Auteur: Lady Silverwings
Traductrice : Cassis Blake
Disclamer: les personnages appartiennent à J.K. Rowling.
D'ordinaire en été, si on souhaitait trouver le jeune Harry Potter, il suffisait de se rendre dans le jardin de celui-ci. Il s'y amusait entouré de ses fleurs bien-aimées. On pouvait aussi le trouver au parc jouxtant la résidence des Potter, bavardant gaiement avec le voisinage sous les yeux attentifs de son parrain. Ou bien encore dans sa chambre, partageant ses rêves et ses secrets avec le meilleur ami qu'il ait au monde. Mais pas ce jour de juin là. Non, ce jour précis augurait de bien sombres auspices pour l'enfant perspicace qu'était Harry Potter.
Celui-ci était obligé d'assister à la fête d'anniversaire de son cousin Dudley.
« Mais maman ! » gémit Harry. « Dudley me déteste ! Il n'arrête pas de me frapper et il me dit toujours des choses méchantes ! »
« Harry James Potter, j'ai honte de toi ! » le réprimanda Lily, les mains sur les hanches, ses yeux verts lançant des éclairs. A ces mots, Harry baissa la tête, cachant son regard furieux. « Dudley ne te déteste pas, » continua sa mère. « Petunia est ma sœur. Son mari et son fils font parti de notre famille, Harry. La famille est très importante, et les membres d'une même famille ne se détestent pas. Jamais. Est-ce que tu comprends ? »
Harry fronça le nez mais hocha néanmoins la tête, refusant toujours de regarder Lily. Dudley le malmenait réellement dès qu'ils étaient ensemble et il lui adressait des commentaires des plus désobligeants quand personne n'était aux alentours. Harry avait le malheur d'avoir hérité de la constitution délicate de sa mère là où Dudley avait clairement pris d'après son père, Vernon Dursley. Tous deux étaient solidement bâti, excessivement corpulent, excessivement impoli et ils n'hésitaient pas à user de leur force pour brimer les autres et forcer leur soumission.
« Bien, je te déposerai chez les Dursley dans une heure environ, » dit Lily. « Tu ira visiter le zoo avec eux aujourd'hui. N'est-ce pas absolument merveilleux ? »
D'autres activité beaucoup plus attrayantes et moins douloureuses lui vinrent à l'esprit comparées au fait d'avoir à passer la journée avec son égocentrique cousin quand le premier commentaire de Lily fit écho dans sa tête. Choqué, Harry lança vers sa mère un regard horrifié. « Tu ne viens pas avec moi ? » s'exclama-t-il, incrédule. Si sa mère était là pour faire rempart, alors tout ne serait pas si mal. Mais si elle n'était pas présente, Harry se verrait exposé à l'inévitable abus physique et verbal de son cousin.
« Pas aujourd'hui, amour. James et moi devons nous rendre à Poudlard. Tu promets à maman d'être un bon garçon ? »
Harry aurait voulu grogner de désespoir. Avec un grand soupir, il répondit. « Je promets. »
Lily soupira à son tour et secoua la tête comme elle s'agenouillait pour être au même niveau que son fils. « Je suis désolé, Harry, mais il est vraiment important que ton père et moi parlions à Dumbledore, » le consola-t-elle. « Nous ne serons pas longs. En puis, tu vas tellement d'amuser en visitant le zoo avec Dudley que tu ne souhaiteras qu'une chose : que la journée dure plus longtemps. »
Peu probable, se renfrogna Harry.
« Je ne vois pas pourquoi tu pense que Dudley te hais, Harry, » le sermonna Lily. « Dudley est peut-être un peu bruyant et impulsif, mais il a toujours été un amour avec moi. Et vous avez tellement de choses en commun tous les deux. »
HA ! s'écria mentalement Harry, offensé. La seule chose que nous ayons en commun est que nous soyons tous deux dépourvu de magie. Enfin, ça c'est ce que tu crois.
« Je n'ai pas encore acheté de cadeau d'anniversaire pour Dudley » annonça Harry, espérant ainsi retardé le tant craint évènement.
