Très direct avec le titre du chapitre, mais c'est tout ce que j'ai penser comme titre.
Si vous voulez avoir la même ambiance que moi lorsque j'ai écrit ce chapitre, je vous conseille d'écouter la chanson Prelude to Paradise par Trailerhead.
Classe des titans ne m'appartient pas mais les jeunes oui.
Luna marchait dans les corridors, se tenant appui sur le mur. Elle avait besoin d'aller dehors ou, à la limite, à l'hôpital. Elle savait que le corridor où elle était menait vers l'extérieur, proche de l'entrer de l'urgence. Elle s'arrêta devant une porte, entendant une voix de l'autre côté. Elle ouvrit la porte et entendit la voix parler dans une langue étrangère. C'était une voix de femme. Luna s'approcha et vit la femme de dos, tenant un cellulaire.
« Jolianne? » Jolianne sursauta et se tourna rapidement.
« Qu'est-ce que tu fiches ici? Je t'avais pourtant dit de rester dans la salle. »
« J'suis comme ma mère, je ne supporte pas d'être confinée entre 4 murs. »
« Oh, je vois. Besoin d'oxygène. » Luna nota de la tête et elle renifla. Une odeur bizarre venait d'arriver dans ses narines.
« C'est quoi cette odeur? Ça sent le sang, la mort. Je ne blague pas, ça sent le cadavre. » En se tournant la tête, Luna aperçut derrière les classeurs une main qui baignait dans une marre de sang. Elle comprit rapidement et essaya de s'enfuir, mais, avec sa perte d'énergie du à la perte de sang, Jolianne fut la plus rapide. Elle se plaça devant la porte et pointa un fusil dans la direction de Luna.
« Si tu crois que… »
« La taupe… C'était vous? »
« Bien deviner. Je sais qu'Iras s'est fait arrêter, mais moi, je ne m'arrêterais pas. Dommage, la seule qui connait mon secret va mourir. » Luna voulut fuir, mais Jolianne tira et Luna tomba sur le sol, sur le dos avec un terrible cri de terreur. Elle ne bougea plus et le sang coula rapidement de sa côte. Jolianne donna un léger coup de pied sur le côté de la tête de Luna et n'eut aucune réponse. Elle partit de la pièce, laissant la jeune fille se vider de son sang. Elle sourit et se dirigea vers la sortie.
« Jolianne Youka! » Elle se tourna à l'appel de son nom et elle tomba sur le sol en recevant un crochet du droit au visage. Elle leva les yeux et vit Axel. Il avait le regard assassin, le visage presque rouge de colère, les jointures blanches et la respiration courte. Jolianne sourit.
« Envie de me tuer, Axel? » Axel la prit par le collet et la plaqua au mur, l'étouffant un peu par la même occasion.
« Pourquoi? Pourquoi faire ça? Tu trahis tes propres collègues! Ta propre patrie! »
« Et si je te disais que ce n'est que ma patrie d'accueil? Je fais mon job, un point c'est tout. » Axel alla pour répliquer lorsqu'il entendit des pas s'approcher.
« Axel, lâche là! » Axel trembla de colère, mais lâcha prise, laissant Jolianne tomber sur les fesses sur le sol. Mathieu Bouvion plaça sa main sur l'épaule d'Axel. « Tu as fait le bon choix. Crois-moi. »
Les deux agents prirent Jolianne et la menottèrent. « Madame Youka, vous êtes en état d'arrestation pour haute trahison. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous pourrez dire sera… »
« Je sais, je sais. Je n'ai qu'une chose à dire. Quel dommage qu'elle soit morte si jeune! Pauvre petite, elle ressemblait tellement à sa mère. » Elle regardait Axel tout en souriant. Il ne comprit pas tout de suite ce qu'elle voulait dire, mais quelques secondes plus tard, la peur l'envahit, ses yeux s'agrandissent et la panique prit la place de la colère sur son visage. Il avait saisi ce qu'elle voulait dire.
