Et vous, tu m'aimes?
Victime II : Sawada Tsunayoshi
Chanson associée : Ma Benz
Et me voilà pour la suite du recueil. Je sais, j'ai mis le temps mais j'étais pas inspirée. A la base, j'avais prévu d'utiliser Monsieur, Je T'aime pour Tsuna. Comme c'est du 0027, ça convenait plus que bien mais rien à faire : j'avais l'idée mais ça sortait pas. Et puis, il y a deux jours, j'ai vu Drive, ce film sublime qui m'a fait chauffer les méninges (et que je conseille à tout le monde, vraiment, ne serait-ce que pour la performance monumentale de Ryan Gosling). C'est là que Ma Benz s'est imposée. Je sais, je triche un peu vu que c'est une reprise de NTM mais on s'en fout. Ca a donné cette chose absolument abominable alors que ça devait être un truc tout mignon. Vous allez me haïr. Choupette, pardonne-moi.
Bon, ça reste une 0027, avec un arrière-goût de 27K. Pour le coup, même si vous pouvez évidemment écouter les Brigitte, je vous conseille plutôt la BO de Drive (particulièrement Nightcall des Kavinsky et A Real Hero de College feat. Electric Youth pour la fin) pendant la lecture, comme je l'ai fait pour toute l'écriture. Enfin, c'est vous qui voyez.
Sur ce, amusez-vous bien et préparez les mouchoirs au cas où. Oui, c'est vraiment pas la joie.
oOo
« Ca s'passe à l'arrière d'une Merco Benz Benz Benz
Ouais! Du côté St-Denis baby
J'te garantis qu'y a des dingues, des dingues
T'es ma mire, j'suis une flèche que ton entrejambe attire
Amour de loufiats, on vivra en eaux troubles toi et moi. »
Il déconne. Il déconne à plein tubes. En vrai, il fonce tout droit dans le mur.
Autour de lui, les lumières de la ville défilent, millier d'étoiles filantes artificielles qui habillent ses ténèbres et l'empêchent de voir au-delà. Il imagine que ça pourrait être beau. Il y a des années, ça aurait pu être à ses yeux un spectacle magnifique. Mais plus maintenant. Plus maintenant.
Le vent s'engouffre par la vitre ouverte, caresse son bras et envoie des frissons couler le long de sa nuque. L'air glacé le maintient éveillé. A la vitesse où il roule, il n'a pas le droit à l'erreur. Alors il laisse entrer le monde extérieur et la myriade d'odeurs qui l'accompagnent. Il a à peine le temps de les saisir qu'elles s'enfuient déjà, comme le reste. Ca n'a pas de consistance, c'est fragile et précieux, parfois pestilentiel. Comme une vie humaine.
La radio hurle. Si fort qu'elle lui déchire les tympans. C'est l'histoire d'une fille qui régurgite son amour et sa souffrance dans un micro. Le genre de trucs qu'il écoutait en cachette quand il était ado en pensant à Kyoko. Ca le fait marrer, cette époque. Dire qu'il croyait que sa vie était compliquée. Nom de Dieu, s'il avait su… Il aurait pas ri, ça c'est sûr. Il se serait caché au fond de son lit et il en serait jamais sorti. Tsunaze dans toute sa splendeur. Enfin, la musique n'a aucune importance. Il faut que ça gueule, c'est tout. Que ça gueule pour garder ses pensées à quai. Et tant pis pour ceux qui dorment. Il va trop vite pour déranger qui que ce soit.
Il laisse le volant glisser entre ses doigts. Ca lui vient comme un instinct. Chaque geste est précis, millimétré. Il double tous les autres. Ca passe juste. Le type derrière lui n'a même pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrive. Dans quelques secondes, il klaxonnera comme un fou furieux. Trop tard. Il sera déjà hors de portée. Il ne panique pas. Il garde le contrôle, glisse dans les rues noires et se fond dans leurs ombres.