« Pas de soucis, trésor. Ton père a déjà acheté un cadeau que tu pourras offrir à ton cousin. Et maintenant, zou. Tu dois aller te préparer, et n'oublie pas de brosser tes cheveux chéri ! Je ne laisserais pas mon fils parader en société avec un nid d'oiseau sur la tête. »
Grommelant dans sa barbe, Harry quitta la pièce pour se rendre dans sa chambre.
Alors que Harry s'apprêtait à pénétrer dans le bâtiment réservé aux reptiles, il fut victime d'un vicieux croque-en-jambe. Avec un cri de surprise, il tomba durement sur les genoux alors qu'un énorme rire se faisait entendre.
« Regardes où tu mets les pieds, crétin, » renifla moqueusement Dudley avant de mordre à pleine dents dans son esquimau glacé et de tourner les talons.
Harry 0, Dudley 6, compta mentalement Harry alors qu'il se remettait péniblement sur ses pieds, époussetant du plat de la main son pantalon crasseux. Ignorant les lèvres pincées de Petunia et le rictus de Vernon, il entra dans le building que l'air conditionné à l'intention des reptiles rendait frisquet. Toute la longueur d'un mur était tapissée de vitres, chacune contenant une variété de reptile différent. Un flash de couleur attira l'attention de Harry et il s'approcha de l'une des vitrines. Le terrarium était rempli de plante luxuriante, chacun des murs étaient peints dans de sombres tons de vert et le sol était jonché de feuilles mortes. Un petit bassin d'eau auquel un large tuyau était raccordé était situé à l'avant du terrarium. Dans un premier temps, Harry ne remarqua aucune créature visible. Comme il s'apprêtait à partir, un mouvement retint son attention et il regarda avec émerveillements l'imposant python apparaître.
Harry jeta un rapide coup d'œil aux alentours, s'assurant que personne n'était à porté d'oreilles. Rassuré, le jeune garçon reporta son regard sur le serpent.
:: Bonjour, :: le salua-t-il. Il n'avait jamais eu de conversation avec un autre serpent que Nagini. Sûr, il y avait eu cette brève rencontre dans la ménagerie magique sur le Chemin-de-Traverse mais cela ne pouvait compter comme une conversation.
Le python leva la tête, considérant l'enfant de son imposant crane triangulaire. :: Un enfant-parleur, :: siffla-t-il plaisamment. :: Quelle délicieuse surprise. Enchanté de te rencontrer, petit. ::
:: Moi de même, :: répondit poliment Harry. :: Mon nom est Harry. Comment allez-vous aujourd'hui ?::
:: Je m'ennuie, jeune Harry. Tous ces humains ridicules, flanqués de leurs progénitures indisciplinées, déambulant et toquant à ma vitre. Cela me dérange grandement. Je préférerais être n'importe où plutôt qu'ici. ::
:: Oh, vous voulez dire que vous préféreriez être à la maison ? D'où venez vous ?::
:: D'où je viens ? La maison ?:: le serpent semblait légèrement confus. Il eu un mouvement de tête vers la gauche et Harry suivit son regard. Là, plaqué sur la vitre était affiché un bref historique du serpent. Ce fut le dernier commentaire qui capta l'attention de Harry.
'Né en captivité.'
:: Oh, pardonnez-moi, :: dit Harry. :: Je ne savais pas que vous étiez né ici. Il est dit sur ce panneau que votre espèce vient des forêts tropicales d'Amazonie, situées dans un pays nommé Brésil. ::
:: Cela semble charmant, :: siffla le serpent. :: Je souhaiterais m'évader de cette prison et- ::
Harry se retrouva soudainement brutalement pousser de côté et avec un cri étouffé, il atterrit durement sur le dos.
« Maman, Papa, venez voir ! » hurla Dudley, ses mains grasses pressées contre la vitre. Le serpent, dégoûté et mécontent d'être interrompu par un enfant humain malodorant, se détourna de Dudley et cacha son visage entre ses anneaux.
