Bonjour tout le monde,

me revoilà avec un autre chapitre. Plus que quelque chapitre et cette fiction sera entièrement finie. Ca sent la fin, comme qui dirait quelqu'un que je connais. Sinon, merci à tous pour vos mises en alertes, favoris et reviews.

Pour ceux qui n'ont pas de compte, je vais leur répondre ici.

twilight0507

tu as tout deviné, c'est bien elle. Bisous

tryton

laissé une chance, oui, mais cela ne sera pas aussi simple. Je n'aime pas faire comme tout le monde, m'enfin. Bisous :-)

A tout à l'heure, bonne lecture

Je ne savais pas si je devais m'énerver ou bannir à jamais les deux hommes que je croyais être ceux de mon coeur, mais l'espace d'un instant, je crus à une mauvaise plaisanterie, une mauvaise farce. Jamais je n'aurais cru cela d'Emmett, ni même d'Edward. Comment avaient-ils osé me cacher cela ? Comment avaient-ils pu ? Je me sentais trahie, rejetée et... Je n'avais plus confiance en eux. Si je pouvais, je partirais et referais ma vie, mais... La vie ne se construisait pas qu'avec des Si. Il fallait que je me ressaisisse !

C'est pourquoi, je me trouvais dans cette nouvelle chambre, de ce nouvel hôpital. J'avais fait exiger que l'on me transfère immédiatement et qu'aucun des Cullen ne viennent me déranger. Quand vous apprenez cela, vous réagissez... Bon, j'ai peut-être réagi excessivement, mais de là où j'étais, je pouvais me reposer et penser à moi, à notre enfant... Mon enfant. Je ne pouvais pas les laisser me bousiller ma vie ainsi. Je devais penser à nous deux, désormais. Ce petit-être en moi avait besoin de moi.

J'étais toujours assise dans mon lit, le drap sur mes jambes, pensant à toute cette histoire, pensant encore et toujours à mon couple, si bien que je n'entendis pas la porte s'ouvrir et une infirmière entrer.

- Madame Cullen, me surprit-elle.

Je sursautais.

- Désolée, je ne voulais pas... Je vous apporte une aspirine pour votre tête, me dit-elle.

- Merci, trouvais-je simplement à dire.

Elle me tendit le comprimé, ainsi qu'un verre d'eau et me dit :

- Je sais que cela n'est guère facile, mais je crois que, si vous me permettez, votre décision a été prise un peu trop vite.

- Cela ne vous regarde pas ! Crachai-je.

Elle baissa son regard, déçue.

- Ecoutez, euh... Je suis désolée, j'ai été un peu dur, c'est vrai, mais... Commençai-je.

- Je suis désolée, finis-je, tête baissée.

- Ne vous excusez pas mademoiselle, mais si je puis vous donner un conseil, ne laissez pas le bonheur vous filer entre les doigts, pas à cause d'une erreur. Battez-vous !

Et elle partit, ne s'expliquant même pas sur ces derniers mots. Me battre ! Pourquoi devrai-je me battre, alors que c'est de la faute de mon mari et mon frère tout cela. C'étaient eux les faux, eux les menteurs, eux les... OK, ils avaient sans doute une bonne raison d'avoir agi ainsi, mais la vérité était que je n'avais ni le coeur, ni même l'envie de leur pardonner tout de suite. Je voulais qu'ils souffrent, tout comme j'ai souffert.

- Madame Cullen, intervint une voix masculine.

Perdue dans mes pensées, je ne l'avais encore pas entendu arriver.

- Docteur Stuart ? Me enquis-je.

Docteur Stuart était le médecin qui m'avait fait passer quelques tests à mon arrivée dans cet hôpital.

- J'ai eu les résultats de vos examens. Docteur Morison m'a transmis les résultats de vos précédents examens et...

- Et ? Fis-je, impatiente d'avoir la suite.

- Isabella, de combien de temps êtes-vous enceinte ?

- Environ cinq ou six semaines, pourquoi ?

Qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Que se passait-il encore ?

- Je... Je souhaiterais savoir ce qu'il s'est réellement passé. Madame Cullen, je suis désolé de vous annoncer cela, mais pour le bien de l'enquête, nous avons besoin de plus d'informations.

- Lieutenant ? Remarquai-je enfin sa présence.

- Pouvez-vous tout répéter, s'il vous plaît !

- Je... Pourquoi ?

- Comment s'est passé votre accident ? Me questionna docteur Stuart.

- Je... J'ai déjà tout expliqué au lieutenant, avouai-je.

- Oui, mais voyez-vous, si je veux vous soigner correctement, je dois savoir comment tout ceci s'est déroulé.

- Il le faut vraiment ?

- Vous voulez être enfin heureuse ?

- Je...

