Bonjour tout le monde,

ça sent la fin ici, non ? Vous savez pourquoi ? Tout simplement que c'est Le DERNIER CHAPITRE, avant l'épilogue. Ah, cette histoire va me faire quelque chose, je veux dire, ça me fera quelque chose de l'arrêter, mais c'est la vie. Je savais qu'elle ne serait pas éternelle. Sinon, avant de vous poster ce chapitre, je vais répondre aux non inscrites.

anges0112

Merci :-)

Pour le plan d'Emmett, tu vas le savoir de suite.

Quant à Tanya, c'est en cours.

Tkt, à la fin de ce chapitre, tout sera clair.

Bisous

twilight0507

Tu vas le savoir maintenant ;)

Bonne lecture

L'idée d'Emmett était grotesque. C'était la même que celle d'Alice, à quelques points différents. Et il avait réussi à me convaincre, ce qui était pire que tout. Ma fois, j'avais accepté, peut-être était-ce mon dernier espoir, ou peut-être voulais-je me convaincre de cela. Même Carlisle était dans le coup ! Il avait usé de son influence, pour me faire sortir de cet hôpital, avec pour argument, me soigner lui-même à son domicile. Pourtant, l'espace d'un instant, je crus bien à une plaisanterie, mais en les voyant tous à cette heure tardive devant moi, je dus me rendre à l'évidence : j'étais seule contre tous, seule contre les Cullen.

- La terre à timidité, timidité es-tu là ? M'interpella Emmett.

- Oui, je suis là, gros nounours !

- Bella, tu dois m'appeler «the boss», me réprimanda-t-il.

Je ris. Seul Emmett avait eu cette idée. Il nous avait tous demandé de venir, une semaine après ma sortie de l'hôpital et de nous cacher derrières les arbres, ceux se trouvant devant le bureau d'Edward. Nous n'avions fait qu'espionner les agissements de Tanya toute la journée et le soir venu, nous devions, déguisés et maquillés en militaires, fouiller le bureau de mon époux, y compris l'armoire, le bureau et l'ordinateur de sa secrétaire. Par ailleurs, pour bien réussir notre mission, nous étions dispersés à tout va, talkie-walkie à la main et surnom débiles remplaçaient nos véritables prénoms. Nous ne devions pas avancer seul, mais en groupe de deux. Chacun devait s'occuper d'un coin. Moi, je devais faire équipe avec Alice, Edward avec Rose et Japser avec Emmett ! Les deux là, aussi enfants qu'humains. Je plaignais leur femme.

- Timidité, tu m'écoutes ?

Là, c'était Rose.

- Je suis Rose, enfin... Beauty !

- Je vais entrer avec Apollon, m'informa-t-elle.

- OK, moi j'irai une fois le signal donné.

Emmett avait tout prévu. Nous devions nous charger du bureau et de l'armoire de Tanya, ma belle-soeur et moi, alors qu'Edward et Rose, s'occupaient des affaires de mon époux. Emmett et Jasper, quant à eux, montraient la garde. Selon eux, il fallait être prévoyant, même si, j'étais sûre que cela ne marcherait pas. Cependant, aucun pas ne devait être tenté sans en avoir eu l'accord de «the boss», enfin mon frère.

- Tout est OK, nous sommes arrivés à destination. A vous ! Nous annonça Rose à travers son appareil.

- Lutin et timidité m'entendez-vous ? Nous appela Em.

- Oui nounours, «the boss», souris-je.

- Pas le temps de rire ! Une fois que Rose aura allumé la lampe, vous pourrez y aller !

- Reçu ! Claironna Alice.

Et c'est ainsi, qu'après le signal lancé, nous courrions jusqu'au bureau. Nous ne voulions pas nous faire remarquer par le voisinage, qui, à la moindre hésitation sur l'identité des visiteurs, n'hésiterait pas à contacter la police. Si cela arrivait, nous serions mal, très mal.

- Nous sommes entrées, mais aucune trace de Apollon et Beauty, commençai-je.

- Ne t'en fais pas, occupe-toi de ta tâche, m'ordonna mon frère à travers son jouet, ou plutôt son talkie.

Je lui obéis. De toute façon, je ne pouvais rien faire d'autre. Je démarrai par le bureau de Tanya et Alice se chargeait de son armoire. Ce n'était pas un simple bureau. Ici, je me croyais au monde de Barbie, où tout était rose bonbon, à froufrous et paillettes, avec plein d'accessoires divers et variés. Même si cela me faisait sourire, je devais me concentrer. Je soulevais donc ses papiers, inspectais ses cadres photos, ou du moins le seul qu'elle avait de son chat ; j'en démontais le verre d'avec le contour, avant de tout remettre en place. Je cherchais dans son porte stylos le moindre indice, mais rien. Que dalle !