« Oh non! » Il courut vers la pièce et y entra en panique. Dès qu'il entra dans la pièce, il vit sa fille, livide, sanglante, ne bougeant plus d'un cheveu, couchée sur le dos. Il sentit qu'il venait de mourir, que le monde s'arrêtait.
« LUNA! » Il tomba à genoux et prit dans ses bras délicatement sa fille. Il pleura et la berça doucement, comme un père berçant son bébé.
« Oh, pardonne-moi Luna, pardonne-moi. Je ne suis pas arrivé à temps. C'est de ma faute, j'aurai du… j'aurai dû t'appeler. Pardonne-moi. S'il te plait… pardonne-moi. » Il continua à pleurer, incapable de se calmer. Il s'en voulait tellement, se lançant mentalement mille et une insultes à lui-même et des excuses à Luna. La dernière excuse qu'il fit mentalement fut pour Atlanta, il s'excusa de ne pas avoir réussi à protéger leur fille. Il sursauta soudainement lorsqu'il crut sentir un battement par les doigts qui étaient sur son cou. Il vérifia rapidement le pouls de sa fille, tremblant légèrement et il sentit un immense soulagement lorsqu'il en trouva un. Il était très faible et irrégulier, voire même presque inexistant, mais c'était assez pour Axel. Il continua à pleurer, mais cette fois-ci, de joie, de soulagement. Il se leva avec elle dans ses bras et quitta la salle.
« C'est en vain, elle est morte! » Jolianne lui dit alors qu'il se dirigea vers la sortie. Il se tourna vers elle et sourit.
« Elle est vivante. Une chance que tu n'as pas vérifié le pouls. » Axel parti sous les jurons de Jolianne qui n'en revenait pas d'avoir oublier un détail pareil. Il courut jusqu'aux urgences, sa fille agonissant dans ses bras.
« N'importe qui! Aidez-moi! » Des gens qui attendaient dans la salle allaient pour protester mais lorsqu'ils virent la situation de Luna, ils se turent tous, plusieurs d'entre eux hoquetèrent de surprise et de peur. Des médecins coururent vers eux avec une civière.
« Qu'est-ce qui s'est passé? » Il déposa Luna sur la civière.
« Il y a eu coups de feu dans le bâtiment à côté. Elle s'est fait tirer dessus. Pitié, je vous en supplie, sauver ma fille. » Les médecins partirent, mais celui avec lequel Axel parlait resta.
« On fera notre possible, monsieur, je vous le promets. Je vous tiendrai au courant le plus vite possible, dès que je le pourrai. » Axel le remercia et le médecin courut rejoindre ses collègues auprès de Luna. Axel soupira et alla dans la salle d'attente. Il s'assit sur une chaise et vit que tout le monde le regarda avec peur. Il remarqua que son chandail, ses bras, ses mains et une partie de son pantalon étaient couverts de sang, celui de Luna.
« Oncle Axel! » Il se tourna sous la voix de Félicité et il vit les jeunes qui arrivèrent. Il avait demandé aux garçons d'aller chercher les filles tandis qu'il allait chercher Luna. Il leur avait dit aller le rejoindre à l'hôpital s'il n'était pas revenu après 10 minutes.
« Oh, par les 12 travaux! Prue, ferme les yeux! » Marc dit à son leader qui les ferma aussitôt. Les jeunes étaient surpris de voir Axel couvert de sang.
« Papa! T'es blessé? Tu veux qu'on… »
« Luc, descend de tes grands chevaux, ce n'est pas mon sang. » Axel dit, mais aucun des jeunes ne semblait vouloir se calmer. Prudence prit une chance de regarder, mais Nikoslas lui en empêcha en plaça sa main sur les yeux de son leader.
« T'es folle Prue? Il est couvert de sang. Si c'est pas le tien, c'est celui de qui? » Nikoslas demanda.
« Celui de Luna, je suis arrivé trop tard. Jolianne lui avait déjà tiré dessus. Elle doit être dans la salle d'opération à l'heure qu'il est. » Luc s'assit rapidement, ses jambes ne pouvant supporter la nouvelle.