C'est une Mercedes Benz. Une F700. Pas un modèle récent mais il l'adore. Il a même interdit à Giannini de la modifier, à part pour l'essentiel : habitacle en titane renforcé et vitres teintées en feuilleté de polycarbonate pour l'effet pare-balles et anti-explosions. Pour le reste, pas besoin de flammes, le bijou flotte sur l'asphalte, vole au-dessus à 200 km/h. Un rêve fait de verre, de métal et de cuir synthétique. Il est contre le massacre des animaux et aurait bien abandonné le cuir tout court -c'est désagréable et ça colle- mais Reborn l'a convaincu que c'était plus facile à nettoyer que cette doublure en daim -toujours synthétique- beige qui l'avait fait fantasmer. Dans leur métier, ils devaient réfléchir pratique avant tout.
« Tsu-Tsuna… »
Il connaît chacun de ses bébés sur le bout des phalanges. Et il en possède plus d'une centaine. Sans compter les bécanes et les dizaines d'OVNI qui émergent chaque jour de leur laboratoire de recherche. Il participe à leur élaboration, s'investit à fond dans tous les projets. C'est une passion comme une autre, même si d'autres appellent ça une obsession. Et alors ? Qu'est-ce que ça peut bien leur foutre s'il a besoin de ça pour ne pas devenir cinglé ? S'il préfère se couvrir les mains de cambouis plutôt que de sang ?
« Tsuna, bordel… »
Il jette un coup d'œil nerveux dans le rétro. Ils ne sont pas suivis. Ce n'est pas comme si quelqu'un avait pu les suivre mais c'est l'habitude qui parle. Accroché au rétro, pendouille le grigri que lui avait donné Kyoko dans le futur. Le vent le malmène et il fait flip-flop flip-flop, tournoie sur lui-même à un rythme effréné. Aussi effréné que son cœur qui cogne contre sa poitrine, sur le point de se briser.
C'est drôle quand même qu'il ait découvert cet amour pour les bagnoles et autres engins motorisés dans le futur, justement. Lorsqu'il était entré dans ce hangar, au début, il n'y avait pas cru. Qui aurait pu imaginer ça de la part d'un type comme lui, aussi viril qu'un poney arc-en-ciel et effrayé par son propre reflet? Pas vraiment le profil du biker tatoué ou de l'as du volant inconscient. Pourtant, quand il s'était retrouvé le cul posé sur le siège de son premier bolide -une Maserati GranTurissimo, Reborn n'avait pas lésiné sur les moyens, trois ans après la tentative laborieuse pré-Choice, il avait su que c'était sa place. Il avait effleuré le contact et, après un temps d'adaptation dérisoire, il avait aplati l'accélérateur, les propulsant, lui et son instructeur, à toute bringue dans la cambrousse italienne. C'était de leur faute, aussi, à lui faire apprendre à conduire deux semaines à peine après la mort de Basil. Il avait déversé toute sa rage sur cette fichue pédale, avait joui en entendant les pneus crisser à deux centimètres du vide, la caillasse écorcher la peinture et la carrosserie et les hurlements terrifiés du pauvre bougre à côté de lui. Il avait détruit la voiture et probablement traumatisé le mec à vie mais, à l'arrivée, il se sentait vivant et libre comme il ne l'avait jamais été, parcouru par l'adrénaline et les pupilles dilatées par l'excitation. C'était même mieux que faire l'amour avec Kyoko.
Kyoko, sa femme aujourd'hui. Il se demande si dans le futur elle l'était aussi.
Dans la boîte à gants, il y a une photo d'eux deux en vacances aux Maldives. Elle porte une longue robe blanche et trinque en direction du photographe avec son Blue Lagoon. Elle sourit, lui aussi. Ils ont fait l'amour juste avant et il a enfilé à l'arrache un maillot à fleurs et des tongs. Il n'a même pas l'air ridicule : en dix ans, il a pris pas mal de muscle et la longue cicatrice sur son torse lui donne un petit côté bad-boy pas désagréable. Cette photo, c'est un concentré de bonheur sur papier glacé, Ken et Barbie qui se prélassent sous les cocotiers d'un hôtel select à quatre mille dollars la nuit.
Cette photo, c'est un gros mensonge. Un gros mensonge qui lui brûle autant la rétine que l'alliance qui brille à son doigt.