« Hé, hé toi ! » appela bruyamment Dudley, frappant le carreau de ses mains. « Réveille-toi ! Papa, fais-le faire quelque chose ! »
Vernon s'approcha et toqua du poing contre le carreau. « Toi, là, » dit-il. « Réveille-toi. Ohé ! Bah, stupide animal. Viens Dudley, partons. Il y a des choses bien plus intéressantes à voir qu'un serpent inutile. »
Comme Vernon s'éloignait, Dudley reporta son attention sur Harry qui était toujours étendu au sol, en appui sur ses coudes. « Ce n'est pas la seule chose inutile aux alentours, » annonça cruellement Dudley.
Les yeux de Harry se plissèrent. Stupide Dudley, pensa-t-il furieusement. Je ne suis pas inutile ! Et j'en ai plus qu'assez d'être traité de cette manière par mon cousin ! Je souhaite que… je souhaite que… !
Subitement, la glace qui séparait Dudley du serpent s'évanouit dans les airs. Hurlant de terreur, le large garçon s'emmêla les pieds dans sa hâte de partir et tomba droit dans l'ouverture du terrarium. Dudley batailla pour se sortir de l'eau croupie avant de s'immobiliser, comme pétrifié, devant le large anneau qui était apparu devant ses yeux. Harry senti sa bouche tomber comme le serpent glissait majestueusement hors de sa prison et vint choir sur le sol devant lui.
:: Merci, :: dit-il en adressant un mouvement de tête reconnaissant en direction de Harry.
:: Je t'en prie, :: répondit Harry, les yeux ronds. Il regarda le large serpent tracer son chemin en direction des doubles portes signalant la sortie, les cris des visiteurs envahissant l'air tandis qu'ils s'empressaient de s'écarter du passage du serpent. Il tourna la tête pour observer son cousin qui était finalement parvenu à se remettre debout. Dudley avança d'un pas avant de s'écraser le nez contre une surface solide.
« Maman ! » cria Dudley, tapant frénétiquement des poings contre la vitre qui n'était pas là quelques secondes auparavant.
« Dudlynouchet ! » brailla Petunia. « Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu, Vernon fais quelque chose ! Mon bébé ! »
Vernon se précipita devant la surface vitrée, ses mains potelés tentant de trouver une protubérance ou une crevasse qui permettrait d'ouvrir celle-ci et de libérer son fils. Furibond, il se tourna vers Harry. « Toi ! » gronda-t-il. D'une poigne de fer, il souleva Harry du sol par le col de sa chemise et le secoua rudement. « Qu'a tu fais à mon fils, maudite calamité ! »
Harry donnait des coups de pieds dans les airs, ses petites mains tentant vainement de faire lâcher prisent les poignets de Vernon. « Je n'ai rien fait du tout ! » s'époumona-t-il. « Je n'ai rien fait! »
« Toi, abominable excuse d'être humain, » rétorqua Vernon. « J'aurais dû savoir qu'une anomalie telle que toi causerait du tort à Dudley ! Tout comme tes parents, tous des abominations ! Je devrait-»
Vernon relâcha tout à coup Harry. Il sembla se ratatiner sur lui-même, une main crispé sur sa poitrine au niveau du cœur et son visage s'empourpra violemment. Son torse se souleva une fois, deux fois, avant qu'il ne s'effondre au sol.
Maudit moldu, cracha une voix familière. Misérable, écœurant humain. Comment OSES-tu lever la main sur Harry !
Harry se remit debout. Tom ! s'écria-t-il mentalement. Arrête ! S'il te plait, stop !
Pourquoi ? demanda Tom. Il t'a fait du mal, Harry. Il a porté la main sur toi ! La mort est la seule chose qu'il mérite !
Non ! nia Harry. S'il te plaît, Tom. Il est de la famille. Je ne peux… pas la famille…
Harry entendit Tom sifflé vicieusement, tressaillant devant la volée de malédictions que proférait celui-ci en Fourchelangue.
Pour toi, mon petit serpent, déclara Tom. Je l'épargne seulement pour toi.