Je ne me décourageais pas pour autant et tentais d'espionner son sous-main, mais je n'y vis rien d'intéressant. Je m'attaquais ensuite à ses tiroirs, mais ceux-ci semblaient être fermés. Elle devait être prévoyante ou sans doute savait-elle notre venue ici, mais je devais néanmoins trouver la clé. Je me retournais vers ma belle-soeur et coéquipière, qui elle aussi ignora où l'on pouvait trouver cette clé. Il faut dire qu'elle avait eu plus de chance que moi, en ayant trouvé l'armoire déjà déverrouillée.

Soudain, un bruit attira notre attention. Lorsqu'Alice avait ouvert le 3e tiroir, un bruit de clé se fit entendre. Je lui ordonnai de stopper son mouvement et avant même qu'elle ne m'en demande la raison, je saisis un dossier et l'ouvris. Quelle ne fut pas ma joie en trouvant une clé tomber au sol. Je la ramassais et remis aussitôt ce dossier à Alice, avant de me diriger vers le bureau. Je fus heureuse de voir combien il s'ouvrait facilement. J'avais donc réussi. Cela dit, en voyant le contenu de ce tiroir, j'eus froid dans le dos et je dus même m'asseoir pour pouvoir tenir le choc.

Je disposais le tout sur le bureau et tentais de me contenir. Qui sait ce que tout cet attirail pouvait renfermer ? Quoi qu'il en soit, je ne devais pas agir seule.

- Edward, Emmett ! Criai-je.

Il ne fallut pas longtemps pour que toute la troupe rapplique. Tous les Cullen, excepté Esmée et Carlisle, étaient disposés en cercle autour du bureau de Tanya, place à laquelle je me trouvais toujours, mais suffisamment éloignés l'un de l'autre. Je leur montrais toute ma découverte. Des dizaines de CDs et bandes d'enregistrements se tenaient devant moi. J'ouvris l'ordinateur, pour y insérer ma trouvaille, ce que je ne fis pas.

- Moi, je dis que notre jour de chance est arrivé, annonça Alice.

- Al, ne nous réjouissons pas trop vite ! La gronda Emmett.

- Pourtant, les preuves sont là ?

- Que faisons-nous ? Demandai-je, à mon frère.

- Je crois que nous avons du boulot à tout écouter, nous dit-il.

- Mais il y a en pour des heures et on ne peut pas tout emmener. D'ici peu de temps, il fera jour et on nous découvrira. Et si on emmène tout avec nous, pas sûre que l'on soit revenu à temps, même si l'on se partage le boulot, avouai-je à Emmett.

- Alors que faire ?

- Emmett, c'est toi le génie de cette aventure, si l'on peut appeler cela une aventure, lui rappelai-je.

- Hey, regardez ! Nous coupa Jasper.

Tous nos regards se tournèrent vers lui. Tout le monde inspectait ce petit CD qu'il tenait entre ses doigts. Et avant même qu'on ne lui pose cette fameuse question, mon beau-frère mit le disque dans l'ordinateur. On a pu entendre une conversation enregistrée entre Tanya et un autre homme.

- Ca y est, tout est réglé ?

- Mon ange ! Tu sais que tout prend du temps. Ne t'en fais pas, d'ici peu de temps, je deviendrai Madame Cullen et à ce moment-là, j'éloignerai Edward, jusqu'à obtenir le divorce et sa fortune.

- Je sais Tanya, mais dois-je te rappeler qu'une erreur est si vite arrivée ? Si jamais il découvre nos plans, on est foutu !

- Anthony, ne t'inquiète pas ! D'ici peu te temps, on aura la place que toi et moi nous méritons depuis tant d'années aux yeux de cette fam...

Avant que nous puissions dire quoi que ce soit, la main d'Edward appuya sur le bouton du volume, pour couper la lecture de l'enregistrement. Je pus voir à son regard, toujours fixé sur l'écran, que cela le rendait malade. Cela le touchait plus qu'on aurait pu le penser.

- Je me suis fait berner par cette femme et le pire, c'est que mon père est dans le coup. Je les déteste, nous confia mon époux.

Je compatissais.

- Edward, tu n'es pas le seul à leur en vouloir, mais ne t'en fais pas. Grâce à cette preuve, ils payeront pour tout ce qu'ils ont fait, le rassura Emmett.

Nous étions peu convaincus de ce que mon frère venait de dire. Nous savions que cela serait difficile à faire. Il fallait cependant que nous trouvions des preuves plus légales ou qui permettraient de les faire plonger sans le moindre doute. Je me remettais au boulot et consultais cette fois-ci l'ordinateur, même si cela semblait être chou blanc, car il ne contenait rien. Apparemment, tout semblait avoir déjà été découvert ou presque. Alice trouva dans l'armoire un paquet de lettres, ainsi qu'un téléphone, tous deux destinés au même correspondant : Anthony !

Emmett prit les lettres, les parcourut rapidement, avant de me tendre le téléphone. Je me rendis rapidement dans le menu "messages". Ce que je craignis, apparut devant mes yeux. Les messages que Tanya avait envoyé avec le portable de mon mari, le jour de l'accident d'Edward, étaient arrivés sur ce téléphone. J'en reconnus quelques-uns.