« Tsuna, merde, arrête de faire ta tête de mule et écoute-moi ! »
« Ta gueule. »
Il a répondu par réflexe, ce n'était pas prévu. Soudain, il se rend compte que la chanteuse insipide a arrêté de hurler. Il risque un bref coup d'œil sur sa droite. Enma est là, en équilibre précaire entre les deux sièges avant, la main à plat sur le tableau de bord. Il a désactivé l'assistant virtuel et les commandes annexes. Sous cet angle, on dirait qu'il est empalé sur le levier de vitesse. Il le repousse violemment sur la banquette arrière.
« Tu fous du sang partout ! »
Silence. Il voit ses yeux écarquillés dans le rétro. Il est pâle comme un cadavre et il s'y connaît en cadavres. Tsuna sait que plus bas, plus bas, sa paume tout aussi pâle compresse sa blessure, tente de retenir le peu de vie qu'il lui reste. Maintenant c'est lui qui a envie de hurler.
« Tsuna, je sais que t-tu es en colère mais il f-faut que je te dise… »
« Ferme-la ! Je t'ai dit de la fermer ! »
Ca y est, il hurle. Il panique. Il ne peut pas se permettre de paniquer. Un faux mouvement et ils iront s'écraser dans le décor. Il ne faut pas, ils sont trop près du but. Plus que quelques carrefours…
Merde, il s'en fout de la bagnole. Il donnerait toutes ces saloperies pour se trouver n'importe où ailleurs. Il donnerait tout ce qu'il possède. Parce que ce qui compte vraiment se passe à l'arrière de cette Merco Benz. C'est Enma. C'est Enma qui a pris une balle dans le bide et qui perd tout son sang. Il sait qu'il devrait parler, dire tout ce qui lui passe par la tête pour le garder conscient. Il est censé lui glisser des paroles réconfortantes, lui dire que tout ira bien, qu'il faut qu'il s'accroche, qu'ils seront bientôt à l'hôpital et qu'ils le rafistoleront en un rien de temps. Dans les films, ça a toujours l'air d'être de la gnognotte. Avoir un scénario, ça aide, mais ils ne pigent rien à la vraie vie. Parce que, là, la seule chose qu'il ressent, c'est de la fureur. Une fureur plus glaciale que le vent de dehors, qui fait trembler ses membres et l'empêche de lui dire ce qu'il voudrait lui dire. Enma a pris cette putain de balle à sa place. Elle lui était destinée et cet enfoiré s'est jeté devant lui comme si le monde en dépendait.
Un instant, ils sont devant le ciné en train de choisir un film. Lunettes noires et tout le tralala. Enma a même mis un chapeau pour cacher sa trop reconnaissable tignasse. Il l'avait trouvé mignon avec. Ils rient, rient si fort, collés l'un à l'autre. Trop proches pour de simples amis. Mais, au milieu de la foule, ce n'est pas si grave. Personne ne fait attention. Ils se rapprochent de plus en plus, se frôlent, attisant leur désir, sachant très bien ce qui se passera une fois les lumières éteintes. Deux gosses à leur premier rencard, impatients de s'embrasser, de pousser plus loin peut-être dans l'obscurité. Le cœur de Tsuna bat aussi rapidement que dans la Maserati. Il bat au rythme des enfin enfin enfin enfin enfin qui envahissent son crâne. Incendié de l'intérieur par ce qu'il a mis près de dix ans à réaliser, rendu dingue, marteau, cinglé par les cinq minuscules minutes qui les séparent de l'impact final. Le souffle court. Les mains moites. L'appel de la chair et de l'interdit, des eaux troubles et du virage à 180 degrés. Ils seraient partis avant la fin et auraient conclu à l'arrière de la Merco Benz, ouais.
L'instant d'après, il reçoit Enma dans les bras. Enma qui pisse le sang. Ses lunettes ont glissé et un gars d'une famille rivale l'a choppé dans sa ligne de mire. Tout le monde se met à hurler et à courir dans tous les sens et dans la pagaille Tsuna embarque Enma. Il ne pense même pas à attendre les ambulances. Avec les ambulances viendront les flics et il sait qu'il conduit plus vite, qu'il atteindra l'hôpital avant eux. Alors il le balance dans la voiture. Et ça finit à l'arrière de la Merco Benz, ouais, mais pas comme il aurait fallu.