Vernon, qui en était à présent venu à se rouler par terre, le visage multicolore, sembla s'apaiser. Il prit plusieurs inspirations haletantes alors que sa peau reprenait lentement sa couleur normale. Petunia, déchiré entre son fils emprisonné et son mari convulsionnant, s'était évanouie. Seul les beuglements à demi-étouffé de Dudley et les exclamations alarmées des badauds emplissaient l'air. Momentanément oublié, le petit garçon aux cheveux noirs se tenait seul dans un coin de la pièce, l'agitation perceptible dans ses yeux tandis qu'il se mordait nerveusement la lèvre inférieure.
Tom étreignait doucement dans ses bras un Harry frissonnant, une main enserrant sa taille comme il traçait des cercles de l'autre dans le bas du dos du garçon. Il avait découvert que la lente cadence de sa voix et que les mots qu'il murmurait en anglais étaient d'un plus grand réconfort à l'enfant que s'il chuchotait ceux-ci en Fourchelangue. « Fini les larmes, mon petit serpent. »
« Mais… mais père était si fâché, » hoqueta Harry. « Je ne l'avais jamais vu si en colère auparavant. Je n'ai rien fait, c'est la vérité ! Je n'ai pas volontairement envoyé Oncle Vernon à l'hôpital, je le jure ! Je ne sais pas pourquoi Tante Petunia et lui m'ont accusé d'être responsable de tout ce qui est arrivé aujourd'hui ! Je n'ai rien fait ! »
« Je sais, Harry, je sais. Je te crois. Là, plus de larmes. Tu me brises le cœur quand tu pleurs ainsi. »
« Dé… désolé, » bégaya Harry.
Tom soupira. Il se mit en position assise sur l'imposant lit à baldaquin qu'il avait conjuré aussi tôt que Harry s'était jeté dans ses bras lorsque le garçon avait initié la session de rêve. S'adossant à la tête de lit en bois, il reprit Harry dans ses bras et plaça l'enfant entre ses jambes avant de refermer protectivement les bras autour du garçon. Il frotta doucement sa joue contre les boucles soyeuses de Harry tandis qu'il le berçait doucement d'avant en arrière.
« Sois-tranquille, mon Harry, » dit gentiment Tom. « Contrairement à ton père, je ne te blâme pas. La faute m'en revient, puisque c'est moi qui aie fait du mal à ton oncle même si ce gros lard méritait amplement sa peine. Il n'aurait jamais du te toucher. Je ne comprends toujours pas pourquoi tu m'as arrêté. »
« Parce qu'il est de la famille. » renifla Harry.
Tom se moqua de cette réponse. « La famille ? Une famille n'abuse pas ses membres de cette manière. Si ça c'est la famille, alors je préférerais encore être aux mains de l'ennemi. Là au moins, ils ne te farcissent pas le crane de mensonges sur leur affection et leur amour quand ils te font du tort. »
« Oncle Vernon a toujours été comme ça avec moi, » argua Harry. « Lui et Dudley ont toujours traités mes parents «d'abominations ». Tante Petunia aussi. Mais ça ne signifie pas qu'ils méritent d'être blessés.. »
Tom soupira à nouveau. « Tu as une âme trop charitable, Harry, » se lamenta-t-il. « Tu es beaucoup trop gentil avec ceux qui te maltraite injustement. »
« Et c'est la raison pour laquelle il a réussi, » déclara une voix immatérielle.
Harry et Tom se raidirent tandis que Nagini se dressaient protectivement devant eux, sa « couronne » offensivement dressé. Dans un éclatant flash de lumière, une porte jaune se matérialisa au pied du large lit, un H de feu tracé sur sa surface. Harry regarda la poignée savamment sculptée tourner sur elle-même et le panneau de bois s'ouvrir lentement. Un flot de lumière doré envahit la pièce et nimba Tom et Harry de sa radiance.
« Félicitation, » dit une douce voix féminine. « Jeune Harry James Potter, tu as une nouvelle fois surpassé toutes nos espérances. Il faut être un extraordinaire individu pour faire preuve de compassion en libérant un animal que beaucoup considère comme nuisible. Il faut être doté d'une âme exceptionnelle pour éprouver de la compassion envers deux camps opposé autour d'un même conflit. Il faut être une encore plus phénoménale personne pour ressentir de la compassion pour ceux qui t'ont fait du tort. Tu as réussi cette épreuve en ayant prouvé ta valeur. Je libère en toi ce qui a été bloqué. Qu'une loyauté sans faille t'accompagne et te guide, toi et tes camarades, maintenant et pour toujours. »
Dans un autre flash de lumière, la porte disparut. Harry se courba en deux, ses mains crispées sur sa poitrine alors qu'une sensation d'intense brûlure l'envahissait.
