Salut ! Je remercie beaucoup Remus J. Potter-Lupin pour sa Review qui m'a fait très plaisir ! J'espère d'être relativement fidèle à la série tout en apposant ma ''patte''. Tu m'as donné envie de continuer l'histoire par ton encouragement et je t'en remercie. j'ai donc posté un demi-chapitre supplémentaire pour annoncer une intrigue parallèle. Les choses se corsent, et pas que dans le thé ;)

Merci, et n'hésitez pas à reviewez, c'est vital pour un auteur ! Bisous :D


CHAPITRE 3.

-Rumplestilsktins a, je crois, ramené la magie dans cette ville. Il a du se servir d'un sort dont il a le secret, et par je ne sais quel miracle il a réussi.
Toutefois, il y a des conséquences. Les gens de cette ville sont endormis, parce que leur métabolisme l'a mal supporté.

Voyant qu'Emma allait l'interroger, il l'interrompit d'une main pour continuer.

-Ce qu'ils appellent la malédiction et que vous avez levée était en fait un sort très puissant qui a ôté la magie de leur monde et les a envoyé dans un autre monde. Le monde que vous connaissez, à Storybrooke. Si vous les interrogez, personne ne se souvient de l'épisode de leur rencontre car ils appartenaient au même monde et le sort a falsifié leur mémoire.

Vous me suivez ? Rumplestilskins a inversé la malédiction en rétablissant la magie dans un monde où elle n'est pas censée opérer.

La magie a toujours un contrepoids, et elle affecte leur mémoire et leur conscience. Honnêtement je ne sais pas s'ils vont se réveiller ou rêver éternellement de leur vrai monde. Ce qu'il a fait est contre-nature, la magie n'est pas faite pour ce monde et les conséquences se paient.

Emma était abasourdie.

-Mais vous ! et moi ! et lui ne sont pas endormis !

-Vous avez échappé à la malédiction la première fois, vous réagissez donc mieux à défaut de migraines sans doutes. En ce qui me concerne je suis un voyageur, la malédiction ne m'a pas touché et le sorcier est bien trop soucieux pour s'être laissé prendre.

-Mais… Henri aussi n'appartient pas à ce monde !

-C'est étonnant je vous l'accorde, je pense qu'il s'est tellement persuadé de la véracité de notre monde réel, par là j'entend féerique, qu'il est pris au piège comme eux.

Emma mit quelques secondes pour digérer ces informations.

-Eh bien.. Avez-vous une solution ?

-Non ! Et vous ?

-A vrai dire je comptai plus sur vous !

-Considérons les options.

-Très bien.

Emma se détendit un peu. Ils trouveraient un moyen. Elle sortit de ses pensées et réalisa qu'elle était installée sur un fauteuil relativement confortable autour d'une petite table.

-Voudriez-vous un thé ?

Elle hésita, ce qui n'échappa pas à Jefferson.

-Je vous le garantis sans drogue ! s'en amusa-t-il

-Bien. Fit-elle avec un demi-sourire.

Il lui apporta une tasse fumante aux arômes agréables de fruits.

-Servi à l'heure du thé !

Lorsqu'elle se pencha pour la saisir elle respira dans le même temps son parfum et fut intimement troublée de cette soudaine proximité. Le rouge lui monta aux joues. Elle toussa aussitôt pour faire bonne mesure.

-Ca va ? s'inquiéta-t-il.

-Oui, j'ai , comme des sortes de vertiges parfois.

-Votre métabolisme. Se contenta-t-il de dire.

Il but sa tasse à la manière des anglais et quelques éléments lui revinrent en mémoire. Le thé, l'heure ronde, le lapin qu'elle avait vu, et aussi le bouton de porte.

Les souvenirs de sa petite enfance lui revinrent. Elle avait dévoré le livre de Caroll et être assise en train de boire un thé en compagnie du chapelier fou lui sembla fort agréable. Elle se sentit comme Alice. La Alice Liddell ou la Alice du pays des merveilles , peu lui importait. Monde réel, monde féerique. Elle savourait cet instant comme elle savourait son thé, d'être là, en oubliant la situation dramatique le temps d'une gorgée.


Ainsi vous êtes le vrai Chapelier ? s'enquit Emma mi curieuse, mi sceptique

- La notion du vrai, du faux n'a pas d'importance lorsque les choses sont figées comme dans l'état actuel, ne croyez-vous pas Miss Swan ? avança-t-il d'un ton évasif, les yeux noyés dans sa tasse.

Une question par une autre question. Evidemment. Mais la shérif ne se laissa pas démonter.