« Non, pas Luna. J'ai pourtant pas de pouvoirs psychiques, comment j'ai bien pu faire pour savoir qu'il y avait un problème? » Axel plaça délicatement sa main sur l'épaule de son garçon.
« Luc, vous êtes jumeaux, vous avez un lien spécial entre vous deux. Comment tu expliques que vous dites souvent la même phrase au même moment? Je te jure, à chaque fois que nous fait une rechute, ta sœur le sent avant même que tu nous le dises.»
« Wow! Je ne savais pas ça. » Prudence commença à pleurer et Nikoslas enleva sa main rapidement.
« Woah, Prue, prévient la prochaine fois. » Nikoslas lui dit en essuyant sa main sur son chandail.
« Désolée. Oncle Axel, je suis sincèrement désolée. C'est ma faute. J'aurai du… » Oubliant qu'il était couvert de sang, Axel alla coller Prudence d'un coup sec.
« C'est pas ta faute. C'est la faute à ceux qu'ils l'ont blessé. Ne te culpabilise pas. De toute façon, avec tout ce qui t'est arrivé aujourd'hui, comment pourrais-je juste penser à te punir? »
« Du sang… un océan de sang… » Prudence murmura, le regard complètement dans le vide et Axel comprit qu'il avait fait une gaffe. Il l'enleva du câlin rapidement. Prudence n'avait pas du sang sur elle, la majeure partie étant déjà sèche.
« Merde! J'avais oublié. Marc, dis-moi qu'il y a des vêtements de rechange dans la voiture. »
« Oui, mais je ne suis pas sûre de la taille. »
« Je reviens. Appelez-moi sur ma radio si vous avez des nouvelles du médecin et essayez de calmer Prudence. » Ils acceptèrent de la tête et Axel partit en courant. Ils s'assirent tous et calmèrent Prudence rapidement. Quelques minutes plus tard, Axel revit et Nikoslas et Marc grognèrent.
« Oncle Axel, c'est mon chandail ça. » Nikoslas lui dit.
« Et ça, c'est mon pantalon. » Marc rajouta.
« Désolé, mais j'ai dû faire vite. » Axel s'assit à côté de Luc. « Des nouvelles? »
« Non, pas encore. » Albert lui répondit. Prudence grogna de douleur en se plaça les bras autour de sa taille.
« Ça ne va pas Prue? » Félicité demanda à sa sœur.
« Une crampe. »
« Peut-être des SPM. » Nikoslas proposa et Félicité l'assassina du regard. Elle n'aimait pas trop que les garçons parlent de ce sujet-là comme ça.
« Ça m'étonnerait, elle a fini sa période il y a 17 jours. » Albert répliqua et ils le regardèrent totalement surprit.
« Comment tu sais c'est quand les périodes des filles? » Marc demanda.
« N'allez pas dire que j'suis un pervers, mais c'est moi qui me tape le ménage des salles de bain de la maison. Les filles ont chacune une différente sorte de tampon. »
« Pervers, va. » Félicité répondit sous un air blagueur. Albert rougit d'un coup sec sous les rires des autres. Prudence cria de douleur et tomba de sa chaise. Elle était pliée en quatre tellement la douleur était vive. Axel se mit à côté d'elle.
« Je doute que ce soit de simples crampes. Prudence, t'est-il arrivé quelque chose durant ta captivité? »
« Et si… je disais que… je ne veux… pas en parler. » Prudence ne se sentait pas prête à dire aux autres qu'elle s'était fait agresser, son honneur en prendrait un coup. Axel soupira.
« Qu'en même. Je vais aller chercher un médecin. Je reviens. » Axel revint une minute plus tard avec une femme en habit bleu. Elle aida Prudence à se lever et elles partirent vers une salle d'examen.
« J'espère que ce n'est rien de grave. » Félicité dit à voix basse pour elle-même.
