Le second chapitre de cette histoire. J'espère que vous l'aimerez !


CHAPITRE 1 : LE SECRET DE LA SALLE DE BAIN


Le frère de Lavi était mort depuis une semaine maintenant. Le rouquin vivait avec son grand-père. En effet, celui-ci était dévasté par ce tragique événement. En effet, c'était le troisième membre de la famille Bookman qu'il enterrait lors de son vivant. Les parents de son petit fils furent aussi assassinés. Il y eut un procès, certes, mais qui n'eut jamais de verdict, dû au manque de preuve. Le représentant de la famille, qui voulait absolument gagner cette bataille, en l'honneur d'un des hommes les plus riches de la ville, n'avait pas hésité à créer de fausses preuves. Cette supercherie fut découverte et donc, le coupable ne fut pas arrêté. A présent, c'était le tour du fils de la chair de sa chair… Il s'en voulait de ne pas avoir pu le protéger.

Lavi n'était pas retourné à l'université depuis la découverte du corps. En effet, il ne pouvait laisser son grand-père seul et ensuite, il n'avait plus la force de poursuivre ses études pour l'instant.

Lavi regarda sa montre. Hier, il avait eu Tyki Mikk au téléphone. Le jeune homme avait décidé d'aider le procureur à arrêter le meurtrier de Dick. Ses pensées, qui étaient au départ centré sur cet horrible meurtre, dévièrent peu à peu vers ce mystérieux procureur. Il avait quelque chose de spécial, qui l'attirait. Le rouquin ressentait une sorte de fascination pour lui. Il était si beau, presque ensorcelant…

« Je suis désolé, je vous ai fait attendre ? » Cette voix tira l'étudiant de ses pensées. Tyki Mikk se tenait devant lui, avec un sourire semblable à celui qui ornait son visage lors des funérailles.

« Ah… Non ! Je suis désolé ! » S'exclama le rouquin, comme il se leva pour le saluer. L'homme aux cheveux noirs comme l'ébène lui serra la main.

« Une nouvelle fois, je suis désolé pour votre frère. »

« Je vous remercie… » Répondit Lavi, en se forçant à sourire.

« Mais je vous en prie. Pouvons nous commencer notre entretien s'il vous plaît ? » Demanda le procureur, toujours en souriant.

« Bien sûr. »

« Donc c'est vous qui avez découvert le cadavre de votre frère, n'est-ce pas. » Demanda une nouvelle fois le plus vieux. L'étudiant hocha la tête, en signe de confirmation.

« Pourquoi vous rendiez vous à son bureau ? »

« Dick voulait me voir parce que… Depuis que j'ai commencé mes études, nous avons en quelque sorte perdu contact. » Répondit le rouquin, avec un sourire un brin mélancolique sur son visage. Ce sourire attendrit le procureur quelques minutes.

« Mais… Quel était votre lien avec la victime ? » Il demanda.

« C'était… Mon frère. » Répondit Lavi, avec hésitation : Il n'était pas sûr de vouloir exposer sa vie privé à un étranger. Il voulait au départ dire que c'était juste un ami, proche de lui, mais à ce moment là, sa présence sur les lieux du crime n'aurait été que plus suspecte.

« Pourquoi avez-vous hésité ? » Demanda Tyki Mikk, un peu suspicieux.

« Disons que mon frère est mort la semaine dernière et vous voudriez que je sois heureux ? J'ai encore beaucoup de difficultés à parler de lui. » Déclara le rouquin, avec une pointe d'énervement dans sa voix, les sourcils froncés.

« Vous avez raison, je suis désolé. » S'excusa le plus vieux, comme il passa sa main dans ses cheveux couleur ébène, sans doute sous l'effet de sa gène.

« Ce n'est rien. Pouvons nous continuer ? »

« Bien sûr. Vous aviez l'air d'être vraiment… Très proche de votre frère. » Dit le procureur en souriant.

« Oui. Il était comme… Mon meilleur ami, ma seconde moitié. Lorsque nous étions jeune, il était toujours en train de protéger des autres enfants, ou des voyous, enfin lorsque je devins un peu plus vieux. Dans tous les cas, il était tout pour moi et… Depuis sa mort, je sens comme un vide en moi et dans ma vie… » Répondit le rouquin, le regard un peu rêveur en repensant à son passé. Son visage était orné d'un sourire tendre et mélancolique.

« Je vois… Hm… Je crois avoir entendu tout ce que je voulais entendre. » Répondit Tyki, un peu perdu dans ses pensées.

« Herm… Excusez moi, mais puis-je vous demander quelque chose ? » Demanda l'étudiant, un peu gêné. Ses joues étaient légèrement rosées.

« Oui, bien sûr. » Répondit le procureur, comme il appuya sa tête sur sa main, qui était elle-même posée sur l'accoudoir de la chaise. Sur son visage, il y avait un sourire intéressé. C'était sans doute l'un des plus beaux sourires que le rouquin n'avait jamais vu.

« Pourriez vous me tenir au courant de l'évolution de l'enquête ? » Demanda le plus jeune, les joues toujours légèrement rosées.

« Oui, bien sûr. Aucun problème. Si tu as une quelconque question ou un problème, tu peux m'appeler. » Répondit Tyki, avec un charmant sourire sur son visage. Ce sourire fit rougir Lavi de plus belle.

