Disclaimer : ils ne sont pas à moi, sauf Haru pour le moment, mais sait on jamais.

Commentaire : Euh, bonne lecture ?


Mouvement 3

Il travers les pièces sans les regarder et va s'abattre sur son lit, plaque son visage contre l'oreiller le plus proche et laisse échapper un gémissement en y sentant l'odeur du chanteur.

Fou de douleur il jette à terre l'oreiller et se replie sur lui même, comme il l'a si souvent vu faire à Shuichi. Agité de sanglots il reste longtemps dans cette position, pleurant sur le chanteur et sur lui.

Lorsque son chagrin retombe, plus épuisé encore, il ferme les yeux, mais si grande soit sa fatigue, il ne parvient pas à dormir. La présence de Shuichi lui manque trop.

Il finit par se relever et par parcourir, une fois encore, l'appartement, cherchant une trace de son amant.

Mais Hiroshi a tout emporté, il ne lui reste que ses souvenirs, sa mémoire.

Il regagne la chambre et avise l'oreiller sur le sol. Le ramasse et le serre contre lui. Une odeur sur un tissus, c'est tout ce qu'aura laissé Shuichi comme trace de son passage.

L'écrivain range précieusement l'objet dans un placard, ainsi il saura où chercher lorsque l'absence de son amant se fera trop douloureuse.

Au matin il se sent incapable de rester plus longtemps dans cette maison, pas d'avantage dans cette ville pour le moment.

Il fourre rapidement quelques affaires dans un sac, boucle la maison et saute dans sa voiture.

Il roule droit devant lui jusqu'au soir puis gare son véhicule sur un parking désert.

Il ignore où il se trouve mais cela n'a pas d'importance.

Une seule chose est certaine : il est loin, très loin de tout ce qui pourrait lui rappeler Shuichi. Malgré son chagrin il sait qu'il va continuer à vivre, il n'est as mort lorsque son premier amour l'a trahi, il s'est vengé et à continué à vivre, à survivre plus tôt. Il est de taille à le faire encore, même s'il sait que ce ne sera pas facile.

De nouvelles larmes lui viennent aux yeux.

Vivre sans Shuichi... il n'avait jamais admis combien le remuant jeune homme avait pris une place importante dans sa vie.

- Où sommes nous ? Demande une voix dans son dos.

Tournant la tête il découvre Haru sur la banquette arrière.

- Qu'est-ce que tu fous là !

Le garçon fait la grimace.

- Je me suis fais la malle de l'hôpital. Je n'aime pas ces endroits.

- Ca ne me dit pas comment tu t'es retrouvé dans ma voiture.

- Je ne savais pas où aller... je vous ai entendu donner votre adresse.

L'écrivain le fusille du regard.

- Et tu t'es dit que tu pourrais me faire payer ton silence ?

Cette fois Haru s'empourpre.

- Non !

Le regard de l'écrivain indique clairement qu'il n'en croit rien. Le garçon soutient son regard et finit par détourner les yeux.

- Et puis... Pensez ce que vous voulez !

Il quitte la voiture et s'éloigne à grands pas, ployant sous le poids d'un grand sac à dos qu'il a placé sur ses épaules sitôt sorti.

L'écrivain le suit du regard un instant puis ferme les yeux.

Haru gagne la route et regarde autour de lui. Il ne sait rien du lieu où il se trouve. Le parking choisi par l'écrivain est en pleine campagne.

"La poisse ! Je suis vraiment un abruti aussi !"

Se fiant au hasard il se remet à marcher. De toute façon, où qu'il aille il trouvera bien une ville ou un village, des gens...

Il s'en veut de s'être endormi dans cette voiture la nuit d'avant et de ne s'être pas réveillé dès qu'elle s'était mise en route.

"C'est aussi de sa faute aussi, je ne me cachais pas, il aurait du me voir."

L'écrivain rouvre les yeux en entendant sonner son portable.

Il hésite puis décide de répondre. La voix de son beau frère lui parvient, un peu inquiète.

- Eiri ? Où es-tu ? Est-ce que ça va ?

- Je n'ai pas à te répondre je crois. mais oui, je vais bien. Je suis juste parti en voyage.

- Comme cela ? Sans raisons ? Insiste Tohma septique.

- Shuichi est... parti... j'avais besoin de me changer les idées.

L'écrivain n'a pas le courage de prononcer le mot fatidique. Comme si le dire rendrait la chose réelle.

Il y a un silence puis Tohma reprend, d'une voix plus basse.

- Je sais. Que vas tu faire Eiri ?

- Vivre sans lui bien sur... mais j'ai besoin de temps... de faire une pause...

Il perçoit un soupir de soulagement.

- Donne nous de tes nouvelles de temps en temps, d'accord ?

- D'accord. Répond brièvement l'écrivain.

Il coupe la communication et range son portable après l'aoir éteint.

"Vivre sans lui... comment vais-je m'habituer à son absence ?"