Il a appelé Reborn pour qu'il prévienne les docs. Le simple nom de Vongola les convaincra de prendre le patient de toute urgence. Y a qu'à voir ce qui leur pend au nez s'il leur clamse entre les doigts.
Dernière ligne droite. Il exécute un dérapage devant l'entrée. Une armada de types en blouses est postée là. L'air à la fois fébrile et concentré. Il a à peine freiné qu'ils se ruent sur la voiture, arrachent presque la portière et extirpent Enma pour le coller sur un brancard. Ils ne lui accordent même pas un regard. Reborn a bien fait son boulot, ils doivent le prendre pour un quelconque sous-fifre.
« Attendez ! Tsuna, viens ici immédiatement ! »
Incapable de lui résister, même si c'est une erreur, même s'il est sur le point de carboniser sa couverture, il sort à son tour et le rejoint à pas lents. Tranquillement. Comme si tout son univers ne risquait pas de se casser la gueule d'un moment à l'autre. Et les types en blouses continuent leur trafic en plein milieu de la rue, comme si c'était normal. Parce que les paroles de la Cosa valent au moins celles de Dieu. Excepté que Dieu n'a pas d'aussi gros calibres à sa disposition.
« Plus près. »
Et Tsuna s'approche. Enma a les lèvres gercées, écarlates d'avoir été trop mordues pour réprimer la douleur. Il est tellement beau. Le rouge a toujours été sa couleur. Il est le seul rouge dans lequel il aime se noyer. Il pose la main sur son torse, sur ce cœur qui bat encore et qui lui appartient. Il aurait voulu écouter sa musique pendant des heures, allongé contre lui à l'arrière de la Mercedes. Faire craquer le cuir en se glissant entre ses jambes, les lèvres gercées et écarlates mais de trop de baisers.
Enma caresse sa joue. Le sang s'y étale en une marque indélébile et il sait qu'il ne pourra plus jamais se regarder dans un miroir sans y repenser. Il ne faut pas, le rouge n'est pas sa couleur. Sur lui, elle lui rappelle ce qu'il essaie de ne pas se rappeler, celui qu'il fait verser chaque jour par des hommes anonymes, celui qui se répand en auréoles macabres ou dessine des fleurs sur les murs.
« Enma… »
« Non, j-je ne veux pas crever avant d'avoir fait ça. »
Il le tire vers lui et l'embrasse et apparemment le Paradis a goût de métal et de sel. Il préfère se dire que ce sont les larmes d'Enma qui font déraper leurs bouches et s'accroche à lui pour ne pas qu'ils s'éloignent parce que dès qu'ils seront séparés tout sera fini, ils l'emmèneront hors de son contrôle. Parce qu'Enma n'est pas une de ses bagnoles, il ne suffit pas de tenir fermement le volant et de surveiller la route pour que tout aille comme sur des roulettes. Ou peut-être que si. Et dans ce cas, il a merdé. Il a baissé sa garde une seconde, la seconde qu'il lui fallait pour éviter la collision. Il a merdé et ils se sont écrasés au fond d'un précipice.
« Je t'… »
« Ne le dis pas. Ne le dis surtout pas. »
Leurs lèvres se touchent toujours mais sans s'embrasser. Ils respirent le même air. Tsuna tente de lui offrir une partie de lui, comme il aurait dû le faire depuis des années. Il aimerait que leurs flammes se mêlent et qu'elles se rassurent. Parce qu'il en est incapable. Il est incapable de rassurer l'amour de sa vie. Il retrouve Tsunaze, le gamin mort de trouille de ses quatorze ans qui ne sait que se recroqueviller sur lui-même quand tout va mal. Loin, très loin de l'image du héros mythique, à mille lieux de mériter l'admiration sans borne qu'il voit éclater dans les yeux de l'être qu'il chérit le plus au monde. Qui lui perfore la cage thoracique aussi facilement qu'une balle recouverte de Teflon.