Elle scrutait le beau visage du chapelier, dont la mèche de cheveux ondulée lui barrait le visage, d'ailleurs elle ne remarquait que maintenant que ses cheveux avaient poussé depuis la dernière fois, ils lui donnaient un air plus profond, mystérieux, et bien qu'elle ne l'aurait pas avoué de son propre chef, plus beau encore.

- C'est une sorte d'univers intemporel si je vous suis ?

- Pour eux, oui. Pour nous, le temps s'écoule normalement.

Il paraissait maintenant ennuyé par ses questions et étouffa même un léger bâillement.

A demi vexée, Emma se leva afin de faire un rapide tour de la pièce, histoire d'aérer ses idées. Elle eut tôt fait de repérer pour la seconde fois la longue vue, dont l'objectif pointait immanquablement vers son bureau. Un drap déchira soudain le ciel le temps d'une seconde et Emma fit un petit saut en arrière de surprise. Après tout, la norme était déréglée, alors à quoi bon s'inquiéter d'un drap à la merci du vent.

- Rassurez-vous, je ne faisais que m'intéresser au déroulement de l'enquête. avança la voix de Jefferson, railleuse.

Elle fut surprise et légèrement gênée par ses dires, dans ce bureau elle avait échangé un baiser avec Graham, son prédécesseur, et c'était avant qu'il ne tombe raide mort pensa-t-elle, une pointe d'amertume.

En serait-il ainsi de toutes ses histoires amoureuses ? Elle secoua la tête vivement, qu'est-ce-que l'amour venait faire là-dedans, et comment pouvait-elle y penser alors que son fils était…
Elle s'arrêta net en croisant le regard amusé du Chapelier, qui affichait maintenant un air intéressé au vue de son sourire.

- Un problème ?

- Pas le moindre. Conclut-il, de plus en plus amusé.

Agacée, elle noua ses cheveux à la va-vite et regagna sa place.

- L'avez-vous vu ? questionna alors son voisin

Elle leva un sourcil interrogateur
- Vu qui?

- Je parle du sorcier

Cet ordure de Mr Gold ou plutôt Rump…Rulmpel… Non vraiment, mieux valait garder son nom de couverture.

-Il m'a enfermée

-Vraiment ? Et puis-je savoir comment vous avez réussi à vous échapper ?

-J'ai… légèrement forcé le bouton de porte

- Si ce n'était que légèrement il n'aurait pas cédé. releva-t-il

Emma fit la moue. –D'accord, j'ai dû le frapper un peu pour qu'il obéisse.

Il éclata de rire

– Tout se tient. Vous avez fracturé le nez de ce pauvre bouton, j'en connais une que la nouvelle ne va pas enchanter…

-Je n'ai pas peur de Regina. Grogna-t-elle

- Qui parle de Regina ?

Emma était perplexe. -De qui parlez-vous ?

- Enfin c'est évident non ?

Son jeu de répondre à ses questions par d'autres questions faisait bouillir la shérif mais elle inspira profondément pour ne pas laisser paraître son agacement.

-Non

Jefferson lança alors dans un claquement de langue
-Il s'agit de la Reine de cœur

- La Reine de cœur ? fit-elle, abasourdie

-Ne m'aviez-vous pas dit que vous aviez lu l'ouvrage de Sir Caroll ?

Emma bredouilla une réponse affirmative en attendant la suite, mais elle ne vint pas. Le Chapelier était à nouveau plongé dans ses pensées et affichait un regard vide.

Elle ouvrit de grands yeux, par moments, il pouvait se montrer d'une grande lucidité et la seconde d'après juché sur des nuages vaporeux.

Il réagit pourtant et se leva vers la fenêtre.
- Sa venue ne sera pas une très bonne chose.

-Elle… compte venir

-Elle est peut-être même déjà là. Avançait-il d'un ton serein.

Emma affichait une mine horrifiée. La reine de cœur ! Celle qui hurlait à ce qu'on coupe la tête de chaque personnage. Comment allait-elle se faire à l'idée que les contes étaient des retranscriptions d'histoire réelles…

- Comment pouvez-vous en être sur ?
Il haussa les épaules

- Certains signes de mon univers. Vous avez mentionné le bouton de porte, et j'ai cru voir cet éternel retardataire de lapin dans les fourrés.

Un poids tomba dans la poitrine d'Emma. Le lapin, le bouton, et ce drap qui déchirait le ciel, n'était-il pas bicolore ? Oui c'était ça, noir et rouge, il lui avait même semblé voir un signe et un nombre dessus.

Les yeux scrutateurs de Jefferson passèrent à travers ses pensées.

- Et j'ai bien peur que l'armée des cartes ne soient en marche.