoir tout le monde,

me revoilà avec un nouveau chapitre. Le chapitre précédent avait laissé certaines inquiètes. En effet, vous aviez compris que l'enfant de Bella allait mourir, mais pas de panique, elle s'en remettra. Certes, elle le perdra, mais il est indispensable qu'il meurt pour le bon déroulement de l'histoire. De toute façon, je déteste les sad end, donc il n'y en aura pas, puisque je n'aime que les happy end. D'ailleurs, ce n'était pas mon intention au tout début que j'ai commencé cette histoire. Par contre, j'avais une idée de faire un tome 2 de cette histoire, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée. Je vais réfléchir à cela.

Bon, je ne vais pas m'éterniser plus longtemps et vous laisse lire ce chapitre tant attendu. Bisous les miss :-)


Une forte et lancinante douleur me réveilla. J'avais l'impression que mon crâne allait exploser, mais je tentais de supporter ce mal. J'essayai d'ouvrir les yeux, mais cela fut bien difficile. Les garder ouverts était dur, mais je devais me forcer. Alors, au bout de quelques minutes d'acharnement, j'avais enfin pu voir où je me trouvais. Bien que la douleur soit là, je connaissais les lieux. J'étais dans un hôpital, ou plutôt une chambre d'hôpital, mais pas n'importe laquelle, non. J'étais dans celle d'Edward. Je remarquais également que son lit était vide. D'ailleurs, où était-il ? Pourquoi son lit était-il absent de sa présence ?

- Bella, se précipita mon frère, qui venait d'entrer.

- Emmett, l'enlaçai-je.

- J'ai eu si peur, si tu savais !

- Je vais bien, le rassurai-je.

- Tellement peur, ignora-t-il.

- Chut, je suis là, t'en fais pas !

- Bella !

Ca, c'était Alice.

- Ali, me réjouis-je.

- On est là, avec les Cullen. Tu n'as rien ?

- Je vais bien.

Et je vis ainsi, défiler tous les Cullen, un à un. Même Rosalie m'avait serré dans ses bras. Ils avaient eu très peur pour moi, cela se voyait. Quant à moi, mon mal de crâne était toujours persistant, mais je prenais mon mal en patience. Chacun me posait la même question, à savoir ce qu'il s'était passé, mais je répondais toujours pareil. Je ne voulais pas en parler pour le moment.

- Tu ne comptes rien dire, tu ne comptes pas parler ? S'impatienta Em.

- Je ne dirai rien de plus sur cet accident, en tout cas pas pour le moment, me répétai-je.

- Soit, c'est ton choix, mais ma place n'est plus ici, fit-il en se levant.

- Em, le retins-je.

- Tant que tu me tiendras à l'écart de ta vie, je ne pourrai que respecter ton choix, maugréa-t-il.

- Je ne peux rien te dire pour l'instant !

- Tu ne peux rien me dire ou tu ne veux rien me dire ? Rebroussa-t-il chemin.

- Je ne veux rien te dire, je..., commençai-je, en fermant les yeux, afin de calmer ma douleur.

- Emmett, je viens de subir un grave accident et pour le moment, la seule chose que j'aimerai, c'est un peu de repos. J'ai besoin de repos. Tu peux comprendre cela, non ?

- Bella, hurla une voix du bout de la chambre.

Un petit attroupement s'était formé autour de mon lit, attroupement qui s'élargit après avoir entendu cette voix.

- Edward, répondis-je.

- Oh Bella, s'exclama-t-il, en accourant vers moi.

- Ma Bella ! Me serra-t-il dans ses bras, déposant des baisers mouillés sur mon front, ce qui me fit grimacer de douleur.

- Aïe, lâchai-je.

- Ca va ? S'inquiéta-t-il.

- Je oui, je... Je vais bien !

Je pus entendre Emmett ricaner.

- Je peux savoir ce qui te fait rire ? S'enquit mon époux.

- Serais-tu devenu sourd ? Elle t'a dit qu'elle va bien, donc c'est qu'elle va bien. T'en fais pas !

- Je peux m'en assurer moi-même, non ?

- Bon, nous on va faire un tour, s'éclipsa Alice et sa famille.

- C'est trop tard pour jouer aux chevaliers servants, tu ne crois pas ?

- Emmett !

- Attends Bella, il arrive un peu tard pour te protéger ! Ouvre les yeux bon sang ! Depuis que tu le connais, tout va mal.

- Ca, vois-tu, c'est à moi d'en juger ! Maugréai-je.

- Je ne te comprends pas !

- Je t'ai pas demandé de me comprendre, Em !

- Bella, je ne veux que ton bonheur.

- Oui, ben justement, elle peut le choisir elle-même. Elle est assez grande pour décider ce qui est bien ou non pour elle, rétorqua mon mari.

- Parce que tu penses l'être ? Tu penses être ce bonheur, cette protection dont ma soeur à besoin ?

Mon mari et mon frère se battaient du regard d'un bout du lit chacun. C'était carrément flippant, mais surtout, j'avais peur qu'ils en viennent aux mains, car je les sentais à bout. Il fallait que j'intervienne, avant que cela ne dégénère, mais avec ce mal de crâne, je ne pouvais piper mot.

- Je ne le pense pas, je le suis !

- Les gars, commençai-je.

- Pathétique ! Tu es pathétique, m'ignora Emmett. Tu veux que je te dise, tu as perdu ce droit le jour où tu as osé lever la main sur elle ! L'accusa mon frère.

- J'ai mal au crâne, vous pouvez...