« Harry ! » s'écria Tom, tout en l'étreignant instinctivement de ses bras.
Harry chercha sa respiration comme la sensation se dissipait peut à peu, laissant derrière elle une impression de chaleur bienveillante, réconfortante.
« Tom, » chuchota Harry, émerveillé. « Je peux la sentir… je peux sentir… ma magie devenir plus forte. »
Serrant Harry contre lui, Tom fit sa propre analyse. Il s'enfonça profondément dans l'esprit et l'âme de Harry, chassant les voiles de négligence et d'insécurité. Enfoui profondément à l'intérieur même de ce qui faisait de Harry ce qu'il était, Tom la trouva. La source de pouvoir qui brulait avec vitalité. La jadis minuscule flamme de magie était en effet plus grande, plus brillante et plus puissante qu'elle ne l'avait jamais été. Avec un sourire qui mêlait fierté, joie et anticipation, Tom reporta son attention sur Harry.
« Bien joué. » le congratula-t-il. « Tu as débloqué une autre barrière, petit, et ta magie est assurément plus forte. »
Nagini apparut au dessus de l'épaule de Harry, sifflant doucement de rire. :: Mon enfant-serpent, :: se vanta-t-elle. :: Tu accomplis quotidiennement d'étonnants exploits qui ne cesse pas de m'abasourdir. Je suis si fière. ::
Harry se délectait de l'attention positive dont il faisait l'objet. « Je n'arrive pas à y croire… Je n'arrive pas à croire que je l'ai fait ! » s'exclama-t-il.
« Moi je peux, » annonça Tom, d'une voix complaisante. « J'y crois. Et bientôt, tout le monde sorcier y croira et réalisera que leur plus grande erreur aura été de te sous-estimer, petit. »
Harry se frotta le torse d'une main, juste au dessus de son cœur. Il resta silencieux un moment, appréciant l'instant présent. « Je souhaiterais presque… » débuta-t-il d'une voix basse. « Je sais que j'ai promis de ne jamais rien révéler à personne, mais je souhaiterais presque pouvoir en parler à ma mère. » Harry se tordit pour pouvoir faire face au regard rubis de Tom. « Elle serait fière, pas vrai ? »
« Oui, elle le serait, » acquiesça Tom. « Je suis désolé, Harry, mais tu ne peux rien dire à qui que ce soit. Pas encore. Ils commenceraient par t'assaillirent de questions. Sur le fait que tu avais soudainement de la magie en toi. D'où venait-elle, comme était elle apparu, quelqu'un t'avait-il aidé. Et une fois qu'ils seront au courant pour moi, ils nous sépareront Harry. Il t'emmèneront loin de moi »
« Mais pourquoi ? » demanda Harry. « Une fois qu'ils sauront que c'est grâce à toi et à ton aide, pourquoi m'éloigneraient-ils de toi ? »
Tom remua inconfortablement. Nagini échangea un regard entendu avec son maître avant de glisser sous le lit avec un sourire reptilien.
:: Traîtresse, :: se renfrogna Tom avant de reporté son attention à Harry. Le jeune garçon, fatigué de devoir se tordre le cou pour regarder son ami, changea de position et fit face à Tom. Il s'agenouilla entre les jambes de celui-ci, s'asseyant sur ses talons et agrippant les cuisses du sorcier plus âgé pour garder l'équilibre.
