Disclaimer : ils ne sont pas à moi, sauf Haru pour le moment, mais sait on jamais.

Commentaire : Ce texte est une fiction, donc même si des passages sont repris ils ne sont pas forcément identiques.

Avertissement : Ce chapitre contient un semblant de lemon, donc ceux qui sont contre peuvent cesser tout de suite de lire. Pour les autres vous êtes prévenus. Au départ je voulais le supprimer car il est court et n'apporte pas grand chose, mais finalement je le laisse.

Bonne lecture

Hahn tah Yhel


Séparation

Mouvement 9

Une fois encore la nuit tombe, laissant le romancier avec ses pensées, bien loin du sommeil et des songes. Perdu dans le cours de ses pensées.

« Je me souviens… il faisait nuit aussi la première fois que je l'ai rencontré… je ne savais pas alors combien j'étais seul, combien il allait changer ma vie… me changer moi. »

Un sourire fugace joue sur ses lèvres puis disparaît.

Au départ Shuichi lui était apparu comme un gamin têtu, bruyant et envahissant qu'il ne parvenait pas à comprendre. Ne pouvant s'en débarrasser il avait décidé de le laisser approcher un peu, oh… si peu ! Juste assez pour gouter à quelque chose de nouveau, à des sensations inconnues.

« Je me souviens… cette première nuit avec lui… après le concert… »

Il s'était esquivé hors de la salle, alors que sur la scène les deux artistes étaient encore pris par la musique et le moment. Il pensait rentrer mais il était resté, au volant de sa voiture, près de la sortie des artistes. Jusqu'à ce qu'apparaissent les deux amis.

Il était alors descendu, mais n'avait rien dit. Shuichi aussi avait gardé le silence, mais sur son visage il avait lu la même expression que sur scène. De la surprise, de la peur.

Shuichi le craignait et cette expression l'avait convaincu d'aller plus loin.

Cette crainte conférait au chanteur un attrait irrésistible. Il l'avait donc ramené chez lui, l'avait fait taire avant de l'embrasser.

Le reste était venu tout seul, naturellement, comme si cela leur était familier.

Il avait couché Shuichi sur son lit et l'avait dévêtu lentement.

Nu le chanteur était plus mignon encore avec son torse lisse, son ventre plat et toujours cet air un peu perdu, un peu effrayé.

Pourtant il s'était laissé faire, sans protester, sans se débattre.

Il avait accepté d'être déshabillé, touché, embrassé encore et encore.

Le romancier s'était refusé à aller jusqu'au bout, il ne voulait pas brusquer les choses, risquer de le voir s'enfuir. Il s'était contenté de baisers, de caresses, jusqu'à ce que le chanteur ferme les yeux et se laisse aller sur les draps, totalement détendu.

Alors, seulement alors, il avait posé la main sur la virilité de Shuichi et n'avait entendu qu'un soupir. Plaisir ? Crainte ? Les deux peut être, mais ce bruit ténu lui avait plu. Il voulait l'entendre encore… non ! Il voulait en entendre bien plus ! Il voulait que la nature passionnée du chanteur se révèle entièrement devant lui, au cours de cette unique nuit qu'il se donnait.

Ses doigts étaient entrés en action, habiles, rapides, doux. Peu à peu la respiration déjà altérée du chanteur s'était faite plus courte, plus bruyante. Le jeune corps s'était mis à onduler et il n'avait pu résister. Son autre main avait frôlé le corps du chanteur, s'était glissée, cherchant à tâtons jusqu'à atteindre son but. Un doigt, un seul, juste posé devant l'endroit cherché.

Le chanteur s'était figé, avait retenu son souffle et le romancier s'était immobilisé aussi.

Il voulait que ce soit l'autre qui fasse le premier pas.

« Et il l'a fait. »

Un instant ils étaient restés ainsi, hésitants, en attente des réactions de l'autre puis le chanteur s'était cambré.

- Yuki s'il te plait…

Le romancier n'avait pas repris sur le champs son mouvement sur le membre de son jeune amant.

Il lui avait remonté les jambes pour voir sa réaction et l'autre avait accepté cela. Il aurait pu alors le prendre, mais il était trop tôt.

Il avait laissé le chanteur reprendre une position plus confortable et s'était levé, laissant le chanteur seul sur le lit. Il s'était adossé au mur pour contempler le corps du garçon que la pleine lune éclairait d'une froide lumière blanche (je sais, ça fait cliché, mais j'adore ça moi les scènes éclairées par la lune). Shuichi s'était redressé sur un coude pour le regarder aussi. Sa nudité tranchant avec la mise toujours impeccable du romancier avait fait sourire ce dernier.

Shuichi avait frémi et refermé les yeux en le voyant revenir vers le lit.

L'écrivain s'était assis sur le bord, contemplant le sexe tendu du chanteur.

- Tu es vraiment mignon, je n'aurais jamais cru dire ces mots à un garçon….

Le soupir du chanteur le fit sourire, il couvrit à nouveau de ses doigts le membre érigé.

- Change de position…

De sa main libre il guida les mouvements du chanteur, le menant à la position voulue.

Le garçon se retrouva à genoux, toujours prisonnier de la main du blond.

L'autre main avait entrepris d'explorer son corps et il avait fermé les yeux sous les caresses prodiguées.

Le romancier savait comment le mener au plaisir et s'y était employé avec succès.

Bientôt le chanteur laissait échapper un nouveau gémissement.

- Dis moi ce que tu veux ! Avait ordonné le romancier.

Les yeux du chanteur s'étaient rouverts sur un regard perdu, troublé qui avait poussé le romancier à se taire. Lui avait inspiré un peu de honte.

« Je me souviens…. Il ne savait plus où il en était… il ne savait pas où il allait… comme s'il avançait en aveugle sur un chemin inconnu. Il avait peur mais il me faisait confiance. »

Dans la chambre Haru se retourne sur sa couche, lui apparaissant de face, endormi mais toujours agité de sanglots, pris au piège de ses souvenirs, de sa solitude.

Le romancier le fixe en silence, ne sachant que faire.

Il ne veut pas tirer le garçon du sommeil, Haru a trop besoin de repos, mais l'entendre gémir lui est pénible.

Heureusement, le sommeil d'Haru redevient paisible et lorsque le romancier se couche à son tour le garçon a cessé de pleurer.


Ca va, pas trop choqués ?

Dans un cas comme dans l'autre, vous pouvez toujours cliquer, soit pour fuir soit pour laisser un petit mot, même pour vous plaindre, et oui, ça se fait aussi^^.