« Ma Tanya d'amour, Ce soir sera une fête de folie »

Ou encore

« Mon ange, Bientôt, nous serons séparés de cette pouffe d'Isabella »

Pourtant, il fallait que je vérifie aussi les appels. C'est pourquoi je me rendis dans le menu "appels récents" et vis toujours le même correspondant. Je compris que l'on tenait d'ores et déjà notre vengeance. Heureusement que j'étais assise, car sinon, je ne donnais pas cher de mes jambes.

- Bien, je crois qu'il nous faille aller la dénoncer, avant le lever du soleil, parla pour moi mon frère.

- Attendez, nous surpris Alice. Nous nous retournions vers elle.

- Regardez ce que je viens de trouver, débita-t-elle, en tenant une cassette.

- Qu'est-ce que..., commençais-je.

Elle me regarda d'une façon désolée, hésitante.

- Alice, que se passe-t-il ?

Elle ne pipa mot, mais me fixa toujours.

- Alice, insistai-je.

- Bella, je crois qu'il fardaient que tu regardes cela, me dit-elle enfin.

Je pris soudainement peur, mais fit ce qu'elle me dit. J'insérais le contenu dans le lecteur et le mis en marche. Je crois bien qu'à cet instant précis, mon coeur cessa de battre. Je me sentis vaciller, mes jambes commencèrent à me lâcher.

- Bella, me rattrapa Edward, devant ma perte d'équilibre soudaine.

- Bella, ça va ? S'inquiéta-t-il.

- Je..., le fixai-je.

- Edward, Tanya...

- Oui, m'encouragea-t-il.

- Elle a truqué vos conversations téléphoniques, avec celles d'Anthony et les nôtres. Elle en a fait un montage.

- Je ne comprends rien !

Ne pouvant plus parler, je lui indiquais la télé du doigt, afin qu'il regarde l'enregistrement. On pouvait y voir Tanya truquer les enregistrements téléphoniques, se faire passer pour moi, en portant mes habits et une perruque, ressemblant à mes cheveux. Je compris que la conversation téléphonique qu'elle avait eu avec lui, lors de ma visite dans le bureau d'Edward peu de temps avant son accident, était faussée, elle aussi.

- Elle nous a tous eu, c'est certain, mais si l'on reste là, on ne pourra plus rien faire, car il fera jour et votre chance de retrouver ce bonheur n'existera plus. Il faut vite partir ! Nous rappela Emmett.

Tout le monde acquiesça. Et quelques secondes plus tard, après avoir tout rangé soigneusement, sauf les preuves bien évidemment, nous partions tous pour le commissariat. Grâce à Edward et Jasper, nous allions mettre une défense en plomb. Plus rien ne pourrait lui résister, leur résister à ses deux fous.

- Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu voulais devenir avocat ? Le questionnai-je sur la banquette arrière de la voiture.

Ma question sembla le désarçonner. Pourtant, je devais savoir si Anthony était revenu avant ou après notre mariage. Emmett, quant à lui, ne semblait pas choqué par ma phrase, car même si je parlais doucement, notre conversation pouvait être entendue du conducteur. En effet, il se trouvait avec nous dans la voiture. Selon son choix, nous étions disposés ainsi : Emmett, Edward et moi dans une voiture, Alice, Jasper et Rose dans une autre, avec au volant les deux hommes n'ayant pas encore eu d'accident.

- J'ai toujours voulu me défendre contre Anthony et ainsi en devenant avocat, je pouvais me protéger, me confia-t-il.

- Je vois !

Car en vérité, Edward et moi nous fréquentions déjà au lycée. Ce qui voulait dire qu'il le revoyait déjà à nos débuts.

- Nous sommes arrivés, m'informa Em.

A peine le moteur arrêté, je sautais de la voiture, les preuves à la main et entrais dans le commissariat. J'avais ma chance de préserver ou de sauver mon futur. Je devais donc la garder bien au chaud, prêt de moi et essayer de ne pas la perdre.

- Je dois parler au lieutenant Marks Austin de toute urgence, criai-je à l'accueil.

- Madame, je ne peux...

- Je dois parler au lieutenant, je vous dis, insistai-je.

- Je ne crains que cela ne soit...

- Maintenant ! Le coupai-je.

- Mais...

- Je dois lui parler, c'est très important !

- Je suis là, Isabella, se montra l'intéressé, aussi calme et détendu que possible.

- Vous ne pourrez plus me dire que vous n'avez rien pour arrêter cette folle de Tanya Denali. J'ai assez de preuves pour cela et même plus, déclarai-je en me dirigeant vers cet homme au chapeau melon et long trench de couleur beige.

- Je... Ses lunettes noires sur les yeux, il me scruta et ajouta.

- Suivez-moi dans mon bureau !

Je crois que je ne dois plus rien dire, tout est clair. L'épilogue sera là très vite.