Réponses au reviews anonymes :

Tchoupi : Merci pour ton message et tes compliments. J'espère que le style continuera à te plaire !

Morgane : Je suis contente d'avoir une revenante! En espérant que la nouvelle version te plaise autant que la première… Et promis : pas trois ans ! :)

Nounii : Triple-merci pour toi aujourd'hui : merci pour ton message, de reprendre la lecture de cette fiction ainsi que de m'avoir signalé mon erreur (répétition). C'est corrigé !

A Smiling Cat : À bientôt pour la suite!

Magali : Merci d'être de retour. À bientôt pour la suite.

Marylou: Chouette, une autre revenante! Ça fait plaisir d'avoir une longue review riche et bien construite! Je t'avoue que comme toi, je ne me voyais pas reprendre tout depuis le début et « simplement » poursuivre au 16eme chapitre. Je me suis dit que c'était mieux pour les nouveaux lecteurs aussi! Bref, j'espère que ça va te plaire. Merci pour les encouragements.

AmE-RomantiK: Je me souviens très bien de toi (ton nom m'avait marqué, va savoir pourquoi !). Mon style a définitivement changé en trois ans, c'est aussi une des raisons pour laquelle j'ai tout recommencé car ce n'était « plus moi ». Ça m'a fait super plaisir de lire « et j'ai l'impression de me retrouver un peu dans ton style et ta façon d'écrire » ! Sinon tu as raison, la scène des papiers officiels n'existait pas (bonne mémoire !). Merci encore.


Cher(e)s tous(tes) ! (j'ai comme l'impression qu'il y a beaucoup de filles dans les parages... :) )

Merci ! Je n'ai pas vraiment de mot plus original que celui-ci pour m'exprimer. Mais je voulais vraiment vous faire savoir à quel point ça fait du bien de vous lire, d'avoir votre avis et de savoir que certains sont toujours fidèles au poste malgré le temps écoulé !

Bonne lecture


Chapitre 2 : En bonne et due forme

"C'est en revenant à un endroit où rien n'a bougé qu'on réalise le mieux à quel point on a changé." Nelson MANDELA

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Samedi 5 Juillet 1997

Hermione émergea lentement d'une longue nuit de sommeil. Elle battit des paupières, encore perdue dans les bras de Morphée, s'étira dans un lit bien trop spacieux avant de sentir la délicatesse des draps sous ses paumes de mains.

Son rêve s'éloignait doucement. C'était un rêve agréable. Elle n'avait pas encore quitté Poudlard pour la France. Harry, Ron, Ginny et elle-même se promenaient autour du Grand Lac en riant. La discussion tournait autour des brillants avenirs qui s'offraient désormais à eux, maintenant que Celui-Dont-On-Ne-Devait-Prononcer-Le-Nom avait été détruit. Et Dumbledore les avait rejoints sous le vieux Saule-Pleureur. Dumbledore riait avec eux. Dumbledore n'était pas mort.

La douleur atroce qui fondit sur le cœur d'Hermione lui fit brutalement reprendre pied avec la réalité. Les yeux bien ouverts, elle dû faire face à l'évidence : elle se trouvait chez ses parents, loin de ses amis anglais Voldemort sévissait toujours et Dumbledore n'était plus.

Elle se roula en boule et enfouit la tête dans l'un de ses nombreux traversins.

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La porte grinça puis s'entrouvrit avant de laisser apparaitre deux visages de petites filles.

- Toc, toc ? Il y a quelqu'un ? murmura la plus jeune d'entre elles.

Le silence qui s'ensuivit les poussa à rentrer dans la chambre malgré qu'elle soit plongée dans le noir. Tandis que la petite s'approchait du grand lit à baldaquin, la plus âgée prit avec confiance la direction des épais rideaux pourpres avant de les tirer d'un coup sec. La lumière vive du soleil de l'été pénétra dans la pièce.

- Hermione ? Tu dors ? demanda la benjamine.

Malgré un grognement étouffé en provenance du lit qui aurait fait reculer plus d'un courageux, Sixtine et Violine de Gaspanterni-Dumontel sautèrent sans ménagement sur l'assise. Les deux enfants de dix et sept ans pouffèrent de rire quand, au bout de quelques secondes, leur grande sœur, la chevelure plus ébouriffée que jamais, sortit de sous les couvertures.

- Et bien ! Tu n'es pas du matin, toi ! Plaisanta Violine.

- Oui ! Tu es… ravissante au réveil ! Lâcha l'autre de son habituelle voix railleuse.

- Moi aussi, je suis heureuse de vous retrouver bande de petites pestes ! Sourit Hermione en s'asseyant. Merci pour la lumière Sixtine, il n'y a pas plus agréable dès le matin…

- Je me doutais bien que tu apprécierais le geste, rétorqua sa sœur.

- Quelle heure est-il ?

- 8h30 ! Répondit Violine avec enthousiasme. Mère a dit que tu étais en retard !

- Argh. Bienvenue au bercail, murmura Hermione avant de reprendre dans un bâillement : Où sont Anne et Talia ? Je suis surprise que ce ne soit plus elles qui s'occupent de mon réveil.