« Harry, » commença Tom, cherchant ses mots pour expliquer la complexité de leur situation à l'enfant de six ans. « Harry, je sais que cela peut te sembler bizarre, mais je ne suis normalement pas aussi… gentil… envers les autres. Je ne me montre habituellement pas d'une compagnie aussi plaisante. Beaucoup me qualifierais de cruel et de sans cœur parce qu'en vérité, je le suis. Je suis assez vicieux quant on s'oppose à moi et j'ai de grandes exigences envers ceux qui sont en ma compagnie. Si tes parents venaient à découvrirent que c'est moi qui t'ai influencé aussi grandement, ils bougeront ciel et terre pour nous séparer. Si Dumbledore prenait connaissance de ma présence dans ta vie, je peux t'assurer que tu n'entendrais plus jamais parler de moi. »
Harry laissa échapper un cri d'exclamation incrédule, sa main agrippant fermement l'ourlet de la robe de Tom comme pour essayer de l'empêcher de disparaître. « Non ! » s'écria-t-il. « Non, non, je ne veux pas que tu me quittes ! »
« Et je ne le ferais pas Harry. Pas volontairement en tous cas. C'est pour cela que je dois rester un secret. C'est pourquoi tu ne dois jamais rien révéler à quiconque. Tu comprends ? Je ne veux pas te perdre, Harry. Pas pour Dumbledore, tes parents ou qui que ce soit d'autre. »
Harry hocha frénétiquement la tête. Etre séparer de Tom ? Impensable ! Tout ce qui était bon, tout ce qui amenait de la lumière et de la joie dans sa vie, était grâce à Tom. Harry se blotti immédiatement plus prêt de son ami, enfouissant son visage dans la riche étoffe de ses élégantes robes noire à la recherche de réconfort.
« Je n'arrive pas à t'imaginer si méchant, » admit Harry, d'une voix douce. « Tu as toujours été tout pour moi. »
« Et je continuerais à être tout pour toi, mon Harry, juste comme tu es tout pour moi. Et si, mon petit serpent, je peux être très très méchant envers mes ennemis et ceux qui se mettent en travers de mon chemin. »
« Quel chemin ? » questionna innocemment Harry.
« Celui de la grandeur, » répondit Tom « du pouvoir. » Le sorcier baissa les yeux sur Harry, réarrangeant les boucles noires et désordonnées de ses cheveux. « Celui qui mène à toi, » sourit-il. « Je ne laisserais personne m'arrêter, et je ne laisserais pas Dumbledore nous séparer. M'autorises-tu à faire quelque chose, Harry ? »
« Est-ce que ça fera mal ? » demanda Harry, le sourire taquin.
« Tu ressentira un léger picotement, mais ça ne sera pas déplaisant. »
« D'accord, » répondit joyeusement le garçon.
Sortant sa baguette, Tom exécuta d'experts mouvements circulaires du poignet autour de Harry, sa voix trop basse pour que le garçon puisse saisir les mots exacts de l'incantation entonnée. Une lumière émergea du bout de sa baguette, laissant des trainées d'étincelles dans son sillage. Celles-ci pleuvèrent sur Harry, le recouvrant comme des particules de poussière de fée, comme le montrait le film moldu « Peter pan » qu'il avait une fois regardé. Il étouffa un gloussement comme la sensation de picotement dont l'avait averti Tom commençait, partant du bout de ses orteils pour terminer au sommet de sa tête. La sensation se dissipa ensuite, tout comme la lumière.
« Voilà, cela devrait suffire, » commenta Tom.
« Qu'est-ce que c'était ? » s'enquit Harry.
« Un sortilège d'opacité. Certaines personnes peuvent sentirent les capacités magiques d'un individu, Harry. Ils peuvent dire à quel point une personne est magicalement puissante. Le sort que j'ai placé sur toi masque ta magie grandissante de façon à n'alerter personne de tes habilités. Pour le reste du monde, tu es juste Harry Potter, l'enfant cracmol de James et Lily Potter. Mais pour Nagini et moi-même, tu es Harry Potter, sorcier naissant doté d'une magie aux origines mystérieuses. »
« Merci, Tom, » souffla Harry, jetant ses bras autour de la nuque de Tom. « Merci beaucoup ! »
Tom rit malicieusement tandis qu'il étreignait Harry en retour. « Pour toi, Harry, je ferais n'importe quoi. N'importe quoi pour mon petit serpent. »
Voilà. Bon, il y a probablement plein de fautes mais j'éditerai ce chapitre plus tard. L'important est qu'il soit en ligne, non ?