« Ca s-sonne trop comme un adieu, h-hein ? »
« Monsieur, il faut vraiment qu'on y aille. On prendra soin de lui. Lâchez-le maintenant. »
Il secoue la tête. La secoue si violemment que ça lui donne la nausée. Il ne sait même pas s'il répond à Enma ou au doc. Ou aux deux. Il ne veut pas que ce soit un adieu. Il ne veut pas qu'ils le prennent. Mais il les laisse faire à moitié, même si ses ongles se coincent dans la gourmette dont il lui a fait cadeau pour ses dix-huit ans, même s'il le griffe dans un dernier élan de désespoir. Il n'arrive pas à attraper sa main et court un peu mais c'est inutile : Enma a déjà perdu connaissance et soudain ils ont tous disparu derrière les grandes portes, le laissant sur le parking. Seul et perdu parmi les gens qui s'agitent, aveuglé par les gyrophares, déstabilisé par le chant suraigu des sirènes.
Tsuna rejoint la Mercedes en titubant. Dans la vitre, il aperçoit son reflet, sa bouche et son visage peinturlurés de rouge. Il ressemble à un de ces vampires des histoires, un Dracula des temps modernes. Peut-être un Edward Cullen.
Il sourit, c'est ridicule. Se met à rire comme un damné. S'appuie contre la carrosserie pour ne pas chanceler. La banquette arrière de la Benz est maculée de sang. On dirait bien que Bella s'apprête à accoucher.
Il repousse lentement les limites de l'impossible, imagine une vie à trois, juste Enma et lui et un enfant à eux. Un petit roux joueur et maladroit dans une villa en bord de mer. Une larme coule et il se persuade que ce sont juste les embruns qui lui chatouillent la peau et le sable de la plage qui lui assèche la gorge.
Il se relève et essuie calmement la petite perle d'écume. Ils l'auront. Ils auront tout ça et plus encore. Et plus de vacances aux Maldives. Il déteste les Maldives, trop fréquentées et trop friquées. Et, par-dessus tout, il déteste les Blue Lagoon. Il divorcera et la Dame sera remplacée par un autre Roi. Au pire, ils s'enfuiront. Ils vivront heureux et cachés et il leur trouvera un gamin à élever. Ils auront tout ce qu'il désire quand Enma ira mieux. Parce qu'Enma ira mieux. Et il viendra l'embrasser à son réveil comme si rien ne s'était passé. Il aura fait nettoyer la banquette arrière et ils feront l'amour dessus comme prévu.
Il fait le tour de la Benz et se réinstalle sur le siège conducteur. Retire une bague et la balance dans la boîte à gant. Regarde l'autre, la plus imposante et tapote sa boîte-arme dans la poche intérieure de sa veste. Natsu, lui aussi, s'impatiente. Ses doigts se referment autour du volant et il presse le contact comme on presse une détente. Ses membres ne tremblent plus, il est concentré sur son objectif. Mâchoire serrée, il appuie sur l'accélérateur. La Mercedes s'élance dans la nuit.
Oui, il sera là pour embrasser Enma à son réveil.
Mais, d'abord, il a des comptes à régler.
Oh, rien de grave, juste quelques fleurs à peindre sur les murs.
oOo
Mon dieu, qu'ai-je fait ? Enfin bon, au moins, ça n'a pas fini (totalement) en Death Fic. Je suppose que ça aurait pu être pire.
C'est peut-être un peu confus, j'vous l'accorde mais si vous avez bien écouté la BO de Drive, vous avez constaté que ça s'apparente légèrement à fumer du crack. Ou alors ça fait ça qu'avec moi. Mais bon, avouez que si vous aviez votre mec en train de se vider de son sang à l'arrière de votre bagnole, vous péteriez aussi les plombs, hein.
Et je rappelle pour ceux qui auraient été choqués par sa façon de penser que toutes les fics de ce recueil se passent en TYL bis et donc que Tsuna a 25 piges (plus see above re: pétage de plombs).
Enfin bref, j'espère que vous aurez pas trop été traumatisés. Je reviendrai d'ici quelque temps avec Hibari, ou peut-être Goku, je sais pas trop.
A pluche !