- Mère leur a dit qu'il était grand temps d'aller te réveiller. mais Sixtine a eu l'idée…

- Vio et moi avons eu l'idée ! Se défendit la concernée avant de poursuivre : l'idée d'avoir soudainement très envie d'un gâteau au chocolat !

- Nous les avons envoyées en cuisine ! S'emballa Violine.

- Et elles vous ont obéis ? demanda l'ainée, surprise que les deux fidèles domestiques de leur mère répondent aux attentes des enfants avant d'accomplir l'ordre de leur employeur.

- Non. Elles ont obéis à la crise de colère que j'ai faite ! Répondit fièrement Sixtine avant d'éclater de rire, copiée très rapidement par sa petite sœur.

- Je vois. Reprit Hermione une fois qu'elles furent calmées. Vous aviez tant envie de me voir ?

- Oui ! S'exclama Violine.

- Après un an sans voir ta sale tête tous les jours, il faut croire… Quand nous avons entendu dire que tu étais revenue cette nuit, on a saisi l'occasion. Ajouta-t-elle plus sérieusement.

Hermione regarda avec affection les deux petites avant de repousser les draps de son lit.

- C'est gentil. Mais maintenant… sortez de mes appartements avant que je vous dévore! S'écria elle en se ruant à leur poursuite hors de son lit. Et que je ne vous y reprenne plus à vous introduire dans ma chambre ! Cria-t-elle à l'attention du couloir où les fillettes s'engouffrèrent en riant.

Une fois seule dans la pièce, Hermione prit le temps de l'observer. Rien n'avait bougé depuis l'été précèdent. L'espace rectangulaire, d'une importante superficie, consistait plus à un espace de vie miniature qu'à une véritable chambre d'adolescente de dix-sept ans.

Deux lourds battants en bois massif formaient une porte occupant à elle seule la moitié du mur Est de la chambre. Le reste de la façade avait été couvert de tapisseries de lins agrémentées de fils d'or et de soie. Dans le coin gauche trônait un imposant miroir. Venait ensuite, sur la face Nord : le lit, disposé de manière à ce que la tête soit près du mur et orientée vers le Nord. Pour « un sommeil profond et bénéfique » comme le prédisait la vieille croyance.

Bien que gigantesque, le lit à colonnes drapé ne prenait qu'une infime place dans le coin de la chambre. Dans sa prolongation, une autre porte, se fondant discrètement dans les motifs floraux de la décoration murale, menait à une salle d'eau.

Sur la façade Ouest, des fenêtres longues aux vitres soufflées anciennes avaient vue sur l'aile Ouest de la demeure ainsi que sur un coin du parc entourant la propriété.

Le reste de la chambre avaient été garnis de quelques meubles des plus basiques tels qu'une ottomane et deux fauteuils, organisés en demi-cercle autour d'une table basse en bois laqué.

Le faste de l'espace n'impressionna guère Hermione. Elle n'avait d'ailleurs que peu d'intérêt pour ses appartements. Rien ne devait être personnalisé. Ni photos, ni effets personnels n'avaient été autorisé. Tant et si bien que l'unique chose auquel elle tenait était encadré d'un secrétaire et d'une petite coiffeuse : sa propre bibliothèque aux recueils aussi anciens que précieux.

Un cri à l'étage du dessous stoppa Hermione dans sa contemplation. « Tiens… Quelqu'un doit réclamer du gâteau au chocolat », pensa-t-elle en détachant son regard des livres. Hermione poussa un soupir et se dirigea lentement vers sa salle de bain.

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Fin prête, elle se rendit dans l'espace de vie du tronçon Ouest du château où elle soupçonnait sa mère de se trouver, surveillant la leçon de piano du petit Justinien. Quand elle entra dans la pièce, Madame de Gaspanterni-Dumontel leva furtivement les yeux vers sa fille ainée avant de replonger vers son travail en point de croix.

- Vous êtes en retard, Hermione Élizabeth. Dit-elle d'une voix neutre. L'heure du petit-déjeuner est passée depuis bien longtemps.

Hermione n'eut le temps de répliquer que déjà sa mère reprenait à l'attention des domestiques siégeant près des portes.

- Talia. À l'avenir vous respecterez mes demandes. Vous préparerez chaque matin la Princesse Hermione Élizabeth de manière à ce qu'elle se présente dans mes appartements à une heure décente. Également…

Elle marqua une pause puis posa enfin un long regard sur sa fille avant de soupirer et de poursuivre en s'approchant d'elle

- Également, Anne, vous prendrez soin de regarnir la garde-robe de mademoiselle. Cette couleur ne lui va pas au teint et cette robe est trop courte de deux bons centimètres. Ma chère enfant, quand vous arrêterez vous enfin de grandir ?

Madame de Gaspanterni-Dumontel avait prononcé cette dernière phrase en enlaçant affectueusement Hermione qui ne put donner d'autre réponse que :

- Je suis ravie de vous retrouver, moi aussi, Mère.

L'été s'annonçait royalement bien.