- Parlez maintenant, Isabella ! Ordonna le flic.

Je les fixais tour à tour du regard. Que se passait-il encore ? Pourquoi devais-je me répéter ?

- S'il vous plaît !

- Je suis sortie de chez moi, afin d'aller au bureau de mon mari récupérer des informations, pouvant accuser sa secrétaire de le harceler, mais je n'y suis jamais arrivée.

- J'aimerais avoir plus de détails, insista le lieutenant.

- Pourquoi ?

- Isabella, votre accident présente des similitudes avec celui de votre mari et...

- Quoi ? Comment ça ?

- Votre accident était prémédité, comme celui de votre époux. Vos voitures ont toutes les deux été sabotées.

- Sabotées ?

- Votre mari, comme vous le savez, a perdu le contrôle contre un arbre, après avoir ingurgité des somnifères mélangés dans son café par sa secrétaire.

- Et quel est le rapport avec moi ?

- Isabella, avez-vous eu un contact récent avec Mlle Denali ? A-t-elle eu accès à votre voiture ?

- Je ne comprends pas ! M'inquiétai-je.

- Les mécaniciens en chargent de l'étude des dégâts ont clairement remarqué que vos câbles des plaquettes de freins ont été sectionnés. Or, sur votre voiture ces fils sont suffisamment près, ce qui est plus facile d'accès pour une personne de petit gabarit ; autrement dit un enfant ou même une femme y aurait accès. Les experts ont également trouvé des empreintes sur le capot, ainsi que des cheveux du côté passager, à l'intérieur de l'habitacle et appartenant à la secrétaire de votre mari.

- Ben ça alors !

- Ce qui explique le fait que vous ayez perdu le contrôle du véhicule et que votre voiture fonce dans un mur. Cela dit, c'est la suite qui m'inquiète.

- La suite ?

- Isabella, cet accident n'est pas sans séquelles pour vous, m'apprit le médecin.

Je le regardais, incrédule. Je voulais en savoir plus et c'est ce qu'ils firent en me voyant.

- Etes-vous heureuse ? Enchaîna le lieutenant.

- Je...

- Etes-vous heureuse ? Répéta-t-il en insistant.

- Je... Mais... Qu'est-ce que tout ceci veut dire ? M'énervai-je.

- Isabella, êtes-vous heureuse ? Oui, ou non ?

- Si vous me parlez du passé de mon mari et de mon frère, je...

- Il va falloir être forte Isabella ! Ce ne sera pas gai ! M'interrompit le médecin.

- Forte ?

- Vous avez perdu le bébé !

Que venait-il de dire ? J'avais quoi ?

- Pardon ?

- Vous avez perdu le bébé, suite à l'accident. Il n'a pas survécu.

- C'est une plaisanterie ? Demandai-je, au bord de la panique.

Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être ainsi, pas encore une fois, pas moi.

- Malheureusement, c'est vrai. Je suis navré, mais je peux vous aider, nous pouvons... Des thérapies existent et...

- Je me fous des thérapies. Je veux mon bébé. Rendez-moi mon bébé, hurlai-je.

Les larmes, que je contenais jusqu'à présent, perlaient sur mes joues.

- Je sais que c'est dur, mais...

- Non, vous ne savez rien. Vous ne savez pas ce que cela fait d'être trahie par son mari et son frère. Vous ne savez pas ce que cela fait de perdre un bébé, puis un deuxième, ou de voir son couple se détruire. Vous ne savez pas ce que je ressens en ce moment, vous ne savez rien ! Hurlai-je.

- Nous voulons juste vous aider, se défendit Marks Austin.

- Alors, si comme vous le dites, vous voulez m'aider, retrouvez-moi cette folle et enfermez-là.

- Je ne peux vous le promettre, désolé.

- Alors, vous ne pouvez pas m'aider, le réprimandai-je.

- Si, je peux... Je peux juste vous promettre d'essayer.

- Essayer ! Moi, je veux des actes et non des promesses ! Le rembarrai-je.

- Je la retrouverai et l'enfermerai.

Je fermais les yeux, voulant rester calme. J'avais besoin de calme.

- Je... Excusez-moi, je vais vous laisser.

- Moi aussi, ajouta docteur Stuart.

Et ils partirent, sans que je ne puisse ajouter quoi que ce soit. A vrai dire, je n'avais plus envie de parler, je voulais juste faire mon deuil en paix. Je voulais être seule et me reposer. J'avais simplement besoin de tranquillité, mais ça n'allait pas durer. Je venais de le comprendre.

Certes, Bella a perdu le bébé, mais cela est important pour la suite.

Je sais, vous allez me détester, mais pas de panique, je déteste les sad end.

Moi, j'aime bien quand tout fini bien, donc voilà.

Bisous et à très vite.