- Tu peux parler ! L'accusa mon mari.

- Stop !

Ils se turent, avant de me fixer tous deux du regard. J'avais l'impression d'être comme une gamine, prise en faute.

- J'ai mal au crâne, pouvez-vous s'il vous plaît parler moins fort ? Me plaignis-je en malaxant mon front.

- Si seulement tu avais été la pour elle, tu aurais su la protéger, l'aider, poursuivit mon frère.

- Je l'ai fait, mais tu n'étais pas là, toi, son frère pour le voir. Tu faisais ta vie !

- Je tentais surtout de m'en refaire une !

- Ou d'oublier l'ancienne ! Corrigea Edward.

- Hey, les mecs !

Décidément, ils avaient décidé de m'ignorer aujourd'hui.

- Tu n'es pas mieux, je te signale ! L'accusa mon frère.

- Oh que si ! Moi, je m'occupe d'elle, je veille sur elle, ce que tu ne fais pas. Tu n'es pas là !

Ils allaient jamais se taire, pourtant, il le fallait. J'avais besoin de repos et mon bébé aussi.

- Je regrette, je suis là pour elle !

- Ah oui ? Alors, où étais-tu quand elle a eu son accident ?

- Je parlais avec Alice !

Quoi ? Elle n'a pas osé ? Elle n'aurait pas pu...

- Avec Alice ? Et tu parlais de quoi ?

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est entre ta soeur et moi.

- Les mecs, insistais-je, bien qu'ils n'y prêtaient guère attention.

Je te préviens, Cullen, le menace mon frère.

- Je te préviens, Swan, finit pour lui mon époux.

Ils étaient l'un en face de l'autre, proche de deux centimètres. Cela me fit rire, mais je dus me retenir, car la douleur me lançait atrocement. Deux coqs se battant pour leur poule n'auraient pas fait mieux.

- Stop ! Maintenant, ça suffit. J'en ai marre ! Vous allez dégager d'ici et vite. J'ai besoin de repos ! M'énervai-je.

- Mais chérie...

- La ferme Edward. Tu n'es pas mieux que lui. D'ailleurs, où étais-tu quand j'ai eu cet accident ? Pourquoi la chambre était-elle vide ?

- J'étais en examen, me confia-t-il. Demande au Docteur Morison, il pourra confirmer.

- Morison ? M'intéressai-je.

C'était qui celui-là ? Je n'en avais jamais entendu parler.

- Oui, le médecin qui m'a soigné après l'accident.

- Je ne...

- Isabella, m'interrompit Alice.

- Quoi, encore ?

Je n'arriverais pas reposer ma pauvre tête, qui souffrait le martyre.

- Un inspecteur de police souhaiterait te parler. Il dit que c'est urgent. Dois-je le faire entrer ?

Un inspecteur de police ? Qu'est-ce que c'était encore que tout cela ? Toutes ces conneries ? Et pourquoi maintenant et ici ?

- Tu plaisantes ?

- Non et il insiste !

- Je..., soufflai-je.

- Très bien, fais-le entrer, l'autorisai-je finalement.

Et quelques minutes plus tard, un homme vêtu d'une veste en cuir noir pénétra dans mon antre, si je puis dire et fixa les deux hommes présents d'un regard mauvais. Alice, quant à elle, restait à l'écart, mais toujours dans la pièce.

- Madame Cullen, je me présente, je suis le lieutenant Marks Austin.

- Enchantée, le saluai-je, bien que sa présence ne me dise rien qui vaille.

- Moi de même ! Je suis là pour vous poser quelques questions concernant votre accident. Pouvez nous nous expliquer comment tout ceci est arrivé ? Vous souvenez-vous de quelque chose ? Un nom, un lieu, n'importe quoi qui pourrait faire avancer l'enquête !

- Je me souviens de tout !

- Accepteriez-vous de me le raconter en détails alors ?

- Je...

- Sauf si parler devant ces messieurs vous dérange ! D'ailleurs, vous ne vous êtes même pas présentés !

- Oh, pardonnez-moi ! Je suis Edward Cullen, le mari de Bella, l'informa mon époux.

- Ah oui, l'autre victime du premier accident, se rappela le lieutenant.

- Exact ! Confirma Edward.

- Je me souviens maintenant. Et vous ?

- Emmett Swan, le grand-frère de cette dame, fit-il tout sourire à son tour.

- Emmett Swan, Emmett Swan, réfléchit-il. Ce nom me dit quelque chose !

- Sans doute, je suis professeur, dit mon frère, devenu tout rouge d'un coup.

- Oui, mais je suis sûr de vous avoir vu quelque part, mais où ?

- Vous savez, beaucoup de monde se promènent en ville et c'est...

- Ca me revient !

- Vous devez confondre, c'est certain !

- Emmett ! M'emportai-je.

Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il était bizarre !

- Non, j'en suis sûr !

- Et moi, je vous dis que si !

- Emmett !

- Mais quoi Bella, tu ne vois pas comme il est dingue ce type ?

- Anthony ! Hurla ce lieutenant.

Et là, je ne sus l'expliquer, mais le visage d'Emmett de crispa. Il devint rouge de colère, en passant par la tristesse et le désespoir, sans compter le dégoût. C'est quoi que ces conneries encore ? Que me cachait-on ? Pourquoi tant de mystères ? Ce qui était clair, ce séjour à l'hôpital, ne serait pas de tout repos.

Alors ? Que pensez-vous de la réaction d'Emmett ? Est-ce justifié ? Et Edward ?