« Oh! Herm… Ah! M… Merci! » Balbutia l'étudiant, comme il s'empressa de quitter l'homme aux cheveux couleur ébène, les joues rouges à cause de sa gène. Ce comportement fit rire Tyki Mikk.

« Quelle réaction ! » Il s'exclama avec un sourire taquin sur ses lèvres. « Il n'est pas particulièrement un type que je déteste…. » Pensa-t-il, avec un peu de malice dans ses yeux.

XXXX

La nuit, après son entretien avec le procureur, Lavi passa une très mauvaise nuit. Il rêvait du crime de son frère… Il était en train de regarder la scène, lorsque le meurtrier le tua, avec tant de violence… Le criminel prenait aussi de nombreux visages : celui de toutes les personnes qu'il avait rencontré au cours de sa vie. L'étudiant se réveilla avec précipitation, en sueur. Il regarda son réveil. Il affichait 8h et demi. Il se calma quelques minutes, pour pouvoir penser. Il pensa au crime, à cet étrange détective, au procureur Mikk et à son rêve. Il réalisa finalement qu'il ne voulait pas rester passif pendant cette enquête… Il voulait tout savoir, connaître tous les détails de l'affaire.

Lavi se leva et s'habilla précipitamment. Il enfila un pull noir avec un jean bleu. Il neigeait dehors. Il prit donc son manteau noir et son écharpe rouge.

Le rouquin marcha d'un pas pressé, en direction du bureau de son frère… Là où il fut tué. Dans la rue, des enfants jouaient avec la neige : ils se lançaient des boules de neige et faisaient un bonhomme de neige. Lorsqu'il était un jeune enfant, Lavi avait l'habitude de jouer avec Dick lorsqu'il neigeait. Une fois devant l'immeuble, l'étudiant respira profondement et entra dans l'immeuble. Il arriva enfin devant le bureau.

« Cet endroit est interdit au public. » Déclara un policier, durement.

« Je suis de la famille de la victime… Laissez moi entrer s'il vous plaît. » Répondit Lavi, avec un sourire un peu naïf sur ses lèvres.

« Les ordres sont les ordres : personne ne peut entrer dans cette office. » Rétorqua l'officier, toujours froidement.

« Il est avec moi. » Résonna une voix derrière le rouquin. Un homme posa sa main sur l'une des épaules du jeune homme. Celui-ci tourna la tête en direction de son sauveur. Tyki Mikk se tenait là, une nouvelle fois, avec son éternel et envoûtant sourire sur son visage. Ses yeux couleur or étaient figés sur lui. Le rouquin se mit à rougir lorsqu'il croisa son regard.

« Procureur Mikk ? » S'exclama le policier, surpris.

« Il est avec moi, j'ai dit. »

« Si vous le dites… » Répondit l'officier, un petit peu déçu, comme il ouvrit la porte du bureau. Tout était exactement à la même place que lorsque Lavi était venu la dernière fois. Près de la fenêtre, le corps était toujours là, intact. L'étudiant fut envahit d'un sentiment de dégoût.

« Pourquoi êtes-vous là ? » Demanda le procureur, comme son sourire s'estompa.

« Je voulais vous aider pour l'enquête. » Répondit Lavi, en essayant d'échapper au regard perçant de l'homme aux yeux d'or. Tyki eut un petit rire.

« Je ne penses pas que vous serez d'une grande utilité. » Répondit l'homme aux cheveux noirs, comme il ébouriffa les cheveux auburn du plus jeune.

« Je vous ai dit hier que mon frère était très proche de moi avant. Je ne peux pas rester passif dans cette affaire ! » S'exclama l'étudiant, les sourcils froncés. Une petite larme apparut dans le coin de l'œil du rouquin et descendit le long de sa joue pâle. Le procureur soupira et essuya de son index cette petite perle d'eau.

« Ne pleurez pas. Si vous voulez prendre part à l'enquête, je ne peux pas vous en empêcher. »

« Tyki ! On a trouvé quelque chose d'étrange dans l'autre pièce. » Dit un détective alors qu'il entra dans la pièce. Lavi le reconnu rapidement cet homme. C'était Yû Kanda, qu'il avait aperçu lors des funérailles.

« Nous venons. » Répondit le procureur alors qu'il se dirigea vers l'autre pièce, suivi de Lavi.

La pièce en question était la salle de bain. Il y avait seulement des toilettes et un lavabo.

« Regardez ce qu'on a trouvé dans la cuvette des toilettes. »

Dans la pompe des toilettes, des liasses de billets étaient cachés et noyés.

« Des… Liasses de billets ? Voila qui est étrange en effet. » Rétorqua l'homme aux cheveux couleur ébène, un peu perplexe.

« Tu sais quelque chose ? » Demanda froidement le détective à l'étudiant.

« Depuis quand il me tutoie… ? » Il pensa, comme il arqua un sourcil. « Il ne m'a jamais parlé de cela…. »

« Procureur Mikk ! Procureur ! » S'exclama le policier, comme il entra dans les toilettes en catastrophe.

« C'est quoi le problème ? » Demanda Kanda, en soupirant.

« Le corps, il a disparu ! »


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Je vais écrire le prochain chapitre maintenant !